[Top] Mes 10 jeux de la décennie 2010-2019

Cette 2ème décennie de ce 3ème millénaire étant sur le point de s’achever, j’avais envie de revenir sur certaines choses que j’ai retenues de ces 10 dernières années. Dont cette liste de 10 jeux vidéos sortis durant ce laps de temps qui m’ont le plus marqué par ordre chronologique.

Et même si je ne devrais pas avoir à le rappeler, ce classement est totalement subjectif et n’est que le reflet de mes propres expériences vidéoludiques. Quand à vous lecteurs, n’hésitez pas à me balancer votre propre liste en commentaires de cet article.

2010 – Xenoblade Chronicles

Ce véritable « choc » des titans fut mon tout premier JRPG et l’un de mes jeux préférés de la Wii avec Super Mario Galaxy 2 et Donkey Kong Country Returns tous deux sortis la même année. Ayant vu le jour d’abord au Japon en 2010, et qui a bien failli ne jamais voir le jour en occident l’année d’après.

J’ai dû claquer entre 80h et 100h de jeu pour venir à bout de la trame principale. Son univers immense dans tous les sens du terme fut la première chose qui m’avait frappé. Un monde ouvert sans équivalents pour les jeux du genre à l’époque, diversifié, et avec la sensation grisante de se balader sur deux titans hauts comme plusieurs montagnes. Son gameplay à base « d’Arts » et de « visions » qui dynamisait les affrontements. Son scénario qui m’avait marqué par certains revirements de situation changeant drastiquement les enjeux. Mais s’il y a bien une chose que je n’oublierais jamais concernant ce Xenoblade, c’est sa bande-son magistrale qui est dans mon Top 3 des plus belles OST de jeux vidéos. Et laissez-moi vous dire que j’en reparlerai très bientôt. 😉

J’attends de voir ce que donnera le Remake sur Switch en 2020 même si je n’ai pas prévu de l’acheter pour le moment.

2011 – Portal 2

Portal premier du nom fut la raison même qui m’avait poussé à m’inscrire sur Steam en 2010. Sa gratuité pendant une certaine période de cette année-là m’a permis de l’essayer et de me faire aux gameplay à base de Portals et à l’ambiance quelque peu oppressante que l’on devait à la cynique GLaDOS. Une expérience très courte, mais originale.

L’année d’après sortait sa suite que j’ai trouvé meilleure sur tous les points. Le gameplay s’était étoffé avec l’ajout des différents gels, les ponts de lumières et les lasers pour ne citer que ça. Et d’autres personnages désormais cultes tels que Wheatley et Cave Jonshon se sont ajoutés au casting et ont contribué à une excellente narration. Son excellent mode Coopération avec ATLAS et P-body valait à lui seul l’achat du jeu. Mais je retiendrais surtout son Ending que je trouve encore aujourd’hui fabuleux. Un jeu intelligent, inventif drôle et surtout marquant. Un portail vers l’excellence tout simplement.

2012 – Kid Icarus Uprising

Quand Masahiro Sakurai ne faisait pas du Smash Bros ou des jeux Kirby, il nous pondait l’un des tous meilleurs jeux de la 3DS. Visuellement au top pour la console, un rythme endiablé avec de l’action à tout va, beaucoup de contenu, et une OST de très grande qualité. Mais sa plus grande force, c’était son écriture avec des références à tout va. Et ses personnages hauts en couleurs à qui l’ont doit des dialogues savoureux à s’en tordre de rire. Ça fait du bien parfois un jeu qui se lâche autant, surtout quand il est de qualité. Le genre de jeu que je serais prêt à repayer plein pot si un Remake (ou une suite soyons fous) voie le jour sur Switch. Mais je rêve peut être trop…

2013 – The Last of Us

Des perfectionnistes. C’est ainsi que je perçois le studio Naughty Dog depuis qu’ils se sont mis à la saga Uncharted en 2007. Alors qu’ils sont pourtant partis de loin car ils ont fait leurs premières armes avec les Crash Bandicoot sur PS1 et les Jak and Daxter sur PS2. Au fil des années, leurs jeux devenaient de plus en plus aboutis en termes de technique, de mise en scène, et avec un souci du détail qui tenait de la folie.

Et ce premier The Last of Us en est le plus bel exemple. Car en plus d’être l’un des jeux les plus aboutis de la PS3 sur bien des points, c’est une véritable leçon de vie. Rien que le traitement des protagonistes plus « humains » que jamais, et la relation entre Joel et Ellie, ce jeu mérite amplement sa place dans ce classement. Sans parler de sa narration impeccable, et une ambiance de « fin des temps » plus que crédible. Les moments forts que m’aura fait vivre ce titre resteront gravés en moi durablement.

