[Avis] Nintendo Direct du 13.09.2022

Avant-hier le 13 Septembre à 16h s’est tenu le traditionnel Nintendo Direct de la rentrée. L’heure de faire le point sur ce que j’ai retenu de ces 45 min de présentation.

La foire aux RPG et au Farming

Pour ceux qui ne sont pas friands des jeux RPG, une grosse partie de ce Nintendo Direct ne devait pas être la plus intéressante. Et je m’inclus moi-même dans le lot. Non pas que je n’aime pas ce genre ou que je n’y joue pas, mais la plupart des jeux montrés durant cette présentation tels que Crisis Core: Final Fantasy VII Reunion, Tales of Symphonia Remastered, et Atelier Ryza 3: Alchemist of the End & the Secret Key, ne m’ont pas particulièrement interpellés. Mis à part Octopath Traveler 2 dont j’aime toujours autant le style graphique même si je n’ai pas fait le premier.

Beaucoup de RPG, mais aussi beaucoup d’autres d’un genre auquel je suis encore moins familier, les jeux de gestion de ferme / simulation de vie. Et qui ont transformé ce Nintendo Direct en un « Farm Direct ». Parmi-eux, Story Of Seasons, Rune Factory 3 Special, Fae Farm, Harvestella, ou encore Various Daylife. C’est peut-être ça la nouvelle tendance vidéoludique chez Nintendo. Ca change des jeux d’horreur dans l’espace qui pullulent chez les autres constructeurs.

Le catalogue N64 s’étoffe

Cela fait un an tout pile que le Nintendo Switch Online intègre le catalogue N64. Accessible seulement si on a le Pack Additionnel faisant monter le tarif de l’abonnement annuel de 19,99€ à 39,99€. À l’époque de son annonce, j’avais exprimé mon fort mécontentement sur le fait que les jeux de cette console ne soient pas inclus dans le service de base. Ce qui fait qu’encore aujourd’hui, je n’ai toujours pas souscrit à cet abonnement.

Mais c’était sans compter la puissance marketing de Nintendo qui nous balance d’un coup d’un seul, une flopée de classiques de la console. Dont les trois premiers Mario Party, les deux premiers Pokémon Stadium, Pilotwings 64, 1080 Snowboarding, Excitebike 64, et surtout le FPS mythique Goldeneye 64. Qui bénéficiera d’un mode multijoueur en ligne exclusif à la Switch, alors que la version Gamepass de chez Xbox ne devra se contenter que du multi local pour une raison qui m’échappe. J’avoue que toutes ces annonces m’ont presque donné envie de sauter le pas, mais pour le moment je résiste.

Des retrouvailles timides

Mais ce qu’on retiendra surtout de ce Direct, c’est la présence de deux jeux très attendus dont un qu’on n’espérait même plus revoir.

Le premier étant Pikmin 4. Annoncé pour la première fois en 2015 par Shigeru Miyamoto du temps où la Wii U était encore dans la course. Ce dernier assurait d’abord à l’époque que le jeu « était sur le point d’être terminé », puis que son développement « suivait toujours son cours ». Le tout sans jamais rien montrer du jeu. Une communication qui s’est transformée en Running Gag et a fini par lasser.

Sept ans plus tard, le grand manitou revient à la charge en nous dévoilant un court teaser et quelques images de cette arlésienne. Ainsi qu’une fenêtre de sortie pour 2023. Personnellement je ne suis pas un adepte des jeux de la licence, mais j’espère pour les fans que cette longue attente en vaudra la peine.

Le second est celui qu’on n’appellera plus Breath of the Wild 2 mais Tears of the Kingdom. Ne s’étant plus montré depuis l’E3 2021, et qui a enfin une date de sortie fixé au 12 Mai 2023. Il aura été repoussé à de maintes reprises en 2021 puis en 2022, mais cette fois semble être la bonne. J’imagine difficilement un autre report après ça à moins d’un cataclysme. Le compte à rebours peut commencer.

