[Fan-game] Metroid Prime en 2D

À quoi ressemblerait un jeu 3D tel que Metroid Prime s’il était transposé en 2D ? La Team SCU a répondu à cette interrogation avec une récente démo appelée Prime 2D. Qui comme son nom l’indique, reprend tout ce qui constitue le jeu d’origine mais en s’inspirant des opus 2D. Environnements, ennemis, musiques, l’essentiel y est. La démo est jouable à cette adresse.

Pourtant plus de 10 ans en arrière, des fans avaient déjà tenté cette transposition. Au sein d’une démo qui n’existe plus aujourd’hui, mais dont on a un aperçu dans la vidéo ci-dessous.

 

En espérant que le projet ne subisse pas le même sort qu’AM2R en son temps. Surtout connaissant « l’amour » que Nintendo porte à ce genre de projets…

[Anime] Critique – L’Attaque des Titans: Saison Finale, partie 1

aot-s4Il y a 8 ans, l’adaptation du manga d’Hajime Isayama vit le jour. Manga qui lui, s’apprête à se terminer dans les jours qui viennent après 12 ans de publication. Cette première partie de saison 4 étant tout juste terminée, l’heure est au bilan de mi-parcours d’une saison bien différente de ce dont on nous avait habitués jusqu’alors. Sans spoilers majeurs.

De Wit à MAPPA

Le premier gros changement concernait l’animation. Qui n’a plus été supervisée par le studio Wit comme ce fut le cas pour les 3 premières saisons, mais par MAPPA. Studio à qui l’on doit Gambling School, et plus récemment Jujutsu Kaisen pour ne citer qu’eux. Pour ma part, j’ai trouvé qu’ils se sont relativement bien débrouillés pour cette saison même si l’animation est assez inégale. Oscillant souvent entre le bon et médiocre même dans les moments importants. Avec une CGI presque omniprésente durant les affrontements entre titans. De plus, le ton chatoyant des saisons d’avant a laissé place à des couleurs plus ternes, assez raccord avec le contexte. De toute manière, c’était compliqué d’avance de passer après Wit qui a sublimé le manga de la plus belle des manières. Et même si je salue l’effort de MAPPA, j’ai toujours une préférence pour l’ancien style. Plus virevoltant et plus impactant.

En plus de cela, j’ai cru comprendre que les conditions de travail chez MAPPA étaient loin d’être réjouissantes. Avec des deadlines très serrés pour un rythme de production acharné. Sans parler des très nombreuses animes sur lesquels MAPPA bossait en parallèle de SNK. Un cas qui malheureusement est loin d’être isolé dans le milieu, et il serait grand temps que ça change. Ne serait que pour certains internautes visiblement mal éduqués n’aillent pas jusqu’à harceler violemment des employés qui ne font que leur mieux avec les contraintes qui leur sont imposées. Car frustrés que la qualité de l’anime ne soit pas conforme à leur attentes.

Une levée de boucliers qui s’est intensifiée dès l’épisode 6 qui avait déçu pas mal de monde. Au point où certains allaient jusqu’à dire que cette adaptation était une « purge ». Ces gens-là n’ont pas dû voir beaucoup d’anime à la réalisation réellement douteuse (ou d’anime tout court) pour tenir ce genre de propos. Comme la S2 d’One Punch Man ou la S3 de Seven Deadly Sins qui sont clairement des accidents industriels. À un moment donné faut arrêter la mauvaise foi.

De l’autre côté de la mer, la guerre

Le berceau des Titans qu’était l’île du Paradis a laissé place à l’enfer des contrées de Mahr. Un changement de contexte et d’époque qui m’avait pas mal dérouté durant les chapitres parus il y a quelques années déjà. Où étions-nous ? Que sont devenus les personnages principaux de la série ? Qui étaient ces nouveaux titans et ces jeunes gens que l’on envoyait au front ? Combien de temps s’était écoulé depuis les évènements du district de Shiganshina ? Tant de questions dont on aura des réponses au compte-goutte, au sein d’un monde pas beaucoup plus accueillant qu’Eldia. Très loin de la liberté autrefois recherché par le trio de tête.

