[Reportage] Comic Con Paris 2018

4ème édition de la Comic Con Paris à La Villette. Un des salons majeurs dédié à la pop-culture et les Comics en France. Voici mon compte rendu de ma seconde visite en solo en ces lieux le Vendredi 26 Octobre.

Comeback

La première et dernière fois que j’avais mis les pieds là-bas, c’était lors de l’édition de 2016, qui m’avait pas mal dégouté de la convention en grande partie à cause de l’énorme affluence du Week-End. Au point même que je pensais que cette Comic Con aurait été la dernière. Jusqu’à cette année où j’ai choisi d’y aller l’après-midi en semaine entre 2 journées à la Paris Games Week 2018 afin de voir ce que ça donne.

Et effectivement, j’ai eu beaucoup moins de mal à me déplacer qu’il y a 2 ans. Contrairement à ce que laisse supposer les 2 photos du dessus. Mais des retours que j’ai eu de ceux qui y sont allés le Samedi, c’était encore une fois une marée humaine. Moi qui pensais que le salon avait appris de ses erreurs en gagnant en superficie ou en changeant  carrément d’endroit. On n’en est pas encore là visiblement…

Je n’avais pas d’invités de marque dans le viseur. Même si quelques grands noms des comics et des séries TV ont répondu présent cette année. Que ce soit au sein de l’Artist Alley, en conférences ou même en dédicaces. Parmi ceux que je connais de nom, je citerais l’auteur Frank Miller à qui l’ont doit Sin City, et l’actrice Shannen Doherty qui fut révélée dans la série Charmed. Et qui sort tout juste d’un combat victorieux contre un cancer du sein.

J’ai pu contempler quelques statues représentant des emblèmes de la pop-culture à taille réelle. Autant pour celle de Wonder Woman à l’effigie de Gal Gadot, on devine facilement sa nature. Autant pour l’imposant Chewie et les Stormtroopers, j’ai cru pendant un bref instant que c’était des Cosplays. Comme quoi…

Parmi les nombreux produits dérivés qui ont retenu mon attention, des planches / BD de comics plus ou moins rares, en vente pour certains ou exposés en vitrine pour d’autres.

Un Gant de l’Infinité de Thanos, dont on peut même bouger les membres. En espérant juste qu’il ne « servira » pas pour ceux qui voient de quoi je veux parler

Mais aussi un Vador sculpté en LEGO. Des bijoux haut de gamme forgés à la main par la marque Nous sommes des héros rendant hommage à la pop-culture. À l’image du bandeau de Wonder Woman à 599€ pièce. Et des figurines dont celle de Rambo, du crâne du T-800 de Terminator, et de Catherine du film Basic Instinct, qui tournent toutes autour de 500€ ~ 600€. C’est certes pas donné mais quand on aime est fan, on ne compte pas.

Je me suis amusé à faire 2 photocall. Dont un assez particulier aux côtés du Grinch venant du film éponyme sorti il y a quasiment 18 ans. J’ignore pourquoi ce film en particulier ici, mais rien que pour le décor très « boule à neige », ça en valait la chandelle.

Quizz Canal+

Sur la scène de Canal+, plusieurs quizz avaient eu lieu sur des films, séries et autres. Avec pour récompense des goodies correspondant aux thèmes des questions. J’ai tenté ma chance sur ceux de Jurassic World et Black Panther, mais sans rien remporter hélas. Soit mes réponses n’étaient pas correctes, soit beaucoup de gens sont passés devant moi sur des questions dont je connaissais la réponse. Ce qui est dommage car les questions étaient loin d’être compliquées dans leur globalité.

Cosplay

La Comic Con est réputée pour ses Cosplays de qualité. Hélas j’en ai immortalisé assez peu le Vendredi. Parmi ceux qui m’ont marqués ce jour-là, un Dr Octopus très impressionnant, un Pika-Stormtrooper qui m’a bien fait marrer par Lecherro Cosp, un Superman venu tout droit de Man of Steel et un Aquaman par le (très) grand Robert Valko.

Conclusion

Je ne serais probablement pas venu à cette Comic Con Paris cette année, si le service presse ne m’avait pas filé l’invitation suite à ma demande via leur site. J’en profite d’ailleurs pour les remercier. Et si l’occasion devrait se représenter à l’avenir, ça sera avec plaisir.

