[Fanarts] Spéciale Pop-Culture (Filip Hodas)

Aujourd’hui je vous présente les œuvres de Filip Hodas. Illustrateur 3D résidant à Prague, et connu pour ses travaux en matière de créations graphiques en tout genres. Dont sa série débutée il y a quelques années déjà, mêlant icônes de la pop-culture et dystopie. Le tout dans une atmosphère post-apocalyptique des plus convaincantes. Jugez plutôt.

Des préférences ? 😎

[Cinéma] Critique – Avengers : Infinity War

Cette année, le Marvel Cinematic Universe (MCU pour les intimes) initié en 2008 avec le film Iron Man souffle sa 10ème bougie. Et quoi de mieux pour marquer le coup que Avengers : Infinity War ? Le premier acte du point culminant de cet univers de 19 films en comptant celui-ci. Voici mon avis sur ce film qui n’a laissé personne indifférent.

PS : À la fin de l’article, y aura une partie spoilers. Ça sera indiqué le moment venu.

Avant-propos

On vit quand même une époque formidable. Si on m’avait dit qu’un jour des héros tels qu’Iron Man, Captain America, Thor et Hulk pour ne citer qu’eux partageraient l’affiche dans un seul et même film, je n’y aurais pas cru. Puis un certain Joss Whedon a rendu ce fantasme possible avec Avengers  en 2012. Pour l’époque c’était déjà dingue de réunir autant d’icônes de la pop culture. Et pourtant les frères Russo à qui on doit les 2 derniers films Captain America (Le Soldat de l’Hiver et Civil War) ont mis la barre à un niveau encore plus haut avec cet Infinity War (que j’appellerais IW à partir de maintenant). Dire que ce n’est que la première partie..

Ce fut les 2h30 les plus intenses que j’ai jamais vécues devant un film de super-héros. Il m’aura pris aux tripes sur toute sa durée, et son dénouement qui fera date dans l’histoire du cinéma m’a presque laissé sur le carreau. Un choc qui fut proportionnel à mon degré d’attachement (très élevé) à ce MCU. Pour vous dire, j’ai été même jusqu’à le voir 2 fois au cinéma.

L’Odyssée de Thanos

Il aura beau être l’ennemi commun des Avengers et de l’Univers tout entier, Thanos est LE personnage principal de ce film. Toute l’histoire est centrée sur ce Titan Fou. Et il est incontestablement le meilleur antagoniste de tout le MCU, très loin devant Loki et Killmonger (dont j’ai déjà parlé dans ma critique de Black Panther).

Moi qui m’attendais à voir une grosse brute qui détruit tout sans réfléchir, il n’en est rien. On a affaire à un individu déjà doté d’une puissance inégalée sans même avoir toutes les pierres de l’infini, est un fin stratège, et est prêt à absolument tout pour satisfaire son ambition démesurée. Qui n’est pas simplement de détruire l’Univers comme on pourrait le croire, mais d’en « rétablir l’équilibre » selon ses dires.

Bien que je ne valide pas ses méthodes, je ne peux difficilement lui donner tort dans son raisonnement lorsqu’il dit que les ressources de l’Univers sont limitées et qu’à terme cela entrainera une crise sans précédent entre les civilisations. Et c’est pour anticiper cette crise que Thanos recourt à des moyens aussi drastiques. De son point de vue, il ne le fait pas par égoïsme, mais pour rendre service à la population. Même si personnellement, je ne me vois pas capable d’ôter une vie pour en sauver des millions d’autres

Mais à ma grande surprise, sous sa solide carcasse se cache un être protecteur et doté de sentiments réels envers les rares personnes auquel il tient. Ce qui contraste avec les points cités plus haut.

