[Avis] Nintendo Switch Lite – Un retour en arrière ?

Pas plus tard que hier, la firme au plombier nous a présenté la Nintendo Switch Lite. Nouvelle version de cette console hybride disponible (le jour de mon anniversaire) le 20 Septembre prochain. Une annonce faisant taire par la même occasion toutes les rumeurs persistantes de ces derniers mois quant à l’arrivée imminente d’une nouveau modèle de Switch. Voici ce que j’en pense.

Comme un air de déjà-vu

La première version de la Nintendo 2DS

Une fois encore, Nintendo a jeté à la poubelle le concept qu’ils avaient eux-mêmes instaurés pour leur propre machine. Exactement comme la 3DS en son temps qui s’est vu amputer de son argument de vente principal qu’était sa 3D stéréoscopique. Argument vite passé à la trappe à cause de la qualité très discutable de cette même 3D, le peu d’intérêt que portait le public à son égard, et sa sous-exploitation au sein des jeux de la console. Pour au final devenir la 2DS que l’on connait depuis presque 6 ans déjà (et bientôt 2 ans pour sa déclinaison « XL »).

Puis ce n’est pas comme si la firme avait sorti moult variantes différentes pour chacune de leurs consoles portables par le passé.

Nintendo « Switch » ?

Le tweet qui résume tout 😁

Maintenant, c’est le sigle même de la Switch qui perd de son sens avec cette version Lite, qui ne permet rien d’autre que le jeu portable en solo. Fini les Joy-Con détachables et la possibilité de jouer à deux en local n’importe où avec un seul écran. Exit l’aspect hybride permettant de basculer en un rien de temps d’un écran de télé à l’écran de la console. D’ailleurs il est précisé que la console ne pourra plus être branchée à une télé comme possible avec le Dock de la version de base.

À moins qu’il soit possible de la brancher sur le même type d’adaptateur que sur l’image ci-dessus.

C’est dommage de se priver de cet aspect « console portable de salon » qui est encore aujourd’hui un très bon argument de vente et ayant de beaux jours devant lui.

Qui dit version allégé dit concessions. Et parmi elles, on notera la disparition de la technologie des vibrations HD et du capteur infrarouge à détection de mouvements. Des fonctionnalités intéressantes quand elles étaient bien exploités mais dont on pourra se passer sans trop de regrets. Fort heureusement, le gyroscope quant à lui répond toujours présent sur cette nouvelle version. Le tout permet à la Lite de gagner un peu en autonomie, ce qui est toujours ça de pris.

Mais là où ça pourra éventuellement poser problème, c’est sur la poignée de jeux plus ou moins populaires qui dépendent de ces fonctionnalités. Comme 1-2 Switch et Super Mario Party pour ne citer que ces deux-là. Et tous deux jouables uniquement avec les Joy-Con détachés. Et c’est là que Nintendo nous dit que pour y jouer sur la Lite, on sera forcé d’acheter (pour ceux qui n’ont pas déjà la Switch) les Joy-Con séparément. Et à 70~80€ la paire, autant dire que ça pique.

Et vu que ces deux versions vont cohabiter ensemble, il vaudrait mieux cette fois-ci que l’intégralité du catalogue Switch à venir soit jouable sur chacune d’entre elles. Histoire de ne pas répéter le cas de Xenoblade 3DS, uniquement jouable sur la New 3DS car plus « puissante ».

Une « vraie » console portable

Concernant la forme, disons que c’est conforme aux leaks et à l’imagination de certains. Même si je n’aurais pas été contre un aspect plus « noble » comme le concept de la Nintendo Switch UP sur Behance ci-dessus (bien que j’aurais placé le joystick droit en bas des boutons).

On a donc une console plus compacte, plus légère d’une bonne centaine de grammes, et donc bien plus pratique d’utilisation. L’écran a lui aussi légèrement diminué en taille (mais pas en résolution) passant de 6,2 pouces (15,7 cm) à 5,5 pouces (14 cm). Ce n’est pas bien grand, mais ça reste encore suffisant pour profiter des jeux Switch en solo en mode portable.

En revanche, le multi local à 2 sur une seule console va être très compliqué sur la Lite. Déjà par le fait que les Joy-Con ne sont plus détachables comme dit précédemment. Mais surtout a cause de l’absence sur la Lite du petit support (en numéro 1) permettant de faire tenir la Switch sur une surface plane.

Les 4 boutons du Joy-Con gauche (on va en reparler juste après) de la Switch originelle ont laissé place à une vraie croix directionnelle comme sur la manette Pro. En tout cas, avoir miniaturisé à nouveau une console de cette trempe qui n’était déjà pas bien grande, je trouve que c’est une belle prouesse. Reste à voir si l’ergonomie sera au rendez-vous parce que je ne suis pas sûr que les grosses mains vont apprécier.

Et il y a intérêt que les problèmes encore d’actualité du Joy-Con gauche, et plus particulièrement de son stick, soient définitivement résolus d’ici la sortie de cette version. Parce qu’en cas de problème, ce n’est pas juste le Joy-Con qu’il faudra renvoyer au SAV, mais la machine toute entière avec le prix que ça impliquera…

 

Pour quel public ?