En tout cas, même si je n’y ait pas fait énormément d’activités ou vu beaucoup de personnalités contrairement à il y a 2 ans, j’ai apprécié la « tranquillité » de cette journée du Vendredi, et le fait que les Comics, la Pop-Culture et le Cosplay soient toujours aussi bien représentés.

[Reportage] Paris Manga – Sci-Fi Show #26

26ème itération du salon Parisien biannuel dédié aux animes, mangas, pop-culture et autres, voici mon compte rendu de ma visite en solo le Dimanche après-midi du 21 Octobre 2018.

Nindo Mc Fly

Et je préviens d’avance, cet article sera très court. Pour la simple et bonne raison que ma seule véritable activité effectuée en ces lieux, fut de me prendre en photo dans un décor dédié à la trilogie Retour Vers Le Futur. Aménagé et animé par les mêmes personnes vues pour la toute première fois à la Paris Comics Expo il y a de cela 2 ans. À une petite différence près

C’est que cette fois-ci, j’étais déguisé de manière totalement improvisé en Marty Mc Fly. Merci la doudoune Rouge de chez Uniqlo, la casquette brillante de Marty achetée à une ancienne PM, ainsi que ma chemise bleue et jean de tous les jours. Autant dire que je ne pouvais pas manquer cette occasion.

Cosplays & Invités

Pour le reste, j’ai pris en photos quelques Cosplayers dont certains que je connaissais déjà par Facebook ou via des conventions ultérieures. D’abord Johnnypen Cosplay qui incarnait Neo de Matrix. Sa compagne Julie Peugeot en Mandalorien de Star Wars. Lili Dîn en Princess Bean de la série Désenchantée. Akcosplay en Brook de One Piece. Ainsi que Suzalia en Rey de SW et la troupe de l’Alliance Impériale.

Et parmi ceux que je n’ai pas immortalisés ce jour-là, j’ai pu revoir Mineya’s curiosity et Aëon Cosplay que j’avais croisé au Festival Harajuku à Bercy en Septembre dernier.

Et quelle ne fut pas ma déception lorsque j’ai appris que la seule invitée de prestige que j’avais l’intention de voir, l’actrice canadienne Pom Klementieff (Mantis dans les films Marvel) a été contrainte d’annuler sa venue le Dimanche. Car trop occupée par les reshoots du prochain Avengers 4.

Conclusion

Et c’est tout. C’était davantage une Paris Manga pour y voir des gens et des amis (croisé par hasard pour beaucoup) que pour y faire des activités et des achats. À l’exception de la séance photo avec la DeLorean.

Et ce fut la première fois que je venais à ce salon au sein du Hall 7.2 situé au fin fond du Parc des Expositions de Porte de Versailles. Et qui offre une jolie vue sur la capitale sur les toits. Ça change de l’ancien Hall 3 en termes de superficie et de gestion d’espace, mais cela n’a pas évité les allées engorgées de monde à cause de l’affluence du Dimanche.

[Test] Shadow of the Tomb Raider

Ultime opus des aventures de Lara Croft issu la trilogie amorcée en 2013, voici mon avis sur ce Shadow of the Tomb Raider. Alors, est-ce l’épisode de trop ou celui du renouveau ?

On prend les mêmes…

Et on recommence. Le jeu reprend quasiment la même formule que ses aînés. Avec les armes et équipements toujours craftables aux feux de camp. Le  retour de l’instinct de survie qui mettra en surbrillance les éléments interactifs du décor. Les pièges et obstacles mortels répondant à nouveau présent, et qu’il faudra éviter sous peine d’une séquence de game-over bien morbide comme on les aime. Et surtout le Gameplay similaire lui-aussi mais avec quelques ajouts supplémentaires bienvenus.

D’abord la corde de rappel, permettant de descendre en contrebas en toute sécurité. Puis la nage, qui agrandit et varie davantage la zone d’exploration puisqu’elle s’étend désormais sous l’eau. Et l’infiltration qui a légèrement évolué, puisque Lara peut se camoufler dans les hautes herbes ou s’enduire de boue pour mieux surprendre ses adversaires. Une vraie Rambo.

Visuellement, le jeu s’en sort bien sans être une claque graphique. Certes les environnements ne sont pas extrêmement variés, puisque tournant quasiment tous autour de la jungle péruvienne. Mais cette dernière demeure ma foi crédible, luxuriante et vivante. Et se paye même le luxe de nous offrir de magnifiques panoramas. Le tout bercé par une ambiance sonore très réussie et renforçant encore plus l’immersion en ces terres sauvages. Même les tribus autochtones parlent leur langue d’origine dans les régions explorées.  D’ailleurs le jeu se concentre davantage sur l’exploration au détriment de l’action. Ce qui n’est pas plus mal.

