[Test] The Last of Us Part II

Le 14 Juin 2013 sortait le premier The Last of Us qui fut l’un des jeux les plus acclamés d’une PlayStation 3 en fin de vie. Un lourd fardeau pesait sur les épaules déjà larges du studio Naughty Dog afin de réaliser l’inévitable suite d’un tel succès commercial et critique, et ô combien attendue. 7 ans plus tard et presque au jour près, nous y sommes avec un titre qui comme son ainé, sera l’un des derniers gros jeux de sa plateforme à l’aube de la nouvelle génération de consoles à venir. Suite de trop ou tout le contraire ? Je vous dis tout à travers mon Test d’un The Last of Us Part II qui n’aura laissé personne indifférent. En bien, comme en mal.

Test garanti sans spoilers, et réalisé à partir d’une version fournie par PlayStation France. Un grand merci à eux.

La next-gen avant l’heure

Bien que je n’en attendais pas moins d’eux connaissant leur passif, Naughty Dog (que je vais abréger « ND ») a surpassé mes espérances en poussant l’aspect visuel et le souci du détail à un niveau rarement atteint dans un Jeu Vidéo. Par ses animations qui sont parmi les plus réalistes que j’ai pu voir dans ce média, avec des expressions faciales très humaines, et évoluant en temps réel selon la situation. Un résultat que l’on doit à la motion capture et surtout au talent des acteurs ayant interprété leurs personnages.

Les décors m’ont eux aussi bluffé par leur photo-réalisme et les détails environnants. Comme cette végétation quasi omniprésente et ayant repris le dessus dans un monde post-apocalyptique crédible où le temps semble s’être arrêté. Ses forêts denses dont on pourrait compter le nombre de feuilles et grouillant de vie. Les effets d’ombre et lumière, des vrais reflets, ou encore des particules en suspension dans l’air. Un monde plus vaste et plus vertical à l’image d’un Uncharted 4, et moins cloisonné que dans le premier opus. Et dont le level-design nous donne envie d’en explorer les moindres coins et recoins avec souvent des récompenses à la clé. Il y a même un peu de physique, notamment avec la corde manipulable presque à souhait et adoptant un comportement très proche du monde réel.

Le sound-design est impeccable. Le bruit des armes à feu, les hurlements des créatures et j’en passe, tout fait très authentique. Mention spéciale aux coffres forts que l’on peut déverrouiller sans même avoir la combinaison sous la main, mais juste en tendant l’oreille. Et la bande originale composée à nouveau par Gustavo Santaolalla et cette fois-ci Mac Quayle, épouse parfaitement l’atmosphère parfois pesante, et parfois apaisante de cet univers.

D’ailleurs le son, ou plutôt la musique en général tient une part très importante dans l’histoire. L’exemple le plus pertinent étant celui de la guitare d’Ellie que l’on peut même jouer presque comme le véritable instrument durant certains moments via le pavé tactile de la DualShock 4. Dire qu’il aura fallu attendre la fin de vie de la console pour enfin en voir une utilisation pertinente.

Pour tout ce que je viens de citer, je recommande chaudement de faire ce jeu avec un bon casque audio ne serait-ce que pour profiter de la spatialité sonore et s’immerger dans l’ambiance.

Une Intelligence Artificielle, intelligente..

Là où ce TLOU2 s’en sort mieux que la plupart des jeux avant lui, c’est par son IA plus affûtée que la normale. Fini les simples PNJ qui font inlassablement leur ronde sur un chemin prédéfini et agissant comme des robots. On est sur des personnages presque à part entière qui s’appellent même par leur prénom, et avec un comportement plus proche d’un humain. Comme pour nous faire culpabiliser d’avoir ôté une vie, même si c’est pour notre propre survie.

Dans leur manière d’agir y a du progrès par rapport au 1er. En cas d’alerte, ils ratisseront la zone de recherche et n’hésiteront pas à nous contourner au lieu d’attaquer de front. Si bien que plus d’une fois je me suis fait surprendre par un type que je n’ai pas vu arriver. Un sentiment d’être traqué en permanence que j’ai trouvé grisant (et souvent énervant), nous incitant à bouger constamment et rester sur le qui-vive.

Naughty Dog…

Par contre j’ai trouvé un poil abusée leur vue perçante et leur précision chirurgicale. Même de loin et en difficulté « normale ». Mais il y a pire qu’eux. Leurs foutus chiens qui peuvent nous pister à plusieurs dizaines de mètres à la ronde et dont il vaut mieux s’occuper en priorité.