Et puis faut dire qu’il en impose le bonhomme. Ça fout des roustes à tour de bras, à tel point que les Avengers doivent se mettre à plusieurs ne serait-ce que pour le mettre en difficulté (et encore). En tout cas Josh Brolin, l’acteur qui prête ses traits à Thanos depuis ses premières apparitions dans le MCU a fait un excellent boulot d’interprétation. J’en ai presque oublié qu’il était fait d’images de synthèse. À croire qu’il est né pour ce type de rôle puisque c’est lui qui jouera Cable, le méchant du futur Deadpool 2.

Les Avengers à leur apogée

Tous les Avengers sans exception ont eu un rôle crucial à jouer face à Thanos. Bien évidemment certains sont plus exposés que d’autres, mais que ce soit directement en lui faisant face, ou indirectement en servant de support, y en a pas un seul qui ne mérite pas sa place ici.

Et quel plaisir de voir se rencontrer pour la première fois (ou se revoir pour certains) ces personnages issus du même Univers mais aux origines tellement différentes. Les joutes verbales entre Tony Stark vs Dr. Strange et Thor vs Starlord sont savoureuses.

D’ailleurs, l’humour propre au MCU  est relativement bien dosé pour une fois et fait souvent mouche. Contrairement au film Thor Ragnarok (se déroulant juste avant IW dans la chronologie) qui en abusait pas mal même durant les moments critiques.

Les protagonistes issus des films Gardiens de la Galaxie (les plus drôles au demeurant) sont ceux qui sont le plus mis en avant. Logique quand on sait ce qui les lie à Thanos, dont un personnage en particulier (j’en reparlerai dans la partie spoil). Idem pour Thor directement impliqué dans les premières minutes du film, et qui n’a jamais aussi bien porté son titre de Dieu nordique que dans cet opus.

Esthétique

Ce film se passe à la fois sur Terre, dans l’Espace et ailleurs pour ne pas en dire plus. Ce qui donne lieu à une grande variété d’environnements assez jolis visuellement, dont certains qui sont liés intrinsèquement à des personnages du MCU.

Les scènes d’actions sont excellentes et assez bien filmées. Que ce soit dans la chorégraphie des combats à mains nues ou à armes blanches, ou des affrontements à base de pouvoirs magiques, c’est du grand spectacle. Celles impliquant le Dr. Strange en sont le meilleur exemple, même si on n’est pas au même niveau que dans son propre film ou la barre était mise très haute en matière d’effets visuels.

Le film de la maturité

Cet IW est certainement le plus mature des films du MCU. Pas seulement à cause du contexte apocalyptique avec le danger d’une fin des temps imminente, mais aussi par ses thèmes abordés.

Le premier qui crève l’écran est la mort (pour des raisons évidentes) et aussi le sacrifice. Pour cette dernière je ne dirais pas tout de suite qui est concerné, mais cette notion est abordée dans un acte clé du film.

Le second c’est le désir de vengeance. Partagé par une partie des protagonistes envers Thanos car le tenant responsable de leurs maux.

Et le dernier est l’amour. Alors certes dans la plupart des films du MCU une romance survient avec les personnages principaux, mais ici certaines relations déjà amorcées dans d’anciens films se cristallisent et ont un enjeu plus dramatique. Je pense notamment au couple Starlord / Gamora qui pour ma part est très bien traité, et à Vision / Wanda dont je suis moins fan et que je trouve un peu niaise.

Conclusion

Infinity War est un film qui fera date dans l’histoire des super-héros, et des films tout cours. Non pas grâce aux nombre d’icônes présents à l’écran, mais surtout par le fait qu’il tient quasiment toutes ses promesses. Un méchant excellent et très ambigu, beaucoup de moments de gloire, et son final extrêmement couillu. Même si on n’est loin d’en avoir fini avec les Avengers, je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce film, et ainsi que Kevin Feige sans qui tout cela aurait été impossible. Rdv l’année prochaine !

 

 

 

ZONE SPOILERS

À partir de maintenant, on entre dans la partie Spoil. Je sors de l’aspect critique du film pour revenir en détails sur certains points. Si vous n’avez pas encore vu IW, je vous conseille chaudement de vous arrêter là.