Les tombeaux / cryptes de cet opus se révèlent être bien plus inspirés qu’auparavant. Rien d’insurmontable mais il faudra parfois se creuser les méninges pour les résoudre. Tout sera une question de jugeote et de timing, avec certains mécanismes s’activant que durant une certaine durée. Mention spéciale à un tombeau en particulier se situant sur un Galion abandonné.

La mise en scène est plus que correcte et place la barre plus haute par rapport aux précédents opus. Cela se ressent dans les cinématiques en général, et les séquences scriptés où Lara doit échapper à un danger mortel. On n’est pas loin du niveau d’un Uncharted et ce n’est pas peu dire.

Et il y a une phase en particulier, qui pour moi est la meilleure de tout le jeu et peut être même de toute la trilogie. Cela concerne un certain flashback dont vous avez un aperçu ci-dessus. Encore un autre écho à la saga Uncharted pour ceux qui voient de quoi je parle.

Ici, Lara fait davantage figure d’anti-héroïne qu’héroïne. Puisque c’est la principale responsable malgré elle, des catastrophes naturelles qui s’abattent dans le monde du jeu. Et dont  les civils et autochtones subissent de lourds dommages collatéraux. Pour le coup, elle a bien plus de sang sur les mains que les “Trinitaires”, ses ennemis de toujours qui ne lui manqueront pas de lui faire rappeler le poids de ses péchés. Une responsabilité qui pèse lourdement sur les épaules de l’aventurière, et cherchera au fil de l’aventure un moyen de se racheter. Vous l’aurez compris, cet opus est celui de la maturité.

D’ailleurs, le jeu comporte quelques rares scènes marquantes par leur impact. Comme le déluge à la fin du tout 1er acte, ou plus loin dans le jeu lorsque Lara se transforme en simili Terminator qui élimine tous ses adversaires à la chaîne sans broncher. Jamais elle n’aura paru aussi badass qu’à ce moment-là.

Mais Lara n’a pas que changé de caractère, elle a aussi changé de voix. C’est Anna Sigalevitch, la doubleuse régulière de l’actrice Alicia Vikander en VF (qui a incarné Lara dans le film de 2018) qui a remplacé Alice David pour des raisons inconnues. Chose qui ne m’a pas spécialement dérangé. Le timbre de voix est certes similaire mais Lara est moins émotive et parait avoir plus d’assurance que dans les 2 derniers épisodes. Même si j’aurais préféré une voix moins monotone lors des lectures de descriptions d’objets ramassés…

Mais il est regrettable que le scénario soit aussi incohérent et téléphoné, avec des moments de tension très vite désamorcés. Comme cette fameuse séquence “Terminator” qui a été provoqué par une triste révélation faite à Lara, qui finalement s’est révélée être une fausse alerte.

Chose encore plus regrettable, les personnages secondaires. Sérieusement, on pourrait les enlever du jeu que ça n’y changerait strictement rien tellement ils sont inintéressants et anecdotiques pour la grande majorité. La palme de bronze étant décernée à Jonah, qui n’a aucune utilité si ce n’est que de servir de soutien moral à Lara.

Incohérences

Les joies du mode photo, où comment garder le sourire en toutes circonstances 😀

Avant de conclure, j’aimerais raconter quelques anecdotes qui m’ont fait tiquer durant mes 32h de jeu.

Durant un tombeau du scénario, je fais face à un obstacle qui faut apparemment brûler. Et qu’est-ce que j’ai sous la main qui devrait faire l’affaire ? Des flèches enflammées que je m’empresse de décocher, et qui n’ont aucun effet… Il fallait en réalité faire s’écouler du combustible jusqu’à cette barrière, et ensuite enflammer la source devinez comment ? En actionnant un mécanisme. Alors que ça aurait été bien plus logique de le brûler soi-même si vous voulez mon avis.

Seconde et dernière anecdote, qui pour moi tient plus que de l’oubli qu’autre chose. Durant tout le jeu, Lara possède son arc. Sauf durant certaines cinématiques où il disparaît sans aucune explication. Chose encore plus incompréhensible lorsque l’archéologue doit échapper à une meute d’ennemis dont elle pourrait se défendre, si seulement son arc ne s’était pas fait la malle entre temps… Des erreurs aussi grossières sur un triple A de 2018, c’est non.

