[Test] Xenoblade Chronicles 2: Torna – The Golden Country

Moins d’un an après un Xenoblade Chronicles 2 que j’ai beaucoup apprécié, j’ai voulu prolonger l’expérience avec cette extension solo faisant figure de préquelle de 5 siècles avant les événements du jeu d’origine. Un voyage dans le passé du monde d’Alrest et ses Titans. Le passé des personnages déjà connus comme Jin, Mythra, Malos, et le Prêteur Amalthus. Mais aussi le passé des “nouveaux venus” tels que Lora et Addam.

Voyage dans le temps en musique

Et je dois dire que j’ai été agréablement surpris de ce que Torna proposait par rapport à XC2. À l’exception d’un point dont je parlerai en fin de Test. Déjà par son ambiance parfois joyeuse, souvent mélancolique, qui est accentuée par une bande-son aux sonorités plutôt “jazzy” pour marquer l’aspect “à l’ancienne”. Et comportant quelques nouvelles pistes dont d’anciennes remixées pour l’occasion. Et même si le tout n’est pas aussi « épique » que la soundtrack du jeu de base, elle reste néanmoins très agréable à écouter. Pour vous en convaincre, je vous propose de tendre l’oreille au thème de combat classique ci-dessus que je trouve diablement entraînant.

Équipe de choc

Je suis content qu’ils aient retiré un des aspects que j’aimais le moins dans XC2. Les lames en surnombre et le système permettant de les éveiller avec des cristaux cœur plus ou moins rares. Ici ce n’est plus le cas car en plus des pilotes (Lora, Addam et Hugo), même les lames du scénario (Mythra, Brighid, Haze et etc) sont jouables en temps réel. Et on peut très facilement basculer de l’un à l’autre aussi bien en balade qu’en plein combat.

D’ailleurs, le Gameplay des affrontements déjà très correct, a été légèrement remanié. Car dorénavant, chaque Art lancé sur un ennemi fait apparaitre une orbe élémentaire au-dessus de lui. Ce qui diminue sensiblement la durée des affrontements en plus de les dynamiser davantage.

Addam et Eve Lora

Autant on pouvait reprocher pas mal de choses (à raison) sur les protagonistes du jeu d’origine, autant pour ceux de Torna je trouve qu’il n’y a quasiment rien à jeter. Qu’il s’agisse de ceux déjà connus, ceux qui ont été vus brièvement ou simplement mentionnés, ou les nouveaux venus, ils m’ont tous fait une très bonne impression.

Ici, les protagonistes sont plus matures (mais pas trop). Ce qui dans un sens est logique puisque ce sont déjà tous des adultes accomplis là où Rex pour ne citer que lui, n’était qu’un adolescent qui avait tout à découvrir du monde d’Alrest. D’ailleurs le très généreux Addam, qui forme une excellente paire avec la Mythra du passé, me rappelle un peu Rex en moins stupide et beaucoup plus supportable.

Typiquement l’effet que Lora fait à notre cœur

Et que dire de Lora, qui elle frôle la perfection. Une de celles que j’avais le plus envie de connaitre dans le jeu d’origine. Et que je considère maintenant comme le meilleur personnage féminin de cet univers après avoir fini cette extension. Altruiste, humble, forte, courageuse, touchante, ce ne sont pas les adjectifs qui manquent pour la décrire. Et cerise sur le gâteau, elle n’est pas hypersexualisée contrairement à d’autres (coucou Pyra). Sa relation avec Jin dans ce titre est très touchante également.

Et Mythra justement parlons-en. Déjà que dans le jeu de base elle était difficile à encadrer, dans Torna c’est encore pire. À tel point que les autres membres du groupe ne se priveront pas de la charrier et la remettre en place en cas de besoin. Ce qui est souvent très drôle à voir.

Par contre un mini coup de gueule s’impose. C’était vraiment nécessaire d’appliquer une censure à la limite du grotesque sur Mythra ?  Encore le fait de masquer son décolleté plongeant je veux bien l’accepter. Mais de là à appliquer une texture noire sur ses jambes pour faire style « collant » c’est juste ridicule. Et le pire, c’est que dans certaine cinématiques cette censure n’est même pas appliquée. Au studio Monolith, assumez le chara-design de vos personnages jusqu’au bout la prochaine fois.

