[Cinéma] Critique – Zack Snyder’s Justice League

En 2017 sortait la première version de la Justice League au cinéma par Joss Whedon. Un film qui n’aura pas eu le succès critique et commercial escompté, et ayant subi une production chaotique avec un changement de réalisateur en cours de route qui fut lourd de conséquences.

Il aura fallu attendre 4 ans et une mobilisation sans précédent des fans pour voir enfin le film tel qu’il était imaginé par Zack Snyder. Alors que vaut cette fameuse Snyder Cut par rapport au film d’origine et en tant que film de super héros de l’univers cinématographique de DC ? Ma réponse sans spoilers.

2017 vs 2021

Me concernant, la version de Whedon m’avait laissé un sérieux goût d’inachevé. À l’époque où sa sortie approchait, il était annoncé que le film allait taper dans les 3h au lieu des 2h finalement retenues par la production. Chose que j’ai clairement ressenti durant mon visionnage en salle. Beaucoup de scènes avaient l’air d’être coupées au montage ou ajoutées à l’arrache, et certains éléments du scénario auraient gagné à être davantage développés.

De plus, j’avais un sérieux problème concernant sa réalisation que j’avais trouvé indigne d’un film de cette trempe. Avec des effets visuels souvent douteux, notamment la modélisation de Cyborg qui m’avait l’air d’être sorti tout droit d’une cinématique d’un jeu PS3. Ainsi que le fameux gros plan sur Superman incarné par un Henry Cavill dont on avait rasé numériquement la moustache dans la vidéo ci-dessus. De plus, c’était un film qui avait fait l’erreur de se détacher du côté sombre et sérieux de ses prédécesseurs afin de faire « comme Marvel ». Avec un humour forcé et des moments assez gênants que j’aurais préféré oublier.

Une frustration qui ne me donnait qu’une envie, c’était de voir cette version longue qu’on appellera très vite Snyder Cut. Et pour le coup on peut remercier les fans qui se sont mobilisés comme rarement en militant en faveur de sa sortie. Ce mouvement #ReleaseTheSnyderCut, sera repris par les acteurs eux-mêmes jusqu’à ce que le réalisateur en personne annonce en Mai 2020 que sa director’s cut verra bel et bien le jour non pas au cinéma, mais via la plateforme de streaming HBO Max aux États-Unis.

Un miracle. Du jamais vu dans l’histoire du cinéma. Rien que pour l’effort, j’étais prêt à redonner une seconde chance à ce film qui méritait mieux. Et autant dire d’emblée que je ne l’ai pas regretté.

Esthétique

Sur le plan purement visuel, ce Justice League est certainement l’un des films les plus impressionnants de chez DC. La mise en scène et l’intensité des scènes d’action sont irréprochables, et certains plans sont littéralement divins. Une iconisation des héros et des vilains qui est dans la plus pure continuité de ce que faisait Batman v Superman.

Mais au-delà du visuel, ce qui m’a marqué c’est l’extrême violence graphique du film dans sa globalité. Et qui fait franchement du bien quand on sait à quel point la version de Whedon a été édulcorée à la demande de la Warner pour ne pas trop choquer les mœurs. Une brutalité qui par moments, m’a rappelé le film 300 de Snyder. Notamment durant la bataille de l’âge des héros où l’on verra différents peuples de l’univers DC faire front commun face à un ennemi auquel je reviendrais plus bas.

En revanche là où je suis plus mitigé, c’est à propos de la marque de fabrique de Snyder que sont les ralentis caractéristiques de sa filmographie. Chose qui de base ne me dérange pas tant que ça et que je trouve même stylé. Car donnant plus d’impact et plus de puissance aux scènes d’action. Mais ici, je trouve qu’il y en a beaucoup trop et souvent pour pas grand-chose. À la limite il aurait fallu en garder un maximum pour le personnage de Flash qui lui en a bien besoin au vu de ses pouvoirs.

Et dernier point que je voulais aborder concernant l’esthétique, le format en 4:3. C’était assez perturbant de voir un film ainsi à une ère où la majeure partie des écrans de foyers et de cinéma sont en 16:9. Mais j’ai appris après coup que c’était le format IMAX tel qu’il avait été tourné durant sa production. Le fait est que Snyder a simplement souhaité le garder tel quel. De toute manière on s’y fait assez vite et ça ne gâche pas l’expérience.

Musique

J’aimerais toucher deux mots sur la bande-son par Tom Holkenborg aka Junkie XL. Qui est aussi longue que le film et que j’ai beaucoup apprécié. Les thèmes des personnages sont assez marquants (en particulier ceux de Cyborg et Wonder Woman) et on retrouve des variations de musiques de BvS et Man of Steel. D’ailleurs le compositeur a lui aussi changé entre les deux films puisque c’était Danny Elfman qui était en charge de la version d’origine. Et dont je n’ai aucun souvenir.

