[Reportage] Yggdrasil 2023

Festival lyonnais biannuel dédié aux mondes de l’imaginaire depuis 2015, Yggdrasil a de nouveau pris place au sein d’Eurexpo le week-end du 4 au 5 février. Voici mon compte-rendu de ma première balade en ces lieux.

La carte du Monde 🧭

Ou devrais-je dire la carte « des » mondes. Puisque les 21 000m² du Hall 4 d’Eurexpo où s’est tenu ce festival, furent repartis en huit zones nommées en référence à des territoires, objets, ou autres issus de la pop culture. Voici ce que j’ai vu dans chacun de ces espaces.

Oompatopia 🍭

Où est Charlie (et la chocolaterie) ? La réponse se trouvait à Oompatopia. Le paradis du sucre et des friandises en tout genre, où l’on pouvait même croiser Willy Wonka en personne.

Nautilus ⚙

Sous-marin fictif inventé par Jules Verne dans son roman Vingt Mille Lieues sous les Mers, le Nautilus est un symbole de progrès technologique qui sied bien à cette zone où le Steampunk règne. À quoi ressemblerait notre monde à l’aube de la révolution industrielle, mais avec une technologie aussi avancée voire plus qu’aujourd’hui ? Une uchronie où l’on imagine des individus habillés en costumes d’époque victorienne avec des hauts de formes, corsets, beaucoup d’engrenages et autres accessoires métalliques. Ainsi que des machines à vapeur à chaque coin de rue.

J’y ai vu pour la première fois de ma vie un cabinet de curiosités. Celui de Produits d Rivets qui exposait des créatures réelles enfermées dans des bocaux remplis d’eau et scellés. Dans le cas présent, des céphalopodes.

Non loin de là se tenait une petite expo de créations Steampunk par @brown_company_explorers. Certaines étaient même fonctionnelles et l’une d’elles me rappelait le robot Wall-E du film éponyme.

Alexandrina

La fine fleur des auteurs et illustrateurs du salon ont été regroupés dans la bibliothèque d’Alexandrina. Dont Julien Vergé ART et ses sublimes affiches de films cultes comme Retour vers le Futur, Harry Potter, ou encore Terminator.

Pour ceux qui se sont déjà demandé à quoi ressemblerait l’anatomie de créatures mythologiques telles que des Dragons, Phoenix, ou Manticores, Zellgarm a fait couler l’encre de Chine pour nous le révéler.

Même matériel de dessin, mais dans un tout autre style, j’ai été subjugué par le souci du détail des œuvres de Camille Murgue.

Kohaku ⛩

Dans cette zone dédiée à la culture asiatique, toute ressemblance avec un quelconque village ninja serait purement fortuite. On y trouvait une poignée de jeux vidéos rétro, l’espace cosplay, calligraphies, et démonstrations d’arts martiaux sur la Scène Shibuya.

Sherwood 🌳

La légende dit que Robin des Bois lui-même serait passé par là. Je veux bien sûr parler de Sherwood. Cette zone féerique nommée comme la forêt du même nom, et qui fut la plus grande de tout le salon. Il n’était pas surprenant de croiser au détour des allées, des fées, des dragons, des orcs…

Et même des anges dont j’ai pu faire partie le temps d’une photo avec mes ailes déployées fixées sur le mur derrière moi.

Une (petite) grande roue fonctionnelle en bois, mais ne pouvant accueillir que les plus jeunes à certains créneaux de la journée.

La galerie de Simon De Thuillières exposant ses fameuses enluminures aussi actuelles que d’époque.

Un petit décor de la Comté de la saga du Seigneur des Anneaux. Très prisé autant par les visiteurs que les cosplayers.

Spectacle de la troupe du Condor sur la scène Arthur que j’ai filmé. Les initiés auront reconnu l’air du jeu Skyrim en version médiévale.

King Cross 🚂

La gare de départ pour tout sorcier qui se respecte avec la fameuse voie 93/4 et couvrant une bonne partie du « hall sombre » d’Yggdrasil.

La scène Severus, nommée en hommage à l’illustre professeur de même nom, était le théâtre de spectacles divers et variés dans le thème d’Harry Potter. Ci-dessus, de l’initiation à la magie.

Cabine bleue reconnaissable entre mille, on dit du Tardis qu’il est « plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur ». Chose que j’ai pu confirmer avec ce musée de The Whoniverse Company dédiée à Doctor Who. Exposant de nombreux objets, costumes, et décors de cette série culte.