Alrest n’est pas en reste

Pour les environnements, on a ici deux Titans d’explorables. Ou devrais-je dire un Titan et demi. Puisqu’on retrouve d’abord celui de Gormott qui a été réduit en une seule zone et avec une topologie assez différente de celle qu’on lui connait. Même sa musique à légèrement changée.

Et ensuite le Titan entièrement inédit de Torna. D’une taille modeste et découpé en plusieurs zones assez variés. Dont une ville, la jolie capitale royale d’Auresco qui grouille de vie et est un nid à quêtes annexes.

Il est vrai que comparé au jeu de base, cela peut paraitre peu. Mais il ne faut pas oublier la nature de ce titre, celui de contenu additionnel. Après j’aurais aimé avoir enfin une « encyclopédie » recensant les créatures que l’on croise, et répertoriant les objets amassés ainsi que leur emplacement. Surtout que certains de ces objets se trouvent sur des emplacements uniques. Et quand on s’en rend compte après avoir fouillé les Titans de fond en comble, c’est rageant.

Quêtes pas si annexes

Et pour finir, je vais aborder le point épineux de la durée de vie. Me concernant, j’ai mis quasiment 40h pour en faire le tour en prenant mon temps et avec 80% des quêtes annexes (que je vais abréger en “QA”) de complétées je dirais. Ce qui n’est pas mal du tout pour un tel contenu vendu séparément. Du moins, vu de l’extérieur.

Car au moins la moitié voire plus du temps de jeu effectif leur sera dédié. Et je ne parle pas des quêtes “fil rouge” indispensables pour progresser dans le scénario non. Mais bien des QA, qui ici seront indispensables pour avancer dans le scénario passé un certain palier. J’ai halluciné quand j’ai fait ce constat le moment venu.

Mais avant d’en parler, je me dois d’évoquer une des nouvelles features du jeu qu’est l’Arbre de Solidarité. Une espèce de répertoire de tous les PNJ qu’on aura croisé dans l’aventure et qui reflète le taux d’appréciation de la population envers notre équipe de pilotes / lames.

Pour le faire monter en niveau, il faut d’abord avoir préalablement parlé à des PNJ au moins une fois. Et rien que cette action casse le rythme puisqu’une animation se déclenche systématiquement montrant l’ajout du PNJ dans l’arbre. Puis, il faudra leur rendre service en effectuant les fameuses QA qu’ils réclament. Et je peux vous garantir que quand vous devez le faire des dizaines et des dizaines de fois pour chaque PNJ d’Alrest, c’est usant. Ceci dit, ça facilite pas mal la recherche de quêtes puisqu’on sait où se trouve précisément tel PNJ lorsqu’il aura besoin d’aide.

Sauf que juste avant l’affrontement final, on nous dit qu’il faudra monter le niveau de Solidarité jusqu’à 4. Et ça c’est problématique. Car il est impossible de finir le jeu sans avoir farmé suffisamment de QA, qui pour la plupart ne présentent que peu d’intérêt. Ça se résume à aller chercher tel individu, récolter telles ressources, chasser tels monstres et ainsi de suite.

En temps normal, je n’ai aucun souci avec ce genre de quêtes tant que cela reste en marge de l’histoire principale. Mais l’imposer de cette manière-là, c’est non. Puis le principe d’une QA, c’est bien d’être “annexe” non ? Alors pourquoi ce non-sens ? Si c’était pour gonfler de manière aussi sournoise et artificielle la durée de vie de ce Season Pass, autant ne rien faire dans ce cas. Et là je vais spoiler un peu.

Tu l’as dit bouffi… Heu Leo

Surtout que le joueur qui à déjà fait le jeu d’origine, connaît les enjeux du scénario de Torna et comment cela va (mal) finir. Quel intérêt de se casser la tête à faire de multiples quêtes pour un royaume que l’on sait déjà condamné d’avance ? Après je peux comprendre la volonté des développeurs, de créer un sentiment d’attachement entre nous et les Torniens avant l’inéluctable. Sauf que dans l’exécution ça ne passe pas. De simples cinématiques auraient largement suffi et elles font déjà très bien le travail. Fin du spoil.

