[Cinéma] Critique – Spider-Man : No Way Home

8ème film sur l’Homme Araignée au cinéma (9ème en comptant le film d’animation Into The Spiderverse), voici mon avis sur No Way Home. Sorti le 15 Décembre dernier et concluant cette trilogie « Home » du Spider-Man de Tom Holland au sein du Marvel Cinematic Universe. Une critique d’abord sans spoilers, puis avec au sein d’une section dédié en fin d’article après la conclusion.

Avant-propos

De tous les super-héros ayant existé, le premier à m’avoir vraiment marqué fut l’Homme Araignée. Une histoire qui pour moi aura débuté il y a 20 ans via la trilogie de Sam Raimi avec Tobey Maguire dans le rôle-titre. Et avec laquelle j’aurais grandi comme beaucoup de gens de ma génération. Une trilogie dont j’ai surtout retenu le second volet, que je considère encore aujourd’hui comme l’un des tous meilleurs films Spider-Man.

Puis vint les The Amazing Spider-Man. Réalisés par Marc Webb et produits par SONY, qui auront fait endosser le (magnifique) costume à Andrew Garfield. Un reboot de la saga qui se voulait plus proche des comics, mais qui m’aura beaucoup moins marqué malgré l’interprétation très correcte de ce nouvel acteur. Au final, cette version qui devait être aussi une trilogie, n’ira pas plus loin que les 2 films à cause de la réception très mitigé du second volet.

Et enfin Spidey fera son retour en 2015 non pas dans son propre film, mais d’abord au sein du MCU dans Captain America : Civil War. Révélant un Tom Holland qui avait encore tout à prouver. S’ensuivit ses propres aventures dans Homecoming que j’avais trouvé sympathique sans plus, et Far From Home qui globalement était au même niveau mais avec une fin audacieuse et qui mettra cette version de Peter Parker dans une situation sans précédent.

« Je suis Spider-Man »

J’ai eu la même expression que Peter à la fin de Far From Home

No Way Home reprend pile-poil là où s’est arrêté le film précédent. Où Mysterio via un message préenregistré, accusait faussement l’Homme Araignée de l’avoir tué et en a profité pour révéler au monde entier sa véritable identité. Une grande première pour un film Spider-Man. Même si d’autres super-héros avaient déjà tombé le masque publiquement avant-lui. À l’image de Tony Stark dans le premier film Iron Man. Sauf qu’à la différence du milliardaire, le reveal de Peter a été fait contre son gré et par l’un de ses ennemis. Le mettant directement face à ses responsabilités et surtout mettant en danger sa vie privée et ses proches. Notamment sa chère et tendre MJ qu’il ne quitte plus, son meilleur ami Ned, et sa tante May.

Depuis le temps que je voulais voir Spider-Man être confronté à cette situation dans un de ses films. Chose difficilement évitable quand on mène une double vie comme la sienne. Jusqu’au moment où l’on devient soudainement l’homme le plus recherché de la planète. Et même si je salue l’audace, j’ai été un peu mitigé de la manière dont ça a été traité et surtout dédramatisé. Difficile de s’inquiéter sur le sort de Peter quand le film n’arrête pas de prendre le tout en dérision. Pour le coup l’humour « à la Marvel » a encore frappé et pas que pour le mieux.

L’Avenger sympathique du quartier

Un des principaux problèmes que j’avais avec le Spider-Man du MCU, c’est qu’il n’existait non pas par lui-même mais à travers les autres Avengers. Comme ce fut le cas avec le « père de substitution » presque omniprésent qu’était Tony Stark dans le 1er film. Et qui même après son sacrifice dans Endgame, a eu une grande importance dans le second film. Même le costume de Peter embarque la technologie Stark c’est pour dire. Une succession de coups de pouces qui n’ont fait que me conforter dans l’idée que ce Spider-Man ne savait pas faire grand-chose de lui-même en comparaison des précédents.