Là pour le coup, la cible est large. Cette Switch Lite pourrait intéresser ceux qui n’ont pas encore acheté la console de base et qui seraient trop réticents à lâcher environ 300€ au lieu des 200€ de cette nouvelle version. Un prix plutôt correct pour ce que la machine propose, et à peine 50~70€ plus cher qu’une 2DS XL.

Elle pourrait aussi s’adresser aux plus jeunes comme c’était le cas pour la première version de la 2DS en début d’article. Non pliable, et beaucoup plus robuste que sa grande sœur. Voilà qui devrait arranger les parents.

Nombreux sont les possesseurs actuels de la Switch qui y jouent essentiellement en nomade, et qui pourraient franchir le pas avec une machine entièrement optimisée pour leurs besoins. Et enfin n’oublions pas les éternels collectionneurs qui quoiqu’il arrive, achèteront la machine juste pour l’objet en lui-même.

 

Conclusion

Me concernant, cette version Lite ne m’intéresse pas. Ça fera bientôt deux ans que j’ai l’actuelle et elle me convient déjà très bien. Et même si un jour je devrais la remplacer, je ne pense pas opter pour une Lite ne serait-ce que pour le coté hybride et les Joy-Con détachables de la version d’origine. Et en plus de cela je ne suis pas fan des coloris de cette gamme. Mais bon les goûts et les couleurs me dira t-on.

Mais à défaut de remplacer la Switch actuelle, ce modèle sera certainement le coup de grâce infligé à une 3DS / 2DS déjà sur le déclin depuis un long moment. D’ailleurs, je n’arrive pas à imaginer quel genre de console portable pourra leur succéder après ça. À voir à l’avenir si une éventuelle Switch « Pro » (jouable seulement en docké par exemple et proche de la PS4 Pro et la Xbox One X en termes de performances) verra le jour même si je n’y crois pas trop.

Merci de m’avoir lu.

[Avis] Nintendo Direct du 13.02.2019

Le 13 Février à 23h heure française, s’est tenu le premier Nintendo Direct de l’année 2019 entièrement dédié à la Switch et ses futurs titres à venir pour le courant de l’année. Voici donc mon avis à froid sur ce que j’en ai retenu (hors portages) parmi ce qui a été montré.

Super Mario Maker 2 (Juin 2019)

Une annonce prévisible. Étant donné que ce fut une licence à succès sur Wii U, son retour sur Switch me paraissait être une évidence. Et malgré le fait que la firme au plombier ait insisté sur son statut de suite avec son « 2 », pour moi ce jeu tient plus d’une version « Deluxe » que d’un nouveau jeu. Et ce malgré certaines nouveautés comme la possibilité de faire des dénivelés, l’ajout de nouveaux décors d’arrière-plan, et la possibilité de jouer avec Luigi.

Super Smash Bros. Ultimate (MAJ 3.0 pour le Printemps)

Annonce que j’ai trouvée de mauvais goût. Faire une vidéo juste pour dire qu’une grosse mise à jour arrive mais sans en toucher un mot, c’est juste inutile et énervant. D’autant plus que il y a des chances que cette mise à jour “Ultime” comme ils l’appellent, permettra d’étoffer le contenu d’un jeu qui n’en a pas tant que ça au-delà des personnages et des stages.

Tetris 99 (Disponible)

Les Battle Royale ont la côte c’est certain. Surtout avec le très récent Apex Legends de chez EA qui a déjà un certain succès. Mais de là à s’imaginer qu’une telle déclinaison verrait le jour… On parle quand même d’un Tetris en BR où 99 joueurs s’affrontent en ligne. Je sens que ça va ouvrir des possibilités à pas mal de variantes. D’ailleurs certains internautes ont déjà des idées notamment avec ce Pong BR par Mister Flech.

Oninaki (Été 2019)

J-RPG qui m’intéresse par le fait que ce sont ceux derrière I am Setsuna (dispo sur l’eShop et pas encore terminé de mon côté) qui chapeautent le projet. Et par son ambiance générale assez mélancolique.

Dragon Quest XI – Definitive Edition (Automne 2019)

En 2015, il fut un des tous premiers jeux annoncés sur une Switch que l’on appelait encore “NX” à l’époque. 4 ans plus tard et bien après la concurrence, cette version a enfin une fenêtre de sortie définitive et se paye même le luxe d’être la meilleure version du jeu en termes de contenu. Avec entre-autres la possibilité de switcher (sans mauvais jeux de mots) de la 3D du jeu à une 2D à l’ancienne type SNES, la présence des voix japonaises, et une bande-son orchestrale.

Astral Chain (30 août 2019)

Un des jeux les plus intéressants de ce N-Direct.  Avec une esthétique assez plaisante à voir, un Gameplay bien nerveux et une ambiance me rappelant très fortement un certain NieR Automata. Ce qui n’est guère étonnant vu que c’est le studio Platinum Games qui s’en charge. D’ailleurs, ce même studio a assuré que le développement de Bayonetta 3 suivait toujours son cours.