Conclusion

Si, et seulement si vous avez aimé le jeu de base, je ne peux que vous recommander chaudement de faire ce Torna qui est presque un jeu à part entière. Même si il demeure bien plus court et moins dense en contenu et lieux à explorer. Et inversement, ceux qui n’ont pas encore joué à XC2 peuvent tout à fait le faire afin de découvrir son univers en douceur. Une préquelle qui apporte pas mal de réponses, mais qui laisse toujours quelques mystères en suspens.

Et si vous outrepassez le coté remplissage forcé avec des quêtes annexes obligatoires, il y a des chances que vous passiez un bon moment. Presque tout ce que le jeu de base faisait, Torna le fait en mieux. Avec des personnages marquants et touchants donnant lieux à beaucoup de moments savoureux et émouvants. Et un Gameplay encore mieux rodé avec la possibilité de jouer tout le monde. Mon seul regret est le sentiment de ne pas en avoir assez vu. Au revoir Alrest, la boucle est bouclée pour de bon.

[Galerie] Consoles Fake (2/3) – Xbox

Partie 1 : PlayStation

On enchaine avec les créations originales des Consoles Fake de la firme de Redmond. Au programme, Xbox 720, portable et Xbox Two.

À suivre pour le dernier, Nintendo. Des préférences ici ? 🎮

[Galerie] Consoles Fake (1/3) – PlayStation

Vous ne vous êtes jamais imaginé à quoi pourrait ressembler une future génération de consoles ? Que ce soit l’apparence de la machine, le design des manettes, ou même sur la manière de jouer  ?

Et bien sachez que j’ai un début de réponse pour vous. Avec ce premier d’une série de 3 articles qui regroupera ce qui m’a le plus tapé dans l’œil en termes de Consoles Fake imaginés par des fans avant leur sortie officielle. Et on commence par PlayStation et ses multiples déclinaisons de la PS4, PSP et même de la prochaine PS5.

À suivre au prochain, Xbox. Des préférences ? 🎮

[Cinéma] Critique – Glass

L’ultime volet d’une trilogie surprise que personne n’attendait. Initiée avec le film Incassable / Unbreakable 19 ans plus tôt, et suivi par Split en 2017. Est-ce que Glass est la conclusion que cette saga mérite ?

PS : Et histoire de se mettre dans l’ambiance, je vous propose de lire cette critique en écoutant ceci. Bonne lecture. 😉

Avant-propos

À ce jour, j’ai vu 6 films de Mr Night Shyamalan. Réalisateur connu pour ses twists difficilement prévisibles. Dont celui dans un de mes favoris de sa filmographie qu’est Sixième Sens (1999). Qui comporte un twist final d’une importance telle qu’il change à tout jamais la manière dont ce film sera perçu après (re)visionnage. Autant dire qu’il ne faut surtout pas le spoiler ou se le faire spoiler. J’avais également un souvenir assez marqué de Signes (2002) avec une ambiance assez oppressante qui ne faisait pas du bien au gosse que j’étais à l’époque. Puis j’ai vu After Earth (2013), qui fut extrêmement décevant.

Les 3 films restants sont donc ceux de cette trilogie qui s’est étendue sur presque deux décennies. D’abord Incassable que j’ai beaucoup aimé et qui se place juste derrière Sixième Sens en matière de préférence. Puis Split, pas mauvais mais que j’ai moins aimé. Et celui qui fait l’objet de cette critique, Glass.

Remise en contexte

Mais avant d’en parler, il est pour moi nécessaire afin de comprendre les enjeux de Glass, de recontextualiser les choses en spoilant allègrement les 2 précédents films de cette trilogie. Si vous ne les avez pas encore vus, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Dans Incassable, David Dunn était l’unique survivant d’un terrible accident de train survenu au début du film. Mais le plus incroyable au-delà de sa survie, était le fait qu’il s’en soit sorti complètement indemne. Sans aucune séquelle ni égratignure. Et on apprendra plus tard que David n’a jamais été ni blessé, ni malade. Un homme littéralement “incassable” comme le film éponyme.