Euphyllia 🪐

Ceux qui cherchaient de la Science-Fiction à Yggdrasil auront trouvé leur bonheur à Euphyllia. Une zone aussi bleue que les Avatars de la planète Pandora, et justifiant probablement à elle seule le pourquoi ce hall avait été plongé dans le noir. Avec ses nombreux éclairages phosphorescents qui donnaient une ambiance assez particulière, surtout sur la scène Pandora Pandorica où se déroulaient des combats au sabre laser sous la tutelle de l’Académie des Jedi Auvergnats.

Une maquette du village de Tatooine de Star Wars. Sous l’œil attentif du sosie de Georges Lucas.

Le général Grievous qui surveille les Jedi de l’Ouest. J’espère pour ces derniers qu’un certain Obiwan Kenobi est dans les parages.

Un stand pour le moins original, puisque constitué essentiellement d’objets en carton par FORCE ET Carton – Grenoble Boxwars. Dont parmi elles des armes, armures et boucliers qui ont servis pour des affrontements endiablés.

Demain, mais en mieux 🚀

Après la science-fiction à Euphyllia, place à la science « tout court » avec l’espace Demain, mais en mieux. Représentant à lui seul, la moitié du hall sombre par ses 3500m² d’exposition. Et regroupant bon nombre d’instituts de recherche, d’écoles, d’objets, prototypes, personnalités publiques, et autres ayant contribué au progrès technologique et spatial.

La pièce maitresse de la zone étant le moteur de la fusée Ariane 6 dont le premier décollage est prévu dans le courant de cette année. Autant dire que c’était une occasion rarissime de la voir en vrai.

Un concept d’atterrisseur lunaire pour le futur retour des humains sur la Lune par la startup Spartan Space. Avec Arnaud Prost (à droite), un des astronautes réservistes de l‘Agence Spatiale Européenne (ESA) en plein interview.

Des fusées expérimentales par l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon.

Le prototype de l’atterrisseur Huygens, larguée par la sonde Cassini sur la lune Saturnienne Titan en 2005.

Parmi les expériences scientifiques proposées, l’une d’elles recréait à toute petite échelle, les conditions atmosphériques de la planète Mars.  Avec des Marshmallows qui se dilataient et se recroquevillaient selon la quantité d’air. Car il faut savoir que l’atmosphère de la planète rouge est beaucoup plus ténue que sur Terre et que la quantité d’oxygène y est infinitésimale. Y errer sans protection, c’est la mort assurée.

Artistes 🎨

Yggdrasil m’aura particulièrement marqué par la variété des nombreux artistes présents (près de 250), et la qualité de leurs créations toutes faits main. D’ailleurs, le cuir était le matériau prédominant en ces lieux. Voici mon listing de celles et ceux qui m’ont fait de l’œil.

Les costumes, ailes, et autres objets de Chimeral CosplayArt

Les bougies, veilleuses et colliers par Do it Rabbit & Co / Angia – Mama Cosplay

Les broderies de @la_fraise_filee

Les champignons de The Wicked Faerie.

Les plantes luminescentes de Lumycelium

Les masques de Caféine

Les accessoires cuir de D’Cuir – dcuir.bzh

Les yeux de verre de @morosity_sfx

Et pour moi la pièce maitresse des figurines du salon, Feeloo à donné vie à un Kratos directement inspiré par ce Fanart de CK Göksoy. Je n’ai même pas osé demander son « prix indécent » indiqué par le vendeur.

Cosplays 🎭

Sasuke : @the_mr_tran – Mandalorian : 501st Legion French Garrison

Un escargot humanoïde – Orc :Troupaskaya

La salle de bain de @mermaid_aemlya

Capitaine Amélia : @shiri.chu Megu-Cosplay

Carot : Switchy cosplay – Groupe : Switchy cosplay, @bleuyoshimura, @shanou_cosplay, @asunakyocosplay, @tortankarton

@kelpie.cos & @madness.cos – Triss Merigold : FireDaxx & Raiponce : Kisume Cosplay

Bodypainters

La photo finale du défilé / concours cosplay sur la grande scène le dimanche.

Pactole

Un pactole bien fourni que voilà. Avec au centre, une ceinture et des protections d’avant-bras en cuir.  Au-dessus, un poster d’Yggdrasil et deux de Julien Vergé ART. Encore plus haut, trois bouquins sur Mars, l’ESA, et la mission spatiale Alpha récupérés dans l’espace « Demain, mais en mieux ». Idem pour les cinq cartes postales spatiales plus bas.