Vous êtes encore là ? Alors allons y

 

Impossible de parler de ce film sans évoquer les (très) nombreuses morts dues à Thanos. Certaines étaient plus faciles à deviner que d’autres, comme Vision à cause de la pierre de l’esprit qui était logée dans son crâne et arrachée par Thanos lui-même, et Loki, qui a eu une belle fin pour ma part. Ce dernier était présent dans les trailers mais pas dans l’affiche du film, le calcul était donc simple. Mais de là à imaginer que un des seuls survivants du royaume d’Asgard soit Thor (devenu méchamment badass pour le coup) me fait beaucoup de peine pour ce dernier. Que ce soit son père, sa mère, son peuple, son meilleur ami Heimdall et son frère, il aura réellement tout perdu. Sa haine, sa rage et sa grande puissance sont totalement justifiés pour le coup.

J’en place une pour Gamora. Le meilleur personnage féminin de ce film pour moi. Et de loin la plus réfléchie de son groupe (la seule qui ne déconne pas). Elle est même allée jusqu’à tenter de se sacrifier pour les sauver de son Titan de père adoptif. Et sa mort des mains d’un Thanos déchiré mais résigné pour l’obtention de la pierre de l’âme fut la scène la plus poignante de tout le MCU.

Maintenant que j’ai parlé des morts « définitives », parlons des morts post-claquement de doigts. Donc certains que je n’ai pas vu venir.

C’était quand même osé de faire mourir les 3 derniers arrivants du MCU que sont Dr. Strange, Spiderman (inattendue et avec une courte scène très touchante avec Stark) et Black Panther. Ainsi que la quasi-totalité des Gardiens de la Galaxie qui sont partis en fumée. Seuls Rocket et Nebula ont survécu. Et le plus étonnant, c’est que d’autres films solo sont prévus pour eux à l’avenir. Ce qui laisse finalement peu de doutes quant à leur survie après IW. Reste à voir comment cela sera amené avec l’intervention très certaine de Captain Marvel si j’en crois la scène post-générique.

Merci de m’avoir lu.

 

[Wallpapers] Spéciale Marvel Cinematic Universe (MCU)

Afin de célébrer la sortie toute fraiche de Infinity War, je vous propose ma sélection des plus beaux fonds d’écran que j’ai pu trouver mettant en avant nos vengeurs préférés depuis déjà 10 ans au cinéma.

À ce propos, la critique du film suscité est déjà en cours d’écriture et arrivera la semaine prochaine si tout va bien.

Prérequis : Je vous conseille de mettre ce morceau en fond pour une meilleure immersion 😉

Bonus – Marvel Villains by PatrickBrown

Des préférences ? 😎

[Reportage] Japan Party 2018

Le Week-end du 14 au 15 Avril 2018 s’est tenu la 8ème édition de la Japan Party au sein de l’Espace Chevreul à Nanterre. Petite convention annuelle organisée par l’association Imagin’ Con et consacrée aux mangas, jeux vidéo, pop-culture et différentes cultures de l’imaginaire.

Je vais donc-vous conter ma toute première visite du Samedi en ces lieux. Et autant vous le dire d’emblée, j’ai bien l’intention d’y retourner à l’avenir.

Contexte

En comparaison des autres salons plus connus dans le thème, celui-ci n’est certainement pas le plus grand avec ses 2500m². Ce qui est 10 fois plus petit qu’une Paris Manga en termes de superficie. Mais est-ce un problème pour autant ? Non et ce pour plusieurs raisons.

La principale étant que ce salon donne la possibilité de revenir n’importe quand du moment qu’on a payé l’entrée. Pas de « sortie définitive » sauf si la fermeture est imminente. Ça évite ainsi qu’un trop grand monde s’entasse dans un même endroit, rendant le salon plutôt praticable malgré sa modeste taille.