Et c’est justement ce genre d’individu que recherchait désespérément Elijah Price. Un fanatique de Bandes Dessinés / Comics, convaincu que les Super-Héros existent bel et bien dans le vrai monde. Sauf que contrairement à David, c’est un homme “cassable” car atteint d’un handicap rare appelé ostéogenèse imparfaite. Plus connu en tant que “maladie des os de verre”. Et c’est pour trouver son exact opposé comme dans les Comics, et par la même occasion « trouver sa place dans ce monde » selon ses propres dires, qu’il a perpétré de multiples attentats dont ce fameux accident de train qui a révélé David aux yeux du monde entier. À ce moment précis, le Super-Vilain Mr. Glass avait enfin trouvé son rival Super-Héros qu’il recherchait depuis si longtemps.

Split quant à lui racontait l’histoire de Dennis, de son vrai nom Kevin Wendell Crumb alias “La Horde”. Un imprévisible et dangereux individu atteint d’un trouble dissociatif de l’identité. Plus connu sous l’appellation de trouble de la personnalité multiple. Et lors de la toute dernière scène, on revoit le David d’Incassable mentionner le pseudonyme de Mr. Glass. Confirmant que ces 2 films se déroulaient bel et bien dans le même univers. Il ne restait plus qu’à attendre la suite qui allait faire le lien entre-eux et que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Glass.

Mr. Glass ou le « Bonhomme qui casse »

Les 3 films de cette trilogie partagent un point commun assez intéressant. Leurs titres sont intrinsèquement liés à la nature des personnages principaux qui jouent dedans. Incassable était le film de David Dunn pour les raisons que j’ai expliqués plus haut (même si Mr Glass y tient un rôle important). Split quant à lui est celui de Kevin, tout simplement car le titre peut se traduire en français par “fracture” ou “fissure”. Ce qui est une traduction de son état mental. Un homme fracturé psychologiquement à cause de ses 24 personnalités.

Il était donc tout naturel qu’Elijah Price ait aussi un film dédié. Puisque Glass est la traduction du mot “Verre”. Ce qui est la caractéristique même de ce personnage qui est littéralement un “homme de verre”. Et bien qu’il y soit mis en avant un peu tard, et pas au top de sa forme durant une grosse partie du film, c’est sur ce grand manitou que reposent les principaux enjeux du scénario. Et on le comprend au moment d’une révélation d’une importance capitale vers le milieu du film, qui fait que David et Kevin sont “liés” à cause de lui.

Ce Mr. Glass est à nouveau incarné par Samuel L. Jackson presque 20 ans plus tard. Et même si je préfère sa performance dans Incassable, il reste aussi incisif et charismatique que d’habitude. Et on comprend très vite qu’il ne vaut mieux ne pas le quitter des yeux et encore moins le sous-estimer. Car il est aussi dangereux que son corps est fragile. D’ailleurs, c’est le bon moment pour parler de la distribution de ce film.

Distribution

En plus d’avoir un casting qui vaut son pesant de cacahuètes, ce Glass se paye une distribution plus que correcte même si certains acteurs sont moins mis en avant que d’autres.

Bruce Willis qui ne nous avait pas habitués à d’excellents rôles ces dernières années se rattrape en se réappropriant son personnage de David, qui a fini par s’accepter et est devenu le Super-héros local. Mais comme pour Jackson, je l’ai préféré dans le premier film même si on le sens bien impliqué dans son rôle. En tant que “Superviseur” comme on le surnomme, et aussi lors de ses face à face contre “La Bête” de Kevin. Malheureusement, on ne le voit pas assez à l’écran.

Tout comme dans Split, la prestation de McAvoy est une des plus grandes qualités de Glass et mériterait un Oscar à elle seule. Et même si elle est moins marquante que dans ce dernier d’abord parce que l’effet de surprise est passé par là, mais aussi car il n’est plus tout seul à porter le film, elle reste impressionnante. C’est toujours aussi grisant de le voir basculer aussi naturellement d’une personnalité à l’autre en changeant son langage corporel, son accent, ou encore ses expressions faciales parfois dans la même scène. Un vrai caméléon.