Narration

L’histoire du film est très classique et demeure peu ou prou identique entre les deux versions. Il est toujours question d’empêcher les Boites Mères d’entrer en possession de l’ennemi sous peine de mettre l’humanité en danger. La grande différence étant la manière dont le tout est raconté. Tout à un sens et on comprend les tenants et aboutissants qui semblaient assez obscurs auparavant. Et en en plus de ces boites, un enjeu totalement absent de 2017 et pourtant familier à cet univers vient s’implémenter dans la trame. Il s’agit de « L’Équation d’Anti-Vie » qui parlera aux connaisseurs.

En termes de rythme, on sent aussi l’amélioration. Le film prend son temps et a le temps. Même si on n’échappe pas à quelques longueurs et moments de flottement qui auraient pu faire gagner plusieurs dizaines de minutes au long métrage. D’ailleurs le film est divisé par chapitres. Probablement les vestiges d’un format épisodique initialement prévu mais qui a finalement laissé place à ces 4h. Ce qui pour moi n’est pas plus mal car ça aurait cassé le rythme.Ce qui m’amène à évoquer l’épilogue qui à défaut d’apporter beaucoup au film de base, nous offre un contexte et des personnages qui auraient pu donner lieu à une suite qui n’arrivera probablement jamais. Avec un Jared Leto tentant tant bien que mal de redonner une seconde chance à son Joker qui fut assez décevant dans la version ciné du Suicide Squad de David Ayer. D’ailleurs il est temps de parler des personnages.

Distribution

Concernant le casting, j’ai beaucoup apprécié le fait que les personnages principaux du film soient bien mieux mis en avant. Aussi bien en termes d’écriture que de puissance à l’écran. Même si la durée inédite du film aide beaucoup à leur exposition. Là où chez Whedon certains étaient anecdotiques pour ne pas dire inutiles, ici ils sont tous importants à leur manière et ont leur rôle à jouer dans l’histoire.

De ceux que j’ai retenus, le premier qui me vient en tête est Victor Stone alias Cyborg qui a enfin eu le traitement qui lui faisait défaut. Tout est beaucoup plus clair concernant son passé, ses motivations, et surtout son pouvoir démesuré lié a la technologie dont il est constitué. Pouvant mettre le monde à genoux s’il le souhaitait. Probablement l’un des personnages les plus importants de ce film.

Vient ensuite Barry Allen le Flash qui a lui aussi gagné en profondeur. Ajoutant une touche de légèreté et juste ce qu’il faut d’humour dans ce monde de brutes. Les séquences spectaculaires où on le voit utiliser ses pouvoirs supersoniques sont non seulement plus nombreuses, mais aussi bien mieux amenées. On comprend mieux à quel point il est crucial, aussi bien dans la séquence dans le vaisseau de Superman que vers la toute fin du film où il met le temps à rude épreuve de manière magistrale.

Aquaman est peut-être celui qui m’aura le moins ébloui malgré sa carrure et le charisme naturel de Jason Momoa qui l’incarne. Pour le coup, il était bien plus intéressant dans son propre film sorti en 2018.

À contrario, Gal Gadot en Wonder Woman a livré selon moi, sa meilleure prestation de tous les films du DCU. Incluant ses propres films. Elle fait brillamment honneur à son statut d’Amazone. À savoir une guerrière impitoyable, sans peur, et d’une force surhumaine. Tout comme son peuple que l’on verra livrer combat à plusieurs reprises, dans des scènes me rappelant les plus grandes batailles du Seigneur des Anneaux. J’en veux pour preuve sa première scène où elle intervient durant une prise d’otages, et ses échanges musclés face à Stepenwolf.

L’homme au centre de cette équipe de choc n’est pas en reste non plus. Je veux bien sûr parler de Ben Affleck en Bruce Wayne (que j’aime appeler Batfleck). Un peu plus en retrait que les autres et qui brille non pas par une puissance qu’il ne partage pas avec ses coéquipiers, mais par ses aptitudes de leader et sa volonté d’aller de l’avant. Lui qui a tant de remords suite au trépas de Superman dans BvS dont il se sent responsable, malgré le fait qu’il avait passé la majeure partie de ce même film à le traquer à mort. Ce qui me rend triste c’est que ça sera probablement la dernière fois qu’on le verra endosser ce costume qui lui allait si bien.

D’ailleurs concernant le Superman de Cavill qui est l’un des principaux enjeux de ce film, je regrette le fait qu’on ne le voit pas tellement. Mais quand il est présent à l’écran prêt à en découdre, on sait que ceux en face vont passer un sale quart d’heure. Tout comme durant la scène de son retour qui a assez peu changée par rapport 2017. À la différence qu’il est pratiquement muet et que la tension est plus palpable. Et malgré sa surpuissance, ce n’est plus le Deus Ex Machina du 1er film qui surclassait ses coéquipiers.

On voit aussi très nettement les conséquences de sa mort en début de film avec cette scène d’intro incroyable qui met directement dans l’ambiance. Quand le monde perd son Dieu, le monde est endeuillé. Un deuil qui transparait tout le long du film et qui fait sens quand on sait que Snyder l’a dédié entièrement à sa fille décédée.