Dès le départ, nous étions directement plongés dans l’ambiance d’un monde en guerre, avec une technologie plus avancée et une atmosphère nous rappelant la Seconde Guerre Mondiale et le régime du 3ème Reich Allemand. D’un côté la coalition Mahr qui passent pour les oppresseurs, et de l’autre les Eldiens victimes de leur condition, et considérés comme des monstres sans distinction. Même si dans le fond c’est bien plus nuancé que ça. D’ailleurs même les titans n’ont plus la même aura qu’auparavant. Car en plus de servir d’armes pour Mahr, la puissante artillerie pourrait avoir raison d’eux en un claquement de doigts. Le mythe titanesque s’effondre donc.

Un conflit armé que l’on ressent jusqu’à son générique qui tranche radicalement avec ses prédécesseurs dans le ton. Les protagonistes principaux ont quasiment disparus des visuels pour laisser place à tout ce qui touche de près ou de loin à l’horreur de la guerre. Explosions, marches militaires, morts, un tout qui contraste beaucoup avec la musique assez entrainante et joyeuse en fond. Un opening que j’aime beaucoup même si celui de la première saison reste indétrônable à mes yeux.

Ce qui m’amène à parler de la bande-son toujours supervisé par Hiroyuki Sawano, mais cette fois accompagné de Kohta Yamamoto. Une composition dans la plus pure lignée des saisons d’avant, même si moins marquante à mon goût. J’ai surtout retenu le thème principal Ashes of the Fire que l’on doit à Yamamoto justement, et qui est excellent.

Narration

Niveau rythme, ça ne venait peut-être que de moi mais j’ai trouvé que les évènements s’enchainaient assez vite dans la trame par rapport aux chapitres du manga. Chose qui s’est confirmée au fil des épisodes avec des scènes du manga qui ont été écourtées, passées à la trappe, voire même désordonnées. De toute manière, je pense que cette saison est arrivée trop tôt. Le nouveau studio aurait dû se laisser 6 mois ou 1 an de plus ne serait-ce que pour laisser le temps au manga de se finir pour de bon. Mais j’imagine que pour des raisons pécuniaires c’était trop demander. Le profit avant la santé du staff j’imagine… Puis faut se rappeler que 4 années se sont écoulées entre la toute première saison et la seconde, avant de passer sur un rythme annuel.

En termes de narration, cette saison a prouvé une fois de plus qu’Isayama maitrise son œuvre à 200%. Avec des éléments qui à première vue peuvent paraitre anecdotiques, mais qui quelques épisodes voire quelques saisons plus tard, bousculent tout sans qu’on ait le temps de le voir venir et nous font porter un regard tout autre à l’œuvre. Le meilleur exemple pour cette saison 4 est le flashback du personnage de Sieg de l’épisode 15. Expliquant comment il a été endoctriné par le même père qu’Eren avant lui, et le terrible choix qu’il a du faire pour se sortir de sa condition et devenir l’individu qu’il est aujourd’hui. D’ailleurs, il est temps de parler du cœur de cette œuvre, les personnages.

La roue a tourné

Ce que j’aime dans SNK, c’est à quel point il démonte toute forme de manichéisme. La notion de bien ou de mal n’est juste qu’une question de point de vue. On le voit rien qu’à l’affiche promotionnelle de cette saison qui illustre mon article. Montrant le titan d’Eren s’apprêtant à ravager une ville, de la même manière que le Colossal et le Cuirassé l’ont fait dans le tout premier épisode de la série. Un « juste » retour des choses.