Autant vous dire que le second volet prévu pour le 29 Mai 2020, et qui a l’air de pousser encore davantage dans le réalisme et la violence graphique, je l’attends comme ce n’est pas permis.

2014 – Donkey Kong Country: Tropical Freeze

La saga des Donkey Kong Country par le studio Rare avait fait les belles années de la Super Nintendo. Il aura fallu une quinzaine d’années, et le talent de Retro Studios, les papas des Metroid Prime, pour que cette saga fasse un retour pour le moins fracassant sur Wii en 2010 avec l’excellent épisode Returns. Un semi retour aux sources qui m’avait frappé (littéralement) par ses quelques pics de difficulté et sa progression par l’échec. Et qui aurait pu tutoyer la perfection si on ne nous avait pas imposé un gameplay à la Wiimote à l’horizontale.

Pourquoi ce dernier n’est pas dans ce classement me demanderez-vous ? Car sa suite sortie 4 ans après sur Wii U malgré l’effet de surprise en moins, le sublime sur tous les points. Que ce soit en termes de level-design et de gameplay avec la possibilité de nager sous l’eau. Et surtout de sa sublime bande-son composée par David Wise qui avait déjà œuvré pour les épisodes SNES. De tous les jeux de plateforme 2D sortis chez Nintendo, ce DKCTF fait pour moi parti des tous meilleurs. Mais en tant que meilleur jeu de plateforme 2D tout court…

2015 – Ori and the Blind Forest

La place revient à ce jeu indépendant que voici. Tout comme le DK cité juste au-dessus, son gameplay exigeant est une de ses plus grandes qualités et libère peu à peu son plein potentiel au fil des pouvoirs acquis. Mais c’est avant tout un Wallpaper vivant avec une ambiance féerique, onirique, poétique (ou tout autre adjectif approprié se finissant en « ique »), qui m’aura fait passer par tellement d’émotions différentes comme la joie, la rage, l’émerveillement et la tristesse. Pour sublimer une telle atmosphère, il fallait au moins une bande-son à la hauteur. Et c’est exactement ce qu’a fait à la perfection Gareth Coker, qui rempilera pour le second volet.  Rares sont les jeux vidéo qui m’auront autant émus que celui-ci. Une perle tout simplement.

Vivement que sorte sa suite Ori and the Will of the Wisps prévu pour le 11 Mars 2020, qui est actuellement le jeu vidéo que j’attends le plus tous supports confondus. Et ce depuis plus de 2 ans…

2016 – Dishonored 2

En 2012, les Français de chez Arkane Studios ont engendré ce qui selon moi se faisait de mieux à l’époque en matière d’infiltration au sein d’un univers Steampunk convaincant.

Sa suite sortie 4 ans plus tard et qui n’a pas eue le succès qu’elle méritait, est allée encore plus loin au point de caresser la perfection. Avec une direction artistique à tomber par terre et l’un des level-design les mieux conçus qu’il m’ait été donné de voir dans un jeu vidéo. Tout particulièrement dans le Palais de Jindosh pour ceux qui savent. Et qui est une leçon de game-design à lui seul. Ou encore dans le Manoir de Stilton où on peut localement remonter dans le temps afin d’accéder à certaines zones inaccessibles dans le présent. Un gameplay richissime offrant mille et une possibilités d’approches létales ou non. D’ailleurs, j’ai manqué de très peu de finir le jeu sans tuer qui que ce soit lors de mon premier run de 43h. S’ajoute à ça une histoire prenante et évoluant en fonction de nos actions. Et des personnages très travaillés et avec de surcroît une très bonne VF. Du très grand jeu vidéo.

2017 – The Legend of Zelda: Breath of the Wild

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Pour moi ce Breath of the Wild est l’un des meilleurs opus de la série n’en déplaise à ceux qui ne jurent que par Ocarina of Time (et dont je fais moi-même partie). Il a su réinventer le genre de l’open-world déjà bien établi avant lui, en rendant accessible toute zone où notre regard pouvait se poser. À pied, à cheval, en radeau, en grimpant (quand il ne pleuvait pas), peu importe les moyens utilisés. C’est l’environnement qui s’adaptait à nous et non l’inverse. Avec un sentiment de liberté rare dans un jeu vidéo puisqu’on pouvait aborder notre aventure comme on le désirait. À tel point qu’il est même possible dès le début du jeu, d’aller directement au Château d’Hyrule à nos risques et périls. Tout le contraire des anciens opus plus balisés qui nécessitaient d’explorer des zones et finir les donjons dans un certain ordre avant d’aller taper le boss final.

D’ailleurs si on traduit « Breath of the Wild » en Français cela donne « le souffle de la nature« . Un intitulé qui lui va bien car sans mauvais jeux de mots, cet opus fut une véritable bouffée d’air frais au sein d’une saga qui avait de plus en plus de mal à se renouveler. Et il était grand temps que ça change.