Du côté des vilains, impossible de ne pas parler de Darkseid qui fait sa première apparition à l’écran. Lui qui fut totalement absent du 1er film pour une raison qui me dépasse. Tout comme l’Homme d’Acier, on le voit très peu mais il en impose méchamment dans ces moments-là. Notamment durant des flashbacks et certaines visions que j’ai trouvées glaçantes. C’est clairement le mal incarné qui n’a que la violence pour seul langage. Un certain Thanos n’a qu’à bien se tenir après ça.

Pour finir, même son serviteur Stepenwolf a pris du galon. Ce dernier n’est plus l’antagoniste de seconde zone qu’il était en 2017. À commencer par un meilleur design avec son costume de métal brillant (qui ne doit pas être très confortable à porter). Ainsi qu’une brutalité accrue avec des scènes où il ne rechigne pas à trancher des guerriers par dizaines. Il a aussi un côté un peu plus « humain » qui le distingue de son maitre.

Conclusion

Moi qui m’attendais à un film tout juste passable après la déception de 2017, j’en suis ressorti très satisfait de cette Snyder Cut indiscutablement bien meilleure sans être parfaite, et dont je n’ai presque pas vu les 4h défiler. Alors certes il n’avait peut-être pas besoin de durer autant, mais force est de constater que ça lui fait beaucoup de bien. Que ce soit en termes de rythme, de développement, et d’exposition des personnages. Dans un sens on peut s’estimer chanceux de l’avoir enfin vu tel quel, car une sortie au ciné aurait certainement tronqué sa durée de manière significative.

Pourtant il y a une question que je n’arrête pas de me de poser après visionnage. Comment Whedon et la Warner ont-ils pu foirer à ce point ? J’espère sincèrement qu’eux et les producteurs de cinéma en général en tireront des leçons, et éviteront à l’avenir de sacrifier une identité et une vision d’auteur pour des raisons pécuniaires. Et dire que si ce Justice League était sorti tel qu’il devait l’être, le paysage cinématographie de DC aurait sans doute été bien différent.

Encore une fois, merci aux fans sans qui tout ça n’aurait jamais vu le jour, et surtout merci Zack Snyder d’être allé au bout du projet et d’avoir tenu toutes ses promesses.

[Cinéma] Critique – Wonder Woman 1984

Après de multiples reports dus à la situation sanitaire, c’est finalement le 25 Décembre 2020 en plein Noël que sort Wonder Woman 1984. Et qui pour la première fois dans le média, aura bénéficié d’une sortie simultanée à la fois sur une plateforme de streaming (HBO Max), et au cinéma dans les rares salles pouvant l’accueillir. Voici ce que j’ai retenu des dernières aventures de Diana Prince qui sont loin de m’avoir enthousiasmé…

Avant-propos

Pourtant, je trouve que le premier Wonder Woman sorti 4 ans auparavant et déjà chapeauté par Patty Jenkins, fait partie des meilleurs films de l’univers cinématographique de DC aux côtés de Man of Steel, Aquaman et le tant décrié Batman v Superman : L’Aube de la justice dont j’ai déjà parlé il y a quelques années. D’ailleurs, c’est dans ce dernier qu’on avait aperçu la guerrière Amazone pour la toute première fois dans un film. Et qui avait déjà marqué les esprits malgré son temps d’apparition assez court.

Suite à ça je n’avais qu’une envie, c’était de la revoir dans son propre film. Un opus que j’ai bien apprécié avec une Gal Gadot charismatique qui incarnait brillamment Diana. Sa romance avec Steve Trevor plutôt réussie et assez touchante. Une photographie de qualité avec à la fois la dépaysante ile de Themyscira, et l’atmosphère de la Première Guerre Mondiale assez bien retranscrite. Mais sans être irréprochable avec certains personnages caricaturaux, et un dernier acte qui m’a presque sorti du film tant il allait loin dans la surenchère.

Au-delà de ça, c’était à sa sortie un des rares films où une super-héroïne était mise au premier plan. Surtout à une époque où les films du genre sont majoritairement masculins dans leurs castings principaux. Si Diana peut à son tour servir de modèle et d’inspiration pour la gente féminine, ça ne peut être que bénéfique. Puis quand je repense aux catastrophes qu’étaient Catwoman et Elektra, je me dis qu’on revient de loin. En tout cas c’est ce que je croyais avant de voir ce WW84 qui m’a grandement déçu.

Distribution

La première grosse déception se situe au niveau du casting, ou devrais-je dire de la manière dont jouent certains acteurs. Le plus flagrant étant Pedro Pascal en tant que Maxwell Lord. Le « méchant » principal qui en fait des caisses comme c’est pas permis. Et qui au fil du film devient une caricature de lui-même.

Vient ensuite le cas de Kristen Wiig aka Barbara Ann Minerva. Passant du cliché de la « geek » aux lunettes maladroite mais attachante, à une Cheetah sans aucune saveur et avec des effets-spéciaux dégueulasses me rappelle l’horrible film Cats.

Concernant Gal Gadot, bien que je la trouve toujours irréprochable en tant que Wonder Woman, ce film ne la dessert pas à sa juste valeur. Beaucoup de cabrioles pas nécessaires en particulier durant la séquence en Égypte. Des actions incohérentes de sa part. Ainsi qu’un speech final interminable et niais au possible.