Le parc André Malraux avec vue sur le quartier de La Défense

Certes, ce n’est pas le seul à proposer ça, mais cette JP à l’avantage de se trouver à proximité du parc André Malraux. Une extension du salon qui compense très largement avec sa petite superficie. Le cadre idéal aussi bien pour se ressourcer que pour faire des shootings cosplay pour ceux qui en ont la possibilité. Sauf que cela pose (et a posé si j’en crois le passé) un problème majeur. Combien d’individus en profitent pour passer leur journée au Parc sans poser un pied au salon ?

Une fréquentation toute relative

Y avait presque plus de monde dehors que dedans

Comprenez-moi bien que je ne suis pas là pour juger qui que ce soit, chacun ses raisons. Et je pense que les cosplayers en ont des bonnes à rester dehors car non seulement ça facilite les shootings photo, mais en plus cela leur évite de prendre le risque d’abimer leur costume à l’intérieur pour les plus fragiles.

Mais ça serait dommage de ne pas soutenir une si petite structure ayant bien plus à offrir, qui ne doit son existence qu’aux donateurs de l’asso Imagin’ Con et ceux qui paient l’entrée. Surtout que le billet est compris entre 7€ et 9€ selon le type (et 15€ pour le Week-End). Ce qui est loin d’être cher quand on connait les tarifs des conventions d’aujourd’hui allant de 10 à 25€ selon les jours..

L’ambiance au rendez-vous

Gros point fort du salon, l’ambiance. Chaleureuse, conviviale et festive. Là aussi la taille à du jouer sur cet aspect. J’ai eu l’impression de me sentir plus proche des exposants, du staff (qui sont tous bénévoles) et des gens que d’ordinaire dans ce genre d’événements. Puis entre les différents concerts, concours de bouffe, karaokés et le concours cosplay sur la scène principale, pas le temps de s’ennuyer.

D’ailleurs en parlant d’exposants, la majeure partie des produits mis en avant étaient des créations artisanales faites main. Une authenticité qui change des sempiternels t-shirts, katanas, et autres accessoires “geek” et “otaku” qui se clonent de salon en salon.

Jeux Vidéos & Tournois

Plan de la Japan Party

Rattachée au hall principal, se trouvait une petite zone (à gauche sur le plan) où 4 salles étaient regroupées.

Le “Monde de l’audio” dédié aux séries audio (Chez Le Psy / Reflets d’Acide). La salle « Mini Party » où se tenait des conférences. La “Salle Zen” qui justifie à elle seule le “Japan” dans le nom de la convention avec ses objets, pâtisseries et autres produits importés directement du pays du soleil levant. Et celle où j’aurais passé la majeure partie de mon temps, “L’univers Zelda”.

Le coin Jeux Vidéos du salon où en plus de pouvoir admirer quelques créations, bouquins et autres goodies sur cette saga, proposait de jouer à quelques titres plus ou moins rétro comme le premier Sonic The Hedgehog sur une authentique Megadrive.

Mais le fait marquant de ce salon pour moi fut le tournoi Super Smash Bros 4 ayant eu lieu en ces lieux et auquel j’ai participé de 14h à 17h30. Bien que ce fut mon tout premier tournoi sur ce jeu, j’ai pu arriver non sans mal jusqu’en demi-finales. Hélas mon main Fox a échoué aux portes de la finale face à un certain Matthieu et son Lucas et également lors de la petite finale face à Mao et son Daraen. Les concernés se reconnaîtront. Merci à eux, aux participants et surtout au staff pour ce tournoi palpitant.

Cosplay & Rencontres

Pour finir, on va comme d’habitude parler cosplay. Et même si j’en ai pris très peu en photos, tous étaient de qualité. Les deux qui vont suivre ont particulièrement retenu mon attention, car ayant pour origine commune The Legend of Zelda: Breath of the Wild.