Et ce souci s’applique également à NWH, du moins au début. Avec la présence de Docteur (Steven) Strange certes toujours aussi charismatique, mais qui agit de manière assez étrange tout le long du film. Qu’il ait accepté aussi facilement l’aide de Peter tout en connaissant parfaitement les terribles conséquences que cela allait engendrer, c’est assez surprenant de sa part. De toute manière, j’ai vite compris que sa présence ne servait qu’à faire avancer le scénario du film. Sans son intervention qui ne s’est pas tout à fait passé comme prévu, on n’aurait pas revu certains visages familiers.

On prend les mêmes vilains et on recommence

Car le principal intérêt de NWH et aussi la raison de son succès déjà monstrueux au box-office, c’est son fanservice qui crève l’écran. On est face à un film qui est clairement destiné aux fans les plus assidus. Mais plus que de fanservice, j’ai surtout envie de parler de « miracle ». Le fait d’avoir pu ramener les anciens acteurs ayant incarné les vilains dans les films de Raimi et Webb en est un. Même si j’aurais préféré avoir la surprise totale avant de voir le film. Chose quasi impossible à éviter car même en esquivant les trailers (qui ne dévoilaient pas tant que ça au final) l’affiche du film est sans équivoque à ce sujet.

Deux d’entre-eux m’auront particulièrement marqués. Le premier a faire un retour pour le moins fracassant est ce bon vieux Dr. Octopus incarné à nouveau par Alfred Molina presque 18 ans après. Lui que j’avais trouvé phénoménal dans SM2, ne m’aura malheureusement pas autant ébloui dans NWH malgré quelques scènes sympathiques. Puis j’ai trouvé que ce film désacralisait un peu trop le personnage par moments.

À contrario, j’ai trouvé le Bouffon Vert de Willem Dafoe irréprochable de bout en bout. De loin le meilleur personnage du film, et peut être même de cette saga. Toujours aussi intimidant et dangereux deux décennies plus tard. Même son costume que je trouvais déjà kitch à l’époque a subi un re-design plus que correct dans l’air du temps.

J’aurais pu craindre que le fait de « ramener à la vie » des personnages comme eux qui ont eu des films entiers pour exister, ait pour conséquence qu’ils n’aient plus rien à raconter. Au final ça va encore. En plus de ça je les trouve assez fidèles à leur personnage d’origine et les différents échanges entre-eux (et surtout entre ceux qui se connaissent déjà) sont plutôt intéressants. Même si « ce qu’on fait faire d’eux » durant le film est assez étonnant. Mais j’en reparlerai.

Esthétique

Une de mes déceptions de ce NWH est son manque d’identité visuelle. Ça manquait de fulgurance et de plans réellement iconiques à mon gout. Désolé de devoir encore comparer avec les anciens films mais on n’a toujours pas vu d’équivalents de la mythique scène du train de SM2. Les effets visuels sont assez inégaux également. Notamment sur une certaine créature dont le rendu est à peine digne d’une cinématique d’un jeu PlayStation 3. Même en termes de musique je n’ai rien retenu de particulier à part quelques morceaux pour « certains personnages ». Ceci-dit, j’ai noté quelques bonnes idées de mise en scène comme le face à face entre Peter et Strange dans la dimension de ce dernier. Très plaisante à voir malgré sa courte durée. Me donnant encore plus de voir le second film dédié à ce Sorcier Suprême en 2022. Et qui comble du destin, sera supervisé par Raimi.

Conclusion

Plus qu’un film, NWH est un rêve de môme qui a pris vie. Un bel hommage aux anciens longs-métrages de l’araignée, et le plus beau des cadeaux aux fans de la première heure. Ça sera très difficile de faire plus impactant que ça pour les futurs films Spider-Man. Rien que pour ça, je suis content d’être né dans cette époque et d’avoir pu vivre ce genre de moments sur grand écran. D’autant plus que l’ambiance était survoltée au ciné le jour de sa sortie. Le dernier film qui m’a fait vivre ça était Endgame en 2019. Définitivement, les films du MCU ont ce « truc » pour fédérer les gens.