Néanmoins, je reste assez sceptique après avoir vu ce trailer qui ne nous apprend pas grand-chose de plus de ce qu’on sait déjà. Avec une fresque énigmatique dont le défilement prend la moitié de la vidéo. Et une exploration céleste qui semble toujours au cœur du jeu avec divers moyens de monter au ciel. Cela a aussi confirmé une de mes plus grosses craintes. Le fait d’être littéralement en terrain connu puisque les terres d’Hyrule semblent être identiques au précèdent opus. Au point où j’ai l’impression qu’on est face à un immense DLC qui a pris plus de 6 ans à germer. J’espère très sincèrement me tromper.

Conclusion

Même si les jeux que j’ai retenus se comptent sur les doigts d’une main, c’était un Nintendo Direct plutôt efficace sans être flamboyant. Il m’aura bien moins marqué que celui de Février que je trouve encore aujourd’hui exceptionnel.

J’ai apprécié la diversité des jeux présentés malgré leur répartition assez déséquilibré avec masse de RPG et de farming. Et j’ai eu un souci avec le rythme de la présentation, tout particulièrement sur les 10 dernières minutes où ça n’en finissait plus.

Pour le reste, je passerai outre les sempiternels portages comme It Takes Two, Sifu, les derniers Resident Evil en Cloud, et TUNIC. Je garde toujours un œil sur Bayonetta 3, sur la prochaine vague de circuits de Mario Kart 8 Deluxe, et sur le futur Splatfest d’un Splatoon 3 que je n’ai pas encore en ma possession à l’heure où cet article est publié.

En tout cas l’horizon vidéoludique se dessine pour 2023. Et il semble radieux.

[Avis] Summer Game Fest 2022 et Cie

En cette période estivale où l’actu vidéoludique est à son prime, il est temps de revenir de manière chronologique sur les différents shows que j’ai pu visionner. À savoir ceux du Summer Game Fest, de Devolver Digital, le Xbox & Bethesda Games Showcase, ainsi que le PC Gaming Show. Et énumérer les annonces qui m’ont interpellé.

Summer Game Fest 2022

Quand l’E3 n’est pas là, le SGF danse. Sauf qu’on est plus proche d’une danse de la pluie au vu de la douche froide qu’a été ce show de Geoff Keigley pour moi. Entre les nombreux leaks ôtant toute éventuelle surprise (dont celle de The Last Of Us Part I). Ces mentions de WORLD PREMIERE qui comment très sérieusement à me sortir par les yeux. Et les séquences de parlotte entre un Geoff faussement enjoué et les autres intervenants, qui cassent le peu de rythme de la présentation et dont tout le monde s’en carre l’oignon.

Comme ce moment lunaire où The Rock est venu faire la pub d’une marque de boisson et du film Black Adam où il aura le rôle titre. Déjà que c’est gênant, ça n’a strictement aucun rapport avec le JV mais bon..

D’ailleurs en parlant de lunaire, le thème de la première heure du show était l’espace (et l’horreur) visiblement. Au point où ça en devenait drôle au 3ème jeu d’affilé se déroulant dans les étoiles. Parmi eux, Aliens : Dark Descent qui optera pour une vue en 3D isométrique. The Callisto Protocol qu’on avait déjà vu au State of Play mais qui s’est montré davantage. Fort Solis avec ses faux airs de The Thing. Ou encore Routine qui prendra place sur une base lunaire abandonnée.

Mais à part ça j’en retiens franchement pas grand chose. Même le « One More Thing » qu’était l’annonce du Remake du premier The Last of Us sur PS5 (et PC) ne m’a fait ni chaud ni froid. Autant j’aime beaucoup le jeu d’origine sorti il y a tout juste 9 ans, autant je le trouve encore trop récent pour que ce soit nécessaire de le remettre au goût du jour. D’autant plus qu’il était déjà l’étalon graphique d’une PS3 en fin de vie, et qu’une version Remaster sortait à peine un an plus tard sur PS4.

