[Reportage] Gamescom 2022

Après deux éditions digitales en 2020 et 2021, la Gamescom fit son grand retour en physique cette année. Voici mon gros compte-rendu de ma 4ème visite consécutive au sein du plus grand salon de jeux vidéos au monde du 23 au 26 Août 2022.

Une Gamescom pas comme les autres

Entrée sud

Peu de temps avant l’évènement, un certain nombre de constructeurs et d’éditeurs avaient annoncé leur non-participation. Et pas les plus petits. Cela comprenait Sony, Nintendo, Activision Blizzard, EA, 2K, et bien d’autres. J’ignore les raisons officielles mais je suppose que c’était soit par manque de choses nouvelles à montrer. Soit pour des raisons tarifaires afin d’économiser sur le prix très élevé pour venir exposer dans un salon de cette ampleur. Ou soit pour garder ses cartouches pour un autre événement ou conférence. C’est d’ailleurs ce que font la plupart d’entre-eux. Chacun y va de son propre show en ligne pour présenter leurs futurs jeux. Ce qui réduit nettement l’intérêt pour eux de se déplacer.

Paris Games Week 2016 & E3 2019

Un phénomène qui avait déjà touché l’autre gros salon mondial du JV qu’était l’E3 2019 qui avait déjà dû se passer de Sony (toutefois présent à la Gamescom de la même année) et d’EA pendant les jours d’ouverture. Je ne serais même pas étonné que la prochaine Paris Games Week en Novembre soit impacté aussi. Cela est même déjà arrivé en 2016 avec l’absence de Nintendo dans le salon parisien. Sauf que la raison est connue aujourd’hui puisque la firme préparait le terrain pour la Nintendo Switch qui sortait quelques mois après.

Entrée nord

En toute honnêteté quand j’ai appris cette nouvelle, ça a sérieusement remis en doute ma venue à la Gamescom. Et j’en connais pas mal dont ça a coupé l’envie. Voir ses constructeurs fétiches ne pas être présents, c’est moins motivant. Après il faut voir le bon côté. Moins de monde, ça veut aussi dire plus de place pour le reste. Pour voir des choses différentes sur lesquelles on ne se serait pas attardé dans des circonstances classiques par manque de temps ou d’envie. Et c’est là qu’il fallait compter sur les irréductibles comme Xbox, Ubisoft, SEGA, Bandai Namco, THQ Nordic et les indés.

Au final il y avait de quoi faire même si ce n’était pas comme les années précédentes. Je vais y venir dans les prochains paragraphes décrivant Hall par Hall, ce que j’ai vu et fait à cette Gamescom 2022.

Hall 6

À commencer par le Hall 6 qui cette année n’accueillait plus de stands de jeux. Il servait uniquement pour les évènements relatifs à la Gamescom. Comme le concert de Metal du tout juste sorti Metal Hellsinger le 25 Août auquel je n’ai pas assisté, et la cérémonie d’ouverture deux jours avant à laquelle j’ai pu enfin participer.

Opening Night Live

Le 23 Août au soir avait eu lieu l’Opening Night Live de la Gamescom. Un show qui a l’image de ce salon, avait lui aussi fait son retour en présentiel avec un public. Rien que pour l’ambiance, ça valait le coup de venir vivre ce genre de moments sur place plutôt que derrière un écran. Même si ça ne m’a pas empêché de trouver le temps long. Les 2h de présentation m’ont paru durer 3h.

Et si je devais donner mon avis global sur cet ONL, j’ai trouvé que c’était mieux rythmé qu’avant même si les séquences de gameplay se faisaient rares. Il y avait certes beaucoup de jeux dans l’espace, mais il y avait surtout beaucoup de jeux surchargés d’hémoglobine que n’aurait pas reniés un certain Quentin Tarantino. Et seulement une petite poignée m’auront réellement intéressés comme Lies of P que j’ai pu tester, Dead Island 2 qui est revenu d’entre les morts, High of Life qui a l’air bien barré, The Callisto Protocol que j’attends toujours, et Everywhere.

Hall 7

Je ne m’attendais pas à voir un stand Tik Tok dans un salon de JV. Et je m’attendais encore moins à ce que des exclusivités du salon y soient jouables comme Street Fighter 6, Sonic Frontiers (avec des casques), et le récemment sorti Teenage Mutant Ninja Turtles The Cowabunga Collection.