Je suis très curieux de voir jusqu’où ira le second volet. Parce que la barre a déjà été placée très haute. Mais j’ai confiance en Eiji Aonuma et son équipe pour nous surprendre à nouveau.

2018 – God of War

Mes premiers pas dans cette série, et celui qu’il m’a fait acheter ma première PS4 collector à son nom. Un jeu que j’ai aimé au point d’en faire mon tout premier Platine PlayStation. Mais dont je vais rapidement revenir sur le pourquoi m’avait t’il autant marqué étant donné que j’en aie déjà écrit un Test l’année dernière.

Techniquement parlant c’est l’un des plus beaux jeux de la console. Avec une direction artistique au top, et un souci du détail présent dans la modélisation des décors, des personnages et des créatures qui force le respect. Un gameplay à la Hache (mais pas que) nécessitant un temps d’adaptation mais bien rodé. Et qu’il m’aura fallu bien maîtriser face à ces satanés Valkyries. La relation Père / Fils entre Kratos et Atreus qui est traité à la perfection. Pour moi le seul autre jeu vidéo à la hauteur avec un binôme aussi travaillé, j’en ai parlé 5 cases plus haut.

Et le point le plus marquant et faisant de ce God of War un jeu unique en son genre, sa mise en scène du tonnerre tenant sur un plan-séquence qui dure du début à la fin du jeu. Une prouesse.

2019 – Luigi’s Mansion 3

À l’instant même où j’avais terminé ma session de jeu au sein du magnifique stand de l’E3 2019, j’ai su qu’il serait mien dès sa sortie et que je m’éclaterais dessus. Et ça n’a pas loupé.

Visuellement, ce Luigi’s Mansion 3 est sublime, de loin le plus beau sorti sur Switch à ce jour. Un gros travail a été fait sur les animations des personnages, et en particulier sur Luigi le rendant encore plus attachant. Un souci du détail rare pour un jeu Nintendo  avec des décors riches et une physique impressionnante puisque tout ou presque réagit à l’aspirateur. Grande variété au niveau des étages avec de très bonnes idées d’énigmes pour certains. Mon coup de cœur se portant sur le fameux studio de tournage.

Même si je regrette un challenge assez peu élevé à part quelques phases assez pénibles dont une impliquant un certain chat. Beaucoup d’argent à ramasser mais qui ne sert quasiment à rien. Quelques étages peu inspirés surtout vers la fin. Un Karl Tastroff bien que moins envahissant qu’auparavant, est devenu presque inutile ici. Et la visée imprécise par moments et bien handicapante face à certains boss.

Au final, c’est un épisode largement meilleur que le 2ème volet sur 3DS dont il s’inspire beaucoup. Un indispensable de la console.

Ça sera tout pour mes jeux de la décennie. Lesquels vous ont marqués ?

[Avis] The Games Awards 2019

Durant la nuit du Vendredi 13 Décembre à 2h30 heure de Paris (17h30 outre Atlantique) a eu lieu l’annuelle cérémonie des Games Awards à Los Angeles. Geoff Keighley a comme à son habitude porté un show que je n’ai pas vu en direct cette-fois ci. Mais dont je vais récapituler les Awards attribués, quelques annonces que j’ai retenues, et mon avis global.

Nominés & Lauréats

Jeu de l’année

Gagnant : Sekiro: Shadows Die Twice

  • Control
  • Death Stranding
  • Super Smash Bros. Ultimate
  • RE2 Remake
  • The Outer Worlds

Meilleur jeu d’action

Gagnant : Devil May Cry 5

  • Apex Legends
  • Astral Chain
  • CoD : Modern Warfare
  • Gears 5
  • Metro Exodus

Meilleur jeu d’action/aventure

Gagnant : Sekiro: Shadows Die Twice

  • Borderlands 3
  • Control
  • Death Stranding
  • RE2 Remake
  • Link’s Awakening

Meilleur RPG

Gagnant : Disco Elysium

  • FF XIV : Shadowbringers
  • MH World : Iceborne
  • Kingdom Hearts III
  • The Outer Worlds

Meilleur jeu de combat

Gagnant : Super Smash Bros. Ultimate

  • DoA 6
  • Jump Force
  • Mortal Kombat 11
  • Samurai Shodown

Meilleur jeu familial

Gagnant : Luigi’s Mansion 3

  • Super Mario Maker 2
  • Super Smash Bros. Ultimate
  • Ring Fit Adventure
  • Yoshi’s Crafted World