Il est même encore plus menaçant qu’avant en tant que « La Bête« . Rien que physiquement, on sent que McAvoy s’est préparé pour le rôle. Le seul bémol est que je trouve qu’il prend légèrement trop de place par rapport à Elijah et David.

Anya Taylor-Joy qui avait le rôle principal dans Split en tant que Casey Cooke, est moins mise en avant ici. Chose étrange puisque connaissant son passif avec Kevin, c’est certainement la personne qui le connaît le mieux. Elle a donc un rôle crucial à jouer que ses apparitions peu nombreuses à l’écran ne rendent pas honneur.

Constat similaire pour Spencer Treat Clark, qui incarne à nouveau Joseph le fils de David et qui a bien grandi depuis. Par contre pour la mère d’Elijah comment dire…

Sarah Paulson quant à elle, incarne Ellie Staple. Une psychiatre très convaincante et déterminée à faire taire l’existence de « ces êtres qui se prétendent extraordinaires” selon elle. En commençant par tenter de convaincre David, Kevin et Elijah, qu’ils sont atteints de mégalomanie et que leurs capacités surhumaines ne sont qu’illusion et facilement explicables scientifiquement parlant.

Un film de Super-Héros “réaliste”

Glass tout comme ses prédécesseurs, est un mélange de 2 genres. Le « Thriller-Fantastique » qui est prédominant, et celui qui va nous intéresser le genre « Super-Héroïque ». Mais pour ce dernier, ce n’est pas au sens où on l’entend. Avec des déluges d’effets visuels et des pouvoirs magiques pour certains personnages comme c’est le cas chez les films DC ou Marvel.

Ici, on reste dans un cadre plus réaliste et “terre-à-terre” avec des gens comme vous et moi, qui se distinguent des autres par des attributs uniques ou des capacités surhumaines. Qui selon le point de vue de chacun, peuvent effectivement être perçus comme des Supers-Pouvoirs.

Avec d’abord Mr. Glass, qui compense sa fragilité osseuse par sa très grande intelligence et son habileté. Puis Kevin, qui abrite en lui 24 personnalités différentes dont une bestiale qui à défaut de le transformer intégralement comme ça serait le cas pour un Loup Garou, le fait se comporter comme une bête sauvage et lui octroie au passage une très grande force physique.

Et enfin David, qui lui a tout du Super-Héros idéal. Naturellement doté d’une force herculéenne, d’une résistance hors du commun, et de la capacité d’avoir des “visions” du passé de toutes les personnes qu’il touche. Sans parler de son grand sens de la justice. C’est aussi le seul individu qui peut faire physiquement face à La Bête.

En tout cas, j’apprécie le parti pris de Shyamalan de nous proposer un tel rafraichissement au milieu d’une flopée de films de Super-Héros qui se ressemblent beaucoup trop sur le fond pour la plupart, et qui représentent  une très grande part de la production cinématographique d’aujourd’hui.

Conclusion

Non seulement Glass est un très bon cru pour ma part, mais en plus de cela il conclut brillamment cette trilogie qui je l’espère, entrera dans la postérité.

Avec un rythme certes lent, mais maitrisé et qui tient en haleine. Une jolie bande son qui emprunte quelques thèmes phares d’Incassable. Un casting globalement très correct malgré la dominance de McAvoy à l’écran. Et une mise en scène efficace et qui va à l’essentiel surtout lors des scènes d’action.

Le seul élément qui m’a posé problème étant la fin du film que j’ai trouvé très frustrante. Mais rien que sur sa manière d’aborder la question des Super-Héros au sein d’une société comme la nôtre, il mérite d’être vu.

[Avis] Nintendo Direct du 13.02.2019

Le 13 Février à 23h heure française, s’est tenu le premier Nintendo Direct de l’année 2019 entièrement dédié à la Switch et ses futurs titres à venir pour le courant de l’année. Voici donc mon avis à froid sur ce que j’en ai retenu (hors portages) parmi ce qui a été montré.