The Legend of Zelda : A Link’s Awakening (2019)

L’annonce qui a retourné le web (et c’est peu dire) et qui fait qu’on se souviendra longtemps d’un ND qui était pourtant loin d’être parfait avant ça. Pour ma part, j’étais content de voir ce remake Switch d’un opus Gameboy aussi vieux que moi. Et bien que je comprends tout à fait les éclats de joie des fans, je ne partage pas autant d’enthousiasme qu’eux. Déjà parce que ce n’est pas le jeu de la saga qui m’a le plus marqué bien qu’il soit excellent, et aussi par son style graphique “pâte à modeler” qui me perturbe. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve qu’un style “manga” comme dans l’intro du trailer lui irait à merveille. Mais bon je suis conscient que ça n’enlèvera rien à la qualité du jeu d’origine.

 

Conclusion

Pas le meilleur ND mais certainement pas le pire. Même si l’absence de licences très attendues comme le futur Animal Crossing, le Pokemon 8G et le Luigi’s Mansion 3 se sont faites cruellement ressentir.

Au-delà de ça, il y a quand même eu beaucoup d’annonces de jeux aux genres et styles assez variés, mais hélas un bon paquet de jeux “osef” dont je ne comprenais pas la présence. Surtout qu’il y a eu d’autres annonces hors ND qui auraient mérité une place comme la suite de Hollow Knight par exemple. En plus des nombreux portages Switch qui font parfois mal à la rétine quand on les compare à leurs équivalents sur les autres consoles comme le Assassin’s Creed III Remaster.

Et vous, vous retenez quoi ?

[Avis] Le cas Retro Studios / Metroid Prime 4

Shinya Takahashi, le responsable du développement chez Nintendo, a annoncé hier dans une vidéo très solennelle visible ci-dessous, que le développement du futur Metroid Prime 4 repartait de zéro. Dit autrement, le jeu qui fut annoncé par le biais d’un simple logo à l’E3 2017, et dont on a rien eu de concret depuis plus d’un an et demi, n’existe plus.

Mais la nouvelle ne s’arrête pas là. Puisqu’on apprend dans cette même vidéo, que le développeur qui reprendra le projet initialement porté par Namco Bandai Singapour, n’est autre que Retro Studios (que je vais abréger en “RS”). Ceux à qui on doit la première trilogie des Metroid Prime, et plus récemment les derniers Donkey Kong Country en date.

Avis

Pour ma part et en tant que fan de la saga des Metroid, je suis partagé entre le soulagement, la frustration et l’inquiétude.

Rendre à César ce qui appartient à César

Soulagement d’abord. Parce qu’on aura l’assurance que le projet sera entre des mains expérimentées. Puisque personne ne connaît mieux les Prime que ceux qui les ont créé n’est-ce pas ? Cela-dit, il aurait été tout aussi intéressant de confier ce projet à d’autres comme ce fut le cas ici. Mais selon les dires de Takahashi, des soucis survenus durant le développement ainsi que le résultat actuel insatisfaisant pour la firme au plombier, ne permettaient pas de laisser le projet en l’état.

Peut-être qu’on ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire, mais j’imagine qu’il y a eu une grosse mésentente entre Namco et Nintendo en termes de choix ludiques et artistiques. Et ce, malgré l’appui de Kensuke Tanabe qui fut le producteur des anciens Prime. Pourtant, ce n’est pas la première fois que la saga passe entre d’autres mains que leurs créateurs d’origine. Comme la Team Ninja qui s’était occupé de Metroid Other M sur Wii, et plus récemment Mercury Steam avec Metroid Samus Returns sur 3DS.

En tout cas, on pourra blâmer Nintendo sur plein d’aspects, mais on ne pourra jamais reprocher leur honnêteté et leur transparence. Eux au moins on la décence de tout dire sans filtres, contrairement à d’autres développeurs qui se gardent bien de communiquer quoi que ce soit sur leur projets jusqu’à ce qu’ils se retrouvent annulés du jour au lendemain sans explications. Je pense notamment au regretté Star Wars 1313, qui comble du destin, avait une équipe similaire à celle derrière ce Prime 4. Décidément…

Une attente insoutenable

La frustration ensuite. Car ce Metroid était un des jeux les plus attendus sur Switch en 2019. Même si rien ne nous garantissait une sortie pour cette année. Et ce qu’on apprend nous laisse fortement penser qu’on ne verra rien de concret sur ce jeu avant 2021 au mieux. Je ne suis peut-être pas développeur, mais il n’y a pas besoin de l’être pour comprendre qu’un jeu vidéo ne se créé pas si facilement en un claquement de doigts. Surtout à partir de rien. Et connaissant RS et leur souci du détail, si le jeu sortait en 2022 ça serait déjà un miracle. Je sens qu’on l’aura pour la fin de vie de la console à ce train-là…

Qu’est ce qu’il reste comme gros titres à venir cette année sur Switch ? Yoshi’s Crafted World en Mars prochain, et tous ceux dont on a aucune date de sortie comme Fire Emblem: Three Houses, Pokémon, Animal Crossing, Luigi’s Mansion 3, l’incertain Bayonetta 3 et on l’espère d’autres surprises. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas la folie non plus.