Urbosa par Orfea Nera cosplay

La Grande Fée par Darcy Cosplay

Mention spéciale à Soo Cosplay. Une amie et cosplayeuse de talent sublimée en photo par GEQ Photography incarnant une version « Work In Progress » de Maya du jeu de tir Borderlands. Et qui m’a gracieusement offert 2 prints de ses anciens cosplays (visibles dans le pactole final en fin d’article).

Pour finir avec les photographes cosplay que j’ai (re)croisé, d’abord Mickaël qui gère la page Just call me Micka, et qui fait du bon boulot.

Et enfin juste avant de quitter le salon, j’ai été interpellé par un follower de longue date. Un certain Yohann Franco, photographe cosplay qui tient une page à son nom et qui est la toute première personne à m’avoir appelé par mon pseudo en dehors des réseaux sociaux. Pour le coup ça m’a fait tout drôle. Allez jeter un œil à ses travaux.

Conclusion

Pactole final

La Japan Party est un petit salon qui a tout des plus grands. Avec une excellente ambiance, pas mal d’animations et un superbe parc accessible à tout moment. Mais le mieux pour en profiter est d’y aller soit accompagné, soit dans l’optique d’y retrouver des gens sur place car on en fait très vite le tour.

En tout cas, je remercie chaleureusement le staff, et tous ceux que j’ai croisé aussi bien durant le tournoi Smash que dans le reste de la convention. À l’année prochaine!

[Cinéma] Critique : Black Panther

Ayant eu droit à une première apparition pour le moins étincelante dans Captain America : Civil War (que j’aime appeler Avengers 2.5), la Panthère Noire a eu droit à son propre film juste avant le grand final du Marvel Cinematic Universe contre Thanos qui débutera avec la 1ère partie de Avengers : Infinity War le 25 Avril prochain. Voici donc mon avis sans spoil sur ce Black Panther qui en ce moment pulvérise les scores au Box Office mondial.

Avant-Propos

Me concernant, je ne me suis jamais intéressé plus que ça au personnage de Black Panther issu des Comics Marvel avant son apparition au ciné. Par contre, j’ai vu suffisamment de films du MCU pour dire que ce film est certainement l’un des plus rafraîchissants de cet univers. Et ce pour plusieurs raisons.

Bienvenue au Wakanda

La première et la plus notable de ces raisons tient en un mot, Wakanda. Une nation qui nous offre une représentation à la fois fidèle et inédite (à ma connaissance) de l’Afrique noire telle qu’on la connaît du cinéma et de la vie de tous les jours.

Esthétique

Avec d’abord l’aspect sauvage que l’on doit aux environnements naturels tels que la savane africaine, des cascades, canyons, forêts tropicales et j’en passe. C’est beau, même si on peut regretter que le tout soit du numérique et qu’aucune scène n’a réellement été tournée dans ce continent.

Les différentes tribus du Wakanda renforcent cet aspect avec leurs attributs physiques (piercings, coiffures, tatouages) et costumes (environ 700) inspirés des tenues traditionnelles Africaines à base d’ornements et de tissus des plus exotiques. J’en place une pour la chef costumière Ruth E. Carter ainsi qu’à tous les acteurs, cascadeurs et figurants qui ont contribué à porter les couleurs du Wakanda.

Par contre pour les scènes d’action c’est un peu plus mitigé pour ma part. Certaines d’entre elles manquent de lisibilité. Comme les affrontements au pied de la cascadel’action change sans cesse de point de vue et nous empêche d’apprécier les chorégraphies comme il se doit. Et je trouve qu’on ressent beaucoup trop l’effet « fond vert » surtout durant les scènes avec le costume du Black Panther. Néanmoins, j’ai  pas mal apprécié toute la séquence en Asie et la course poursuite qui s’en est ensuive.