D’ailleurs Barbara et Diana ont eues leur lot de moments très gênants malgré elles. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où elles se sont fait aborder très lourdement, reluquer, et même agresser par des hommes. Je pense qu’on aurait pu se passer de ce genre de scènes qui pour moi n’apportent rien au film. Surtout à une époque où les femmes essaient de lutter contre ça.

Le dernier personnage que j’évoquerai est celui qu’incarne Chris Pine. Un Steve pas trop mauvais et fidèle à sa personne. Même si j’aurais préféré que les bandes-annonces, affiches et autres pubs, nous aient gardé la surprise d’un retour que j’ai trouvé très discutable malgré les raisons évoquées dans le scénario. Car désamorçant totalement l’enjeu dramatique du premier volet. En revanche, j’ai trouvé pertinent l’inversion des rôles entre lui et Diana. Dans le premier opus, cette dernière qui avait vécu exclusivement sur l’ile des Amazones, avait tout à découvrir du monde extérieur par l’intermédiaire de Steve.

Près de 70 ans plus tard, c’est Diana à son tour qui lui montre les années 80 durant des scènes assez drôles montrant à quel point Steve est aussi ébahi que paumé face à un mode de vie et une technologie qui le dépasse, ou presque. Après il faut se mettre à sa place. Si nous faisons un tel saut dans le temps depuis 2021, pas sûr qu’on trouverait nos repères facilement dans un monde qui aura drastiquement changé.

D’ailleurs, je n’ai rien à redire quant à la retranscription de cette époque. Du style vestimentaire de la populace, en passant par les marques de voitures, décors colorés, contexte historique de la Guerre Froide et j’en passe. On s’y croirait. Ce qui m’amène à dire que l’esthétique globale du film est très bonne même si je regrette de ne pas avoir vu davantage l’ile de Themyscira.

Musique

Autre point qui m’a étonnamment déçu, la bande-son de ce WW84. Déçu non pas par sa qualité qui est loin d’être mauvaise quelques thèmes accrocheurs dont ceux de l’intro du film à Themyscira. Mais déçu car j’en attendais bien mieux du compositeur qui n’est autre que Hans Zimmer. Globalement, j’ai trouvé sa composition assez impersonnelle et peu marquante. J’ai même préféré le fameux thème de Wonder Woman dans les anciens films du DCU qu’ici.

La pierre de la discorde

Si toute l’intrigue ne tournait pas autour d’un certain objet, je pense sincèrement que le film aurait été bien plus intéressant. Ça aurait évité que son scénario demeure une aberration constante. Pour m’expliquer, je vais devoir spoiler légèrement.

L’objet en question est une pierre magique qui aurait la capacité d’exaucer les vœux de la personne qui la tient entre ses mains. Une version moderne de la lampe du Génie d’Aladdin, mais sans le Génie. Ce qui fait qu’on a quasiment aucune limite en termes de vœux car on peut souhaiter tout et n’importe quoi.

Le premier problème que pose cette pierre est d’abord sa propre existence. Ses pouvoirs sont beaucoup trop puissants pour que le commun des mortels puisse s’en servir. Presque tout ce qui se passe durant le film que ce soit le retour de Steve, le changement de personnalité de Barbara, le bordel monstre dans le dernier acte du film, c’est à cause de cette pierre. C’est comme si on avait gravé « facilité scénaristique » dessus.

Second problème et qui m’aura fait halluciner à plusieurs reprises, c’est ce que les gens font de cette pierre durant le film. Sans déconner il n’y en a pas un seul qui n’aura pas fait un vœu purement égoïste ou matériel. Et c’est là que je me dis que le méchant du film, ce n’est ni Maxwell, ni Barbara. C’est l’humanité toute entière qui finit par se mettre elle-même en danger à cause de ses choix stupides.

Pour prendre un autre exemple mais issu d’un autre univers cinématographique, cette pierre rend ringarde le Gant de l’Infinité de Thanos. En y réfléchissant bien, ses pouvoirs sont les mêmes mis à part qu’il n’y a pas de gemmes à rassembler, son usage n’est pas unique, et le tribut à payer est bien moins lourd à son utilisation. Tout ça pour dire que si les gens avaient une once de logique, l’intrigue aurait pu se conclure en un vœu ou claquement de doigts.

Conclusion

Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là. Surtout après un premier volet qui à côté, était encourageant sans être parfait. Ce film est tellement incohérent dans son propos qu’il n’est même pas raccord avec ceux du DCU qui sont censés le suivre. Je ne vois pas comment on aurait pu passer sous silence tous les événements abracadabrantesques survenus dans ce WW84.

En plus du casting qui est loin de briller, et du scénario qui n’a pas dû être relu, c’est aussi un film beaucoup trop long pour ce que ça raconte et qui met bien 1h à démarrer. Comportant beaucoup de scènes sans intérêt aussi bien pour le déroulement de l’intrigue que sur le plan purement visuel.