L’IA des compagnons est elle aussi au top. On est loin des simples figurants qui se contentent d’observer et viser à côté. Cette fois ils sont réellement utiles et on est content de les avoir avec nous durant les gunfights.

Ça c’était pour les ennemis humains. Pour le reste, il faudra agir avec prudence avec ces chers claqueurs se repérant au son, et dont il faudra toujours éviter le contact à tout prix sous peine d’une mort instantanée. Une de leurs variantes que sont ces saletés de rôdeurs. Indétectables avec le mode écoute, et qui passeront la majeure partie du temps à nous fuir ou nous prendre par derrière. Et des plus imposants comme certains boss qui vont nous faire courir durant des séquences n’étant pas sans rappeler les jeux Resident Evil.

Entre infiltration et action

Tout un tas de comportements difficiles à prévoir et rendant toute tentative d’infiltration très compliqué. D’ailleurs en parlant de cette mécanique, elle a évolué par rapport au premier opus sans pour autant bouleverser le genre. Puisqu’on peut s’accroupir ou ramper dans des herbes à notre hauteur pour se cacher de la vue d’ennemis, qui pourront quand même nous détecter s’ils passent suffisamment près de nous. Détourner leur attention avec un objet pour les attirer ailleurs. Entreprendre une élimination furtive à mains nues ou avec une arme silencieuse. Et en se débrouillant bien, il est même possible de passer une zone entière sans verser le sang. Même si c’est difficile de s’y soustraire, surtout pour explorer et récupérer tout ce qui est utile à la progression.

C’est du déjà vu, mais ça fonctionne relativement bien ici. Même si je regrette qu’on ne puisse pas cacher des corps (dans l’herbe ou dans l’eau) afin d’éviter qu’un ennemi de passage donne l’alerte en le constatant.

Le gameplay en général de ce TLOU 2 reste assez proche du premier mais avec quelques évolutions notables. Du coté des affrontements au corps à corps qui gagnent en violence et en dynamisme avec la possibilité d’esquiver les coups au moment opportun. Et qui plus d’une fois m’aura sorti de situations tendues.

Pour les armes à feu, il faudra la jouer économe car les munitions partent très vite de leurs petits chargeurs, et les gunfights sont légion. Vaut mieux éviter de se retrouver à sec dans ces moments-là, surtout face aux boss. Les armes de mêlée ne sont pas à négliger même s’ils peuvent résister à une dizaine d’impacts grand max. D’où l’importance de looter un maximum de ressources dans le jeu. Aussi bien pour améliorer nos armes dont on peut apprécier la modélisation dans les ateliers dédiés, que pour faire évoluer un arbre de compétences linéaire qui hélas, renouvelle à peine ce gameplay.

Quand la violence sert le récit

TLOU 2 est un jeu violent. Au point même où ça en devient dérangeant par moments. Une violence d’abord graphique qui se traduit par l’état dans lequel finissent nos adversaires que l’on peut même démembrer par un coup de fusil bien placé. Ou du sort d’autres personnages qu’on sera amené à croiser au fil de l’histoire, dont certains ont été littéralement disséqués pour ne pas en dire plus.

Une violence pas loin d’être gratuite, surtout quand est contraint de l’user durant certaines cinématiques ou en plein jeu. Même si elle n’est pas systématique et que son but premier est de dépeindre l’atmosphère du jeu. Avec des morts brutales, et souvent inattendues. Ici le message est clair, c’est tuer, ou être tué.

Puis ce ne sont pas les moments d’accalmie qui manquent. Mais paradoxalement, je trouve qu’ils figurent parmi les meilleurs moments du jeu. En particulier un flashback entre Ellie et Joel dans un certain parc.

Ce qui m’amène à dire que la narration et la mise en scène de ce TLOU 2 est magistrale. Avec des moments spectaculaires aussi bien visuellement qu’émotionnellement. Couplé à d’excellents dialogues et des jeux de regards qui valent parfois plus que des mots.  On connaissait déjà le talent de ND dans ce domaine, mais là c’est du grand art. La frontière entre le Cinéma et le Jeu Vidéo n’a jamais été aussi mince.

En revanche en termes de scénario je suis plus mitigé. J’aurais aimé avoir plus de réponses concernant le statut d’immunité d’Ellie qui était le propos principal du 1er épisode. Et le fait qu’une grosse partie de la trame de cette suite ne se résume pas qu’à une simple vendetta. D’ailleurs si une Part III voie le jour, je me demande sincèrement ce que ND va bien pouvoir raconter dedans vu le sort de certains personnages. Tiens parlons-en de ceux-là.