Meilleur jeu stratégie/tactique

Gagnant : Fire Emblem : Three Houses

  • Anno 1800
  • Total War : Three Kingdom
  • Wargroove
  • Tropico 6

Meilleur jeu mobile

Gagnant : CoD Mobile

  • Sayonara Wild Hearts
  • Sky
  • What the Golf
  • Grindstone

Meilleur jeu de sport/course

Gagnant : CTR : Nitro Fueled

  • DiRT Rally
  • PES 2020
  • F1 2019
  • FIFA 2020

Meilleur jeu multijoueur

Gagnant : Apex Legends

  • Borderlands 3
  • CoD : Modern Warfare
  • Tetris 99
  • The Division 2

Meilleur jeu VR/AR

Gagnant : Beat Saber

  • Asgard’s Wrath
  • Blood & Truth
  • No Man’s Sky
  • Trover Saves the Universe

Meilleure narration

Gagnant : Disco Elysium

  • A Plague Tale : Innocence
  • Control
  • Death Stranding
  • The Outer Worlds

Meilleure direction artistique

Gagnant : Control

  • Death Stranding
  • Gris
  • Sayonara Wild Hearts
  • Sekiro
  • Link’s Awakening

Meilleure OST

Gagnant : Death Stranding

  • Cadence of Hyrule
  • DmC 5
  • KH III
  • Sayonara Wild Hearts

Meilleure ambiance sonore

Gagnant : Call of Duty : Modern Warfare

  • Control
  • Death Stranding
  • Gears 5
  • Resident Evil 2
  • Sekiro : Shadows Die Twice

Meilleure performance

Gagnant : Mads Mikkelsen pour Cliff (Death Stranding)

  • Ashly Burch pour Parvati Holcomb (The Outer Worlds)
  • Courtney Hope pour Jesse Faden (Control)
  • Laura Bailey pour Kait Diaz (Gears 5)
  • Matthew Porretta pour Dr. Casper Darling (Control)
  • Norman Reedus pour Sam Porter Bridges (Death Stranding)

Jeu impactant

Gagnant : Gris

  • Gris
  • Kind Worlds
  • Life is Strange 2
  • Sea of Solitude

Meilleur suivi

Gagnant : Destiny 2

  • Apex Legends
  • FF XIV
  • Fortnite
  • Rainbow Six Siege

Meilleur studio

Gagnant : From Software (Sekiro)

  • Remedy (Control)
  • Kojima Productions (Death Stranding)
  • Capcom (RE2 Remake)
  • Obsidian (The Outer Wilds)

Meilleur nouveau studio indé

Gagnant : ZA/UM (Disco Elysium)

  • Nomada Studio (Gris)
  • DeadToast Entertainment (My Friend Pedro)
  • Mobius Digital (Outer Wilds)
  • Mega Crit (Slay the Spire)
  • House House (Untitled Goose Game)

Vote spécial du public

Gagnant : Fire Emblem : Three Houses

  • Death Stranding
  • Star Wars Jedi : Fallen Order
  • Super Smash Bros. Ultimate

Meilleur jeu continu

Gagnant : Fortnite

  • Apex Legends
  • Destiny 2
  • FF XIV : Shadowbringers
  • Rainbow Six Siege

 

Meilleur jeu eSport

Gagnant : League of Legends

  • Counter-Strike : Global Offensive
  • Dota 2
  • Fortnite
  • Overwatch

Meilleur event eSport

Gagnant : League of Legends Worlds Championship 2019

  • 2019 Overwatch League Grand Finals
  • EVO 2019
  • Fortnite Word Cup
  • IEM Katowice Cup
  • The International 2019

Mon Avis

Cette année ce fut donc Sekiro qui aura reçu le sésame avec un total de 3 prix en comptant celui-ci. N’ayant pas fait le jeu, je me garderai de dire si c’est mérité ou non. Mais le fait que ce soit une toute nouvelle licence qui l’ait obtenue est pour moi une excellente chose. Pour le reste, j’ai trouvé certains choix pour le moins étonnants.

A commencer par l’absence de Mario Kart Tour parmi les nominés des jeux mobiles. La présence du très bon Luigi’s Mansion 3 vainqueur dans la catégorie des jeux familiaux occupé exclusivement par des jeux Nintendo. Et qui selon moi aurait eu sa place parmi les meilleurs jeux d’action/aventure. Et le jeu indépendant Disco Elysium que je ne connaissais que de nom avant ces VGA et qui a raflé 3 prix à lui tout seul.

Certains prix ne sont pas volés pour ma part. Comme CTR Nitro Fueled en tant que meilleur jeu de sports/course et que j’ai bien apprécié. Death Stranding auquel je n’ai pas touché mais dont j’ai pu écouter, et fortement apprécier l’OST dont il a remporté l’award. Le généreux Smash Ultimate en tant que meilleur jeu de combat et dont j’ai écrit un Test cette année. Le meilleur jeu de Réalité Virtuelle qu’est Beat Saber que j’ai pas encore eu l’occasion de faire mais que je vois tout le temps en convention. Et Fe Three Houses qui a eu 2 prix dont celui du RPG de l’année. Puis de manière générale, la répartition des prix cette année est relativement équilibrée.