Il en va de même pour les protagonistes qui ont méchamment gagnés en profondeur. À savoir Armin, Mikasa, Jean, Connie, Sasha et d’autres. Toujours complices mais on ressent à quel point ils se sont endurcis au fil des années. Au point d’avoir maintenant autant de sang sur les mains que Reiner, Berthold et Annie en leur temps. D’ailleurs, ces membres restants du bataillon d’exploration en paieront le prix avec une victime collatérale dont ils se seraient bien passés à l’épisode 8. Un moment qui fut déchirant, même pour moi qui savait ce qui allait se passer. Pour les nouveaux venus comme Jelena pour ne citer qu’elle, j’ai trouvé qu’ils s’intégraient bien dans le lot.

Il y a deux personnages en particulier dont j’ai envie de parler. D’abord Eren, qui est totalement méconnaissable dans cette saison. Passant quasiment du protagoniste à l’antagoniste. L’adolescent pleurnichard mais avec des rêves pleins la tête du début d’œuvre, à laisse placé à un jeune adulte froid et calculateur. Un changement de personnalité qui aura des répercussions directes sur la relation qu’il entretenait avec ses amis les plus proches. La rupture définitive ayant lieu durant l’épisode 13 où il balancera ses 4 vérités à un Armin et une Mikasa complètement déboussolés. Bien que les motivations du Jeager demeurent encore mystérieuses durant cette saison, nul doute qu’il continuera à aller de l’avant peu importe les conséquences. Un développement de personnage comme on en voit rarement.

Le second personnage est celui qui s’approche le plus de l’ancienne version d’Eren. Je veux bien sûr parler de Gaby. Qui voue une haine aux Eldiens qui est comparable à celle qu’Eren vouait aux titans autrefois. Déjà détestable dès le début de la saison, elle franchira un cap de non-retour durant cet épisode 8 en devenant l’ennemi public numéro 1 d’une grande partie des fans. Et si je peux me permettre une opinion impopulaire, elle est loin, mais alors très loin d’être le personnage le plus détestable.

Mais ça, c’est ce qu’on pourrait penser en s’arrêtant seulement à la surface des choses. L’intérêt d’une œuvre aussi complexe que SNK, c’est de s’intéresser davantage aux raisons qui ont motivé Gaby et Eren à agir comme ils l’ont fait. Et comment ces derniers peuvent évoluer par rapport à ce passif. Avant d’être une meurtrière, Gaby est avant tout une victime du système Mahr qui a tout fait pour les monter contre des Eldiens qui n’ont pas choisi leurs origines. Et elle comprendra assez vite que ce peuple est loin d’être les démons qu’on lui avait vendus. Concernant Eren, nul doute que ce qui a « vu » lors de son contact avec Historia en fin de S3 à du le transformer lentement, mais sûrement de manière irréversible.

Conclusion

Cette saison 4 fut frustrante. D’abord dans le sens où elle ne m’aura pas fait autant frissonner que par le passé même si j’en retiens quelques grands moments. Et ensuite par son épisode final que je n’ai pas trouvé incroyable pour une fin de saison. Rendant encore plus pénible l’attente de la seconde et ultime partie l’année prochaine.

En tout cas le changement de studio ne m’aura pas fait déprécier cette œuvre qui aura rendu mes Dimanches meilleurs. Et qui peu importe sa conclusion prochaine, fait déjà partie des plus grandes œuvres de la japanimation et du manga. D’avance, merci à Isayama pour tout. Et merci aussi au staff de MAPPA d’avoir assuré du mieux que possible ce projet… Titanesque.

[Sorties] Avril 2021

Liste non exhaustive des grosses sorties vidéoludiques d’Avril.