Super Mario Maker 2 (Juin 2019)

Une annonce prévisible. Étant donné que ce fut une licence à succès sur Wii U, son retour sur Switch me paraissait être une évidence. Et malgré le fait que la firme au plombier ait insisté sur son statut de suite avec son « 2 », pour moi ce jeu tient plus d’une version « Deluxe » que d’un nouveau jeu. Et ce malgré certaines nouveautés comme la possibilité de faire des dénivelés, l’ajout de nouveaux décors d’arrière-plan, et la possibilité de jouer avec Luigi.

Super Smash Bros. Ultimate (MAJ 3.0 pour le Printemps)

Annonce que j’ai trouvée de mauvais goût. Faire une vidéo juste pour dire qu’une grosse mise à jour arrive mais sans en toucher un mot, c’est juste inutile et énervant. D’autant plus que il y a des chances que cette mise à jour “Ultime” comme ils l’appellent, permettra d’étoffer le contenu d’un jeu qui n’en a pas tant que ça au-delà des personnages et des stages.

Tetris 99 (Disponible)

Les Battle Royale ont la côte c’est certain. Surtout avec le très récent Apex Legends de chez EA qui a déjà un certain succès. Mais de là à s’imaginer qu’une telle déclinaison verrait le jour… On parle quand même d’un Tetris en BR où 99 joueurs s’affrontent en ligne. Je sens que ça va ouvrir des possibilités à pas mal de variantes. D’ailleurs certains internautes ont déjà des idées notamment avec ce Pong BR par Mister Flech.

Oninaki (Été 2019)

J-RPG qui m’intéresse par le fait que ce sont ceux derrière I am Setsuna (dispo sur l’eShop et pas encore terminé de mon côté) qui chapeautent le projet. Et par son ambiance générale assez mélancolique.

Dragon Quest XI – Definitive Edition (Automne 2019)

En 2015, il fut un des tous premiers jeux annoncés sur une Switch que l’on appelait encore “NX” à l’époque. 4 ans plus tard et bien après la concurrence, cette version a enfin une fenêtre de sortie définitive et se paye même le luxe d’être la meilleure version du jeu en termes de contenu. Avec entre-autres la possibilité de switcher (sans mauvais jeux de mots) de la 3D du jeu à une 2D à l’ancienne type SNES, la présence des voix japonaises, et une bande-son orchestrale.

Astral Chain (30 août 2019)

Un des jeux les plus intéressants de ce N-Direct.  Avec une esthétique assez plaisante à voir, un Gameplay bien nerveux et une ambiance me rappelant très fortement un certain NieR Automata. Ce qui n’est guère étonnant vu que c’est le studio Platinum Games qui s’en charge. D’ailleurs, ce même studio a assuré que le développement de Bayonetta 3 suivait toujours son cours.

The Legend of Zelda : A Link’s Awakening (2019)

L’annonce qui a retourné le web (et c’est peu dire) et qui fait qu’on se souviendra longtemps d’un ND qui était pourtant loin d’être parfait avant ça. Pour ma part, j’étais content de voir ce remake Switch d’un opus Gameboy aussi vieux que moi. Et bien que je comprends tout à fait les éclats de joie des fans, je ne partage pas autant d’enthousiasme qu’eux. Déjà parce que ce n’est pas le jeu de la saga qui m’a le plus marqué bien qu’il soit excellent, et aussi par son style graphique “pâte à modeler” qui me perturbe. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve qu’un style “manga” comme dans l’intro du trailer lui irait à merveille. Mais bon je suis conscient que ça n’enlèvera rien à la qualité du jeu d’origine.

 

Conclusion

Pas le meilleur ND mais certainement pas le pire. Même si l’absence de licences très attendues comme le futur Animal Crossing, le Pokemon 8G et le Luigi’s Mansion 3 se sont faites cruellement ressentir.

Au-delà de ça, il y a quand même eu beaucoup d’annonces de jeux aux genres et styles assez variés, mais hélas un bon paquet de jeux “osef” dont je ne comprenais pas la présence. Surtout qu’il y a eu d’autres annonces hors ND qui auraient mérité une place comme la suite de Hollow Knight par exemple. En plus des nombreux portages Switch qui font parfois mal à la rétine quand on les compare à leurs équivalents sur les autres consoles comme le Assassin’s Creed III Remaster.

Et vous, vous retenez quoi ?