Zoom sur les  bouquins dépliés.

Zoom sur le journal de quête / passeport qui nous incitait à rechercher des stands et des personnages spécifiques pour gagner des récompenses. Une très bonne idée même si je ne suis pas allé au bout de toutes les quêtes. Ma progression m’a toutefois permis d’avoir le badge de la photo.

Un badge du bouclier Hylien des jeux Zelda par Try Hard Workshop.

Même saga, mais artisan différent. L’unique exemplaire d’une boite de Zelda Majora’s Mask par Chimeral CosplayArt.

Conclusion

Ça fait un bail que je n’avais pas fait un salon aussi rafraichissant, aussi authentique, et avec une aussi bonne ambiance que ce Yggdrasil dont on m’avait dit beaucoup de bien. La disposition des stands et des activités était cohérente avec le joli plan du salon et ses univers variés qui parleront à tous. Mention spéciale à l’espace très enrichissant de « Demain, mais en mieux », même si c’était le moins « fantastique » du lot. Beaucoup de chouettes cosplays, et surtout beaucoup de personnes simplement déguisées dans un style médiéval ou steampunk pour les plus répandus. Une quantité folle d’artistes et d’artisans talentueux qui m’en ont mis plein la vue avec leurs créations manuelles.

Le seul point noir qui me vient en tête, est l’unique passage entre Sherwood et King Cross où la circulation fut assez difficile. Une autre allée n’aurait pas été de trop pour désengorger ce goulot d’étranglement. En tout cas, ce fut une excellente découverte que je referais volontiers, d’autant plus que la prochaine édition sera à l’extérieur. Merci au salon pour l’organisation générale et pour m’avoir fourni l’accréditation, et mes salutations aux compères avec qui j’ai pu passer du temps sur place.

Vous pourrez retrouver l’intégralité de mes photos sur mon album Facebook.

[Avis] Nintendo Direct du 08.02.2023

Le 8 février à 23 h chez nous, fut diffusé le Nintendo Direct de la nouvelle année. Qu’ai-je retenu de ces 40 min de diffusion ?

Avis

Encore un ND qui fut marqué par l’abondance de remasters. Chose devenue monnaie courante avec la Switch depuis qu’elle est sur le marché. Entre les portages déjà sortis sur d’autres supports, une grosse partie du catalogue de la Wii U, et maintenant la Game Cube arrivant tout doucement non pas via le Nintendo Switch Online, mais par le biais de remasters qui pour certains ont l’air de qualité.

À commencer par les Baten Kaitos I & II HD Remaster qui arrivent cet été sur Switch. Saga de JRPG qui marqua son temps sur la console cubique, mais dont les jeux d’origine sont quasi introuvables aujourd’hui à des prix décents. Une annonce qui, malgré le fait qu’elle ait fuitée peu avant le Direct, aura ravi les nostalgiques et les curieux comme moi n’ayant jamais pu l’essayer.

Hélas, pour une raison qui me parait injustifiée en 2023, le second volet Origin qui n’était sorti qu’au Japon jusqu’alors, n’aura pas de version française contrairement au premier opus. Même des éditeurs tels qu’Atlus, Square Enix et Konami pour ne citer qu’eux, ont fait l’effort pour les remasters de Persona 3 & 4, Chrono Cross, et Suikoden I&II HD. Pire encore, une traduction officieuse existe déjà pour les Baten Kaitos. C’est de la fainéantise pure et dure de la part de Namco Bandai.

Mais l’annonce qui m’aura le plus enthousiasmé du Direct est sans nul doute le retour de Metroid Prime. Mais pas de la manière dont je l’imaginais. Car au lieu d’avoir les trois opus comme ce fut le cas dans la compilation Trilogy parue sur Wii en 2009, seul le premier (et le meilleur de tous) a refait surface sous la forme d’un « remaster presque remake ». Une nouvelle version chapeautée par Retro Studios et d’autres, et qui semble bien travaillée et optimisée pour la machine. Avec une évolution visuelle significative que l’on doit au moteur graphique Unreal Engine 5, et de multiples choix de jouabilité aussi bien avec la détection de mouvements, que dans une configuration plus classique pour ne pas dire « à l’ancienne ». Puisque la manette Game Cube est compatible avec cette version, rappelant le bon vieux temps et les sensations d’antan.