Xbox – Games With Gold

  • 1er au 30 Avril : Vikings : Wolfes of Midgard (One)
  • 16 Avril au 15 Mai : Truck Racing Championship (One)
  • 1er au 15 Avril : Dark Void (360)
  • 16 au 30 Avril : Hard Corps : Uprising (360)

PlayStation Plus

Du 6 Avril au 3 Mai :

  • Oddworld Soulstorm (PS5)
  • Days Gone (PS4)
  • Zombie Army 4 (PS4)

Autres sorties

1er Avril : Outriders (PS4, PS5, One, SX, PC)

6 Avril : Lost Words : Beyond the Page (PS4, One, Switch, PC)

6 Avril : Oddworld : Soulstorm (PS4, PS5, One, PC)

15 Avril : Ashwalkers : A Survival Journey (PC)

15 Avril : SaGa Frontier Remastered (PS4, Switch, PC)

15 Avril : Stitchy in Tooky Trouble (Switch)

16 Avril : Poison Control (PS4, Switch)

20 Avril : MLB The Show 21 (PS4, PS5, One, SX)

22 Avril : MotoGP 21 (PS4, PS5, One, SX, Switch, PC)

23 Avril : NieR Replicant ver.1.22474487139… (PS4, One, PC)

23 Avril : Judgment (PS5, SX)

30 Avril : R-Type Final 2 (PS4, One, SX, Switch, PC)

30 Avril : Returnal (PS5)

30 Avril : New Pokemon Snap (Switch)

[Actu] Le récap jeux vidéos : semaine 12 (22/03 – 28/03)

recap-jv-s12-nindo64Nouvelle session de mon récap hebdomadaire et non exhaustif de l’actu du jeu vidéo. Au programme de la semaine du 22 au 28 Mars 2021, les Pikmin débarqueront sur mobile, encore des reports, et des conférences JV.

Un Pikmin GO annoncé par Niantic et NintendoPikmin GO

Après un Pokemon GO dont le succès n’est plus à prouver depuis bientôt 5 ans, puis Harry Potter: Wizards Unite en 2019, Niantic nous a révélé que son prochain projet mobile en Réalité Augmentée porterait sur les Pikmin cette année. Une saga ayant vu le jour sur Nintendo Game Cube 20 ans auparavant et décliné en 3 épisodes à ce jour. Tout comme les précédents jeux du studio, l’objectif est de rendre les ballades plus ludiques.

Back 4 Blood et Humankind repoussés de 4 moisBack-4-blood-delayed

Deux gros reports cette semaine. Le premier étant le futur jeu de Turtle Rock Studios à qui l’on doit les Left 4 Dead ne sortira pas le 21 Juin prochain comme prévu, mais le 12 Octobre 2021. D’ici là, les développeurs mettront à disponibilité une bêta multijoueurs dans le courant de cet été.

humankind-delayed

Le second report concerne Humankind du studio Amplitude, qui aura vu sa sortie décalée du 22 Avril au 17 Août 2021. Dans les deux cas, la volonté est de peaufiner davantage leur jeu même si on se doute qu’une certaine crise sanitaire n’est pas étrangère à tout ça.

Future Games ShowFuture-Games-Show-Spring-Showcase

L’édition printanière du Future Games Show 2021 s’est tenue le 25 Mars dernier. Près d’une quarantaine de jeux ont été montrés tels que The Lord of the Rings : Gollum, Axiom Verge 2, Naraka Bladepoint, Quantum Error, et bien d’autres. Deux autres éditions auront lieu en Juin et Août prochain.

AG French Direct 2021

Le 24 Mars a eu lieu la nouvelle édition du AG French Direct. Un événement du site ActuGaming, visant à mettre en avant le JV francophone. Parmi les jeux montrés, on y retrouve le prochain Astérix & Obélix : Baffez-les-Tous, BROK the InvestiGator, le RPG Noob: Les Sans-Factions, Tandem : A Tale of Shadows, Bibots, et bien d’autres. La liste complète des jeux présentés est consultable à cette adresse.

À la prochaine pour un nouveau récap !

[Cinéma] Critique – Zack Snyder’s Justice League

En 2017 sortait la première version de la Justice League au cinéma par Joss Whedon. Un film qui n’aura pas eu le succès critique et commercial escompté, et ayant subi une production chaotique avec un changement de réalisateur en cours de route qui fut lourd de conséquences.

