Bilan 2020

Maintenant que le rideau se ferme enfin sur 2020, le moment est venu de dresser le traditionnel bilan annuel avec d’abord tout ce que j’ai pu produire sur mon blog et mes autres réseaux. Et une conclusion plus personnelle sur une année bien particulière, et surtout chargée.

Articles

Tests JV 🎮

Avec cinq Tests, cette année aura été celle où j’en aurais publié le plus grand nombre. Dans l’ordre de publication on retrouve celui d’Horizon Zero Dawn en Mars. Ori and the Will of the Wisps en Avril. The Last of Us : Part II en Juillet. Mario Kart Tour en Septembre. Et Hyrule Warriors : L’Ère du fléau qui fut l’un des derniers articles publiés ce mois-ci.

Critiques Ciné / Animes / Séries 🎬

Je n’ai eu que très peu d’occasions d’aller au cinéma en 2020 et cela se ressent au niveau du nombre de critiques publiées ici. Les deux seules étant sur Sonic, le film et TENET. En revanche, j’ai écrit pour la première fois sur des séries telles que Westworld et sa Saison 3, ainsi que The Boys et sa Saison 2. Pour les animes, seul Vinland Saga aura eu droit à sa critique en début d’année.

Avis JV 💭

J’aurais bien plus parlé de Sony que d’habitude cette année. Avec mon avis sur la manette DualSense de la PlayStation 5. Le premier Reveal de la console. Le Showcase de Septembre. Et enfin mon Bilan de la PlayStation 4.

Chez les autres constructeurs pour le côté Nintendo, j’aurais évoqué le Direct Mini de Mars, ainsi que le Direct sur les 35 ans de Mario. Et pour Xbox, le Showcase de Juillet.

Reportages / Rétrospectives 📸

Très tôt cette année, un paquet de conventions, événements ou autres ont été annulés à cause de la crise sanitaire. Ce qui a drastiquement réduit le nombre de Reportages écrits en 2020. La seule que j’ai pu faire avant que tout parte en vrille, date de Février. Celle de l’exposition interactive du jeu Dreams PS4 à Paris.

Pour compenser ça et parce que la date tombait juste, j’ai réalisé en Octobre une rétrospective en deux parties de toutes mes virées à la Paris Games Week à l’occasion des dix ans d’existence du salon. Celle de 2010 à 2014, et de 2015 à 2019.

Conférences / Shows JV / Tops 📺

Bien qu’il n’y ait pas eu d’E3 en 2020, j’en ai parlé à travers deux tops 10 regroupant selon moi les plus grands et pires moments de cette grande messe vidéoludique.

Pour le reste, je suis revenu sur les annonces de la version digitale de la Gamescom 2020, ainsi que sur les Game Awards 2020 qui ont élu The Last of Us : Part II en tant que jeu de l’année.

Actu / Sorties 🗓

La grosse nouveauté de l’année sur ce blog fut l’arrivée des récap de l’actu des jeux vidéos. L’idée était de regrouper de manière non exhaustive, les grosses news et sorties vidéoludiques à raison d’un article par semaine. Un rythme que j’ai plus ou moins tenu depuis Mars.

Au total j’en aurais publié une vingtaine. Je ne vais pas tous les répertorier mais si je ne devais en choisir que quatre, ça serait le tout premier de la Semaine 11 (9/03 – 13/03). Celui de la Semaine 14 (30/03 – 5/04). De la Semaine 19 (4/05 – 10/05). Et le dernier en date de la Semaine 47 (16/11 – 22/11).

Musiques / OST 📀

Les articles musicaux auront fait leur retour cette année avec d’abord ma critique de l’OST de Xenoblade Chronicles. Puis un challenge en trois articles avec les 30 jours de musiques JV #1, #2, et #3.

Art & Galeries 🎨

Encore du Xenoblade mais cette fois à travers mon seul Unboxing de l’année qui fut celui de la Definitive Edition. Ainsi que mon dernier dessin en date sur la saga Metroid.

Pour les Fanarts, il y a eu des galeries consacrées aux créations Rétro de Rachid Loft, et aux œuvres Moyenâgeuses de Simon De Thuillières publié la semaine précédant ce bilan. Et enfin pour les fournées spéciales de Wallpapers, on retrouve Syntetyc (Roberto Nieto), du Halloween, et du Cyberpunk / Futuriste.