Personnages

Il est temps d’évoquer les principaux acteurs de cette histoire. En étant le plus évasif possible afin de ne pas spoiler. Concernant Ellie, je l’avais beaucoup apprécié dans le 1er opus. Passant d’une jeune fille inexpérimenté et fragile malgré son caractère bien trempé, à une guerrière endurcie par les épreuves qu’elle a dû traverser aux côtés de son substitut de père qu’est Joel. Une évolution qui fut très plaisante à voir.

4 ans plus tard dans l’histoire, on la voit évoluer à nouveau, mais d’une manière radicalement différente et que j’ai moins apprécié. Même si c’est justifié par « l’incident » survenu assez tôt dans le jeu, et qui m’a totalement pris de court. C’était incroyablement osé de faire ça de la part de ND, mais dans un sens je me dis que c’était la meilleure manière de la faire « grandir ».

Personnellement je suis moins fan de cette version du personnage que j’ai eu du mal a reconnaître dans cet opus. Aveuglée par sa vengeance quitte à occulter tout le reste et son bon sens. En termes d’écriture je trouve qu’il y a eu une régression la concernant, au point de me dire au moment des crédits de fin « tout ça pour ça ? »

Mais ça, c’était sans compter le personnage d’Abby qui contrebalance un peu tout ça. Une nouvelle venue que j’ai trouvé bien mieux écrite, et pas stéréotypée pour un sou malgré les apparences. Même si j’ai été un peu gêné de ce qu’on nous fait faire d’elle passé un certain moment du jeu. Surtout après « l’incident » dont elle est responsable même si elle a ses raisons, et qui la lie intrinsèquement à Ellie.

De plus par sa faute, le rythme du jeu en prend un sacré coup. Au point où je me demandais quand est-ce que ça s’arrêterait tellement ça traînait en longueur par moments. Et pour un jeu du genre qui se finit en une trentaine d’heures, j’ai vraiment trouvé le temps long. Je comprends la démarche de nous faire vivre l’histoire d’un autre point de vue, mais il aurait été préférable selon moi d’opter pour une narration plus alternée. Que l’histoire d’Ellie et d’Abby soient joués en parallèle.

Pour les autres personnages, disons que leur écriture à défaut d’être mauvaise, est assez inégale. Ça oscille entre le très bon et l’anecdotique. Au final, l’un des personnages les plus intéressants pour moi sans compter ceux dont j’ai déjà parlé, c’est Dina. L’attachante partenaire d’Ellie qui ne manque pas d’humour et se pose comme un soutien de taille à l’héroïne.

Le doublage en VF est d’ailleurs de très bonne facture et j’en place une pour le travail remarquable opéré par Adeline Chetail, Cyrille Monge, Audrey Sourdive (et tous les autres) qui sont les doubleurs respectifs d’Ellie, Joel et Abby.

Coup de gueule

Avant de conclure, je tiens à pousser une grosse gueulante à l’encontre de toutes ces personnes qui ne vivent que pour saboter un travail de longue haleine et pourrir la vie d’autrui. Et ce TLOU 2 en a fait les frais comme aucun jeu avant lui à ma connaissance.

Que ce soit par des leaks survenus peu avant la sortie du jeu et dont énormément s’en sont servis pour spoiler sans vergogne. Les adeptes du « review bombing » s’amusant à coller des notes très basses au jeu tout juste sorti et qui de toute évidence, n’est même pas entre leurs mains. Ceux qui étaient persuadés que le jeu menait une pseudo-propagande pro-LGBT (pour ne citer que ça) alors que ce n’est même pas le propos du titre. Les auteurs de pétitions pour changer le scénario voire même faire annuler le jeu. Et les pires de tous, qui vont jusqu’à harceler et menacer de mort les personnes ayant bossé sur le jeu. Dont Jocelyn Mettler, l’actrice qui a prêté ses traits à Abby et qui s’en est pris plein la gueule pour absolument rien. Donc en 2020 on en est là ? Tout ça pour un putain de Jeu Vidéo ? Déjà que ce média n’a pas toujours eu une bonne opinion publique, c’est pas cette histoire qui va arranger les choses…

Conclusion

Y a pas de quoi 😉

Rares sont les jeux vidéos a m’avoir autant pris aux tripes que ce The Last of Us 2. Une leçon de vie, et surtout une leçon de maitre de la part du studio Naughty Dog qui m’aura fait vivre beaucoup d’émotions différentes. Une suite largement à la hauteur du 1er qu’il surpasse sur de nombreux aspects, et ayant pris énormément de risques quitte à choquer et diviser. Mais mérite t’il pour autant toutes les notes dithyrambiques qui lui sont attribués ? Non, car loin d’être parfait malgré ses grandes qualités.