Et le plus beau dans tout ça, c’est qu’il est déjà disponible sur l’eShop pour une quarantaine d’euros. Un tarif considéré comme étant élevé pour beaucoup de personnes. Cependant, je pense que c’est le juste prix surtout pour un jeu de cette trempe. Si Metroid Prime avait été porté sur Switch tel qu’il était sur Game Cube sans refonte graphique (Super Mario Sunshine dans la compilation Super Mario 3D All-Stars par exemple), j’aurais râlé. Ici, on est dans un cas assez rare chez Nintendo où un jeu déjà existant par le passé, a été complètement retravaillé. Une démarche que je félicite et pour laquelle je suis prêt à mettre le prix. Même si je l’avoue, j’aurais préféré avoir toute la trilogie pour un peu plus chère dans la même cartouche. Comme pour Trilogy sur Wii.

Me concernant, je préfère attendre le mois prochain pour me le prendre en boîte et redécouvrir ce grand classique dans sa version ultime. Ça nous fera un peu patienter avant un Metroid Prime 4 qui ne verra le jour que sur la future console Nintendo à ce train-là.

La foire aux DLC quant à elle, bat toujours son plein sur Switch. En atteste l’annonce du contenu supplémentaire à venir pour le tout récent Fire Emblem Engage. Un premier aperçu de la quatrième vague de circuits de Mario Kart 8 Deluxe qui arrive ce printemps. Avec l’Île de Yoshi en tant que nouveau tracé. Et Birdo en « nouveau » personnage. Un an après la sortie des premières vagues, je dois dire que j’apprécie beaucoup le suivi du jeu qui ne se limite pas qu’à ses circuits. Puisque depuis décembre dernier, on peut choisir quels objets peuvent apparaître durant une course.

Comme pour le second opus avec son Octo Expansion que j’avais beaucoup apprécié, Splatoon 3 aura droit lui aussi à sa vague de DLC. La première qui arrive ce printemps, nous fera revisiter la cité Chromapolis du tout premier Splatoon sur Wii U. Avec ses quartiers, ses vendeurs, et le retour des Calamazones. Si c’est que ça, j’en vois franchement pas l’intérêt. Mais d’après la page eShop du jeu, d’autres infos devraient arriver ultérieurement. J’espère bien car je trouve ça honteux de nous faire raquer juste pour avoir le hub du premier opus sans qu’il y ait une plus-value derrière. Et pour la seconde vague « Tour de l’Ordre » qui arrive on ne sait quand, elle serait centrée sur un personnage en particulier mais sans plus d’informations. Je ne vais pas vous cacher que pour le moment ça ne me fait pas trop envie, mais on verra bien.

À ce jour, je n’ai pas encore acheté les DLC de Xenoblade Chronicles 3, mais ça va peut-être changer d’ici peu. Non pas pour le volume 3 qui arrive la semaine prochaine avec une nouvelle héroïne et un nouveau mode de jeu. Mais pour le volume 4 qui conclura en beauté ce Season Pass avec le retour de certaines têtes familières des opus précédents. Dont un Rex méconnaissable qui a pris un sacré coup de vieux. J’ose espérer que ça apportera des réponses aux questions restées en suspens sur les origines du monde de XC3, ainsi que sa fin qui m’a personnellement laissé sur ma faim. Mais j’en reparlerai. En tout cas, je croise les doigts pour une sortie en boite comme pour l’extension Torna en 2018.

Pour les valeurs sûres, on commence à en voir le bout pour Pikmin 4. Avec un premier gameplay où l’on voit à l’œuvre de nouveaux types de Pikmin, ainsi qu’un chien nouvellement introduit qui fera une grosse partie du boulot. Et il a enfin une date de sortie fixée au 21 juillet 2023, mettant fin à une attente qui aura duré 8 ans. Peut-être que je me laisserais tenter sachant que je n’ai fait aucun Pikmin à date. Mais ce n’est pas la seule licence à laquelle je n’ai jamais touché.

C’est aussi le cas de Professeur Layton. Une saga de jeux d’énigmes qui auront fait les belles années de la Nintendo DS et 3DS. Et qui a fait un retour inattendu après dix ans de silence radio avec le fraichement annoncé Professor Layton and The New World of Steam. En revanche, pas de gameplay ni de date de sortie en vue. Il faudra se contenter de ce court teaser en attendant.