Statistiques 📈

Cette fois-ci, j’ai décidé de ne pas rentrer dans les détails concernant le nombre de vues, de visites, et les articles les plus consultés. Pour la simple et bonne raison que 2020 est l’année où j’aurais enregistré les meilleures stats de ce côté-là. Et je suis loin d’être le seul blogueur à constater ce phénomène.

Depuis Mars, le nombre de visites n’a jamais cessé de grimper jusqu’à atteindre son maximum au mois de Novembre. Au moment où ce « STONK » ci-dessus est survenu. De très loin le plus gros pic de vues que je n’ai jamais eu en plus de 5 ans d’activité ici. Je ne vois pas d’autres explications que la situation sanitaire globale pour justifier ces chiffres. Avec le confinement généralisé, les gens ont passé plus de temps chez eux que la normale. Donc plus de temps sur internet.

Réseaux Sociaux

Facebook / Twitter

Je n’en avais encore jamais pas parlé ici, mais le mois dernier on m’avait offert sans que je le demande, un bouquin entièrement dédié à Zelda Breath of the Wild. Et pour l’avoir lu depuis, je peux dire que c’est un indispensable pour tout fan de la série et du jeu concerné malgré son prix qui pourrait rebuter. Encore merci aux Éditions Soleil Manga et Delcourt pour ce cadeau de Noël bien avant l’heure.

Durant le mois de Décembre sur mon Twitter et Facebook, j’avais décidé de faire mon propre calendrier de l’Avent en postant chaque jour jusqu’au 24 Décembre, divers objets liés aux jeux vidéos que j’ai en ma possession.

Instagram

Sur mon Instagram, j’ai moins publié cette année que les précédentes. Au point où j’ai choisi de ne même pas faire de « bestnine » regroupant mes 9 publications les plus populaires en 2020. Malgré ça, j’en ai quand même sélectionné trois parmi mes préférés. La première étant une courte vidéo de ma rencontre avec Hideo Kojima à la Gamescom 2019.

Vient ensuite deux vieux dessins des volumes d’Asterix chez les Goths et La Grande Traversée que j’ai déterrés en hommage à Albert Uderzo qui nous a quittés en 2020.

Mes photos panoramiques de ma toute première visite de l’Arc de Triomphe à Paris.

En revanche, je me souviendrai de cette année comme celle où j’aurais effectué mon tout premier shooting photo en compagnie de l’ami photographe @just.micka. Une de mes meilleures expériences de 2020 que je ferais tout pour renouveler l’année prochaine.

SensCritique

Pour finir avec les réseaux, mon SensCritique toujours actif après 4 ans. Petite sélection de mes listes crées en 2020 :

Conclusion

En ce qui me concerne, 2020 aura été aussi bien une année exécrable qu’excellente.

Exécrable d’abord pour des raisons évidentes. Avec une pandémie incontrôlable qui a fini par contrôler nos vies. La disparition quasi totale de toutes les activités culturelles, cinémas, conventions, festivals, bars et j’en passe. L’impossibilité de voyager et de voir ses proches comme avant. Pour quelqu’un comme moi qui en profitais beaucoup, ça m’a foutu un sacré coup au moral. Et ça me le plombe encore plus quand je pense à tous ceux qui travaillaient dans ces secteurs, et qui se sont retrouvés dans une merde pas possible à cause de cette crise.

C’est à peine si j’ai pu savourer mon plus grand accomplissement de cette année, et peut être même de ma vie. Qu’était de finir mes études supérieures pour de bon. Car malheureusement à l’heure actuelle, je n’ai pas encore trouvé d’emploi depuis Septembre. Je comptais sur l’entreprise chez laquelle j’avais fait mon alternance durant l’année scolaire 2019-2020, mais le COVID à foutu en l’air toute possibilité d’embauche.

Pourtant, ce fut aussi une excellente année pour mon blog et ailleurs comme vous avez plus le voir. Étant chez moi la majeure partie du temps, j’ai pu être beaucoup plus productif qu’auparavant. J’ai d’ailleurs pleins de projets d’articles en tête pour 2021 mais je préfère les garder pour moi pour le moment.