Du côté d’Ubisoft, le seul gros jeu de l’éditeur à être présent était Skull and Bones qui n’était pas jouable mais visible durant une présentation privée à l’intérieur du stand.

Chez la très chouette zone de Bandai Namco (qui avait remporté le prix du meilleur stand durant la Gamescom Award 2022), on pouvait y trouver The Devil In Me, One Piece Odyssey et le même Luffy géant qu’à Japan Expo 2022, ainsi que Park Beyond.

À défaut d’avoir un stand, Nintendo était présent physiquement via cet immense Bowser en LEGO constitué de près de 663.000 briques.

Les stands des jeux « Simulator » et leurs imposants véhicules agricoles.

Scène de concert de la chanteuse Uta du film One Piece Red.

La zone de Level Infinite (Tencent) qui devait être la plus grande (et aussi la plus bruyante) de toute la Gamescom avec son immense place centrale, ainsi que ses jeux testables ou non, et leurs photobooths dédiés. On pouvait y retrouver PUBG Mobile, GTFO, Tower of Fantasy.

Ainsi que V Rising et son gigantesque trône. Warhammer 40.000 Darktide avec un artiste peintre en plein exercice sur des figurines de la licence.

Vampire Bloodhunt et son décor rouge sang où j’ai pu faire quelques photos armé jusqu’aux dents avec @kogascorner. Il me fallait au moins deux arbalètes pour marquer le coup.

L’intérieur du stand de Metal Hellsinger dont j’ai écrit une preview :

[Aperçu] Gamescom 2022 : Metal Hellsinger

Toute une rangée d’appareils photos numériques auront été nécessaires pour cette prise de vue à 90°. J’avais le choix parmi plusieurs décors et il s’est porté sur celui du futur jeu Dune annoncé durant l’ONL.

Hall 8

Chez Genshin, j’ai vu le groupe Starrysky enflammer la scène du stand.

Une fois de plus, THQ Nordic avait un nouveau jeu Bob l’Éponge à présenter au sein d’un sympathique décor. Il s’agissait de SpongeBob SquarePants: The Cosmic Shake que j’ai pu tester. Bien coloré et raccord avec l’univers du dessin animé. Même si étrangement je l’ai trouvé moins « beau » que le Bataille pour Bikini Bottom – Rehydraté  que j’avais testé en ces lieux en 2019, et dont il reprend quasiment le même gameplay. De la pure plateforme 3D qui plaira aux fans de l’éponge carrée et aux plus jeunes.

Chez Thunderful Games, les titres LEGO Brick Tales, Tinkertown, et surtout Planet of Lana étaient jouables. Ce dernier avait un sympathique décor sur lequel je me suis permis de rêvasser un peu. J’en ai aussi écrit une preview :

[Aperçu] Gamescom 2022 : Planet of Lana

Xbox & Fanfest

Avec l’absence inédite de ses concurrents directs, c’était le moment idéal pour la firme de Redmond de briller. Sauf que cette année, Xbox a privilégié la modestie à la démesure. La zone étant beaucoup plus petite que les éditions précédentes, les activités sur places étaient moindres pour ne pas dire inexistantes (adieu la roulette Gamepass), et le nombre de jeux testables fut assez restreint avec une répartition inégale.

Des jeux déjà sortis comme Sea of Thieves, Grounded, Flight Simulator, ainsi que des exclusivités comme Pentiment avaient droit à 4 bornes chacun. Mais pour d’autres, ça ne dépassait pas deux, voire une seule comme pour A Plague Tale Requiem, (testé sur le stand BenQ du même hall), The Last Case of Benedict Fox (ici même), et Lies of P (testé dans la zone Business chez Neowiz). Jouables au centre de la zone et au prix d’une file d’attente grimpant très vite jusqu’à plusieurs heures. J’avoue ne pas avoir compris la démarche, surtout pour des jeux qui sont aussi jouables ailleurs. Voici mes previews des deux premiers jeux cités :

[Aperçu] Gamescom 2022 : A Plague Tale Requiem

[Aperçu] Gamescom 2022 : The Last Case of Benedict Fox

Il y avait quelques décors sympathiques comme ceux de Sea of Thieves, Starfield, et la gargantuesque araignée du jeu Grounded que je me suis gardé de poster ici..