Voilà ce qui arrive quand on annonce un jeu beaucoup trop tôt. Déjà à l’E3 2017 je trouvais ça stupide de l’annoncer ainsi sans avoir de matière derrière. Les arlésiennes ou autres vaporware ça va deux minutes à un moment donné. Pourvu que ça leur serve de leçon pour la prochaine fois. Quand on n’a rien à montrer, on ne montre rien, point barre.

Mauvais timing

Et le dernier sentiment qui domine est l’inquiétude. Car comme beaucoup, je me demande bien ce que RS à mijoté ces 5 dernières années depuis la sortie de Donkey Kong Country: Tropical Freeze sur Wii U. Pourtant, on sait de sources sûres que le studio était bel et bien sur un projet encore aujourd’hui inconnu.

J’espère quand même que ça soit autre chose que le Star Fox Grand Prix qui fut la rumeur la plus insistante en période d’E3 l’année passée. Et si c’est cet “autre chose”, quid de son devenir ? Sera-t-il mis en stand-by comme l’a fait le studio CD Projekt pour Cyberpunk 2077 au profit de The Witcher 3 ? Ou bien carrément annulé ? Quel que soit l’issue, ils ont tout intérêt à communiquer rapidement dessus.

Surtout que l’actualité de RS était loin d’être rassurante ces derniers temps. Avec des témoignages d’anciens de la boite qui se plaignaient des mauvaises conditions de travail. Ce n’était clairement pas le meilleur moment pour confier ce genre de tâche. La pression sur leurs épaules va être gargantuesque.

Conclusion

Ça fait mal, mais c’est peut être un mal pour un bien. Je ne vais pas dire que Nintendo a pris une “bonne” décision. Car elle est lourde de conséquences aussi bien pour l’image de la firme que pour tout ce que ça implique derrière. On parle quand même d’au moins 2 ans de boulot partis en fumée. Une perte de temps et d’argent colossale. Non, je dirais plutôt qu’ils ont pris la meilleure décision possible. La plus rationnelle.

Imaginons que cette vidéo n’ait jamais vue le jour et que le jeu soit sorti comme initialement prévu. Qu’est ce qui se serait passé si nous joueurs, aient fait le même constat que Nintendo à l’égard de ce Metroid Prime 4 ? Ça serait une catastrophe, un accident industriel. Le jeu aurait été encore plus mal reçu que Federation Force sur 3DS.

La violence du ratio likes / dislikes…

Personne n’aurait souhaité un tel scénario. Tant pis, on attendra le temps qu’il faut. J’ai entièrement confiance en RS. Jusqu’ici, ils ont fait leurs preuves avec des jeux dont la qualité est difficile à contester. Et je suis intimement convaincu que ça sera encore le cas ici. Pour finir, je vais clôturer cet article par cette citation de Shigeru Miyamoto qui résume à elle seule, tout ce que je pense.

Merci de m’avoir lu.

Bilan 2018 (2/4) – Récap Jeux Vidéos

Bilan (1/4)

2ème partie du Bilan 2018 où je vais résumer mon année vidéoludique. Avec d’abord un avis rapide sur quelques jeux que j’ai terminé, et ce qu’il s’est passé autour du média pour moi. Chacun des jeux présents dans cet article peut potentiellement faire l’objet d’un futur Test. Je ne reparlerai donc pas de ceux dont j’ai déjà écrit un Test comme God of War et Shadow of the Tomb Raider.

Jeux sortis avant 2018

Uncharted 4 (PS4)

Épisode conclusif d’une saga débutée en 2007 sur PS3, çe Uncharted 4 est indéniablement un des jeux les plus aboutis techniquement sur cette génération de consoles. Pour moi, il n’a même pas à rougir face au dernier God of War et Read Dead Redemption 2 pourtant sortis deux ans après lui.

C’est aussi le meilleur épisode de la série. Il améliore et sublime tout ce que faisaient ses prédécesseurs. En termes de Gameplay, mise en scène, rythme, personnages (en particulier la relation Sam / Nathan), énigmes, et un souci du détail qui tient presque de la folie. Il n’y a que les gunfights que je n’ai pas trop aimés en grande partie à cause de leur difficulté assez inégale.

Thumper (Switch)

Jeu ressorti sur Switch en Mai de cette année, et que j’ai acheté en dématérialisé par pure curiosité. Et manifestement, je n’étais pas préparé à recevoir une telle rafale de claques.

Ce Thumper est bien plus qu’un jeu. C’est une expérience qui ne m’a pas laissé indemne. Imaginez un mélange entre un jeu de courses avec des tracés difformes et sans fin, et un jeu de rythme violemment infernal, mettant constamment nos sens et nos réflexes à rude épreuve. Mon extrait vidéo ci-dessous peut vous donner un aperçu de la chose.

Et si un jour l’aventure vous tente, prévoyez un bon casque ne serait-ce que pour profiter de l’ambiance sonore ahurissante. Par contre, il vaut mieux y jouer à petites doses sous peine de devenir fou. Et je le déconseille fortement aux épileptiques. Certainement une des expériences les plus grisantes qu’il m’ait été donné de faire en 2018.