Allez on croise les doigts très fort pour qu’on se sorte vite de cette crise et reprendre une vie à peu près normale. À tous ceux qui m’ont lu, qui ont interagi de manière virtuelle ou non avec moi, mes amis, et les proches, merci d’avoir été là et d’avoir illuminé cette sombre année 2020. Je vous souhaite le meilleur pour l’année à venir et à très vite !

[Fanarts] Spéciale Moyen-Âge (Simon De Thuillières)

Cette année, les illustrations moyenâgeuses qu’étaient les enluminures ont connu un regain de popularité grâce à un artiste marseillais connu sous le pseudonyme de Simon De Thuillières. Ce dernier a imaginé comment la Pop-Culture aurait été représentée des siècles avant nôtre ère en détournant des affiches de films, jeux vidéos, mangas et plus encore à la sauce médiévale. Le tout écrit dans un « vieux français » irréprochable et dont je suis tombé sous le charme. Pour vous, j’en ai sélectionné une vingtaine parmi mes préférées.

Alain le huitiesme passagin

Aimons Gueuse

Hache à saint scribe

Baste Main

Blondin, la Brute i le Truand

Gros Bras

Cidre, Bière, Punch MMXVII

Mourir durement

Donkey Kong

Bouteurs de Spectres

Quenottes

Johan Ouicques

Jurassic Park

Tuer Bill

La Furieuse Route

Matrix

Brillance

Parc Méridional

Le Spectaculaire Sire Deheurmanne

Pugilat de Ruelle II

Pour suivre ses travaux, ça se passe sur son Facebook, Twitter et Instagram. D’ailleurs une campagne de financement est actuellement en cours sur KissKissBankBank pour son Codex qui contiendra ses œuvres au format physique ainsi que d’autres contreparties.

Des préférences ?

[Test] Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau

En 2014, la saga The Legend of Zelda s’essaya pour la première fois au genre hack ‘n’ slash (ou Musō en japonais) avec le spin-off Hyrule Warriors premier du nom sur Wii U, qui fut porté par la suite sur 3DS et sur Switch. Il aura fallu attendre le 20 Novembre 2020 pour que la formule revienne sous le nom de L’Ère du Fléau, et qui sera l’objet de ce Test.

Avant-propos

Me concernant, je n’avais qu’une vague expérience du genre avant cet opus. D’abord via de courtes sessions sur d’anciens jeux Samurai Warriors, et par le premier HW que je n’ai pas possédé mais auquel j’ai pu jouer durant des salons. Je ne pourrai donc pas comparer cet opus avec son prédécesseur et les autres jeux du style. À une exception près.

Cette exception étant Breath of the Wild. Qui certes n’est pas un Musō, mais dont s’est totalement inspiré ce deuxième HW retraçant « plus ou moins » les évènements antérieurs à cet opus. Dont l’attaque du Fléau Ganon qui aurait mené le royaume d’Hyrule au bord de l’anéantissement. Un contexte qui fut la principale raison m’ayant motivé à faire ce nouvel opus. Car même si le genre était radicalement différent, je ne pouvais pas résister une nouvelle fois à l’envie de replonger dans l’univers d’un jeu qui m’a profondément marqué il y a bientôt 4 ans.

Breath of the Warriors

Le gameplay est pour moi l’une des plus grandes qualités de cet opus. Accessible, varié, et reprenant habilement des mécaniques de BotW tout en conservant la sauce Warriors.

Tout d’abord en nous faisant jongler entre les différents modules de la tablette Sheikah pour percer la défense ennemie, et les baguettes élémentaires faisant de lourds dégâts face à des ennemis ou sur des zones sensibles. Comme un Moblin de feu face à une attaque de glace, ou une attaque électrique sur un plan d’eau.

Pour l’aspect Musō, j’ai beaucoup apprécié le fait que les combos s’effectuent de la même manière pour des combattants tous différents. Qu’il s’agisse des attaques standards suivis d’une attaque forte, les coups critiques, ou attaques spéciales, aucun ne se ressemble et tous sont très plaisants à regarder. Et même si ça ne figure pas dans le jeu, j’aurais tellement aimé voir des attaques combinés entre combattants.