Je retiendrai son gameplay bien rôdé sans toutefois être révolutionnaire. Une narration digne des plus grands films. Une IA enfin digne de notre époque et qui ne laisse peu de répit. Des personnages d’une authenticité rarement vue dans ce média. Une ambiance parfois à couper le souffle. Et surtout des graphismes en avance sur son temps. Mes seuls regrets se situant au niveau du scénario m’ayant laissé sur ma faim, et du rythme pas assez équilibré à mon goût.

Un grand bravo à Neil Druckmann pour avoir porté ce projet titanesque à bout de bras. Et à tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la réussite d’un des plus grands jeux de la PS4, et peut-être même l’un des plus marquants de cette 8ème génération de consoles.

[Actu] Le récap jeux vidéos : semaine 26 (22/06 – 28/06)

Nouvelle session de mon récap hebdomadaire et non exhaustif de l’actu vidéoludique. Au programme de la semaine du 22 au 28 Juin 2020, Min Min d’ARMS dans Smash, du gameplay pour Cyberpunk, un MOBA pour Pokémon, et la fin de Mixer.

Conférences

Cyberpunk 2077 – Night City Wire: Episode 1

Le 25 Juin 2020, Cyberpunk 2077 qui a récemment été repoussé au 19 Novembre prochain (au lieu du 17 Septembre), s’est montré à nouveau via le premier épisode du Night City Wire lui étant consacré.

Au menu, un nouveau trailer suivi d’une grosse séquence de gameplay commentée par les développeurs. Expliquant entre-autres l’utilisation du « Braindance » (danse cérébrale) permettant de contempler une scène de crime sous tous les angles.

L’annonce majeure de cette présentation fut Cyberpunk : Edgerunners. Un anime de 10 épisodes prévu pour 2022 en collaboration avec le studio Trigger (Kill la Kill, Gurren Lagann) et Netflix. Pas de visuels pour le moment donc on devra se contenter d’un simple teaser.

Pokémon Presents | 24/06/2020

Ce second Pokémon Présents du 24 Juin 2020 fut entièrement consacré à Pokémon UNITE. Un MOBA en 5v5 gratuit (free-to-start) prévu sur Switch et Smartphones avec du cross-play, pour une date encore indéterminée.

Super Smash Bros. Ultimate | Min Min

Le fameux personnage issu du jeu ARMS à rejoindre le casting d’Ultimate sera Min Min. Combattante spécialisée sur le jeu à distance, et disponible dès aujourd’hui ce 30 Juin 2020. Séparément à 6,99€ incluant le personnage, son terrain, costumes Mii, et 18 musiques. Ou avec le Fighter Pass Vol. 2 et les 5 autres combattants à venir pour 29,99€.

Avec le sympathique trailer du personnage avec Captain Falcon et Kirby en guests.

ID@Xbox 2020 | Summer Spootlight Series

Et le 24 Juin, la firme de Redmond a levé le voile sur les jeux indépendants ID@Xbox de l’été à travers 6 vidéos de son Summer Spootlight Series. Dans cette première vidéo, on retrouve SkateBird, Spellbreak, The Falconeer, The Forgotten City, Trash Sailors, Call of the Sea, Dead Static Drive et Welcome to Elk.

La liste complète des jeux ainsi que les autres vidéos sont visibles à cette adresse.

News

Le 22 Juin 2020, l’association Ludus Institut a annoncé la fermeture définitive du Pixel Museum près de Strasbourg pour les raisons évoquées dans le communiqué ci-dessus. Avec lui, c’est une grande partie du patrimoine vidéoludique en France qui s’en va.

Le 22 Juillet prochain, Microsoft fera fermer la plateforme de streaming Mixer qui sera reprise par Facebook Gaming. Une annonce que même les employés de Mixer n’avaient pas vu arriver et qui ont appris la nouvelle en même temps que le public.