NieR Automata (PS4)

J’avais déjà parlé de son OST mais pas encore du jeu en lui-même. Pour le moment je n’ai fait qu’une seule des trois fins qu’il propose, la [A] en l’occurrence. Et au vu de mon expérience plutôt satisfaisante sur ce titre, j’ai bien l’intention de le refaire en New Game+ avec les autres fins afin de voir tout ce qu’il a à offrir.

Une chose qui m’a un peu dérouté au début mais que j’ai trouvé astucieuse, c’est l’alternance de Gameplays différents. Tantôt on est en vue de dessus et on joue comme dans un shootem up. Tantôt en vue à la 3ème personne à dégainer les combos comme dans un beat’em all classique. Le tout aussi bien dans les airs que les pieds sur terre. D’ailleurs les combats sont dynamiques et très impressionnants pour ceux contre les plus puissants ennemis.

Le background et les personnages (boss compris) sont très travaillés et ont une réelle profondeur. 2B figure déjà dans mon Top 10 des meilleures héroïnes des jeux vidéo.

Xenoblade Chronicles 2 (Switch)

Un opus dans la directe lignée de ses prédécesseurs (même si j’ai trouvé le 1er sur Wii plus marquant), et que je mets dans le haut du panier des jeux Switch et des JRPG en général.

J’en retiendrai son excellente OST. Des protagonistes et antagonistes attachants et hauts en couleur. Une superbe  direction artistique avec des environnements plutôt variés mais hélas assez inégaux en termes de superficie. Une mise en scène de haute volée durant les cinématiques.  Un système de combat assez complet, avec une interface plus accessible et moins bordélique que dans Xenoblade Chronicles X sur Wii U.

Par contre, j’ai moyennement apprécié le côté aléatoire de la manière de chopper les lames même avec des cristaux rares. L’aspect technique qui pique les yeux particulièrement en mode portable. Et une difficulté assez inégale avec des combats presque ingérables même avec plusieurs niveaux en plus. Jimmy le Confiscateur, c’est à toi que je pense…

Jeux sortis en 2018

Detroit Become Human (PS4)

Mon premier contact avec ce jeu date de la Paris Games Week 2017. Mais j’étais loin de me douter à ce moment-là, de tout ce qu’allait me faire vivre ce jeu une fois en ma possession l’année d’après.

Premier jeu made in Quantic Dream que je termine, et je peux d’ores et déjà dire qu’il fut une de mes expériences les plus marquantes, et émouvantes de 2018. Très peu de jeux vidéo qui m’auront fait vivre une expérience similaire. Me faire passer par autant d’émotions différentes. En plus de cette sensation pesante d’avoir entre ses mains le destin des 3 protagonistes. Même si tout ne n’est pas passé comme je l’aurais voulu pour eux.

Chaque choix, minime ou non, calculé ou pas, peut avoir d’énormes conséquences pour la suite des évènements. D’un rien, tout peut très facilement basculer, et c’est ce que ce jeu fait avec brio. Mais c’est aussi ça qui rend le tout grisant car on a l’impression de vivre l’histoire à la place des androïdes Markus, Kara et Connor. À refaire de mon côté avec d’autres choix scénaristiques.

Splatoon 2 : Octo Expansion (Switch)

Un an après avoir acheté Splatoon 2 day-one avec la Switch, j’ai pu jouer à son extension Solo. Et je dois dire que cela valait le coup et le coût car c’est certainement le meilleur solo de la série pour moi. À tel point que je regrette que le solo de base ne soit pas de cette trempe.

Ce DLC comporte 80 niveaux à difficulté variable et se renouvelant constamment. Un coup on devra pousser une boule d’un bout à l’autre d’un stage. Un autre on devra éliminer un certain nombre d’ennemis en un temps limité. Et parfois on aura même droit à des défis comme de la sculpture où il faudra reproduire une forme en tirant sur les bonnes caisses. J’ai beaucoup aimé son ambiance et esthétique très rétro / vintage, ses clins d’œil à la série et d’autres licences, et son humour omniprésent.

D’ailleurs, on y apprend énormément de choses sur l’univers de Splatoon dans ce Octo Expansion. Tout ça pour dire que les fans de la licence auraient tort de passer à côté.

Sonic Mania Plus (Switch)

Bien que le jeu originel soit sorti en 2017, j’ai volontairement attendu l’année suivante pour le découvrir avec sa version « Plus ». Que j’ai beaucoup apprécié malgré le fait que je n’ai que très peu joué aux épisodes 2D de l’ère Megadrive dont il s’inspire allègrement.