Mais l’influence de BotW n’est jamais loin avec le retour des esquives au dernier moment permettant la contre-attaque. Et les parades au bouclier pour les combattants qui en possèdent un. Cela apporte une dimension beaucoup plus stratégique au combat, nous forçant à analyser le pattern adverse pour mieux se défendre.

Dommage que la caméra manque parfois de recul et a tendance à n’en faire qu’à sa tête dans des endroits exigus. Ça rend les combats encore plus brouillons qu’ils peuvent l’être en temps normal surtout face à une horde. Heureusement qu’on peut verrouiller les adversaires puissants.

Reconquête d’Hyrule

Il existe trois types de missions. Les batailles suivant la trame principale, les missions de combats « annexes », et les missions en Hyrule. Toutes sont représentées par des icônes sur la même carte que BotW, et demeurent tellement nombreuses que même compter les moutons serait un jeu d’enfant à côté. Mais pour ne pas s’y perdre, on peut consulter le tout par chapitres, niveaux, ou personnages.

Concernant les deux premiers types de missions, je dois reconnaitre que c’est moins répétitif que je ne l’aurais imaginé. Les situations étant assez variés avec des avant-postes à prendre ou à défendre, éliminer des ennemis spécifiques, ou tout autre tâche à effectuer avant la fin du temps imparti. Nettoyer entièrement la carte de ses ennemis n’a donc pas vraiment d’intérêt à part augmenter la durée de la mission.

Pour mieux s’y préparer, on peut même préparer à l’avance des plats qui octroieront divers bonus d’attaque, de défense, ou divers. Exactement comme dans BotW.

En revanche, c’est un jeu qui nous incite à explorer chaque recoin de la map. Pour dénicher des coffres, et ces bon vieux Korogus toujours aussi bien cachés et heureusement moins nombreux qu’auparavant. D’ailleurs à l’heure où ce test est publié, cette chasse aux noix est la dernière chose qui me reste à faire pour compléter le jeu à 100%. Et bien que la topographie soit quasiment la même que dans BotW, impossible d’aller au déjà des chemins prédéfinis pour la mission en cours. Frustrant, mais compréhensible vu le style de jeu.

Pour le dernier type de mission, ça ne se passe pas directement sur le terrain mais depuis la carte. On les complètera en apportant les ressources demandées qu’on aura dûment acquises au cours des combats, ou achetées dans les différents relais. Avec comme récompenses à la clé, des améliorations pour le personnage concerné. Ici le détecteur sera votre meilleur ami, car il indiquera directement où se trouvent les ressources que l’on cherche.

Et ça ne s’arrête jamais, même après la fin de la trame principale. Car chaque mission débloquée en fait apparaitre une autre sur la carte et ainsi de suite. Pour ma part, j’ai systématiquement fait les quêtes secondaires qu’il me restait avant d’entamer la prochaine mission principale. Autrement, je ne m’en serais pas sorti.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron

De tous les objets et ressources que l’on récupère, les plus importants sont les armes. Qui cette fois ne sont plus « cassables » comme dans BotW pour mon plus grand soulagement. Armes que l’on pourra améliorer par la fusion au sein d’une Forge déblocable très tôt dans l’aventure. Ceci dit, j’aurais aimé avoir plus d’explications au sein du jeu sur les effets et le cumul des sceaux apposés aux armes. Car j’ai dû voir un tuto sur le net pour en comprendre toutes les subtilités.

Et compte tenu du très grand nombre de fusions, montées manuelles de niveau et bien plus encore à faire, vaut mieux prévoir pas mal de côté car les rubis partent très vite.

Un Prodige peut en cacher un autre

Autre grande qualité de ce HW, son casting très éclectique et qui m’a agréablement surpris dans sa globalité. Sans spoil, y en a dans le lot que je ne m’attendais pas à jouer. En revanche, il y a des personnages « cachés » qui pour moi n’ont rien à faire là. Dont un en particulier qui prend tellement de place à l’écran qu’on ne voit même plus les adversaires qui nous font face.

Pour ceux vus dans les trailers, j’ai apprécié la polyvalence de Link et le fait qu’il puisse manier trois types d’armes différentes. La subtilité de Zelda qui compense ses lacunes (temporaires) au combat par sa maitrise avancée de la tablette Sheikah. Le feu d’artifice visuel des attaques ultrarapides d’Impa. Et les attaques de de zones de Mipha et d’Urbosa. En revanche je suis moins fan du gameplay aérien de Revali, et de Daruk qui puise sa force dans le magma.