Trois mois. C’est le temps restant avant la sortie de Zelda Tears of the Kingdom toujours prévu pour le 12 mai 2023. Cette quatrième bande-annonce en montre pas mal pour une fois comparée aux précédentes. On en apprend davantage sur le contexte du jeu et son atmosphère générale qui se veut plus sombre et apocalyptique que Breath of the Wild. Sur les environnements terrestres et aériens à parcourir avec les moyens de locomotions dédiés. Sur les ennemis plus ou moins inédits avec un aperçu de la nouvelle grande menace qui va peser sur Hyrule. Et le retour de la princesse Zelda.

Pour être honnête, je l’attends toujours, mais pas autant que son prédécesseur à l’époque. Est-ce à cause du recyclage du terrain du premier jeu ? Ou par le fait qu’il a été annoncé il y a si longtemps et repoussé maintes fois ? Ça va être très difficile de faire aussi impactant et surprenant que BotW surtout pour un jeu qui lui ressemble déjà énormément, mais je garde confiance pour le reste. Surtout en ce qui concerne l’histoire qui semble prendre une tournure assez intéressante. En espérant que ces moments épiques ne soient pas encore des souvenirs à ramasser…

Quant à son édition collector, bien que je la trouve déjà chère pour son contenu, je me la prendrai quand même en bon pigeon fan de la licence que je suis. Et au moins, il y a un artbook dedans. Chose que le collector de BotW (que je ne possède pas) n’avait même pas à sa sortie.

D’ailleurs, je m’attends à voir d’ici peu l’annonce officielle d’une Switch aux couleurs du jeu qui aurait leaké ces derniers temps.

Et enfin, il aura fallu attendre 6 ans pour enfin voir les premières consoles portables de Nintendo débarquer sur le NSO. D’abord la Game Boy classique dont le catalogue n’existait pas sur Wii U. Les jeux de lancement étant Tetris, Super Mario Land 2 – 6 Golden Coins, The Legend of Zelda: Link’s Awakening DX, Metroid II – Return of Samus, Wario Land 3 et d’autres. Et sa petite sœur la Game Boy Advance où on peut déjà jouer à Super Mario Advance 4: Super Mario Bros. 3, WarioWare, Inc.: Mega Microgame$, Mario Kart: Super Circuit, Mario & Luigi: Superstar Saga, et The Legend of Zelda: The Minish Cap. Et comme pour la N64, l’accès au catalogue de cette dernière nécessitera un abonnement au NSO+ et auquel je n’ai toujours pas souscrit à ce jour.

Même si c’est fort appréciable d’avoir ces ludothèques sur Switch, ma position reste inchangée là-dessus et je trouve toujours scandaleuse cette pratique de faire payer un surcoût sur un abonnement déjà payant de base, pour accéder à un catalogue de jeux précis. Ça me fait regretter fortement les anciennes consoles virtuelles de la Wii U et 3DS qui pour rappel vont tirer leur révérence le 27 mars 2023.

Conclusion

C’était très clairement le Nintendo Direct de la nostalgie. La cible était les joueurs ayant grandi dans les années 2000 avec le retour d’anciennes licences dont quelques-unes non évoquées comme Samba de Amigo Party Central, Ghost Trick: détective Fantôme, We Love Katamari REROLL+ Royal Rêverie, ou encore Advance Wars 1+2: Re-Boot Camp que l’on connait déjà, mais ayant été repoussé à cause de la guerre en Ukraine. Les jeux Gameboy qui sont enfin arrivés. Le retour triomphal du studio Level-5 qui se réveille en sursaut en annonçant trois projets en plus du nouveau Layton. L’intriguant Decapolice, et un nouveau Fantasy Life: The Girl Who Steals Time.

Est-ce que ça en fait un bon Direct pour autant. Oui, mais sans être exceptionnel et aussi marquant que celui de février 2022. La faute à un rythme en demi-teinte et un ventre mou en milieu de présentation. Ainsi qu’une forte présence de DLC et remasters. Niveau originalité et prises de risques on repassera. Exception faite de Disney Illusion Island que je trouve sublime et mignon comme tout.

Ça sent quand même le début de la fin pour la Switch qui va fêter son 6ème anniversaire en Mars. Même si j’ai aucune inquiétude pour les jeux qui seront là jusqu’à la fin, il serait grand temps de faire évoluer le hardware qui a de plus en plus de mal à suivre.