La soirée du 24 Août, j’ai pu me joindre au Xbox Fanfest de la Gamescom. Mon second après celui de la Paris Games Week en 2018. Quelques invités étaient présents comme Klas Martin Eriksson à la tête de Wishfully Studios (Planet of Lana), Jason Park le boss du studio Neowiz (Lies of P). Et surtout Aaron Greenberg le n°2 de chez Xbox avec qui j’ai pu faire le « X » de Xbox aux côtés des copains blogueurs Inforumatik et Ma vie de Geek. Un très bon souvenir. 🥂

Xbox Fanfest Paris 2018

Du coup que vaut ce fanfest allemand comparé à son homologue français ? Et bien c’est le jour et la nuit. D’abord en termes d’emplacement puisqu’à la Gamescom, tout s’est fait au sein du stand. Alors qu’à Paris la fête s’était prolongé sur les toits du Parc des Expos de Porte de Versailles qui avait des faux-airs de discothèque ce soir-là. C’est pas cette année qu’on aura eu la péniche en tout cas.

En termes d’organisation générale, bien que la Gamescom s’en est mieux sortie de mon point de vue que la PGW, niveau cadeaux ils ont été franchement avares. Les participants n’ont eu droit qu’à un simple Tote Bag et un sac banane aux couleurs de la marque. Tandis qu’à Paris, y a pas photo..

Hall 9

Le stand de Sonic Frontiers et sa quinzaine de bornes de jeu (sans casque). Ma preview :

[Aperçu] Gamescom 2022 : Sonic Frontiers

L’enclos de  Goat Simulator 3 auquel je me suis essayé par curiosité. Pas grand-chose à dire sur ce défouloir totalement assumé de ce 3ème opus d’une saga qui rend “chèvre” sans mauvais jeux de mots. Où on peut tracter tout et n’importe quoi d’un simple coup de langue, avec des voitures que l’on peut faire s’envoler vers l’infini et au-delà (il y a même un succès pour cette action). Tout est permis.

Gotham Knights n’était peut-être pas testable dans la partie publique, mais sa moto était enfourchable.

Hall 10.1

La scène du village cosplay qui aura vu défiler bon nombre de pratiquants du milieu, et des concours auquel je n’ai pas pu assister le week-end.

L’incroyable stand / atelier de Dinoshop-Nerdstuff où on y trouvait une tête du robot Veilleur du jeu Horizon Zero Dawn. Le costume Utaru appartenant à Aloy dans Forbidden West. Et des raptors plus vrais que nature.

Pas de bornes de jeu mais un joli décor pour Return to Monkey Island.

La petite allée des artistes avec les œuvres de Reyhan’s Artwork

Les peintures de Kinader Art

Et celles de @marcel_pille

Le superbe décor des chasseurs de fantômes par We Are Ghostbusters « Germany »

Hall 10.2

Les bornes d’arcade de Retro Nerds Münsterland e.V.

Des « nouveaux jeux pour de vieilles consoles » de chez retrospiel. Et un peu de musique avec des bornes Taiko no Tatsujin, et les Bongos de Donkey Konga.

Et pour finir avec ce Hall 10.2, un petit tour en vidéos des très nombreux jeux indépendants présents dans le secteur.

Malheureusement, je n’ai pas pu en tester. Mais parmi ceux que j’ai vu de loin, j’ai retenu The Wandering Village et son magnifique diorama sur son stand, le jeu VR What The Bat, Gibbon Beyond the Trees, Shadow of Doubt, et tant d’autres.

Hall 5

Dans l’habituel hall dédié au merch, The Battinson montait la garde au stand DC.

De splendides figurines de Jin, Ezio, et de Kratos & Atreus respectivement aux prix respectables de 1000€, 1200€, et 1890€.

Et le clou du spectacle, un Licker terriblement réaliste pour « seulement » 1000€.

La voiture 100% électrique MINI Aceman a fait sa première apparition publique durant cette Gamescom. Et quel meilleur représentant que ce cher Pikachu pour la mettre en avant ? ⚡

Business Area (Halls 2, 3, 4)

Retour dans la zone business accessible grâce à mon accréditation. Et ouverte aux journalistes et autres médias les trois premiers jours d’ouverture en semaine. Toujours un plaisir de gambader dans ce salon à part, loin de l’agitation des autres halls de la partie publique. J’y ai pris deux rendez-vous chez Nacon et Neowiz pour y tester les jeux suivants :

[Aperçu] Gamescom 2022 : Steelrising

[Aperçu] Gamescom 2022 : Lies of P

Le même Alien de Destroy All Humans 2 Reprobed état présent dans le Hall 8. Pas de doute, ils nous envahissent.. 👽

Le petit salon de chez Raw Fury.