Des personnages tous interchangeables en pleine mission, et que l’on voit parfois s’encourager. Quand on connait leur histoire, c’est le genre de clin d’œil qui fait plaisir.

La plus grosse ombre au tableau demeure l’antagoniste principal qui est un cliché ambulant et manque cruellement de profondeur à mes yeux.

Et à l’exception de Link pour des raisons évidentes, tous les personnages sont à nouveau doublés par le même cast que BotW. J’ai fait une grosse partie du jeu avec des voix françaises plus que correctes pour la plupart. Avec Adeline Chetail entre-autres qui a rempilé pour incarner la princesse Zelda.

Vah-t-en-guerre

Quand j’avais vu le trailer montrant qu’on pouvait piloter les Créatures Divines, j’étais comme un fou. D’autant plus que ça fait sens vu le contexte du jeu, puisque ce sont les Prodiges qui sont chargés de les piloter en vue d’affronter le Fléau.

Et autant sur le papier ça donnait envie, autant en pratique c’est mitigé. Certes y a un côté jouissif de pouvoir contrôler ces colosses et tout ravager sur son passage à coups de projectiles et rayons surpuissants, mais ce ne sont pas les phases les plus intéressantes du jeu. À ce propos, j’ai un grief envers les phases avec le Vah Rudania de Daruk, qui a la pire défense de toutes les créatures. Puisqu’au lieu de générer un bouclier comme tout le monde, on ne peut qu’intercepter les gros projectiles dans l’optique de les renvoyer. Faisant de nous une cible facile pour le reste.

Esthétique

Visuellement, c’est assez inégal. Bien que le jeu ait repris le moteur graphique de BotW, ce qui n’est pas pour le déplaire, sur le plan purement technique y a encore du boulot. Et ce aussi bien durant les phases en Créature Divine qu’à même le sol. Avec des textures souvent grossières, du clipping, et surtout de violentes chutes de framerate dès lors que ça s’agite à l’écran. Au point où parfois on est largement en dessous des 30 fps.

Un tel résultat sur une console bientôt vieille de 4 ans c’est tout bonnement inadmissible et ça voudrait dire deux choses. Soit le jeu n’est pas suffisamment optimisé pour la Switch, soit la console a atteint ses limites. Rien que pour ça, une version améliorée de la machine me semble nécessaire. Et si c’est trop demander, au moins un patch correctif comme ça a déjà été fait pour BotW à ses débuts.

Heureusement que les très nombreuses cinématiques rattrapent le tout. Et qui sont à un niveau largement au-dessus de celles de BotW et ses DLC en termes de qualité, d’impact et de mise en scène. Un régal pour les mirettes.

Certaines zones du jeu en pleine mission m’ont rendu nostalgiques de BotW à plus d’un titre. Rien que pour ça je regrette l’absence d’un mode photo pour immortaliser ces moments. D’ailleurs en parlant de photo, pourquoi à chaque capture d’écran prise depuis la Switch on doit se farcir le nom de l’éditeur et du développeur en filigrane en dessous ? Je ne comprends pas l’intérêt et ça gâche le tout.

Musiques

La bande-son est excellente, et puise là aussi son inspiration de BotW qui fut composée par une équipe différente. Là où les musiques de ce dernier étaient majoritairement calmes pour coller à l’ambiance (à l’exception des combats de boss), dans ce HW on est dans un style totalement différent, plus guerrier. Qu’il s’agisse des nouvelles pistes ou des remix, un paquet d’entre-elles sont bien entrainantes. Certaines évoluent même selon l’action où le moment. Le meilleur exemple étant la musique qui s’emballe lorsqu’on est sur le point de porter un coup critique à l’ennemi.

Pour illustrer à quel point le travail sur cette OST est remarquable, j’ai mis en confrontation la musique des Bois Perdus de BotW, et sa variation version HW. Je suis subjugué par la manière dont les compositeurs ont su rendre épique, un thème qui ne l’était pas du tout de base.

Un grand bravo à Haruki Yamada, Kumi Tanioka, Reo Uratani, et Ryotaro Yagi pour leurs travaux.