 

Sorties de la semaine (liste non exhaustive)

23/06 : Bob l’Éponge: Bataille pour Bikini Bottom: Réhydraté (PS4, One, PC, Switch)

23/06 : Star Wars Episode I: Racer (PS4, Switch)

25/06 : Anno History Collection (PC)

25/06 : Hunting Simulator 2 (PS4, One, PC)

25/06 : Ninjala (Switch)

26/06 : Urban Flow (Switch)

À la prochaine pour un nouveau récap !

[Actu] Le récap jeux vidéos : semaine 25 (15/06 – 21/06)

Nouvelle session de mon récap hebdomadaire et non exhaustif de l’actu vidéoludique. Au programme de la semaine du 15 au 21 Juin 2020, de nouveaux kits pour le LEGO Super Mario, et des annonces du côté de chez EA et Pokemon.

Conférences

Pokemon Presents | 17/06/2020

Le 17 Juin 2020 a eu lieu le premier Pokémon Presents. Parmi les annonces les plus importantes qui en ont découlé, celle du puzzle-game free-to-play Pokémon Cafe Mix. Dans un tout autre registre, Pokémon Smile s’adressant directement aux plus jeunes en proposant de capturer ces créatures en se brossant les dents. Et New Pokémon Snap, suite spirituelle du jeu de safari photo sorti sur N64 il y a plus de 20 ans déjà.

EA Play Live

Le lendemain soir le 18 Juin 2020, s’est tenu la conférence digitale d’Electronic Arts. Ce EA Play Live fut l’occasion de dévoiler les nouvelles itérations de leurs licences sportives phares telles que FIFA 21 (9/10/2020) et Madden NFL 21 (28/08/2020). Mais aussi les jeux indépendants de la branche EA Originals comme Lost in Random (courant 2021), et Rocket Arena (14/07/2020). L’arrivée d’Apex Legends sur Switch et Steam cet Automne. Et surtout la présentation de Star Wars: Squadrons (2/10/2020).

News

Toujours prévu pour le 1er Août 2020, le LEGO Super Mario a dévoilé 8 nouvelles extensions. Le Désert de Pokey et la Forteresse de lave de Whomp à 19,99€ chacun. La Balance de la Plante Piranha, le Barrage de Bill Bourrins, et la Maison de Mario & Yoshi tous à 29,99€. La chasse au trésor de Toad à 69,99€. La Chute de Thwomp à 39,99€. Et le Jardin hanté du Roi Boo à 49,99€.

Sorties (liste non exhaustive)

16/06 : Desperados III (PS4, One, PC)

16/06 : Disintegration (PS4, One, PC)

18/06 : Namco Museum Archives Volume 1 & 2 (PS4, One, Switch, PC)

18/06 : Waking (One, PC)

19/06: The Last of Us Part II (PS4)

À la prochaine pour un nouveau récap !

[Top] Les 10 pires moments de l’E3

Qu’il s’agisse de l’E3 ou toute autre conférence quel que soit le média, il est rare que tout se déroule parfaitement sans les fameux « aléas du direct ». Problèmes techniques, moments drôles ou particulièrement gênants, tout ce dont un évènement de ce genre aurait bien voulu éviter.

Et c’est justement le propos de ce nouveau Top 10 sur cette grande messe du Jeu Vidéo. Après les moments les plus marquants selon moi que j’ai classé la semaine passée, voici le meilleur du pire de l’E3 que j’ai pu recenser.

#10. E3 2010 – Ubisoft : Battle Tag

Jeu de bataille laser se jouant jusqu’à 8 joueurs, Battle Tag avant eu droit à une présentation en grande pompe lors de la conférence E3 2010 d’Ubisoft. Un nom qui ne vous dit certainement rien et c’est tout à fait normal. Car ce produit vendu à 130$ à l’époque fut un projet mort-né. Un échec commercial sans précédent que l’on doit très certainement à cette démonstration en live des plus gênantes. Où des acteurs très agiles pour certains, font semblant de se tirer dessus à travers la salle sous les yeux hagards du public. Sinon il existe aussi un jeu du même genre beaucoup moins cher et beaucoup plus fun. On appelle ça un laser game.

#9. E3 2010 – Xbox : Kinectimals

C’était vraiment pas nécessaire, surtout pour vendre un Kinect qui de base avait un sacré potentiel. Le problème ne vient même pas du fait d’engager des gosses, mais de la manière dont on leur a demandé de jouer la comédie. Ils surjouent tellement que ça en devient ridicule, voire aveuglant vu à quel point ça crève les yeux. Surtout quand la fillette de la vidéo fait semblant de subir des léchouilles du bébé tigre de Kinectimals. Pauvre petite..