Ça me fait mal de dire ça mais vous attendez la réouverture des cinémas en France pour aller le voir, vous pouvez passer votre chemin.

[Cinéma] Critique – TENET

Dernier film en date de Christopher Nolan qui met une fois de plus le temps à rude épreuve, voici mon avis sans spoilers sur TENET sorti le 26 Août dans les salles obscures françaises.

Nolan n’a pas l’temps

Ceux qui connaissent un tant soit peu la filmographie de Nolan savent qu’il a toujours eu une certaine obsession pour le temps. De la manière dont il s’écoule et dont il dessert le scénario. Au point d’en faire le thème central de films comme Memento et Inception que je ne spoilerai pas ici, mais que j’ai trouvé nettement plus limpides que ce TENET qui a tendance à se noyer dans son propre concept par moments.

Un concept pourtant loin d’être inintéressant dans l’idée. Puisqu’il est non pas question de voyage dans le temps à proprement parler, mais  de « renversement temporel ». Présenté ainsi ça parait barbare mais le film prend bien le temps (peut-être trop même) de nous l’expliquer à travers ses personnages. Des explications aux faux airs de cours de physique et nécessitant d’être bien réveillé durant la séance au risque de ne rien capter. Au point où j’ai dû moi-même éplucher 2-3 articles et vidéos sur le net pour comprendre certains éléments du scénario, et voir les nombreux indices et détails qui m’ont échappé lors du premier visionnage.

Comme cette histoire avec le « carré de SATOR » qui est évoqué dans le film d’une manière assez subtile, et une théorie très intéressante sur le personnage de Neil qui pourrait expliquer certaines de ses actions, et son dévouement envers le Protagoniste.

Autant je ne suis pas contre les films qui poussent à une certaine réflexion et laissent libre court à l’interprétation du spectateur, autant dans le cas de TENET, je trouve que ça va beaucoup trop loin. Pour moi, un film et son seul visionnage devrait se suffire à lui-même pour en saisir les enjeux principaux. À moins qu’on veuille développer un autre regard sur la chose.

Toutefois fallait y penser, surtout quand un paquet de films ont déjà traité du voyage temporel avant ça. Au risque de se retrouver avec un bon nombre d’incohérences scénaristiques et faux-raccords visuels. Aussi perfectionniste que soit Nolan, il est probable que son film en ait fait les frais, mais ça ne m’a pas sauté aux yeux si c’est le cas.

Esthétique

En termes de réalisation et de photographie, TENET se situe dans le haut du panier des films de Nolan, et du genre en général. Le fait de l’avoir vu au Grand Rex de Paris la veille de sa sortie a beaucoup joué sur mon appréciation. Même si le son était un peu trop fort à mon goût mais bref. La plupart des séquences et scènes d’action sont de qualité et certaines m’ont fait penser à du James Bond dans l’esprit, surtout durant la première partie du film.

Comme la toute première à opéra que j’ai trouvé excellente sur ces aspects, avec un rythme effréné caractéristique du film, et la puissante musique de Ludwig Goransson qui accompagne l’action tout du long. Musique qui par moments fait penser à du Hans Zimmer, le partenaire musical habituel du réalisateur jusqu’ici.

D’autres scènes ont le mérite d’être assez originales dans leur exécution. Comme celle dans un certain avion, ou la « course poursuite inversée » sur une autoroute. À ma connaissance, aucun film avant lui n’avait été filmé de cette manière.

Seul point noir, « l’assaut final » que j’ai trouvé très brouillon et où j’ai décroché de l’action tellement ça partait littéralement dans tous les sens.

Distribution

Globalement le casting s’en tire avec les honneurs même si je ne me suis pas autant attaché aux personnages comme ce fut le cas dans un autre film de Nolan qu’était Interstellar par exemple. Avec John David Washington plutôt convaincant dans son rôle de l’autoproclamé Protagoniste. Robert Pattinson mystérieux mais excellent en tant que Neil, et dont sa prestation m’a encore plus donné envie de le revoir endosser le costume du Batman. Elizabeth Debicki très classe en tant que Katherine et qui a une évolution intéressante.

Celui qui m’a le plus marqué étant Kenneth Branagh endossant le costume du vilain. En incarnant un Andrei Sator (comme le carré du même nom tiens) effrayant et avec un accent Russe étonnant en VO connaissant ses origines Irlandaises. Même si vers la toute fin il frôle la caricature.

Conclusion

Bien qu’il ne soit pas mon préféré de la filmographie de Nolan, çe TENET est un film audacieux. Ce qui est à la fois sa force et sa plus grande faiblesse. La faute à un concept qui a défaut d’être original, m’a perdu à plusieurs reprises durant la séance. J’ai passé trop de temps à assimiler les nombreuses infos et comprendre ce qu’il se passait, au lieu de profiter du film comme il se devait. Toutefois, ça reste un long-métrage à voir au ciné au moins une fois ne serait-ce que pour profiter de la réalisation, surtout en ces temps qui courent. « Pour la postérité. »

[Cinéma] Critique – Sonic, le film

Mascotte de SEGA depuis presque 30 ans, le Hérisson Bleu le plus rapide au monde a eu droit à son tout premier long métrage le 12 Février que j’ai pu voir en VO. Voici mon avis sans spoilers sur un film qui était très mal parti.