Ce que je trouve beau avec cet opus, c’est que c’est littéralement un jeu fait par un fan, pour les fans. Il suffit de voir les innombrables clins d’œil et références aux anciens Sonic et même à d’autres jeux (coucou le Puyo Puyo). Le Gameplay et le feeling qui est aussi vif et nerveux qu’à l’époque. Le level-design de certains niveaux plus que correct. Et la bande son de très bonne facture avec des thèmes à l’ancienne et d’autres remixés pour l’occasion (Studiopolis, Stardust Speedway, Lava Reef, etc…). Pour le coup, comme le dit la fameuse expression, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Super Mario Party (Switch)

Pour moi c’est un épisode assez inégal. La faute d’abord à des plateaux trop petits où soit il ne s’y passe pas grand-chose, soit tout le temps la même chose. Mais aussi à cause d’une gestion du choix de mini-jeux en mode plateau qui est totalement à revoir. Pour vous dire, l’autre jour j’ai fait un plateau en 10 tours. Il y a donc au moins 10 mini-jeux qui peuvent tomber. Et malgré ça, j’ai quand même réussi à en avoir 2 qui retombent 2 fois

Sachant que sur les 80 mini-jeux, certains sont exclusifs à des modes de jeu précis et on ne les verra jamais en plateau. Comme ceux de l’Excursion en Rafting, et de la très amusante Scène Rythmique. Et concernant les modes de jeu, certains sont très intéressants comme la Route des Défis, d’autres sont totalement à oublier comme le mode Online.

C’est dommage car les mini-jeux en eux-mêmes s’en tirent pas trop mal et exploitent avec brio les Joycons aussi bien pour la reconnaissance de mouvements que pour les vibrations HD. D’ailleurs le facteur chance est toujours aussi présent car pour la seconde anecdote, moi et un ami on s’est fait battre en 2v2 au nombre d’étoiles à la fin de la partie, alors qu’on avait gagné à presque tous les mini-jeux.

En tout cas, j’espère du contenu en plus à venir ne serait-ce que pour ajouter davantage de plateaux, et enfin trouver une utilité à ces « points Mario Party » qui s’accumulent sans que je ne sache quoi en faire…

Hitman 2 (PS4)

La dernière fois que j’avais joué à un Hitman remonte à 2012 avec l’opus Absolution que j’ai beaucoup apprécié à l’époque. Et voilà que 6 ans plus tard, je retrouve l’Agent 47 avec des sensations de jeu bien familières. À la différence que l’aspect infiltration est poussé beaucoup plus loin et que le jeu nous propose une liberté absolue sur la manière d’appréhender une mission ou de venir à bout de ses cibles.

D’ailleurs, les environnements (immenses pour certains) où se déroulent les missions, sont des leçons de game-design à eux seuls. Il y a tellement de possibilités, d’opportunités, de costumes à dérober, d’easter-eggs, tellement de tout pour mener sa mission à bien que ça en est presque effrayant. Les développeurs qui ont conçu ce titre ont eu une imagination débordante. La seule chose qui pêche étant l’IA qui a un comportement tout sauf réaliste.

À l’heure où j’écris ces lignes, il doit me rester 2-3 missions de la trame principale. Mais à la louche, je dois avoir au moins 15-20h de jeu au compteur. Et vu sa rejouabilité de dingue, je pense être très loin d’en avoir fait le tour.

Super Smash Bros Ultimate (Switch)

Autant le dire d’emblée. Ce Super Smash Bros Ultimate est non seulement très bon, mais en plus de cela un incontournable de la Switch. Son Gameplay est certainement un des meilleurs de la série. Plus vif, plus punitif et plus technique qu’avant.

En termes de contenu, il fait toujours honneur à la réputation de la saga. Avec une OST encore plus démentielle de 849 musiques. 103 stages avec des anciens qui ont été complètement retravaillés visuellement. Et 73 personnages en plus de tous ceux qui ont vu le jour dans la série. Son mode Classique en plus d’être unique à chaque perso, est de loin le meilleur de la saga même si j’aurais aimé autre chose à la place de l’espèce de mini-jeu précédant l’affrontement final dans ce mode

Mais malgré ça,  ce n’est pas le meilleur épisode de la série pour moi. Tout simplement à cause de son mode Aventure (fini à 100% de mon côté) qui m’a refroidi. Autant sur la forme, je le trouve bien conçu avec cette carte à explorer, des passages à débusquer par ci par là, ses innombrables clins d’œils à d’autres licences et etc. Autant dans le fond je l’ai trouvé ultra répétitif et même frustrant car c’est juste un enchainement de combats pour obtenir des esprits et rien de plus. Je préférè encore l’Émissaire Subspatial de Brawl de ce côté là.

Divers

Ici, je vais illustrer quelques faits marquants et autres événements survenus en 2018 concernant les JV. Et dont j’ai parlé sur les autres réseaux mais pas ici.

 

 

Et le premier fut l’obtention de la totalité des 900 Korogus sur The Legend of Zelda: Breath of the Wild. 🍃 Ce qui m’a permis de compléter ce jeu à 100%. J’espère juste ne plus jamais revoir ce genre de système à l’avenir…

 

 

Si 2017 était l’année de la Switch, 2018 aura été pour moi celle de la PS4. J’ai enfin franchi le pas avec l’édition limitée du dernier God of War. D’ailleurs…

J’ai obtenu mon tout premier platine d’un jeu PlayStation sur ce même titre. Après plus de 80h de jeu si j’en crois la courte vidéo récapitulative de mon expérience PS4 ci-dessous.