#8. E3 2011 – Ubisoft : Mr. Caffeine

Aaron Priceman, est un comédien connu pour donner des shows énergiques. D’où son nom de scène Mr. Caffeine qu’il aura endossé durant une conférence Ubisoft devenue très rapidement malaisante. Entre les blagues douteuses tout du long de son intervention, et son inexplicable effet sonore « Doodily doodily doo » tout en faisant des gestes étranges pour marquer les transitions, rien n’allait. Et ce n’est pas le silence total du public qui dira le contraire.

#7. E3 2017 – EA : NFS Payback

Ce moment cringe est le plus récent de ce top. Afin de présenter Need For Speed Payback durant l’E3 2017, le choix d’EA fut porté sur le YouTuber Jesse Wellens. Et ils ont dû amèrement le regretter quand on constate à quel point son éloquence était aux fraises. Bafouillant, se répétant sans cesse, et visiblement très stressé, il ne faisait aucun doute que Jesse n’avais pas appris son texte. Et il le confirmera lui-même dans un de ses vlogs en précisant que le prompteur diffusait un script différent que celui étant prévu. Comme quoi engager des influenceurs pour faire la com peut être à double tranchant.

#6. E3 2006  – Conférence PlayStation

C’était un E3 très important pour Sony. Qui montraient pour la toute première fois la PlayStation 3 qui sortira en Novembre de la même année au Japon. Et ce fut l’ancien CEO de la marque Kazuo Hirai qui fut chargé de l’annonce de la console et d’un tarif devenu un meme d’internet. Il fallait compter 499$ pour la version 20Go, et 599$ pour la version 60Go. Même pour l’époque c’était cher, et ça n’a clairement pas aidé au lancement de la console.

Mais ce Kaz a surtout marqué les esprits par son enthousiasme à peine forcé en présentant l’opus PSP  de Ridge, ou devrais-je dire « Riiiiiiiiiiiiidge Racer ! » qui aura laissé totalement de marbre le public présent rendant la scène aussi drôle que gênante, surtout pour lui.

Et ce n’était pas le plus drôle. Car durant la même conférence, Bill Ritch était venu présenter Genji Days of the Blade. Un jeu d’action qui selon ses propres dires, s’inspirerait d’anciennes batailles ayant eu lieu durant le Japon féodal. Par contre j’étais pas au courant que l’humanité aie un jour fait face à des crustacés géants. À l’image de ce crabe géant (le fameux « Giant Enemy Crab ») surgissant de nulle part pour attaquer le joueur. Et Bill qui enfonce le clou en nous expliquant comment faire un maximum de dégâts en attaquant son point faible. Quitte à nous prendre pour des idiots autant y aller à fond…

#5. E3 2010 – Nintendo : Zelda Skyward Sword

Un moment que je renommerais « The Legend of Zelda : The Awkward Sword ». Shigeru Miyamoto qui était chargé d’introduire la conférence de Big N avec le futur Zelda de la Wii, allait très vite faire face à un problème technique majeur. En pleine démo, la reconnaissance de mouvements du Wii MotionPlus se trouvera être aux ras des pâquerettes. Impossible de viser correctement ou de bouger l’épée de Link comme il le voudrait. La source du problème proviendrait non pas de la technologie de ce périphérique qui fonctionne très bien dans le jeu final, mais des nombreuses sources lumineuses présentes dans la salle qui ont eu raison des capteurs.

Même si ce n’était pas voulu, c’est certainement la pire manière de présenter un produit. Il est probable que cet incident technique fut l’une des principales raisons de l’existence des Nintendo Direct. Où ce genre d’incident ne peut pas arriver car les shows sont déjà préenregistrés.

#4. E3 2013 – Microsoft : Battlefield 4

Au pied du podium, un autre incident technique de taille. Celle de la première présentation de Battlefield 4 durant la conférence E3 2013 de la firme de Redmond. Au programme, une démo qui ne voulait pas se lancer, des plantages, et une piste sonore absente. Ce n’était décidément pas le jour de Patrick Soderlund, l’ex CEO de Dice. Qui durant de très longues minutes a conservé son sang-froid du mieux qu’il pouvait face à un auditoire impatient et passablement agacé. Ce dernier tentera même de quitter le plateau avant qu’on ne lui rappelle à l’ordre.