Il aura fallu attendre 4 ans et une mobilisation sans précédent des fans pour voir enfin le film tel qu’il était imaginé par Zack Snyder. Alors que vaut cette fameuse Snyder Cut par rapport au film d’origine et en tant que film de super héros de l’univers cinématographique de DC ? Ma réponse sans spoilers.

2017 vs 2021

Me concernant, la version de Whedon m’avait laissé un sérieux goût d’inachevé. À l’époque où sa sortie approchait, il était annoncé que le film allait taper dans les 3h au lieu des 2h finalement retenues par la production. Chose que j’ai clairement ressenti durant mon visionnage en salle. Beaucoup de scènes avaient l’air d’être coupées au montage ou ajoutées à l’arrache, et certains éléments du scénario auraient gagné à être davantage développés.

De plus, j’avais un sérieux problème concernant sa réalisation que j’avais trouvé indigne d’un film de cette trempe. Avec des effets visuels souvent douteux, notamment la modélisation de Cyborg qui m’avait l’air d’être sorti tout droit d’une cinématique d’un jeu PS3. Ainsi que le fameux gros plan sur Superman incarné par un Henry Cavill dont on avait rasé numériquement la moustache dans la vidéo ci-dessus. De plus, c’était un film qui avait fait l’erreur de se détacher du côté sombre et sérieux de ses prédécesseurs afin de faire « comme Marvel ». Avec un humour forcé et des moments assez gênants que j’aurais préféré oublier.

Une frustration qui ne me donnait qu’une envie, c’était de voir cette version longue qu’on appellera très vite Snyder Cut. Et pour le coup on peut remercier les fans qui se sont mobilisés comme rarement en militant en faveur de sa sortie. Ce mouvement #ReleaseTheSnyderCut, sera repris par les acteurs eux-mêmes jusqu’à ce que le réalisateur en personne annonce en Mai 2020 que sa director’s cut verra bel et bien le jour non pas au cinéma, mais via la plateforme de streaming HBO Max aux États-Unis.

Un miracle. Du jamais vu dans l’histoire du cinéma. Rien que pour l’effort, j’étais prêt à redonner une seconde chance à ce film qui méritait mieux. Et autant dire d’emblée que je ne l’ai pas regretté.

Esthétique

Sur le plan purement visuel, ce Justice League est certainement l’un des films les plus impressionnants de chez DC. La mise en scène et l’intensité des scènes d’action sont irréprochables, et certains plans sont littéralement divins. Une iconisation des héros et des vilains qui est dans la plus pure continuité de ce que faisait Batman v Superman.

Mais au-delà du visuel, ce qui m’a marqué c’est l’extrême violence graphique du film dans sa globalité. Et qui fait franchement du bien quand on sait à quel point la version de Whedon a été édulcorée à la demande de la Warner pour ne pas trop choquer les mœurs. Une brutalité qui par moments, m’a rappelé le film 300 de Snyder. Notamment durant la bataille de l’âge des héros où l’on verra différents peuples de l’univers DC faire front commun face à un ennemi auquel je reviendrais plus bas.

En revanche là où je suis plus mitigé, c’est à propos de la marque de fabrique de Snyder que sont les ralentis caractéristiques de sa filmographie. Chose qui de base ne me dérange pas tant que ça et que je trouve même stylé. Car donnant plus d’impact et plus de puissance aux scènes d’action. Mais ici, je trouve qu’il y en a beaucoup trop et souvent pour pas grand-chose. À la limite il aurait fallu en garder un maximum pour le personnage de Flash qui lui en a bien besoin au vu de ses pouvoirs.

Et dernier point que je voulais aborder concernant l’esthétique, le format en 4:3. C’était assez perturbant de voir un film ainsi à une ère où la majeure partie des écrans de foyers et de cinéma sont en 16:9. Mais j’ai appris après coup que c’était le format IMAX tel qu’il avait été tourné durant sa production. Le fait est que Snyder a simplement souhaité le garder tel quel. De toute manière on s’y fait assez vite et ça ne gâche pas l’expérience.