Et ma rencontre fortuite avec Stefanie Joosten. Connue pour avoir incarnée entre-autres, le personnage de Quiet dans Metal Gear Solid V. Et faisant écho à ma Gamescom 2019 où j’avais pu rencontrer le créateur de ce même jeu Hideo Kojima. La boucle est bouclée. 

Cosplays

Un duo de chevaliers avec qui j’ai pu brandir une hache, et Mirana portant le costume de la reine du jeu The Last Oricru confectionné par Lightning Cosplay.

Après les photos de leur stand, la troupe de We Are Ghostbusters « Germany » au complet 👻

Eressea Cosplay en Givrali, et @annabrandberg incarnant le personnage principal de Metal Hellsinger.

Tingilya Cosplay & MistveinCosplay (Gungrave Gore), et EkurionCosplay & @isabellepiuk (Tower of Fantasy)

Des Transformers et Jaegers par AJ-Designs GmbH toujours aussi impressionnants à voir à la Gamescom.

Un immense robot de la marque @medion.erazer, et un groupe constitué de @greynotblue_cosplay, @capericorn_cosplay (Monster Hunter), et @yuhime_cosplay (Elementalist Lux)

Un Medic et un Pyro de Team Fortress 2 (je devais être le Spy à coup sûr), et Maul Cosplay (Red Hood) & Cie au stand de Gothan Knights.

Et enfin j’ai pu rencontrer Kamui Cosplay. Une des personnes les plus influentes dans ce milieu. Elle m’aura offert un print signé de sa main de son cosplay de Beidou de Genshin Impact qu’elle aura porté le week-end.

Conclusion

Pour une édition où je n’étais même pas sûr de venir à cause des absents, et de la galère sans nom qu’aura été mon obtention de mon accréditation à quelques semaines de l’évènement, je ne regrette finalement pas d’être revenu à la Gamescom pour son retour en physique.

Si on fait abstraction des stands moins nombreux qu’avant, et des halls qui ont été réorganisés voire carrément fermés à cause de ces effectifs réduits, globalement le salon est resté fidèle à sa réputation. De par sa disposition, son organisation, et sa démesure qui me marque toujours autant malgré le fait que ce soit la 4ème fois que j’y mets les pieds. Un temps d’adaptation a même été nécessaire de mon côté pour retrouver mes repères trois ans après ma dernière visite.

Au final j’en ressors plutôt satisfait. En termes d’activités avec l’ONL auquel j’ai enfin pu participer et mon second Xbox Fanfest. Des jeux que j’ai pu tester et les previews réalisés. Et de certaines rencontres que j’ai pu faire. Je pense notamment à Benoist et Arthur du média MaG – Movie & Game avec qui j’ai pu passer du temps dans le salon et en dehors. Au plaisir de tous vous recroiser un de ces quatre, et potentiellement de revenir à Cologne en 2023.

[Avis] Nintendo Direct du 13.09.2022

Avant-hier le 13 Septembre à 16h s’est tenu le traditionnel Nintendo Direct de la rentrée. L’heure de faire le point sur ce que j’ai retenu de ces 45 min de présentation.

La foire aux RPG et au Farming

Pour ceux qui ne sont pas friands des jeux RPG, une grosse partie de ce Nintendo Direct ne devait pas être la plus intéressante. Et je m’inclus moi-même dans le lot. Non pas que je n’aime pas ce genre ou que je n’y joue pas, mais la plupart des jeux montrés durant cette présentation tels que Crisis Core: Final Fantasy VII Reunion, Tales of Symphonia Remastered, et Atelier Ryza 3: Alchemist of the End & the Secret Key, ne m’ont pas particulièrement interpellés. Mis à part Octopath Traveler 2 dont j’aime toujours autant le style graphique même si je n’ai pas fait le premier.

Beaucoup de RPG, mais aussi beaucoup d’autres d’un genre auquel je suis encore moins familier, les jeux de gestion de ferme / simulation de vie. Et qui ont transformé ce Nintendo Direct en un « Farm Direct ». Parmi-eux, Story Of Seasons, Rune Factory 3 Special, Fae Farm, Harvestella, ou encore Various Daylife. C’est peut-être ça la nouvelle tendance vidéoludique chez Nintendo. Ca change des jeux d’horreur dans l’espace qui pullulent chez les autres constructeurs.