#3. E3 2008 – Nintendo : Wii Music

Je ne sais pas à quel moment chez Nintendo ils se sont dit que ça serait une bonne idée de présenter Wii Music de cette manière. D’abord avec un pseudo orchestre rejouant la musique de Super Mario Bros en agitant bêtement les Wiimotes en guise d’instruments…

…Et le climax d’une prestation déjà pas flamboyante avec DJ Ravidrums qui entrera dans la légende. Avec ce solo de batterie digne des plus grands de ce milieu, et qui restera à tout jamais dans les annales de l’E3.

#2. E3 2007 – Activision : Jamie Kennedy

En seconde position, autopsie d’un désastre signé Jamie Kennedy. J’ignore ce qu’il a pris ce jour-là mais ça devait être de la bonne. Pour en avoir autant rien à battre d’être présent, de se négliger autant sur son apparence, et paraitre aussi désagréable envers le public, les intervenants, et l’équipe technique, fallait oser. Il y a deux conséquences à ce genre d’errances. Ternir l’image de marque de l’hôte qu’était Activision, ou dans le cas de Jamie, détruire davantage sa propre carrière d’acteur.

Top #1🥇

E3 2010 – Konami

Si vous êtes un fin connaisseur de l’E3, alors cette première place ne vous surprendra pas. Là on entre dans une tout autre catégorie car ce ne sont pas seulement quelques minutes d’une conférence qui se révèlent gênantes, mais son entièreté. Un exploit que l’on doit à Konami en 2010, et qui se passe d’explications. Avec des développeurs qui « tentent » de communiquer avec leur auditoire, dont un qui fait semblant de « perdre la tête » au sens littéral. L’un d’eux qui lance de derrière un regard meurtrier à son binôme. Des catcheurs masqués qui se donnent des gifles. Bref, un sketch qui pour reprendre l’expression du type de la vignette de la vidéo, fut tout simplement « Extreeeeeeme ! »

Mon tour d’horizon des E3 pour le meilleur et pour le pire s’achève ici. Je vous laisse avec cette vielle image issue du numéro 52 du magazine Suédois de jeux vidéos « Level ». Résumant un E3 2010 décidément riche en moments inoubliables.

[Avis] Reveal PlayStation 5

Le 11 Juin 2020 à 22h le temps d’une heure, Sony a levé le rideau sur la très attendue PlayStation 5 toujours prévue pour la fin de l’année. Avec des visuels sur les premiers jeux de la machine, et surtout l’apparence de cette dernière qui n’aura laissé personne indifférent.

La console

Si je devais décrire ce design en un mot, ça serait audacieux. Déjà par le fait qu’elle soit bicolore comme sa manette en reprenant la même gamme de couleurs blanche et noire. Et aussi par ses courbures qui tranchent avec l’aspect plus « régulier » des anciens modèles, qui prennent un sacré coup de vieux à côté.

À ce jour on ne connait pas encore ses dimensions exactes, mais si j’en crois certaines images comparatives avec les anciennes PlayStation, cette PS5 sera la plus grosse console de Sony en termes de taille et de volume. Il va falloir trouver de la place pour ranger tout ça, en hauteur comme en largeur.

Par contre l’annonce qui m’a surpris et pas que en bien, fut la présence d’un second modèle « Digital Edition« . Et dont je me demande si ce n’était pas le modèle prévu de base car plus « harmonieux » que la version simple par son apparence. Version dont la présence du lecteur CD fait un peu tâche en comparaison.

On a donc un modèle légèrement plus fin, sans lecteur, et donc entièrement aux jeux en dématérialisé. Et je me demande sincèrement si ce n’est pas la plus grosse erreur qu’a faite Sony sur ce coup. Car cela implique qu’il faudra télécharger des jeux qui vont peser un poids non négligeable (au moins une centaine de Gigas) sur le disque dur. Jeux qu’on ne pourra plus prêter ou revendre après achat en ligne, ce qui mettrait un sacré coup de frein au marché de l’occasion. Et ça rendra la fameuse rétrocompatibilité annoncée avec les jeux PS4 difficile voire impossible. Un pari très risqué mais qui pourrait jouer en leur faveur connaissant la popularité de la marque. Car cette version coûtera certainement moins chère que la normale et ça risque de jouer énormément sur les ventes.

En revanche, ça serait la machine parfaite pour du cloud gaming tel que le PlayStation Now qui sous réserve d’un abonnement et d’une bonne connexion internet, permet de jouer à des jeux PS4 en streaming sans avoir à les télécharger. Je ne vois pas pourquoi la PS5 n’y aurait pas droit elle aussi.