Devolver Digital 2022

Déjà 5 ans que ces fous furieux de chez Devolver se moquent ouvertement de l’industrie vidéoludique et ses dérives de la manière la plus décalée qui soit. Même s’ils se sont bien assagis avec le temps en termes de violence graphique. La conférence de cette année étant marqué par la présence de Suda51 se la jouant RoboCop, et d’un moment hilarant de « singularité » où les licences de JV fusionnaient de manière improbable. À la manière d’un « Tom Clancy’s Animal Crossing » auquel j’ai hâte de jouer.

Parmi le peu de jeux montrés, j’ai d’abord retenu Skate Story. Un jeu de skate (sans blague) qui m’a frappé par sa patte graphique inédite toute de verre, et une ambiance résolument mélancolique. Et dire qu’il a été réalisé que par une seule personne..

Et le second The Plucky Squire en plus d’être sacrément beau et mignon comme tout, tient un concept original puisqu’il faudra évoluer entre un monde en 2D et 3D. L’un au sein d’un livre magique, et l’autre dans le monde extérieur.

Xbox & Bethesda Games Showcase 2022

La firme de Redmond nous a souvent habitués à des shows rythmés et allant droit au but. Et c’est toujours le cas avec ce qui demeure la conférence la plus dense et la plus intéressante de cette période « d’E3 sans E3 ».

Et ça ne perd pas de temps avec l’un des premiers jeux dévoilés pendant la conférence n’étant nul autre que le fameux Silksong. La suite tant attendue de l’incroyable Hollow Knight, faisant un retour fracassant après 3 ans de silence radio. Une annonce qui m’aura fait hurler de joie, mais qui m’aura fait vite redescendre à cause de l’absence d’une date de sortie précise. La seule info qu’on a à ce sujet est que le jeu est assuré de sortir dans les 12 prochains mois d’après le studio. Ce qui nous avance pas des masses et me fait fortement douter quant à une sortie en 2022. Va falloir encore attendre..

Autre jeu qui n’a pas encore de date précise mais faisant déjà partie de mes plus grosses attentes de 2022, A Plague Tale: Requiem qui s’est montré encore un peu plus.

Petit tour du côté des indés avec quelques jeux qui ont titillé ma curiosité. Comme The Last Case of Benedict Fox qui me parle beaucoup par son aspect Metroidvania au sein d’un univers lovecraftien. Et Ereban: Shadow Legacy, un jeu d’infiltration qui prend l’expression « se faufiler telle une ombre » au pied de la lettre.

Mais aussi Cocoon qui m’intéresse par défaut car réalisé en partie par les mêmes derrière Limbo et Inside. Un peu comme un certain Sommerville dont on n’a pas eu de nouvelles récemment. Sauf que contrairement aux deux premiers jeux cités, on est sur un jeu en 3D et à l’ambiance beaucoup moins oppressante.

Un des moments phares du show, c’est la venue d’Hideo Kojima chez la team Xbox. Chose assez surprenante pour celui qui a sorti la plupart de ses jeux sur des consoles PlayStation. Le message est fort, même si son intervention pouvait se résumer à : « Bonjour. Je vais développer un jeu sur Xbox. Au revoir ». Si c’était pour faire ça autant ne rien faire franchement.

Et enfin le plus gros de la conférence et très certainement de cette semaine d’annonces, c’est le tant attendu Starfield. Le futur RPG de Bethesda qui nous a enfin montré du concret durant 15 min de gameplay. Et d’emblée, je peux dire qu’il m’inquiète autant qu’il me fait envie.

Premièrement, ce Starfield à tout intérêt à être à la hauteur de ses ambitions démesurées et tenir toutes ses promesses. Certaines productions récentes que je n’ai pas besoin de citer partaient toute aussi confiantes. Et on sait comment ça a fini..