Retour vers le futur d’Hyrule

Avant de conclure, il est temps de parler du scénario qui a fait tant débat. Le tout en étant le plus évasif possible afin de ne pas spoiler. De base, Nintendo avait vendu le projet en tant que « préquelle ». Sauf que plus on avance dans le jeu, plus on constate qu’on est davantage sur du « spin-off« .

On aurait pu s’en douter par la simple présence de R2D2 du mini-gardien qui n’existait pas dans BotW. Et qui est bien plus important que je ne le pensais. J’ai été surpris de la manière dont il avait été traité dans le scénario, surtout vers la fin du jeu avec quelques moments forts.

D’ailleurs c’est ce même gardien qui sera responsable du plus gros twist scénaristique. Qui a lieu durant deux (interminables) missions « parallèles » vers les trois quarts du jeu. Même si je me doutais bien que ça allait se passer différemment, j’étais absolument pas préparé à ce que ça se fasse de cette manière.

Un parti pris qui a fait jaser et je peux le comprendre. Mais après tout je me dis que si ça n’était pas arrivé, l’histoire se serait terminée beaucoup plus tôt et il n’y aurait eu aucune surprise. Puis vu ce qu’on y gagne après, je ne vais pas m’en plaindre.

Conclusion

À ma grande surprise, cette Ère du Fléau fait partie des jeux de 2020 que j’ai le plus apprécié faire. Si j’avais su que j’allais dépasser la centaine d’heures pour un jeu de ce style, surtout en connaissant mon passif avec les Musō.. J’ai eu affaire à un titre ultra généreux par son contenu, et surtout diablement addictif. Quand il y en a plus, il y en a encore.

Mais je ne l’aurais peut-être pas autant apprécié s’il n’avait pas rendu aussi brillamment hommage à Breath of the Wild. Par son style graphique, ses mécaniques de gameplay, ses personnages jouables ou non, ses musiques et bien plus encore. L’aspect fanservice était très présent, surtout là où on ne s’y attendait pas. C’est vraiment dommage que la technique et le framerate ne suivent pas car pour moi ça aurait été un quasi sans-faute.

En tout cas le mélange des genres a opéré avec brio. L’apéro parfait en attendant BotW 2 qui je l’espère, sortira en 2021 pour les 35 ans de la saga.

[Avis] The Game Awards 2020

Durant la nuit du 11 Décembre 2020 chez nous s’est tenue la cérémonie récompensant les meilleurs jeux de l’année écoulée. Cette fois-ci dans un contexte un peu différent que d’ordinaire au vu du contexte sanitaire. Ayant pu veiller pour suivre sa diffusion, voici un résumé des récompenses ainsi que mon avis global sur le show et les annonces que j’ai retenues.

Nominés & Lauréats

Jeu de l’année 2020

Gagnant : The Last of Us : Part II

  • Animal Crossing : New Horizons
  • Doom Eternal
  • Final Fantasy VII Remake
  • Ghost of Tsushima
  • Hades

Meilleur game design

Gagnant : The Last of Us : Part II

  • Final Fantasy VII Remake
  • Ghost of Tsushima
  • Hades
  • Half-Life Alyx

Meilleure narration

Gagnant : The Last of Us : Part II

  • 13 Sentinels : Aegis Rim
  • Final Fantasy VII Remake
  • Ghost of Tsushima
  • Hades

Meilleur direction artistique

Gagnant : Ghost of Tsushima

  • Final Fantasy VII Remake
  • Hades
  • Ori and the Will of the Wisps
  • The Last of Us : Part II

Meilleure bande-son

Gagnant : Final Fantasy VII Remake

  • Doom Eternal
  • Hades
  • Ori and the Will of the Wisps
  • The Last of Us : Part II

Meilleure ambiance sonore

Gagnant : The Last of Us : Part II

  • Doom Eternal
  • Half-Life Alyx
  • Ghost of Tsushima
  • Resident Evil 3

Meilleure performance

Gagnant : Laura Bailey (Abby dans The Last of Us : Part II)

  • Ashley Johnson (Ellie dans The Last of Us : Part II)
  • Daisuke Tsuji (Jin Sakai dans Ghost of Tsushima)
  • Logan Cunningham (Hades dans Hades)
  • Nadji Jeter (Miles dans Spider-Man : Miles Morales)