Par contre là où je me dis que j’ai bien fait d’esquiver la nuit blanche pour mater ces VGA en direct, c’est par la « pauvreté » des annonces. Notez bien les guillemets car je n’ai pas dit que rien n’a été annoncé, bien au contraire. À l’image du reveal du successeur de la Xbox One que sera la gamme Xbox Series X prévue pour l’année prochaine. Et qui fut le moment fort de ce show, et certainement de cette année vidéoludique.

C’est surtout au niveau des jeux montrés et des « World premiere » que ce fut en deca de l’année d’avant. À part des déjà connus comme Ghost of Tsushima, Ori and the Will of the Wisps (qui a encore été repoussé), des suites comme Hellblade 2 et Bravely Default 2, c’était pas la folie.

Le plus dommage étant du côté de chez Nintendo car ils auraient pu balancer ne serait-ce qu’un teaser pour le Bayonetta 3 qui avait été annoncé aux VGA d’il y a 2 ans déjà. Et Smash Ultimate également dont il reste encore un personnage à dévoiler du Fighter Pass en cours. J’ai envie de croire qu’ils gardent leurs grosses cartouches pour le Nintendo Direct de Janvier voire un E3 2020 qui s’annonce très intéressant du côté de toute l’industrie.

Le Show en entier

C’est tout pour moi concernant ces VGA 2019. Et de votre côté, quels sont vos jeux de l’année ? 🎮

[Reportage] Paris Games Week 2019

Cela fait 9 ans que la Paris Games Week existe, et 10 éditions où je m’y rends sans interruption. Voici mon traditionnel Reportage sur le salon Français du Jeu Vidéo que j’ai visité durant la soirée avant-première du Mardi 29 Octobre, le Vendredi 1er Novembre, et le Samedi 2 Novembre. Et autant vous dire d’emblée que cette édition ne fut pas ma préférée… 🎮

Paris Games Art

Pour la 4ème édition de suite, ARTitude a investi une partie du Hall 2 en faisant la part belle aux créations artistiques rendant hommage au Jeu Vidéo et à la pop-culture en général. Avec des fresques à l’image de la saga Mario et Overwatch ci-dessus, dans le même style que la Galerie de Street Art que j’ai posté il y a pas mal de temps déjà.

L’intérieur des murs de cette même fresque avait des airs de petit musée d’art moderne du gaming, avec une galerie où figurait un très grand nombre de posters de qualité.

Esports et Réalité Virtuelle

Une fois encore, l’Esports représentait le Hall 3 avec les tournois quotidiens sur la scène de ESWC. Et ailleurs avec Farming Simulator 19 qui s’est récemment mis à la discipline lui aussi avec un mode League jouable sur un stand étonnamment imposant.

Non loin de là, 1000m² étaient dédiés eux aussi au sport électronique, mais en Réalité Virtuelle ce faisant toute la différence. Le EVA (Esports Virtual Arenas) qui fut dévoilé pour la toute première fois durant cette même PGW, et que je n’ai pas eu la chance d’essayer car victime de son succès.

Quoi de « neuf » ?

Pour le reste, l’essentiel des gros éditeurs et développeurs de jeux vidéos furent regroupés dans le Hall 1. La plupart n’ayant peu ou pas bougés de leurs emplacements habituels à 2-3 exceptions près. La plus notable étant la disparition pure et simple des stands Battle Royale de Fortnite et PUBG.

Une trentaine de jeux indépendants ont répondu à l’appel chez la zone « Made in France » cette année. Il y en avait pour presque tous les goûts avec des jeux d’Aventure comme Greedfall. Unruly Heroes pour la Plateforme. As Far As The Eye pour la Stratégie. Des RPG comme Kingdom of Rhea. Vectronom pour le Puzzle / Réflexion. Ou Wildrun pour la Course.

J’ai retenu le sympathique (et inquiétant) décor sur le thème du jeu A Plague Tale: Innocence sur lequel j’ai pu poser. À peu de choses près, les rats auraient eu raison de moi.. 🐀

Les jeux tirés de mangas / animes avaient la côte à cette PGW. Chez Bandai Namco on pouvait retrouver comme jeux de baston, DBZ Kakarot (17/01/2020), One Punch Man : A Hero Nobody Knows (22/02/2020), et d’autres prévus pour courant 2020 comme One Piece : Pirate Warriors 4, et My Hero : One’s Justice 2. Tandis que chez Koei Tecmo, c’est le JRPG de Fairy Tail (2020) qui était testable. D’ailleurs juste à côté de FT se trouvait la zone de THQ Nordic où j’ai pu tester Biomutant.