 

Une petite mode avait eu lieu cette année sur Twitter, c’était les bingos. J’en avais concocté un sur les Jeux Vidéos avec pas moins de 48 cases remplies. Le but pour les autres étant de cocher les jeux qu’ils avaient eux aussi faits.

Cette année, j’ai fait la sympathique découverte de l’Extra Life Café à Paris. Qui regroupe comme son nom l’indique un café, mais surtout une salle d’arcade et une salle de lecture avec d’innombrables BD et Mangas à disposition. J’y suis allé à plusieurs reprises pour des tournois sur Mario Kart 8 Deluxe, Super Mario Party et pas plus tard qu’hier sur Super Smash Bros Ultimate.

 

 

Et enfin, ce que je considère comme le plus gros accomplissement JV de l’année. Plus de 4 ans après sa sortie, j’ai pu terminer l’intégralité des défis de Super Smash Bros sur Wii U. Chose qui était d’une difficulté dépassant toutes mes espérances (en particulier celui encadré en jaune qui m’a pris plusieurs heures).

À suivre dans la Partie 3, mon récap des films, animes et séries vus en 2018.

[Avis] Nintendo Switch Online – Quitte ou Double ?

C’est fait. Depuis le 19 Septembre 2018, il faudra dorénavant payer pour jouer en ligne sur Nintendo Switch. Un changement sans précédent pour la firme au plombier qui jusqu’ici, était le seul constructeur sur consoles de salon à proposer un mode en ligne gratuit. Et ce depuis qu’ils se sont lancé dans le Online en 2005 avec le Nintendo Wifi Connection sur Nintendo DS et Wii (et qui a pris fin en 2014). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la pilule a énormément de mal à passer.

Bien que je l’aie brièvement évoqué lors de mon résumé du dernier Nintendo Direct en date, je souhaitais revenir points par points sur ce service tout juste effectif, pour vous donner mon point de vue sur ce qui va, et ce qui ne vas pas.

Le jeu en ligne tarifé 🌐

Ce que je vais dire va sûrement paraitre égoïste, mais pour moi personne ne devrait faire payer le jeu en ligne. Pas quand des plateformes de distribution comme Steam, GoG, Battle.net, Uplay, Origin et j’en passe, ne demandent pas de débourser un seul centime pour le faire. Mais hélas depuis que Microsoft a instauré le système avec sa Xbox 360, c’est devenu la norme sur consoles de salon. La preuve en est que même Sony les a suivis avec sa PlayStation 4. Il ne manquait plus que Nintendo, dont on aurait préféré s’en passer.

J’ignore les raisons qui les ont poussés à franchir le pas. Mais je ne serais pas surpris que les actionnaires soient derrière tout ça. Eux qui privilégient l’argent et la rentabilité au détriment du reste.

Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle avec le nombre de services déjà existants (et ça va augmenter) nécessitant un abonnement en dehors du jeu vidéo. Que ce soit pour les films et séries (Netflix, OCS), le sport (beIN, RMC Sport) et tant d’autres. Vous imaginez un Steam payant vous ?

Autant je comprends tout à fait les gens qui ne veulent pas s’encombrer avec un service payant en plus de ceux qu’ils possèdent déjà. Autant y a un élément sur lequel on ne peut pas cracher. Le tarif.

Sérieusement 19,99€ pour un an, c’est que-dalle. D’une, c’est largement moins cher que le Playstation Plus et le Xbox Live Gold, respectivement à 49,99€ et 59,99€ par an. Et de deux, il faut se rendre compte que beaucoup de services (dont ceux cités plus haut) proposent un abonnement proche de ce tarif, mais pour un mois. Donc bien plus couteux à l’année.

Bien sûr qu’on peut râler sur le principe de rendre payant un service autrefois gratuit. Et c’est une stratégie casse-gueule car il y a un très grand risque de se mettre à dos énormément d’utilisateurs qui n’auront pas envie raquer, ou tout simplement qu’ils n’auront pas les moyens. En particulier les plus jeunes joueurs.

En revanche, j’ai beaucoup de mal avec ceux qui pensent sérieusement que « c’est trop cher point barre ». Je ne les comprends pas, qu’est ce qu’il leur faut ? Après si on reformule en disant que « c’est trop cher pour ce que ça propose », là y a matière à argumenter. Et je vais en parler de suite.

NEStflix

La liste actuelle des jeux NES disponibles depuis l’écran de sélection

Un des « privilèges » accordés aux abonnés au Online payant est la possibilité de jouer sans limite de durée (du moment que l’abonnement est actif) au catalogue de jeux NES. Jeux qui sont désormais jouables en coop local et en ligne pour certains.