Meilleur impact pour le média

Gagnant : Tell Me Why

  • If Found…
  • Kentucky Route Zero
  • Spiritfarer
  • Through the Darkest of Times

Meilleur suivi

Gagnant : No Man’s Sky (2016)

  • Apex Legends (2019)
  • Destiny 2 (2017)
  • Call of Duty Warzone
  • Fortnite (2017)

Meilleur jeu indépendant

Gagnant : Hades

  • Carrion
  • Fall Guys
  • Spelunky 2
  • Spiritfarer

Meilleur jeu mobile

Gagnant : Among Us (2018)

  • Call of Duty Mobile (2019)
  • Genshin Impact
  • Legends of Runeterra
  • Pokemon Cafe Mix

Meilleur jeu VR/AR

Gagnant : Half-Life Alyx

  • Dreams
  • Iron Man VR
  • Star Wars Squadrons
  • The Walking Dead : Saints & Sinners

Meilleure innovation dans l’accessibilité

Gagnant : The Last of Us : Part II

  • Assassin’s Creed Valhalla
  • Grounded
  • Hyberdot
  • Watch Dogs Legion

Meilleur jeu d’action

Gagnant : Hades

  • Doom Eternal
  • Half-Life : Alyx
  • NiOh 2
  • Streets of Rage 4

Meilleur jeu d’action / aventure

Gagnant : The Last of Us : Part II

  • Assassin’s Creed Valhalla
  • Ghost of Tsushima
  • Marvel’s Spider-Man : Miles Morales
  • Ori and the Will of the Wisps
  • Star Wars Jedi : Fallen Order

Meilleur RPG

Gagnant : Final Fantasy VII Remake

  • Genshin Impact
  • Persona 5 Royal
  • Wasteland 3
  • Yakuza : Like a Dragon

Meilleur jeu de combat

Gagnant : Mortal Kombat 11 Ultimate

  • Granblue Fantasy Versus
  • Street Fighter V Champion Edition
  • One Punch Man
  • Under Night In-Birth Exe:Late[cl-r]

Meilleur jeu familial

Gagnant : Animal Crossing : New Horizons

  • Crash Bandicoot 4
  • Fall Guys
  • Mario Kart Live
  • Minecraft Dungeons
  • Paper Mario : The Origami King

Meilleur Jeu de stratégie / simulation

Gagnant : Microsoft Flight Simulator

  • Crusader Kings III
  • Desperados III
  • Gears Tactics
  • XCOM Chimera Squadrons

Meilleur jeu de sport / course

Gagnant : Tony Hawk’s Pro Skater 1+2

  • DiRT 5
  • F1 2020
  • FIFA 21
  • NBA 2K21

Meilleur jeu multijoueur

Gagnant : Among Us (2018)

  • Animal Crossing : New Horizons
  • Call of Duty Warzone
  • Fall Guys
  • Valorant

Meilleur premier jeu d’un studio indépendant

Gagnant : Phasmophobia (Kinetic Games)

  • Carrion (Phobia Game Studio / Devolver)
  • Mortal Shell (Cold Symmetry / Playstack)
  • Raji : An Ancient Epic (Nodding Heads Games)
  • Röki (Polygon Treehouse)

Meilleur jeu eSport

Gagnant : League of Legends (2009)

  • Call of Duty : Modern Warfare (2019)
  • Counter Strike : Global Offensive (2012)
  • Fortnite (2017)
  • Valorant

Mon Avis

Avec tout ce qu’il aura raflé, j’ai presque envie de renommer ce GOTY 2020 en tant que The Last of Us « Partout ». Qui aura remporté pas moins de sept prix à lui seul. Ce qui de mémoire, est un record absolu depuis que cette cérémonie existe. Pour l’avoir moi-même fait, je trouve que c’est mérité pour le doublage et l’accessibilité. Moins pour la narration en revanche. Mais qu’on l’apprécie ou non, c’est incontestablement le jeu qui aura le plus marqué les esprits cette année.