Bande Son

Ludwig Göransson & Ryan Coogler

Cela se ressent aussi au niveau de la bande originale du film composée par Ludwig Göransson (qui avait déjà œuvré pour celle de Creed, le précédent film de  Ryan Coogler) avec un mélange de sonorités tribales, chœurs africains, hip-hop et épiques qui confère au film une sacré identité. Ci-dessous, 2 morceaux parmi mes favoris.

Le thème du Wakanda

Le thème de Killmonger

L’Afrique du futur ?

Mais ce qui fait l’originalité du Wakanda, c’est son aspect Afrique-Futuriste. Chose qui n’a jamais été représenté au cinéma jusqu’ici, du moins à ma connaissance. Une utopie qui fait rêver surtout quand on sait que l’Afrique actuelle malgré ses innombrables ressources, n’a pas encore le même niveau de vie que dans les pays occidentaux.

D’ailleurs en parlant de ressources, cet état-fictif est le seul dans le monde du MCU à exploiter le Vibranium. Un matériau d’une résistance inégalée et qui fait partie intégrante de leur culture. Toute la modernité et la technologie du pays reposent sur lui, dont la combinaison du Black Panther et le fameux bouclier du Captain America pour ne citer qu’eux.

On est donc loin du cliché du pays Africain « pauvre » bien au contraire. Le Wakanda est une superpuissance en avance sur son temps malgré sa politique isolationniste qui sera une des sujets centraux du film.

 

Plus ou moins éloigné du MCU

Black Panther dans Civil War

Autre caractéristique le démarquant des autres films du MCU, c’est l’absence d’interactions entre Black Panther et les autres Avengers dans ce film. Alors que sa trame scénaristique suit directement celle de Civil War. À l’exception près de la 2ème scène post-générique ci-dessous.

Mais à part ça, pas de caméos à l’image de Tony Stark aka Iron Man dans Spider Man Homecoming par exemple. Ici, il n’est question que du Wakanda. Et ce n’est peut être pas plus mal ainsi.

Distribution

Un des plus grandes forces de ce film réside dans son casting et la manière dont ses personnages sont développés.

2 visions différentes pour un seul et même trône

Parmi ceux qui m’ont marqués coté masculin, Chadwick Boseman incarnant T’Challa et endossant impeccablement le costume de la Panthère Noire pour la seconde fois au cinéma. Sage, noble, mais toujours prêt à en découdre pour le bien de son peuple et pour défendre son statut de jeune Roi du Wakanda. Et si je devais le résumer en une citation, ça serait celle-ci dessous qui critique subtilement le gouvernement Américain actuel :

« En temps de crise, le sage construit des ponts, le fou construit des murs. »

Statut qui sera mis en péril par Erik Killmonger incarné brillamment par Michael B. Jordan qui tenait déjà le rôle-titre dans Creed. Ce qui n’a rien de surprenant vu comment il fait parler les poings ici.  Bien que ses méthodes pour parvenir à ses fins soient très discutables, on comprend par le biais de flashbacks et autres éléments de scénario le pourquoi du comment. En clair il n’est pas méchant juste parce qu’il doit être méchant. Un développement fort intéressant qui le place dans le haut du panier parmi les antagonistes du MCU. À tel point qu’il éclipse presque le Black Panther lui-même.

On le voit rien qu’avec le combat idéologique qui les oppose. Et qui a le mérite d’aller beaucoup plus loin que le classique « gentil » contre « méchant ». Avec d’un côté, l’héritier légitime du trône qui tend à perpétuer les traditions de ses aînés et garder le Wakanda à l’écart du monde. Et de l’autre, un « étranger » qui a de bonnes raisons de prétendre lui aussi au trône (ceux qui ont vu le film sauront où je veux en venir), voulant renverser par la force les traditions déjà établies et avec pour objectif d’ouvrir le Wakanda au reste du monde. En résumé, T’Challa et Killmonger ne sont que deux faces d’une seule et même pièce.