Avant-propos

Je ne pense pas avoir besoin de présenter le principal rival de Mario durant l’ère SNES / Mega Drive, et à quel point il aura marqué le Jeu Vidéo à tout jamais. Mais pour ma part et sans être un fan de la première heure, j’ai beaucoup apprécié le peu de jeux Sonic que j’ai pu faire. Notamment les plus « récents » tels que Colours (2010), Generations (2011) et Mania (2017). J’ai aussi de vagues, mais bons souvenirs des anciennes séries animés qui datent des années 90.

Puis vint le tout premier trailer en Avril de l’année dernière avec l’ancien design. Et qui fut un choc violent pour nos rétines. À quel moment au sein de l’équipe de production ils se sont dit que cette apparence serait viable ? Le fait que Sonic devait évoluer dans le monde des humains justifiait vraiment un design aussi dégueulasse ? Même dans Detective Pikachu sorti l’année passée (et que je n’ai pas encore vu) ils ont eu la décence de garder dès le début le design des Pokemon d’origine malgré leur aspect « réaliste ».

Fort heureusement, la Paramount aura rectifié le tir quelques mois plus tard avec un design beaucoup plus fidèle au Sonic que l’on connait. Une refonte qui ne fut pas sans conséquences, car ce film qui devait sortir le 8 Novembre 2019 a dû être repoussé de 3 mois. Sans parler des millions de dollars supplémentaires que ça aura coûté. La grosse parenthèse étant refermée, il est temps de parler du film.

Critique

Esthétiquement parlant, le film s’en sort plutôt bien. Revoir des environnements phares des jeux Sonic dans ce style rend beaucoup mieux que je ne l’aurais imaginé. La mise en scène n’est pas en reste avec des effets visuels de qualité.

Comme les séquences en slow motion très clairement inspirées des derniers films X-men. Et les (rares) scènes de course-poursuite et d’affrontements entre Sonic et le Dr. Robotnik qui furent très plaisantes à voir (malgré que les trailers en ont spoilé pas mal d’entre-elles). D’ailleurs parlons-en de cette version de ce savant fou.

Choisir un type aussi déjanté que Jim Carrey pour endosser le rôle du grand méchant est un choix presque aussi surprenant que le premier design de Sonic. Un acteur pour qui j’ai une grande affection et qui dans ma jeunesse, m’avait marqué dans des rôles humoristiques tels que The Mask et Ace Ventura.

Deux films dont il reprend quasiment le même jeu d’acteur ici, où il cabotine comme il sait si bien le faire. Quitte à s’affranchir nettement du Dr. Robotnik originel. Même si dans les deux versions, ils partagent le même ego surdimensionné et la même obsession pour le Hérisson Bleu. Pour moi sa présence est la bienvenue. Il apporte son grain de sel à un film qui aurait clairement manqué de saveur sans lui.

Pour les autres personnages en revanche, c’est pas la folie. Même le Shérif Tom incarné par James Marsden manque de relief à mon goût. Rien à voir avec les rôles qu’il a pu interpréter dans les films X-Men et plus récemment dans la série Westworld. Pourtant, je trouve que l’alchimie fonctionne bien avec Sonic et ils forment tous les deux une bonne paire.

Le scénario est très convenu et demeure assez prévisible. Et pour ne rien arranger, il a fallu que ce film cumule des incohérences m’ayant temporairement sorti du film et tellement absurdes que c’est à se demander si les scénaristes ont relu leur script entre-temps. Je ne vais pas toutes les citer mais rien que la réaction (et parfois l’absence de réaction) des personnages vis à vis de Sonic durant certaines situations, c’est totalement incohérent.

Les références au lore de Sonic sont présentes de manière plus ou moins subtiles mais sans être envahissantes. Une que je n’ai pas vu venir et qui m’a bien fait sourire concernait un certain meme de l’Internet.

Concernant l’intéressé, autant je n’ai rien à redire sur son apparence, autant sur le reste et son caractère je suis mitigé. Parfois je trouve qu’il en fait des tonnes pour pas grand-chose et certains de ses gags sont soit lourds, soit trop enfantins à mon goût. Néanmoins j’ai apprécié la manière dont le thème de la solitude a été traité, ceci faisant qu’on s’attache un peu plus à lui.

Avant de conclure et histoire de rester sur le personnage de Sonic, parlons d’un sujet qui fâche.

Alexandre Gillet

Le doublage en VF qui fut l’objet d’une grosse polémique. Et qui m’a contraint à aller voir ce film en VO non pas par élitisme, mais pour ne pas avoir à « subir » la voix de Malik Bentalha qui a été casté pour doubler le Hérisson. Qu’on soit bien clair je n’ai strictement rien contre cet humoriste. Mais son timbre de voix dont j’ai eu un aperçu via les trailers me pose problème car je trouve qu’il ne colle pas du tout à Sonic. Rien à voir avec le doubleur officiel depuis plus de 10 ans qu’est Alexandre Gillet et dont je ne comprends pas l’absence surtout pour un tel projet. Très honnêtement, savoir que tel « influenceur » à la mode participe à un doublage alors qu’il existe tellement de comédiens talentueux qui sont payés pour ça, ça m’énerve.