Même si au fond de moi j’aurais bien voulu voir Hades (que je n’ai pas encore fait) lui voler la vedette bien qu’il ait lui-même remporté deux awards. Celui du meilleur jeu indépendant, et à ma plus grande surprise celui du meilleur jeu d’action / aventure. Half-Life Alix aurait mérité sa place parmi les nominés pour le GOTY en plus de son prix pour les jeux VR. Lui qui m’a l’air d’être le jeu du genre le plus ambitieux jamais sorti.

L’autre grosse surprise de cette année 2020, ne date même pas de 2020. Avec Among Us élu en tant que meilleur jeu multijoueurs et mobile. Un succès tardif qui aura surpris tout le monde, dont les développeurs eux-mêmes qui en ont même profité pour révéler la future map du jeu. Dire qu’au départ il ne me tentait pas plus que ça, mais au final j’y ai passé plus de temps que je ne pensais avec des proches. Ça fait du bien d’avoir de tels jeux fédérer autant de monde en même temps. Comme pour se consoler de ne plus pouvoir se réunir en trop grand nombre en ces temps qui courent, pour s’adonner à une bonne partie de Loup Garou.

Dans l’ensemble, outre le raz-de-marée TLOU2, je trouve les prix relativement mérités. En particulier pour No Man’s Sky dont le suivi exemplaire a enfin été récompensé malgré les couacs de lancement. Et le meilleur premier jeu indépendant Phasmophobia qui fut le jeu d’horreur phare de la période d’Halloween.

Même si la très bonne bande-son de Ghost of Tsushima aurait mérité sa présence parmi les nommés. Et je suis très déçu qu’Ori and the Will of the Wisps ne l’ai remporté ni dans cette catégorie, ni dans celle de la meilleure direction artistique.

Concernant les annonces, je ne pouvais pas ne pas parler de l’arrivée inattendue de Sephiroth dans Smash Ultimate qui ouvrait le bal de ces Games Awards. Un antagoniste ô combien iconique du média, mais dont l’annonce m’a presque laissé de marbre. Peut-être parce que je ne suis pas très familier avec la saga des Final Fantasy. En tout cas le trailer d’annonce est visuellement à tomber par terre avec des plans magnifiques.

Je retiens aussi le retour annoncé de Perfect Dark et Mass Effect qui font plaisir mais dont on n’aura eu que des trailers cinématiques. À mon avis, on n’est pas près de les voir avant les trois ou quatre prochaines années…

Rien que le fait de savoir que The Callisto Protocol a été fait par les mêmes derrière la trilogie Dead Space me fait beaucoup envie. Même si là aussi on devra se contenter d’un joli trailer CG pour un jeu prévu dans deux ans au moins.

Pour finir, je n’ai pas encore eu l’occasion de tester les jeux coop de Joseph Fares comme A Way Out, mais cet It Takes Two me botte bien. Avec une ambiance résolument plus décalée que celle du pénitencier. Je sens qu’il y a moyen de bien s’amuser dessus.

Les orchestres ont fait le taf encore une fois 🎻

Voila pour mon avis sur un show qui malgré ses annonces, dure toujours beaucoup trop longtemps pour ce que ça montre. N’hésitez pas à me dire quel serait vôtre GOTY 2020. 😉

[Wallpapers] Spéciale Cyberpunk / Futuriste

À l’occasion de la sortie officielle du très attendu Cyberpunk 2077 en ce 10 Décembre 2020, voici une fournée spéciale d’une vingtaine de fonds d’écran dans le thème. Avec dans le lot certains films, animes, et jeux vidéos qui ont apporté leur contribution au genre. Et vu leur nombre, il est possible que j’en fasse d’autres à l’avenir. Bon visionnage !

Cityscape by Marco Bauriedel

Cloudpunk

Payoff by JonasDeRo

Remember Me

Cyberpunk City by Pyrogas-Artworks

Akira by JonasDeRo

Ghostrunner

Big Sun City By Grivetart

Cyberpunk City World Map  by Klaus Pillon

Skinny Man Chase Environment by Adam J. Middleton

The Last Night

Le Cinquième Élement

Future Light City

Sunset over Tiphares by MMarjoram

Prey 2 concept

Futrama 3d by Alexey Zakharov

Hengsha, Deus Ex

Blade Runner

3019 – City of Bright Lights by JoeyJazz

Cyberpunk 2077