Et un dernier point qui m’a convaincu sur le fait que le personnage de Killmonger est très bien écrit, c’est ce post Facebook ci-dessous illustré avec une photo du fameux masque qui lui a fait de l’œil dans le film. Racontant une histoire vraie et m’ayant fait prendre conscience que Coogler n’a rien laissé au hasard.

Pour les non-anglophones, ça dit grosso modo que ce masque appartenait à une ancienne tribu du Nigeria du Sud. Et qu’en 1803 dans l’état de la Géorgie, une rébellion éclata sur un bateau entre les esclaves de cette tribu et leur maîtres qui se soldera par le meurtre de ces derniers. Livrés à eux-mêmes tout en sachant qu’ils ne pourront jamais revenir sur leurs terres d’origines et que leur seul destin était de devenir à nouveau esclaves, cette tribu a entrepris un suicide groupé en se jetant dans l’océan.

Ce qui fait écho à la punchline de Killmonger qui dit à un moment dans le film :

« Fous-moi dans l’océan avec mes ancêtres qui se sont jetés des bateaux parce qu’ils savaient que la mort valait mieux que l’esclavage »

Petite déception pour Andy Serkis. Un immense acteur qui a donné vie à des personnages emblématiques du cinéma tels que Gollum dans le Seigneur des Anneaux, Kong dans King Kong, César dans La Planète des Singes et j’en passe. Et qui joue pour la seconde fois (la première fois étant dans Avengers : L’Ère d’Ultron) le rôle de l’autre antagoniste du film Ulysses Klaue. Bien qu’il soit à fond dans son rôle et cabotine comme pas permis, il est hélas mis en retrait pour une raison que je ne spoilerai pas ici.

Le 1er film de Super-héroïnes noires

J’insiste sur le féminin car les femmes tiennent une place extrêmement importante dans ce film et n’ont rien à envier à leur homologues masculins. Certainement le film le plus féministe qu’il m’ait été donné de voir depuis Mad Max : Fury Road. Si je devais toutes les décrire en 4 adjectifs, ça serait intelligence, sagesseforce et caractère.

D’abord l’éclatante Shuri la sœur du héros incarnée par Letitia Wright, qui pour moi est l’équivalent de « Q » dans les James Bond qui confiera à T’Challa tout l’équipement dont il aura besoin. Elle son atout c’est l’intelligence, et aussi son humour qui fait presque toujours mouche. Mais elle sait aussi se montrer décisive dans les moments cruciaux.

Ensuite la promise du héros  qu’est Nakia jouée par Lupita Nyong’o. Et qui lui ressemble un peu sur le plan de la sagesse. Tout comme la mère du héros Ramonda incarnée par Angela Bassett. Et le meilleur pour la fin, l’impitoyable guerrière Okoye jouée par Danai Gurira (Michonne dans The Walking Dead). Qui allie force et caractère. Nul doute que sans leur présence, T’Challa aurait eu beaucoup de mal à défendre son royaume.

Conclusion

En tant que film de super-héros, ce Black Panther joue dans le classique. Mais tout l’intérêt se porte pour le reste. Le Wakanda, les personnages, les thématiques abordées, la rivalité entre T’Challa et Killmonger etc. Pour moi, il est dans le haut du panier des films du MCU et de Marvel en général.

Ce film c’est non seulement une belle lettre d’amour à la culture africaine, mais aussi une belle leçon de politique et de féminisme. Et le fait que le cast soit noir à 95% joue énormément, surtout que c’est tellement peu courant. Même si c’est loin d’être le premier film avec un tel casting contrairement à ce qui se dit un peu partout sur le net.

Et je dois vous avouer qu’en tant qu’Africain moi-même, voir un film aussi couillu sur ces aspects avoir autant de succès me fait énormément plaisir. Est-ce un film important ? Peut-être. Mais une chose est sûre, il est porteur d’espoirs.

Merci de m’avoir lu et n’hésitez pas à me donner votre avis sur ce film ou ma critique. 😉