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Biomutant

Cyberpunk 2077 avait droit à deux espaces dédiés à la PGW. La première étant un « bar » aux couleurs et à l’ambiance du jeu. Et dont je n’ai pas bien compris l’utilité à part grignoter des m² pour pas grand-chose. La seconde étant dédié au jeu lui-même que j’ai pu voir à nouveau de mes propres yeux après l’E3 2019. Non jouable mais présenté pour la première fois en français. D’ailleurs j’ai pu entendre de mes propres oreilles que la voix française de l’acteur Keanu Reeves aka Johnny Silverhand, sera de la partie.

J’ai pu monter au sein du Cyclone tiré du jeu Borderlands 3. Un véhicule au design pour le moins atypique puisqu’il s’agit littéralement d’une grosse roue équipée de canons. Reste plus qu’à me procurer le permis dédié.

Les masques du jeu Watch Dogs Legion que j’avais déjà vus à la Gamescom 2019, exposés en vitrine ici.

Un Nexus grandeur nature provenant de League of Legends a été érigé à l’occasion du 10ème anniversaire du MOBA de Riot Games.

Chez PlayStation (dont je reparlerai plus bas) j’ai revu les tenues des Avengers que j’avais repérés successivement à l’E3 2019 puis à la Gamescom 2019. Et qui étaient de nouveau exposés à la PGW. À la petite différence qu’une petite nouvelle du nom de Kamala Khan a eue droit à sa propre vitrine elle aussi.

La zone Final Fantasy, rattachée à celle de PlayStation et qui au grand désarroi des fans s’était vue amputer de ses activités habituelles tels que FF XIV et le Battle Challenge pour ne citer que ça. Seul FF7 Remake était jouable pour les plus patients, à deux pas d’un photocall qui m’aura fait « manier » la grosse épée de Cloud Strife.

Les autres jeux jouables cette année étaient les déjà sortis Dreams, Concrete Genie, le remake de Medievil, ainsi que Nioh 2 (13/03/2020), Predator : Hunting Grounds (2020), et Death Stranding qui à défaut d’être jouable, était présenté dans une « salle de cinéma » dédiée. D’ailleurs, Hideo Kojima et Yoji Shinkawa étaient présents le Mercredi de l’ouverture pour présenter leur jeu en compagnie d’une poignée de Cosplayers qui incarnaient les protagonistes du titre.

De gauche à droite, Higgs: @xeno_rider, Cliff: Storm Cosplay & Art, Sam: Raine Productions, Amelie: Mineya’s Curiosity , Mama: Aëon Cosplay.

Chez Xbox, j’ai pu rejouer à Ori and the Will of the Wisps (11/02/2020) à travers une démo très similaire à celle de l’année passée. À deux pas des bornes de Sea of Thieves gardés par un Lord Squelette ô combien menaçant. ☠

J’ai revu la même McLaren Senna de Forza Horizon 4 : LEGO Speed Champions qu’à l’E3 et toujours assemblée avec 400.000 briques de LEGO. Mais dans laquelle on ne pouvait pas monter cette fois-ci.

Parmi les jeux jouables, Battletoads (fin 2019), Bleeding Edge (24/04/2020), Minecraft Dungeons (2020), Gears 5, et Doom Eternal (20/03/2020) que j’ai pu tester.

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Doom Eternal

Rien de bien neuf chez Nintendo avec les habituels jeux à tournois (dont je n’ai pas pris part cette année) Super Smash Bros Ultimate, Mario Kart 8 Deluxe et Splatoon 2. Et comme jeux phares les fraichement sortis Luigi’s Mansion 3, Pokémon Épée / Bouclier, ainsi que The Legend of Zelda: Link’s Awakening.

Mais aussi les versions Switch de Overwatch. De L’Aventure Layton : Katrielle et la conspiration des millionnaires initialement sorti sur 3DS et auquel j’ai pu jouer. Astérix & Obélix XXL3 : Le Menhir de Cristal auquel j’ai pu rejouer mais avec un framerate à la ramasse sur cette version. Mario & Sonic aux JO de Tokyo 2020, et tant d’autres.