Et le plus étrange dans tout ça, c’est que pour un certain personnage que je ne citerai pas pour ne pas spoil, c’est la « vraie » VF qui est utilisée. D’ailleurs j’aimerais bien savoir si le tout premier design de celui-ci était dans la même veine que celui du Sonic tout droit venu des enfers.

Conclusion

L’existence de ce film en l’état tient du miracle. Rien que pour le fait que la Paramount ait écouté le public en changeant complètement le design de Sonic, ce film mérite d’être vu ne serait-ce que pour les encourager à poursuivre sur la bonne voie à l’avenir.

Hélas, ce n’est pas ça qui rend le film exceptionnel pour autant même si c’est loin d’être une catastrophe. La faute à un hérisson en demi-teinte. Un humour trop enfantin. Et beaucoup d’incohérences. Heureusement que Jim Carrey était là pour relever le niveau même si j’en ai jamais vraiment douté.

En tout cas moi qui m’attendais à bien pire, j’ai passé un bon moment devant un film que j’aurais probablement moins apprécié en VF, et avec le 1er design de Sonic.

[Cinéma] Critique – Star Wars épisode IX : L’Ascension de Skywalker

Épisode conclusif de la trilogie amorcée en 2015 par Disney, et de surcroît de cette saga vieille d’une quarantaine d’années et centrée sur les Skywalker. Voici mon avis sans spoilers sur cet épisode IX sorti le 18 Décembre dernier. Et que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur.

Avant-propos

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble nécessaire d’évoquer mon passif et mon statut envers cette saga. Tout d’abord, ma connaissance actuelle de cet univers se limite exclusivement aux films de la première trilogie de 1977 à 1983, la prélogie de 1999 à 2005, et la postlogie venant tout juste de se terminer. Tout le reste faisant partie de l’univers étendu, comics, jeux vidéo, séries et autres, m’est totalement inconnu à ce jour. Et même si c’est une saga que j’apprécie, je ne me considère pas comme un fan absolu de l’œuvre de Georges Lucas. Qui suis-je pour dire que « tel aspect aurait dû être traité de telle manière » ? Personne. Sauf si cela remet en cause une certaine cohérence que je ne tarderai pas à évoquer.

Et concernant les films de cette dernière trilogie, j’ai plutôt apprécié l’épisode VII dirigé par J. J. Abrams malgré le fait qu’il pompait allégrement le IV sur la forme et le fond.

Puis vint le VIII chapeauté par Rian Johnson cette fois-ci. Que j’avais nettement moins aimé à l’époque, mais qui avec du recul est peut-être l’épisode le plus couillu de la saga. Même s’il partait dans une direction radicalement différente de l’opus précédent en fermant quasiment toutes les portes scénaristiques qui avaient été ouvertes dedans. Ceci faisant qu’il ne restait plus grand chose à raconter après ça.

Je suis donc allé voir le IX sans attentes particulières. Et dont j’ai cru comprendre que la production s’est avérée difficile puisqu’il a été repris en urgence par Abrams alors que ce n’était pas initialement prévu. Et ça se sent. Alors autant être franc avec vous, même si tout ne fut pas à jeter, ce film fut un bordel sans nom qui m’a usé comme peu de films l’ont fait avant lui, et que je ne suis pas prêt de revoir. Désolé pour ceux qui l’ont apprécié et je suis sincèrement content pour vous si c’est le cas. Mais me concernant, c’est au-dessus de mes forces. Ou devrais-je dire de ma Force.

Esthétique

Commençons par l’esthétique globale du film qui fut l’un des rares aspects que j’ai apprécié dans celui-ci. Avec une photographie et des effets spéciaux au top donnant lieu à des plans magnifiques et des séquences stylées aussi bien sur le plancher des vaches que durant les batailles spatiales. Star Wars a toujours été la référence majeure en termes de Space Opera dans le cinéma, et ce n’est pas cet épisode IX qui dérogera à la règle sur ces aspects.  Surtout avec une bande-son composée par le seul et unique John Williams, qui reprenait quelques thèmes cultes de la saga. Et sans qui cette Guerre des Étoiles n’aurait probablement pas eue la même aura.

Par contre, j’ai trouvé les combats au sabre laser en deçà de ce qu’on nous avait habitués jusqu’alors. En termes de chorégraphie, et surtout de rythme avec un en particulier sur les ruines de l’Étoile de la Mort qui m’a paru interminable.

Palpatine, un retour nécessaire ?

Quand j’ai vu qu’ils allaient faire revenir le véritable grand méchant de cette saga de 9 films, j’ai eu très peur. Après visionnage, je me dis que ça aurait pu être pire mais ça ne volait pas haut pour autant.