Le catalogue N64 s’étoffe

Cela fait un an tout pile que le Nintendo Switch Online intègre le catalogue N64. Accessible seulement si on a le Pack Additionnel faisant monter le tarif de l’abonnement annuel de 19,99€ à 39,99€. À l’époque de son annonce, j’avais exprimé mon fort mécontentement sur le fait que les jeux de cette console ne soient pas inclus dans le service de base. Ce qui fait qu’encore aujourd’hui, je n’ai toujours pas souscrit à cet abonnement.

Mais c’était sans compter la puissance marketing de Nintendo qui nous balance d’un coup d’un seul, une flopée de classiques de la console. Dont les trois premiers Mario Party, les deux premiers Pokémon Stadium, Pilotwings 64, 1080 Snowboarding, Excitebike 64, et surtout le FPS mythique Goldeneye 64. Qui bénéficiera d’un mode multijoueur en ligne exclusif à la Switch, alors que la version Gamepass de chez Xbox ne devra se contenter que du multi local pour une raison qui m’échappe. J’avoue que toutes ces annonces m’ont presque donné envie de sauter le pas, mais pour le moment je résiste.

Des retrouvailles timides

Mais ce qu’on retiendra surtout de ce Direct, c’est la présence de deux jeux très attendus dont un qu’on n’espérait même plus revoir.

Le premier étant Pikmin 4. Annoncé pour la première fois en 2015 par Shigeru Miyamoto du temps où la Wii U était encore dans la course. Ce dernier assurait d’abord à l’époque que le jeu « était sur le point d’être terminé », puis que son développement « suivait toujours son cours ». Le tout sans jamais rien montrer du jeu. Une communication qui s’est transformée en Running Gag et a fini par lasser.

Sept ans plus tard, le grand manitou revient à la charge en nous dévoilant un court teaser et quelques images de cette arlésienne. Ainsi qu’une fenêtre de sortie pour 2023. Personnellement je ne suis pas un adepte des jeux de la licence, mais j’espère pour les fans que cette longue attente en vaudra la peine.

Le second est celui qu’on n’appellera plus Breath of the Wild 2 mais Tears of the Kingdom. Ne s’étant plus montré depuis l’E3 2021, et qui a enfin une date de sortie fixé au 12 Mai 2023. Il aura été repoussé à de maintes reprises en 2021 puis en 2022, mais cette fois semble être la bonne. J’imagine difficilement un autre report après ça à moins d’un cataclysme. Le compte à rebours peut commencer.

Néanmoins, je reste assez sceptique après avoir vu ce trailer qui ne nous apprend pas grand-chose de plus de ce qu’on sait déjà. Avec une fresque énigmatique dont le défilement prend la moitié de la vidéo. Et une exploration céleste qui semble toujours au cœur du jeu avec divers moyens de monter au ciel. Cela a aussi confirmé une de mes plus grosses craintes. Le fait d’être littéralement en terrain connu puisque les terres d’Hyrule semblent être identiques au précèdent opus. Au point où j’ai l’impression qu’on est face à un immense DLC qui a pris plus de 6 ans à germer. J’espère très sincèrement me tromper.

Conclusion

Même si les jeux que j’ai retenus se comptent sur les doigts d’une main, c’était un Nintendo Direct plutôt efficace sans être flamboyant. Il m’aura bien moins marqué que celui de Février que je trouve encore aujourd’hui exceptionnel.

J’ai apprécié la diversité des jeux présentés malgré leur répartition assez déséquilibré avec masse de RPG et de farming. Et j’ai eu un souci avec le rythme de la présentation, tout particulièrement sur les 10 dernières minutes où ça n’en finissait plus.

Pour le reste, je passerai outre les sempiternels portages comme It Takes Two, Sifu, les derniers Resident Evil en Cloud, et TUNIC. Je garde toujours un œil sur Bayonetta 3, sur la prochaine vague de circuits de Mario Kart 8 Deluxe, et sur le futur Splatfest d’un Splatoon 3 que je n’ai pas encore en ma possession à l’heure où cet article est publié.

En tout cas l’horizon vidéoludique se dessine pour 2023. Et il semble radieux.