Et ma plus grosse surprise de la zone Nintendo fut RingFit Adventure. Un jeu de Sport / Aventure sorti le mois dernier et qui m’a l’air d’être le digne successeur du Wii Fit de l’époque. Sauf qu’au lieu d’une balance, on devra s’équiper du Ring-Con et d’une sangle où seront rattachés les Joy-Cons et qui nous accompagneront à travers des exercices plus physiques qu’ils ne le laissent paraitre. Vous le verrez au travers de cette vidéo où j’étais filmé en train de faire souffrir mes bras..  🏋️‍♂️

Déception Virtuelle pour Sony

Je termine ce déroulé du Pavillon 1en reparlant de PlayStation car j’ai pas mal de choses à dire dessus et pas en bien. Depuis plusieurs années, la Réalité Virtuelle demeure une des activités phares avec une poignée de jeux testables via le PlayStation VR. Sauf que cette année, seul Marvel’s Iron Man VR était jouable alors qu’il était tout à fait possible de proposer d’autres titres en plus mais passons.

Pour le tester, il fallait passer par l’application mobile PlayStation Experience pour réserver une session soit la veille au soir pour y jouer le lendemain matin, soit le matin même pour y jouer l’après-midi. Et là un petit coup de gueule s’impose.

Sauf que pour obtenir son créneau (et encore ce n’était même pas certain), on n’a guère eu d’autres choix que de s’y prendre à la minute près si ce n’est moins. Auquel cas on pouvait dire adieu à la session voulue. Un système aberrant et surtout injuste sachant qu’auparavant, tout se faisait via le site (désormais inutile) trypsvr.com. Et ce plusieurs jours à l’avance. Moi j’y suis peut-être arrivé, mais des centaines, voire des milliers d’autres n’ont probablement pas eu autant de chance que moi.

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Marvel’s Iron Man VR

Et la cerise sur le gâteau dans tout ce bazar, c’est que l’organisation au sein du stand était complètement à la ramasse. Bien qu’ayant réservé une session pour 12h40 le Samedi, je n’ai pu jouer au jeu qu’au bout d’une demi-heure d’attente. Même d’autres personnes qui avaient réservé pour plus tôt n’étaient même pas encore passées quand je suis arrivé. C’est quand même dingue. Çà en plus des problèmes que j’ai eu en plein jeu et dont j’ai parlé dans ma Preview, ce fut une douche froide à tous les étages…

Cosplay

Paris Games Week oblige, le Jeu Vidéo était le thème prédominant chez les cosplays que j’ai pu apercevoir. En voici quelques-uns avec un lien menant à leurs pages respectives.

Amara (Borderlands 3) : Lili Dîn ~ cosplay, Alice Asylum : Angia – Mama Cosplay, Soldat 76 (Overwatch) : Greed 95 cosplay, Armure héritage (Monster Hunter) : Lyah Photographie & Cosplay et Gwendolyn (Odin Sphere) : Aingeal_Cosp, Leblanc & Diana (League of Legends) : Nine & Nora Cosplay, Linkle (Hyrule Warriors) : Nikita Cosplay,    Salvadir (Borderlands 3).

Pactole

Ça n’aura pas été le « loot » le plus conséquent en comparaison de mes anciennes PGW. Mais en termes de taille et de qualité, c’est une autre histoire. Avec deux grands et superbes posters que j’ai pu récupérer sur Doom Eternal en jouant au jeu, et le recto-verso de FF7 Remake après le photocall sur son stand. Pour le reste, un Tshirt de Life is Strange 2, un éventail et bracelet de chez We Are Playstation, et une photo  reprenant le jeu Concrete Génie avec ce cher VRTvingt.

Mais tout ça n’est rien à côté du plus beau goodie que j’ai jamais choppé à une PGW. Une médaille d’or plaqué or de la 10ème édition que j’ai pu avoir en effectuant quelques activités dans le Hall 2. 🏅

Conclusion

Je ne vais pas vous cacher que pour une 10ème itération, cette Paris Games Week 2019 fut relativement décevante. Moins marquante que la précédente qui l’était déjà moins qu’en 2017 pour moi. Cette année encore plus qu’avant, les grosses surprises et exclusivités en termes de jeux manquaient cruellement à l’appel. Car quasiment tout était soit déjà connu de nom, soit sorti, soit sur le point de sortir. Ajouté au fait que j’avais déjà vu tout ça à l’E3, la Japan Expo, et la Gamescom de cette année. Autant vous dire que j’ai clairement ressenti une certaine redondance.

De plus, j’ai trouvé cette édition assez étouffante avec sensiblement plus de monde qu’auparavant. En particulier le Vendredi férié où c’était blindé de partout même dans le Hall 2 hébergeant la partie Junior. Et je ne parle même pas du boulevard de la mort de Quentin Tarantino entre les stands de PlayStation, Ubisoft et Bandai. Qui malgré sa largeur, était tout bonnement infranchissable. Il serait peut-être temps d’agrandir encore le salon avec un Hall supplémentaire je pense.