Conclusion

Pour un épisode qui veut conclure une trilogie, c’est moyen. Bien que le jeu soit plutôt agréable à jouer et à explorer, ce Shadow of the Tomb Raider manque cruellement d’originalité et d’ambition. Il fait tout comme les autres mais n’apporte rien de neuf. Un comble pour une des licences qui a redéfini le genre Action-Aventure 22 ans plus tôt.

Mais paradoxalement, il  est pour moi le meilleur épisode de la trilogie en prenant le jeu dans sa globalité. Même si il reste moins marquant que l’opus de 2013, effet de surprise oblige.

Maintenant, il est grand temps pour cette licence de prendre à nouveau un peu de repos, et ainsi revenir en force au moins d’ici la prochaine génération de consoles.

Merci de m’avoir lu.

[Wallpapers] Fournée du 15.10.2018

Zelda by wlop

Kara by wlop

 

Hollowknight fan by VincentBisschop

Halloween 2016 by UnidColor

Black Hole by E7S

Back to the Future 4 : the journey by Tohad

The Things Forgotten by the War by Skybase

Chaldea by ErikShoemaker

Looking for something bigger by Drake1024

Roots by t1na

Ruins_4 by IvanLaliashvili

Liberate by yuumei

Divinity by TobiasRoetsch

Runner by t1na

TheFatRat – No No No Official Artwork by jordangrimmer

A Head Full of Clouds by BLPH

Nice View by Rowye

Griffin Lair by Sung Choi

Yggdrasil by Rowye

Through the Space – Book Cover by E7S

N’hésitez pas à me dire lesquels vous préférez dans le lot 😇

[Cinéma] Critique – Venom

Il aura fallu attendre 11 ans avant de revoir le plus dangereux des parasites en salles obscures. Mais cette fois-ci, sans Spiderman dont il est censé être un des plus grands rivaux. Voici ma critique ciné sur le film Venom. Dont on est loin de chanter les louanges alors qu’il est tout juste sorti. Et après visionnage, je comprends pourquoi…

Avant-Propos

La première et dernière fois que le symbiote a souri à pleines dents au cinéma, remonte à 2007 avec le très décrié Spiderman 3 de Sam Raimi. Une des principales raisons de cette levée de boucliers à l’époque, fut le traitement infligé au duo Eddie Brock / Venom.

Aujourd’hui, c’est Sony Pictures qui distribue le projet de cette origin-story. Comme ils l’ont fait avec les 2 volets des The Amazing Spider-Man de Marc Webb sortis en 2012 et 2014. Tant pis pour tous ceux qui rêvaient de voir Venom dans le Marvel Cinematic Universe.

Et histoire de me situer par rapport au film, j’ai pu le voir en avant-première le 8 Octobre (2 jours avant sa sortie officielle) au Pathé Gaumont de la Villette, en VOSTFR. Et en qualité IMAX 3D. D’ailleurs, cette séance était spéciale car étant la première d’une série de “Séances Geek” comme ils l’appellent. Inaugurée en compagnie du Vidéaste Captain Popcorn, et d’un Venom (presque) grandeur nature. L’ambiance dans la salle fut au rendez-vous et j’en garderai un meilleur souvenir que la séance elle-même

Venom, un personnage “attachant”

N’ayant pas lu les comics en question, j’ignore si le personnage est fidèle ou non au matériau d’origine. Mais ce que je peux en dire, c’est que ce binôme fonctionne parfaitement ici et demeure la plus grande qualité du film. Peut-être la seule d’ailleurs.

La créature en impose sous sa forme humanoïde, et rend bien à l’écran avec un aspect “organique” qui lui va bien mieux que le côté “plastoc” de Spiderman 3. Et contrairement à ce dernier film, Venom est un personnage à part entière avec une vraie personnalité. Il n’est pas que mortellement dangereux et friand de boyaux humains, le symbiote a aussi un humour qui fait souvent mouche, et se révèle être attachant de la manière la plus littérale qui soit.

Le personnage d’Eddie Brock en tant que reporter loser s’en sort assez bien. Tom Hardy a de toute manière la carrure, la dégaine et surtout le talent pour ce genre de rôle. Puis ce n’est pas comme si le dernier personnage iconique des comics qu’il a incarné était Bane dans The Dark Knight Rises (2012). Et il faut savoir que c’est lui qui double son alter-ego. Dit autrement, il se parle à lui-même durant tout le film. Chose impossible à deviner pour quelqu’un comme moi qui a fait le choix de se renseigner le moins possible sur ce film.