Musique

J’aimerais toucher deux mots sur la bande-son par Tom Holkenborg aka Junkie XL. Qui est aussi longue que le film et que j’ai beaucoup apprécié. Les thèmes des personnages sont assez marquants (en particulier ceux de Cyborg et Wonder Woman) et on retrouve des variations de musiques de BvS et Man of Steel. D’ailleurs le compositeur a lui aussi changé entre les deux films puisque c’était Danny Elfman qui était en charge de la version d’origine. Et dont je n’ai aucun souvenir.

Narration

L’histoire du film est très classique et demeure peu ou prou identique entre les deux versions. Il est toujours question d’empêcher les Boites Mères d’entrer en possession de l’ennemi sous peine de mettre l’humanité en danger. La grande différence étant la manière dont le tout est raconté. Tout à un sens et on comprend les tenants et aboutissants qui semblaient assez obscurs auparavant. Et en en plus de ces boites, un enjeu totalement absent de 2017 et pourtant familier à cet univers vient s’implémenter dans la trame. Il s’agit de « L’Équation d’Anti-Vie » qui parlera aux connaisseurs.

En termes de rythme, on sent aussi l’amélioration. Le film prend son temps et a le temps. Même si on n’échappe pas à quelques longueurs et moments de flottement qui auraient pu faire gagner plusieurs dizaines de minutes au long métrage. D’ailleurs le film est divisé par chapitres. Probablement les vestiges d’un format épisodique initialement prévu mais qui a finalement laissé place à ces 4h. Ce qui pour moi n’est pas plus mal car ça aurait cassé le rythme.Ce qui m’amène à évoquer l’épilogue qui à défaut d’apporter beaucoup au film de base, nous offre un contexte et des personnages qui auraient pu donner lieu à une suite qui n’arrivera probablement jamais. Avec un Jared Leto tentant tant bien que mal de redonner une seconde chance à son Joker qui fut assez décevant dans la version ciné du Suicide Squad de David Ayer. D’ailleurs il est temps de parler des personnages.

Distribution

Concernant le casting, j’ai beaucoup apprécié le fait que les personnages principaux du film soient bien mieux mis en avant. Aussi bien en termes d’écriture que de puissance à l’écran. Même si la durée inédite du film aide beaucoup à leur exposition. Là où chez Whedon certains étaient anecdotiques pour ne pas dire inutiles, ici ils sont tous importants à leur manière et ont leur rôle à jouer dans l’histoire.

De ceux que j’ai retenus, le premier qui me vient en tête est Victor Stone alias Cyborg qui a enfin eu le traitement qui lui faisait défaut. Tout est beaucoup plus clair concernant son passé, ses motivations, et surtout son pouvoir démesuré lié a la technologie dont il est constitué. Pouvant mettre le monde à genoux s’il le souhaitait. Probablement l’un des personnages les plus importants de ce film.

Vient ensuite Barry Allen le Flash qui a lui aussi gagné en profondeur. Ajoutant une touche de légèreté et juste ce qu’il faut d’humour dans ce monde de brutes. Les séquences spectaculaires où on le voit utiliser ses pouvoirs supersoniques sont non seulement plus nombreuses, mais aussi bien mieux amenées. On comprend mieux à quel point il est crucial, aussi bien dans la séquence dans le vaisseau de Superman que vers la toute fin du film où il met le temps à rude épreuve de manière magistrale.

Aquaman est peut-être celui qui m’aura le moins ébloui malgré sa carrure et le charisme naturel de Jason Momoa qui l’incarne. Pour le coup, il était bien plus intéressant dans son propre film sorti en 2018.

À contrario, Gal Gadot en Wonder Woman a livré selon moi, sa meilleure prestation de tous les films du DCU. Incluant ses propres films. Elle fait brillamment honneur à son statut d’Amazone. À savoir une guerrière impitoyable, sans peur, et d’une force surhumaine. Tout comme son peuple que l’on verra livrer combat à plusieurs reprises, dans des scènes me rappelant les plus grandes batailles du Seigneur des Anneaux. J’en veux pour preuve sa première scène où elle intervient durant une prise d’otages, et ses échanges musclés face à Stepenwolf.