Néanmoins, j’étais content d’avoir pu être présent à nouveau avec mon badge Blogueur durant la soirée avant-première. Le meilleur moment pour profiter tranquillement de la PGW sans effervescence des jours ouverts au public. D’ailleurs à l’image du salon allemand, il faudrait non pas une “soirée” presse (qui n’a de presse que le nom) mais une journée entière réservée aux accrédités, journalistes, VIP, invités, et toute autre personne qui y mérite sa place. Surtout que les activités furent assez limités durant cette soirée car même les jeux n’étaient pas tous testables.

En tout cas, j’espère que le 10ème anniversaire l’année prochaine du 23 au 27 octobre 2020 sera plus marquant. Un grand merci à l’équipe presse pour m’avoir confié à nouveau le badge. Aux amis et connaissances de l’IRL ou des Réseaux que j’ai croisé. Aux cosplayeurs dont j’admire toujours plus le boulot. Et surtout à vous. Oui vous, que vous fassiez partie de la majorité silencieuse ou non. Merci d’avoir pris le temps de me lire et à très vite.

[Wallpapers] Fournée du 16.11.2019

Timefall Walk by Orioto

Oninaki

Cyberpunk Fantasy by Eddy-Shinjuku

Classic WoW – Darkshire by UnidColor

Square Enix Concept Art

Endgame Playstation Poster by @BT_BlackThunder

Witch-king of Angmar ( LOTR ) by AnatoFinnstark

 BNHA: Uraraka Ochaco + Midoriya Izuku by muddymelly

Berserk

Anime City

Leaving Home by LordDoomhammer

LEM Station by WojtekFus

Nordic Heavens by shahanb

Origin by TobiasRoetsch

Simeon Schaffner

Spirit Guide

Stronger Than Ever by CaelGibran

Uncanny Valley

Anime Paraguas

Just a picture by JoeyJazz

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Marvel’s Iron Man VR

Contrairement aux éditions précédentes, un seul jeu en Réalité Virtuelle était jouable cette année dans l’espace PlayStation VR de la Paris Games Week. Il s’agissait d’Iron Man VR, un autre estampillé Marvel en plus du jeu Avengers (avec lequel il n’a aucun lien scénaristique à ma connaissance) qui lui était testable à deux pas, et dont je vous livre mon ultime Preview issue du salon.

Le terrain de jeu de ce gros tutoriel prenait place autour de la villa de Tony Stark surplombant l’océan. Un cadre idéal pour se faire à la prise en main, puisque les obstacles étaient peu nombreux à l’exception de quelques rochers (sur lesquels on ne pouvait pas se crasher). Et une zone suffisamment vaste pour permettre une certaine liberté de mouvements en vol, et passer à travers des anneaux disséminés un peu partout sur la map (presque) sans encombre.

Même si à travers le casque, force est de constater que ce n’est pas la folie graphiquement parlant. La toute première fois que j’ai essayé le PS VR remonte à 2015 durant cette même PGW sur le jeu RIGS. Et 4 ans après, je trouve que ça n’a pas tellement évolué sur cet aspect. C’est à peine mieux que de la PS3 pour dire. Et le fait que le casque PS VR soit l’un des plus abordables du marché n’est en rien une excuse pour moi. Mais bref.

Pour se mouvoir comme Iron Man dans cette démo, c’est exactement comme on pourrait se l’imaginer dans nos têtes. Sauf que contrairement à lui, nos pieds ne quitteront pas la terre ferme. Et au lieu d’enfiler son armure, on devra se contenter d’abord du casque de Sony reproduisant l’intérieur de la visière du casque de l’Avenger comme dans les films, et d’un PS Move dans chaque main.

Le vol s’effectue en gardant les bras le long du corps tout en ayant les propulseurs activés à travers la gâchette du Move. La vitesse dépendant de l’inclinaison de nos poignets. Le changement de direction se fait selon l’endroit où on regarde, tout en sachant qu’il est possible via un bouton de faire une rotation automatique de 45°. Ce qui nous évite de nous tordre le cou tourner dans tous les sens. Pour tirer des rayons laser à destination des drones d’entrainement de cette démo, c’est vers l’avant qu’il faudra orienter nos bras. Drones que l’on peut aussi détruire en leur donnant des coups de poings. Difficile de faire plus intuitif.

Sauf qu’à cause de nombreuses interférences probablement dues à la lumière ambiante et au nombres d’appareils connectés dans l’enceinte de la PGW, je n’ai pas pu apprécier pleinement ma session de jeu. Par moments, mes actions n’avaient aucune répercussion sur le jeu et je le voyais à l’écran sous forme de bug graphique en voyant le bras de Tony se « tordre ». Je sais que d’autres personnes n’ont pas eu ce probablement mais ça n’est pas rassurant pour autant. À voir si cela sera de l’histoire ancienne d’ici sa sortie le 28 Février 2020.