Hélas ça ne gomme pas les défauts du film pour autant. Un scénario un peu facile misant tout sur cet aspect fanservice. Un rythme inégal avec des séquences soit trop bavardes, soient vite expédiées. Et un humour assez mal placé même dans les moments sérieux. Bien que je ne le considère pas comme le meilleur film Spider-Man, paradoxalement je trouve que c’est de loin le meilleur de ceux avec Tom Holland. Son personnage évolue enfin comme il se doit et conclut avec sobriété cette version de l’Homme Araignée.

Merci à tous ceux qui ont rendu ça possible. 🕸

Zone Spoilers

Comme annoncé en intro de cette critique, je m’apprête à divulgâcher sans retenue certains éléments du film. Si vous ne l’avez pas encore vu et que vous comptiez le voir, revenez dérouler cette section dès que ça sera fait.

Spoilers: Spider-Man : No Way Home ⬇

Fanart par @israel2099_

Tobey or not Tobey ? La question a été « vite répondue » avec la confirmation du retour de l’intéressé et de son successeur de l’époque Andrew Garfield. Durant une scène assez bizarre qui manquait un peu de grandiloquence. J’aurais préféré quelque chose dans la même veine que celle du fanart posté plus haut. Plus épique et au cœur de l’action. Mais ça reste une satisfaction incroyable de les revoir reporter le costume tous ensemble. Et de les réentendre à nouveau avec les doubleurs VF originaux. Si on m’avait dit qu’un jour on verrait plusieurs Spider-Man dans un même film, jamais je ne l’aurais cru.

Autant pour Andrew je trouve qu’il n’a pas changé d’un iota. Toujours aussi énergique et dévoué à son rôle que dans ses films. Autant pour Tobey on sent que les années ont défilé même s’il s’en sort relativement bien physiquement encore aujourd’hui. Les interactions entre ces trois-là sont savoureuses et ils ont même repris à leur sauce cette fameuse image qui est devenue un meme d’internet avec les Spider-Man qui se pointent du doigt. Après tout ça, j’aimerais tellement voir une suite à leurs anciennes aventures qui ont été stoppés brutalement. Chose qui serait potentiellement envisageable pour le Spidey d’Andrew d’après les récentes rumeurs. #MakeTASM3

En revanche, il faut faire quelque chose du côté de chez Hollywood concernant la fuite d’informations. Car bien que ça n’avait jamais été confirmé de manière officielle, de nombreux leaks avec des photos de tournage attestant de la présence de ces acteurs, avaient fuité sur le net plusieurs mois avant la sortie du film. Acteurs qu’on a bien dû soûler avec toutes les questions qu’on a dû leur poser par rapport à ça, et à qui je tire mon chapeau pour ne pas avoir flanchés.

En plus d’Octopus et du Bouffon Vert, ce film aura vu le retour d’autres anciens vilains. Dont l’Homme Sable de SM3 que j’ai trouvé assez anecdotique ici. Tout comme le Dr Connors de TASM1 qui pour ne rien arranger a un rendu 3D indigne de notre époque dans sa forme reptilienne. Heureusement que l’Electro de TASM2 est là pour relever le niveau. Toujours campé par un Jamie Foxx qui m’aura fait mourir de rire à la toute fin du film. Au moment où il confie au Spidey de son univers, qu’il « était persuadé qu’il était noir ». La petite référence indirecte à Miles Morales qui fait bien plaisir.

J’ai bien apprécié le caméo très furtif et assez inattendu du Matt Murdock de la série Daredevil. Tout porte à croire que son personnage (et un autre que l’on voit dans la série Hawkeye) s’intègre finalement dans le MCU. À contrario du Venom des films SONY (pour mon plus grand soulagement) que l’on voit dans la première scène post-crédits et qui se contente de laisser un morceau de symbiote avant de réintégrer son univers d’origine. Laissant la porte ouverte à une nouvelle version de Venom spécialement pour le MCU.

D’ailleurs faudra m’expliquer d’où ce Venom là connaissait le Peter Parker du MCU ? Car d’après Strange, seuls ceux qui connaissent la véritable identité de Spider-Man ont été téléporté dans l’univers MCU. Et dans la scène post-générique de Venom 2, il n’est pas censé déjà le connaitre avant de le voir à la TV non ? Ça me parait un peu illogique.