Et pour être franc avec vous, je n’en peux plus de cette NES. La console a beau être une des plus importantes de l’histoire Jeu Vidéo et un nid à classiques, ça n’enlève rien au fait  qu’on en a bouffé à toutes les râteliers ces 10 dernières années. Sur la Wii, 3DS, Wii U, NES Mini et maintenant ici. Puis quitte à faire du déterrage, autant aller jusqu’au bout et proposer en plus, des jeux SNES, GameBoy, N64, DS, 3DS… Bref une vraie console virtuelle comme ce qui se faisait avant non ? D’ailleurs je croise les doigts pour voir arriver des jeux Gamecube dans ce service. 🤞

59,99€ pour les 2 manettes les moins ergonomiques de l’histoire de la firme…

Mais en l’état pour ma part c’est non. Dire qu’il est présenté comme « l’argument majeur » de çe Online Switch, mon œil. Qu’ils étoffent d’abord leur service et leur catalogue et on en reparlera peut-être. Dire que d’un coté t’as le Xbox Game Pass à 9,99€ par mois, qui te permet de jouer à une bonne centaine de jeux 360 et One. Et de l’autre le PlayStation Now, qui vient tout juste de rendre possible le téléchargement de jeux PS4 et PS2 (autrefois jouables en streaming) mais à 14,99€ par mois. Et malgré leur prix, je trouve l’offre de ces 2 services bien plus intéressante.

Le chat vocal de la honte 📱

L’application a beau exister depuis plus d’un an, elle est toujours aussi aberrante. Et le fait que le jeu en ligne soit désormais payant n’arrange en rien la chose.

On ne va quand même pas me faire avaler que c’était trop compliqué d’inclure à même la console, une simple option de chat vocal ? Mais il faut croire que chez Nintendo, c’était plus « logique » de passer par une application smartphone pour ça. Et le pire, c’est que même Fortnite (un Free-to-play qui est jouable en ligne sans avoir besoin de payer le service) bénéficie d’un chat vocal via la prise Jack de la console. Et voila ce que ça donne en pratique

Photo de Kotaku.com  ©

Ridicule. Et cela m’amène à penser que la Switch manque cruellement d’applications « tierces » qui pourraient lui être utile. Comme un certain Discord pour rester dans le sujet. D’ailleurs en parlant de chat, mais textuel cette fois, je ne trouve toujours pas ça normal en 2018, qu’on ne puisse pas envoyer des messages privés à nos contacts sur consoles Nintendo.

Les sauvegardes dans le Cloud

Dernier gros point que j’aborderais. Une feature franchement intéressante même si pour ma part, il n’y avait pas nécessité de faire payer pour y bénéficier. Mais avoir la possibilité de stocker nos sauvegardes en ligne pour pouvoir les récupérer en cas de changement de console, c’est toujours ça de pris et ça évitera les mauvaises surprises.

Mon rang actuel

Par contre, tous les logiciels ne seront pas compatibles. Notamment Splatoon 2. Annonce qui a fait grincer beaucoup de dents, mais qui après réflexion est logique. Compliqué de « figer » les données d’un jeu en constante évolution à travers le ranking, ses nombreuses mises à jour, ajouts de contenu, festivals Splatfests (dont un qui a lieu ce Week-End) et j’en passe. Et qui dit qu’un joueur frustré par de nombreuses défaites ne serait pas tenté de charger une ancienne sauvegarde afin de récupérer son rang d’antan ? Ce qu’il aurait fallu prévoir à la limite, c’est de pouvoir associer les données statistiques du jeu non pas à une console, mais à un compte en ligne. Exactement comme sur PC par exemple où l’on n’est pas limité par le nombre de machines contrairement aux consoles. Parce sinon on revient au problème initial en cas de pépin…

Aussi, j’en ai entendu pas mal s’indigner sur le fait que les sauvegardes copiées dans le Cloud sont supprimées dès que l’abonnement prend fin. Dit comme ça en effet ça a l’air problématique, mais est-ce qu’on sait si ces sauvegardes sont récupérables en reprenant un abo ? Va savoir.

UPDATE 25/09/2018 : D’après IGN, on pourrait récupérer nos saves jusqu’à 180 jours (6 mois) après l’interruption d’un abonnement. Une bonne nouvelle qui devrait en rassurer certains.

Conclusion

Malgré le fait que je trouve l’offre actuelle trop peu intéressante, et que le principe même de faire payer un truc autrefois accessible gratuitement me fasse hérisser les poils, j’ai l’intention de souscrire (à contrecœur) à un abonnement Nintendo Switch Online. Tout simplement car je n’ai pas d’autre choix étant donné que je joue pas mal en ligne de base sur Splatoon, Mario Kart, et que ça sera le cas sur Super Smash Bros Ultimate en Décembre.

Reste à voir sur quel type de tarification je me pencherai car l’abonnement familial vaudrait le coup pour peux que je puisse trouver suffisamment d’amis possesseurs de Switch qui seraient intéressés. Par contre, maintenant qu’on paye pour ça, le service à intérêt à être irréprochable. Plus d’excuses maintenant où ça risque de gueuler à juste titre.

Et enfin, il faudrait que Nintendo revoie sérieusement sa communication pour présenter ses services. Parce que là c’est plus possible. La vidéo de présentation du Online Switch est à mourir de rire tellement c’est kitsch. Voyez plutôt.

Merci d’être arrivés jusqu’ici. Si vous avez aussi des choses à dire à ce sujet n’hésitez pas à le faire dans les commentaires 😉