Les jeux

Au final l’apparence de la console, c’est juste un détail. Car ce qui nous intéressera réellement en tant que joueurs, ce sont les jeux. Plus d’une vingtaine de genres variés ont été présentés entre ceux qui accompagneront la PS5 à sa sortie, ou plus tard dans les années qui viennent. Globalement j’ai été plutôt satisfait de ce qui a été montré, mais rien qui ne me donne envie d’acquérir la console le jour j. En tout cas, voici ceux qui ont retenu mon attention.

Kena : Bridge of Spirits

Cross-gen et prévu pour la fin d’année, c’était mon petit coup de cœur de cette présentation. Jolie direction artistique, avec une ambiance très enchanteresse et féerique. Et dont la phase de gameplay montre bien le potentiel de la PS5 avec une multitude de détails et des effets visuels à tout va.

Et pour la petite info, Ember Lab le petit studio qui est derrière le jeu avait réalisé 4 ans auparavant le magnifique court métrage Majora’s Mask : Terrible Fate dont j’avais moi-même parlé. Et même Theophany qui avait œuvré pour la bande-son rempilera pour Kena. Autant vous dire qu’après avoir su ça, je l’attends encore plus.

Project Athia (Titre provisoire)

On n’en a pas vu beaucoup, mais ça m’intrigue pas mal. D’autant plus qu’il est de la main de Luminous Productions à qui l’ont doit Final Fantasy XV. Le gameplay a l’air vif et le bestiaire de qualité. À surveiller.

Deathloop

Du pur Dishonored dans le feeling. Mais en dehors de l’époque victorienne steampunk et avec un peu plus d’armes à feu. Chose peu étonnante quand on sait que c’est la branche Lyonnaise du studio Arkane qui s’occupe de ce titre prévu pour la fin de l’année. Et reposant sur le principe de boucle temporelle mortelle nous faisant recommencer chaque fois au même endroit en cas de mort par notre adversaire (Juliana ou Colt selon le personnage qu’on incarne) qui ne cessera de nous traquer durant notre partie. En tout cas ça m’a l’air bien nerveux.

Hitman 3

Ayant beaucoup apprécié l’épisode 2 de 2018, c’est tout naturellement que j’attends l’ultime opus de cette trilogie sur ce cher Agent 47 pour Janvier 2021. Peut-être pas le jeu le plus « next-gen » visuellement parlant, mais j’ai hâte de voir les nouvelles idées qu’auront eus les développeurs pour venir à bout de nos cibles.

Spiderman : Miles Morales

Insomiac Games n’a pas chômé depuis son rachat par Sony. En plus du Ratchet & Clank : Rift Apart dont je n’ai pas parlé ici mais qui est une belle vitrine des capacités de la PS5, un autre jeu de chez eux arrivera lui aussi au lancement. Un stand-alone et non pas le véritable Spider-Man 2 qui attendra encore un peu, centré sur le personnage de Miles Morales qu’on a eu l’occasion de voir récemment dans le très satisfaisant opus PS4 en 2018, puis dans l’excellent film d’animation Into the Spiderverse la même année. D’ailleurs je me demande si on verra les autres Spiderman vus dedans, comme Spider Gwen pour ne citer qu’elle.

Horizon : Forbidden West

Finissons avec le titre PS5 que j’attends le plus à l’heure actuelle, et qui aurait pu me donner envie de prendre la console s’il sortait en même temps qu’elle. La suite directe d’Horizon Zero Dawn (dont j’ai déjà écrit un Test quelques mois auparavant), et qui m’a donné une petite impression de déjà-vu. Certes ça m’a l’air d’aller encore plus loin visuellement que ne l’était déjà l’épisode PS4, mais je n’ai pas été bluffé comme à l’époque de l’annonce du 1er. Ceci dit, j’en attends beaucoup de la toute nouvelle exploration sous-marine, ainsi que davantage de révélations sur le monde des anciens.

Conclusion

Concernant les jeux sur l’aspect purement technique et visuel, c’est conforme à ce à quoi je m’attendais. Plus beaux avec la technologie du Ray Tracing et ses éclairages encore plus dynamiques, plus détaillés, mais pas un gap graphique énorme comme ce fut le cas entre la PS2 et la PS3 par exemple. Pour la console, son apparence m’a agréablement surpris, même si j’aurais aimé avoir plus d’infos comme le fonctionnement de cette fameuse rétro-compatibilité, le prix, et la date de sortie. La next-gen est en marche, mais pas pour tout de suite me concernant.