Hélas tout ce fanservice n’a pas suffi à combler les lacunes scénaristiques de NWH. Faut dire que si le film ne s’est pas arrêté au bout de 45 min, c’est juste à cause d’un caprice de Peter qui voulait absolument aider les vilains des autres univers. Alors que Strange était bien décidé à les renvoyer chez eux et vers une mort certaine. Autant l’idée de leur offrir une rédemption n’est pas mauvaise dans le papier, autant dans l’exécution ça passe moyen.

Pourtant il y avait du potentiel avec ce Multiverse que l’on voit pour la première fois d’une manière si frontale dans un film du MCU. D’ailleurs la scène vers la fin où l’on voit l’espace-temps en train de se déchirer est incroyable.

Pour finir, j’aimerais parler du Spidey de Tom Holland à qui il aura fallu trois films afin  acquérir la maturité nécessaire pour porter dignement ce costume. L’ado des débuts est devenu avec le temps et son vécu, un jeune homme indépendant prêt à faire face à la vie. Même si pour cela il a dû affronter la mort en face avec le trépas de sa tante May des mains du Bouffon. Une mort qui  a été amenée de façon très étrange et n’ayant pas eu l’impact espéré pour moi.

Un drame qui changera ce Peter d’une manière assez radicale. Avec un esprit vengeur et résigné presque choquant venant de sa part. Vengeance qu’il va déchainer durant l’échange de coups très violent (et très satisfaisant) contre le Bouffon, et qu’il aurait achevé sans hésiter si le Peter de Tobey ne s’était pas interposé tel un mentor face à son élève.

Et c’est après ça que cette fameuse phrase « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » (prononcé par May avant sa fin) prend tout son sens. Puisque ce Peter assumera l’entière responsabilité de tout le bordel qui aura causé malgré lui et sa bonne volonté, en se faisant oublier de tous grâce à Strange. Un sacrifice de soi que j’ai trouvé très beau, et qui m’aura fait enfin apprécier cette version de Spider-Man qui repart totalement de zéro. Au revoir l’Avenger, et bon retour à la sympathique araignée du quartier.

[Cinéma] Critique – 007 : Mourir peut attendre

25ème film de la franchise du plus célèbre des espions anglais, et le 5ème avec Daniel Craig qui aura endossé le smoking pour l’ultime fois. Voici mon avis sans spoilers sur Mourir peut Attendre. Un opus dont la crise sanitaire a fait repousser sa sortie 3 fois depuis Avril 2020 pour finalement arriver le 6 Octobre 2021 chez nous. Que valent les dernières aventures de Bond, James Bond ?

La fin d’une ère

Avec ce volet, ce n’est pas seulement la fin de l’ère de Craig qui aura interprété l’agent double zéro durant ces 15 dernières années. C’est surtout la fin du personnage de 007 tel qu’on l’aura toujours connu depuis presque 60 ans au cinéma. Puisque ce matricule iconique n’est plus porté par l’homme brun britannique (qui est devenu blond aux yeux bleus avec Craig) imaginé par Ian Flemming, mais par une nouvelle recrue également britannique mais du sexe féminin cette fois.

Il s’agit du personnage de Nomi interprétée par Lashanna Lynch. Une des figures féminines fortes de ce film qui m’a fait plutôt bonne impression. Faisant quasiment jeu égal avec Bond sans pour autant l’éclipser de son propre film. Les levées de boucliers à son égard lorsqu’elle fut annoncée dans le rôle sont totalement injustifiés pour le coup. De toute manière, elle n’a jamais eu pour vocation de devenir la nouvelle « James Bond ». Ça ne veut rien dire. C’est simplement un autre agent double avec son propre caractère et ses propres convictions, qui partage le même nom de code que Bond, c’est tout. Et je trouve que ces deux-là forment un excellent binôme.

Histoire de rester sur les personnages féminins, j’aimerais en placer une pour celle qui m’aura le plus marqué. Paloma, jouée par Ana De Armas et que j’ai trouvée incroyablement classe et humble malgré sa courte apparition. Ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu de « James Bond Girl » de cette trempe et de cette élégance.