Secundo, il y a quand même des choses qui ne m’enchantent pas dans ce qui nous a été montré. Comme ces gunfights mous du genou, et une IA inquiétante pour un jeu annoncé pour 2023. J’ai bon espoir que ces points là soient améliorés d’ici sa sortie.

Et bien que je suis loin d’être le seul à le penser, presque tout dans ce jeu me fait penser à du No Man’s Sky. Mais avec bien plus de budget et un véritable fil rouge. Puis ça fait quand même sacrément rêver de pouvoir explorer autant de planètes issues d’une multitude de systèmes stellaires qui ne demandent qu’à être découverts.

PC Gaming Show 2022

Exceptionnellement cette année, j’avais jeté un œil en live sur ce que le PC Gaming Show avait à proposer. Et j’ai quand même retenu des choses.

D’abord Soulstice qu’on avait déjà vu par le passé et assumant clairement ses inspirations d’un côté pour des Beat’em All tels que les Bayonetta et Devil May Cry, et de l’autre pour le manga Berserk par le chara-design des protagonistes. Mais j’ai surtout retenu sa date de sortie pour le 20 Septembre prochain, le jour de mon anniversaire.

En général je n’accorde que peu d’intérêt aux jeux qui pour un premier reveal ne se montrent que par une cinématique et non du gameplay. Mais The Alters fait exception car même si on ne voit rien du jeu, sa proposition est originale. Il est question d’un jeu de survie dans l’espace (encore), où on y incarne un personnage atteint de TDI (Trouble Dissociatif de l’Identité), qui devra gérer ses multiples personnalités qui ne sont plus dans sa tête mais physiquement présentes dans le jeu.

Je suis particulièrement friand des jeux arborant un style graphique en pixel-art ou voxel-art dans un univers rétro-futuriste ou Cyberpunk. Comme c’est le cas de ce Nivalis, se déroulant dans le même monde que Cloudpunk, à la différence que ça sera une simulation de vie.

Une direction artistique qui me remémore deux autres jeux. D’abord Replaced dont on attend toujours des nouvelles, et surtout The Last Night qui n’a pas donné signe de vie depuis 5 ans..

Dans une époque où le Ray-Tracing et autres joyeusetés techniques sont sur toutes les lèvres, une poignée de jeux résistent encore et toujours à l’envahisseur graphique. Tout comme cet Agent 64 qui n’existe que pour les nostalgiques et pour rappeler de cet âge d’or où les FPS étaient bien moins représentés qu’aujourd’hui, mais déjà cultes.

Et le dernier morceau de ce show fut Half Life Alyx Levitation. L’extension d’un des jeux VR les plus aboutis jamais sortis, qui s’est montré durant une longue séquence de gameplay de 8 min. Il est peut-être là le véritable Half Life 3 que tout le monde espère depuis si longtemps.

Conclusion

En portant un regard global sur cette semaine d’annonces, je me dis que ce n’est peut-être pas plus mal que l’E3 n’ait pas eu lieu. Déjà parce que une bonne partie des gros acteurs de l’industrie vidéoludique n’ont à date, pas (encore) tenu leur propre conférence comme Square Enix, EA, Ubisoft et Nintendo. Et surtout parce que les jeux réellement marquants et originaux se comptent sur les doigts d’une main. Au point même où j’ai été plus enjoué par certains jeux indés que par les grosses productions.

D’autant plus que les shows en eux-mêmes étaient loin d’être grandiloquents et assez inégaux en qualité. Pour vous dire, j’ai trouvé les 30 min du State of Play de Sony plus intéressantes que l’heure et demie de conférence du SGF. Définitivement, je ne suis pas un fan des shows estivaux de Geoff.

Et même si l’E3 revient en 2023 comme annoncé, a t-il encore sa place dans une époque où chaque constructeur fait son show quand ça l’arrange ? Seul le temps nous le dira.

Et vous, que retenez vous de ce Summer Game Fest ? 🎮