L’homme au centre de cette équipe de choc n’est pas en reste non plus. Je veux bien sûr parler de Ben Affleck en Bruce Wayne (que j’aime appeler Batfleck). Un peu plus en retrait que les autres et qui brille non pas par une puissance qu’il ne partage pas avec ses coéquipiers, mais par ses aptitudes de leader et sa volonté d’aller de l’avant. Lui qui a tant de remords suite au trépas de Superman dans BvS dont il se sent responsable, malgré le fait qu’il avait passé la majeure partie de ce même film à le traquer à mort. Ce qui me rend triste c’est que ça sera probablement la dernière fois qu’on le verra endosser ce costume qui lui allait si bien.

D’ailleurs concernant le Superman de Cavill qui est l’un des principaux enjeux de ce film, je regrette le fait qu’on ne le voit pas tellement. Mais quand il est présent à l’écran prêt à en découdre, on sait que ceux en face vont passer un sale quart d’heure. Tout comme durant la scène de son retour qui a assez peu changée par rapport 2017. À la différence qu’il est pratiquement muet et que la tension est plus palpable. Et malgré sa surpuissance, ce n’est plus le Deus Ex Machina du 1er film qui surclassait ses coéquipiers.

On voit aussi très nettement les conséquences de sa mort en début de film avec cette scène d’intro incroyable qui met directement dans l’ambiance. Quand le monde perd son Dieu, le monde est endeuillé. Un deuil qui transparait tout le long du film et qui fait sens quand on sait que Snyder l’a dédié entièrement à sa fille décédée.

Du côté des vilains, impossible de ne pas parler de Darkseid qui fait sa première apparition à l’écran. Lui qui fut totalement absent du 1er film pour une raison qui me dépasse. Tout comme l’Homme d’Acier, on le voit très peu mais il en impose méchamment dans ces moments-là. Notamment durant des flashbacks et certaines visions que j’ai trouvées glaçantes. C’est clairement le mal incarné qui n’a que la violence pour seul langage. Un certain Thanos n’a qu’à bien se tenir après ça.

Pour finir, même son serviteur Stepenwolf a pris du galon. Ce dernier n’est plus l’antagoniste de seconde zone qu’il était en 2017. À commencer par un meilleur design avec son costume de métal brillant (qui ne doit pas être très confortable à porter). Ainsi qu’une brutalité accrue avec des scènes où il ne rechigne pas à trancher des guerriers par dizaines. Il a aussi un côté un peu plus « humain » qui le distingue de son maitre.

Conclusion

Moi qui m’attendais à un film tout juste passable après la déception de 2017, j’en suis ressorti très satisfait de cette Snyder Cut indiscutablement bien meilleure sans être parfaite, et dont je n’ai presque pas vu les 4h défiler. Alors certes il n’avait peut-être pas besoin de durer autant, mais force est de constater que ça lui fait beaucoup de bien. Que ce soit en termes de rythme, de développement, et d’exposition des personnages. Dans un sens on peut s’estimer chanceux de l’avoir enfin vu tel quel, car une sortie au ciné aurait certainement tronqué sa durée de manière significative.

Pourtant il y a une question que je n’arrête pas de me de poser après visionnage. Comment Whedon et la Warner ont-ils pu foirer à ce point ? J’espère sincèrement qu’eux et les producteurs de cinéma en général en tireront des leçons, et éviteront à l’avenir de sacrifier une identité et une vision d’auteur pour des raisons pécuniaires. Et dire que si ce Justice League était sorti tel qu’il devait l’être, le paysage cinématographie de DC aurait sans doute été bien différent.

Encore une fois, merci aux fans sans qui tout ça n’aurait jamais vu le jour, et surtout merci Zack Snyder d’être allé au bout du projet et d’avoir tenu toutes ses promesses.