Pour en arriver là, ils devaient soit être méchamment en manque d’idées au sein de la production, soit ils n’avaient pas d’autres choix vu que Snoke avait été terrassé par Kylo Ren dans le VIII. Même si j’aurais trouvé ça beaucoup plus intéressant et pertinent que ce dernier soit le grand méchant du IX. Mais c’était trop demander visiblement.

Puis Palpatine dans ce film, c’est une caricature de lui-même. Et qui sans trop spoiler,  aurait mieux fait de rester dans l’ombre tout du long avec son immense flotte de Star Destroyers sortant littéralement de nulle part. Et donc chacun des vaisseaux rend la base Starkiller de l’épisode VII ridicule à côté. D’autant plus qu’on sent que son retour a été prévu au dernier moment puisque rien dans les précédents films n’annonçait un éventuel retour. Ce qui m’amène à l’un des principaux défauts de ce film, et de cette trilogie.

Manque de cohérence

Faudra m’expliquer l’intérêt d’une trilogie si les films le constituant ne sont même pas foutus de se suivre entre eux. Où est le fil conducteur ? Déjà que le VII et le VIII avaient très peu de choses en commun, pour le IX c’est encore pire car c’est comme si l’épisode antérieur n’avait servi à rien. Par exemple il y a de quoi tomber de haut quand on voit la manière dont ont été traités individuellement les personnages de Finn et Rose. Eux qui en plus de leur relation naissante dans le VIII, avaient eus droit à quelques moments de bravoure dans ce même épisode.

Le scénario est ultra convenu et prévisible à des années lumières à la ronde. Avec des  facilités scénaristiques (liées à la Force le plus souvent) tellement aberrantes que c’est à se demander s’ils en avaient quelque chose à cirer.

Casting & Fanservice

Autre problème du film, le manque d’enjeux dramatiques. On ne s’inquiète jamais pour personne puisque même les situations qui paraissent critiques sont systématiquement désamorcées juste après. Je n’ai ressenti aucune émotion à part pour le très bavard C3-PO et Chewie à certains moments.

Parlons fanservice. De base, je n’ai rien contre ça tant que c’est bien dosé et qu’il y a un véritable intérêt derrière. Et au vu du statut de cet épisode qui est censé tout conclure, c’était inévitable. Le fait de revoir des têtes connues, clins d’œil ou autres références, est toujours plaisant en soi. Le problème ici, c’est que dans le cas de Lando Calrissian qui a fait son grand retour après la première trilogie (et dont l’acteur a très bien vieilli soit dit en passant), pour moi ça n’a pas apporté pas grand-chose au film.

Que la Force…

Soit avec le scénario. Car concernant celle-ci, je dois avouer que son utilisation m’a beaucoup surpris ici. Notamment durant les « échanges » entre Kylo et Rey, et sa maitrise thérapeutique de la Force (pour ne pas en dire plus) pour cette dernière. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu ça dans un autre film de la saga. Peut-être que c’est une utilisation « normale » de la Force vue ailleurs, donc je ne me prononcerais pas davantage à ce sujet.

Ce film a aussi justifié l’origine de la puissance de Rey de la pire des manières. Dans le VII, on nous avait fait comprendre que c’était la Force qui l’avait choisi. Et que n’importe quel individu pouvait en hériter quelque soit son passif. Au final il en n’est rien puisque c’est encore une histoire de gènes pour ne pas en dire davantage. C’est d’ailleurs au moment précis de cette révélation que j’ai définitivement décroché du film. Pour moi, Rey était intéressante justement car c’était selon Kylo, la « fille de personne ».

Et pour rester avec Rey, et également Kylo, j’ai trouvé que l’évolution de leurs personnages respectifs intéressante, et la finalité de la relation entre ces deux-là  logique. Avec une Dyade de la Force (pour reprendre le terme du film) qui prend tout son sens avec du recul. Je le redis mais je suis convaincu que leur confrontation aurait eu beaucoup plus d’impact si Kylo avait été le seul et unique homme à abattre à la place de Palpatine dans cet épisode.

Conclusion

Un gâchis intergalactique. Cette saga ne méritait pas une fin aussi peu audacieuse et de finir sur une note aussi amère. Même si je reconnais que conclure cette épopée en 2h20 de film n’est pas chose aisée. Mais le plus gros problème, ce n’est même pas le film en lui-même, c’est toute cette trilogie qui n’a quasiment aucun liant entre les films la constituant. On parle quand même de Star Wars bon sang comment on a pu en arriver là ?

Un Palpatine qui n’avait pas nécessité d’être là. Des personnages clés dans les anciens opus qui font ici office de figurants. Un scénario ultra convenu et sans surprise. Heureusement que pour rattraper tout ce bazar, il y a l’aspect visuel, la musique et les hommages envers la saga à travers certains personnages et décors.

Mais j’ai quand même envie de faire l’avocat d’Abrams qui a tenté comme il peut de recoller les morceaux qui se sont éparpillés avec le VIII. Même si au final j’aurais préféré que ce soit Johnson qui fasse cet épisode IX ne serait-ce que pour avoir un semblant de continuité.

Je pense que cinématographiquement parlant, il est temps de laisser Star Wars tranquille un moment.