Après tout si je devais reprendre une phrase du film résumant tout ce que je viens de dire : « Ce n’est rien qu’un numéro ». Au final, n’importe peut être 007. Ce qui compte c’est surtout l’homme et dans le cas de ce film, la femme derrière ce numéro.

L’être humain derrière l’agent double

Depuis Casino Royale, on sentait une volonté de rendre le personnage de Bond plus sombre et aussi plus vulnérable. Afin de mieux voir l’homme qui se cache derrière cette machine à tuer. Et dans ce volet qui est la conclusion de l’arc scénaristique du Bond de Craig, c’est là où son côté humain ressort le plus.

Cela est beaucoup aidé par sa relation amorcée dans l’opus Spectre avec le personnage de Madeleine toujours incarnée par Léa Seydoux. Avec qui il coule des jours heureux depuis son retrait des services secrets britanniques. Et cela est surtout beaucoup aidé par un « autre personnage aux yeux bleus » pour ne pas en dire plus, mais qui est intrinsèquement lié à ces deux-là.

Et pour revenir à Bond lui-même, bien qu’il n’ait pas livré une prestation aussi incroyable que dans Skyfall qui pour moi demeure toujours comme étant le meilleur film 007 avec Craig, ce film conclut le personnage de la plus touchante et de la belle des manières. Quand j’y repense, c’était une décision extrêmement couillue de la part de la production. Une initiative à saluer là où beaucoup n’osent pas prendre de tels risques sur des licences aussi lucratives.

Les réminiscences de Spectre

Suite oblige, l’organisation du Spectre qui avait mis bien des bâtons dans les roues de l’Aston Martin de Bond est toujours d’actualité. Elle qui m’avait tant déçu dans le précédent volet. Une menace toujours présente par l’existence des membres restants et du Franz de Christoph Waltz qui reste toujours aussi intimidant même derrière les barreaux. Mais à cela s’ajoute le vilain de ce nouvel opus qu’est Safin.

Et c’est encore une déception pour ma part. Due non pas par l’interprétation de Rami Malek que je trouve plutôt réussie, mais par l’impact de son personnage au sein du film. Il n’est au final pas si menaçant qu’il ne ne laisse paraitre malgré sa très bonne entrée en matière au début du film. Il réussit même l’exploit d’être encore moins menaçant que Franz qui lui-même l’était moins que ses vilains prédécesseurs. Pour moi le seul véritable haut fait de Safin se situe à la toute fin du film. Où il fera quelque chose à Bond qui forcera ce dernier à prendre la décision la plus difficile de son existence. Qu’aurions-nous faits à sa place ?

Esthétique

Les films 007, et par extension les films d’espionnage en général, ont toujours eu pour vocation de nous faire voyager aux 4 coins du monde. C’est toujours le cas ici avec de belles séquences en Jamaïque, à Cuba, et en Norvège pour ne citer qu’eux. Le tout appuyé par une réalisation toujours aussi efficace, et quelques cascades un peu plus rares qu’auparavant.

C’est d’ailleurs un des opus qui comporte le moins de scènes d’action et de chorégraphies de l’ère Craig. Le film prenant davantage de temps de se concentrer sur les personnages que sur le reste. Mais ça n’a pas évité certaines longueurs et moments de flottements qui ralentissent un rythme global assez soutenu. D’autant plus que le film dure presque 3h. Et à titre personnel, je regrette toujours que durant cette ère que les gadgets aient été si peu mis en avant.

Conclusion

Sur la forme, Mourir peut Attendre reste un film très classique. Pas aussi marquant pour moi que Casino Royale et Skyfall, mais bien plus intéressant que Quantum of Solace et Spectre. Mis à part pour l’histoire de la passation du matricule, la formule ne change pas et on demeure en terrain connu au niveau du déroulement du scénario, des personnages, et de l’ambiance.

Mais dans le fond, il s’agit certainement du film le plus profond et le plus sincère de toute la franchise. Et aussi une parfaite conclusion au Bond de Daniel Craig qui a su réinventer ce personnage mythique du cinéma. Merci à lui pour avoir tant donné de sa personne, et ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à cette saga.