Ça manque de sang par ici

Esthétiquement parlant, c’est mitigé. Bien que le film ait une photographie correcte avec quelques plans intéressants, difficile de comprendre ce qui s’y passait lors des grosses scènes d’action mettant en scène le symbiote. Pas toujours très lisibles et surtout brouillonnes, en particulier l’affrontement final. Les seules exceptions pour ma part qui valaient à peu près le coup étant le moment où Eddy teste ses pouvoirs pour la première fois, et la scène de la course-poursuite dans les rues de San Francisco.

De plus, c’est moi ou ce film a été censuré comme c’est pas permis ? Parce que malgré les cadavres qui s’accumulent par dizaines, les arrachages de têtes avec des dents grandes comme des couteaux, ou encore les attaques avec des armes tranchantes diverses, pas une seule goutte de sang à signaler. Ça c’est pas normal. D’autant plus que pour une raison qui m’échappe, le film est passé d’une classification Rated R (interdit au moins de 17 ans) à un PG-13 (moins de 13 ans) entre sa production et sa sortie en salles.

Je ne demande pas des effusions de sang à la Tarantino, ou des boyaux bien visibles à l’écran loin de là. Mais on parle quand même de Venom non ? Je trouve ça étonnant de se brider autant après des films comme Deadpool et Logan (tous deux des films Marvel), qui avaient placé la barre assez haute en terme de violence graphique. Et qui en prime ont été de gros succès au box-office. Alors pourquoi s’en priver ici ? Si c’était pour une volonté de plaire à un public plus large, c’est raté.

Distribution aux oubliettes

À part Eddie et Venom, il n’y a rien à garder niveau casting. Les personnages sont soit complètement anecdotiques, soit inintéressants au possible. Le méchant joué par Riz Ahmed en tant que Carlton Drake, est tellement une parodie du genre que ça en était gênant. L’ex-copine d’Eddie qu’est Anne Weying incarné par Michelle Williams, manque de profondeur et sa relation avec l’intéressé  de moins en moins crédible au fil du film.

Et les symbiotes dans tout ça ? On ne sait pas d’où ils viennent et leur but n’est ni clair, ni logique. Envahir une planète où ils sont voués à une mort certaine sans hôte à parasiter ? Superbe idée, j’applaudis. J’ose espérer qu cela sera développé dans les suites déjà prévues.

En vrac

Les enjeux du film sont assez facile à deviner tant le scénario est prévisible et les rebondissements inexistants. Et je ne parle pas des incohérences et autres facilités scénaristiques qui me font demander si les scénaristes ont relu leur script avant validation. De plus, le film oscille constamment entre l’action, la comédie et l’horreur et n’arrive jamais à se positionner.

Niveau rythme, c’est pas bon non plus. Le film a été bouffé au montage par Venom coupé au montage et ça se sent. Il doit manquer au moins une bonne trentaine de minutes au film c’est pas possible autrement.

La bande-son est anecdotique et manque clairement d’identité. Ludwig Göransson nous avait habitués à mieux dans Black Panther. Je n’ai même pas souvenir d’avoir entendu un thème propre à Venom.

À l’issue de la scène post-crédits qui a du ravir les fans et connaisseurs des comics, mais qui m’a personnellement fait ni chaud ni froid, on a eu un petit extrait plutôt sympathique du prochain film d’animation intitulé Spider-Man : New Generation à venir pour le 12 Décembre prochain. Mettant en scène le nouveau porteur du costume Miles Morales.

Conclusion

Loin d’être une catastrophe comme certains fanatiques le prétendent au point de le comparer à l’affreux Catwoman (2004), ce Venom reste un “beau” gâchis. Et le plus paradoxal dans tout ça, c’est que la créature et son hôte forment une bonne paire au sein d’un film qui ne les mérite pas.

En plus des soucis de narration, de distribution et de rythme, il manque quelque chose de crucial à ce film, une identité. Vous savez ce “truc” en plus qui aurait pu le démarquer des autres films du genre. Et peut-être le rendre un peu plus intéressant. Je me demande s’il n’aurait pas davantage gagné à intégrer le MCU, dans la suite de Spiderman Homecoming par exemple.

Sincèrement, si vous aviez l’intention de le voir au ciné, passez votre chemin. Sauf si vous êtes réellement fan de Venom. Auquel cas vous passerez peut être un moment sympathique.