[Galerie] Consoles Fake (2/3) – Xbox

Partie 1 : PlayStation

On enchaine avec les créations originales des Consoles Fake de la firme de Redmond. Au programme, Xbox 720, portable et Xbox Two.

À suivre pour le dernier, Nintendo. Des préférences ici ? 🎮

[Galerie] Consoles Fake (1/3) – PlayStation

Vous ne vous êtes jamais imaginé à quoi pourrait ressembler une future génération de consoles ? Que ce soit l’apparence de la machine, le design des manettes, ou même sur la manière de jouer  ?

Et bien sachez que j’ai un début de réponse pour vous. Avec ce premier d’une série de 3 articles qui regroupera ce qui m’a le plus tapé dans l’œil en termes de Consoles Fake imaginés par des fans avant leur sortie officielle. Et on commence par PlayStation et ses multiples déclinaisons de la PS4, PSP et même de la prochaine PS5.

À suivre au prochain, Xbox. Des préférences ? 🎮

[Cinéma] Critique – Glass

L’ultime volet d’une trilogie surprise que personne n’attendait. Initiée avec le film Incassable / Unbreakable 19 ans plus tôt, et suivi par Split en 2017. Est-ce que Glass est la conclusion que cette saga mérite ?

PS : Et histoire de se mettre dans l’ambiance, je vous propose de lire cette critique en écoutant ceci. Bonne lecture. 😉

Avant-propos

À ce jour, j’ai vu 6 films de Mr Night Shyamalan. Réalisateur connu pour ses twists difficilement prévisibles. Dont celui dans un de mes favoris de sa filmographie qu’est Sixième Sens (1999). Qui comporte un twist final d’une importance telle qu’il change à tout jamais la manière dont ce film sera perçu après (re)visionnage. Autant dire qu’il ne faut surtout pas le spoiler ou se le faire spoiler. J’avais également un souvenir assez marqué de Signes (2002) avec une ambiance assez oppressante qui ne faisait pas du bien au gosse que j’étais à l’époque. Puis j’ai vu After Earth (2013), qui fut extrêmement décevant.

Les 3 films restants sont donc ceux de cette trilogie qui s’est étendue sur presque deux décennies. D’abord Incassable que j’ai beaucoup aimé et qui se place juste derrière Sixième Sens en matière de préférence. Puis Split, pas mauvais mais que j’ai moins aimé. Et celui qui fait l’objet de cette critique, Glass.

Remise en contexte

Mais avant d’en parler, il est pour moi nécessaire afin de comprendre les enjeux de Glass, de recontextualiser les choses en spoilant allègrement les 2 précédents films de cette trilogie. Si vous ne les avez pas encore vus, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Dans Incassable, David Dunn était l’unique survivant d’un terrible accident de train survenu au début du film. Mais le plus incroyable au-delà de sa survie, était le fait qu’il s’en soit sorti complètement indemne. Sans aucune séquelle ni égratignure. Et on apprendra plus tard que David n’a jamais été ni blessé, ni malade. Un homme littéralement “incassable” comme le film éponyme.

Et c’est justement ce genre d’individu que recherchait désespérément Elijah Price. Un fanatique de Bandes Dessinés / Comics, convaincu que les Super-Héros existent bel et bien dans le vrai monde. Sauf que contrairement à David, c’est un homme “cassable” car atteint d’un handicap rare appelé ostéogenèse imparfaite. Plus connu en tant que “maladie des os de verre”. Et c’est pour trouver son exact opposé comme dans les Comics, et par la même occasion « trouver sa place dans ce monde » selon ses propres dires, qu’il a perpétré de multiples attentats dont ce fameux accident de train qui a révélé David aux yeux du monde entier. À ce moment précis, le Super-Vilain Mr. Glass avait enfin trouvé son rival Super-Héros qu’il recherchait depuis si longtemps.

Split quant à lui racontait l’histoire de Dennis, de son vrai nom Kevin Wendell Crumb alias “La Horde”. Un imprévisible et dangereux individu atteint d’un trouble dissociatif de l’identité. Plus connu sous l’appellation de trouble de la personnalité multiple. Et lors de la toute dernière scène, on revoit le David d’Incassable mentionner le pseudonyme de Mr. Glass. Confirmant que ces 2 films se déroulaient bel et bien dans le même univers. Il ne restait plus qu’à attendre la suite qui allait faire le lien entre-eux et que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Glass.

Mr. Glass ou le « Bonhomme qui casse »

Les 3 films de cette trilogie partagent un point commun assez intéressant. Leurs titres sont intrinsèquement liés à la nature des personnages principaux qui jouent dedans. Incassable était le film de David Dunn pour les raisons que j’ai expliqués plus haut (même si Mr Glass y tient un rôle important). Split quant à lui est celui de Kevin, tout simplement car le titre peut se traduire en français par “fracture” ou “fissure”. Ce qui est une traduction de son état mental. Un homme fracturé psychologiquement à cause de ses 24 personnalités.

Il était donc tout naturel qu’Elijah Price ait aussi un film dédié. Puisque Glass est la traduction du mot “Verre”. Ce qui est la caractéristique même de ce personnage qui est littéralement un “homme de verre”. Et bien qu’il y soit mis en avant un peu tard, et pas au top de sa forme durant une grosse partie du film, c’est sur ce grand manitou que reposent les principaux enjeux du scénario. Et on le comprend au moment d’une révélation d’une importance capitale vers le milieu du film, qui fait que David et Kevin sont “liés” à cause de lui.

Ce Mr. Glass est à nouveau incarné par Samuel L. Jackson presque 20 ans plus tard. Et même si je préfère sa performance dans Incassable, il reste aussi incisif et charismatique que d’habitude. Et on comprend très vite qu’il ne vaut mieux ne pas le quitter des yeux et encore moins le sous-estimer. Car il est aussi dangereux que son corps est fragile. D’ailleurs, c’est le bon moment pour parler de la distribution de ce film.

Distribution

En plus d’avoir un casting qui vaut son pesant de cacahuètes, ce Glass se paye une distribution plus que correcte même si certains acteurs sont moins mis en avant que d’autres.

Bruce Willis qui ne nous avait pas habitués à d’excellents rôles ces dernières années se rattrape en se réappropriant son personnage de David, qui a fini par s’accepter et est devenu le Super-héros local. Mais comme pour Jackson, je l’ai préféré dans le premier film même si on le sens bien impliqué dans son rôle. En tant que “Superviseur” comme on le surnomme, et aussi lors de ses face à face contre “La Bête” de Kevin. Malheureusement, on ne le voit pas assez à l’écran.

Tout comme dans Split, la prestation de McAvoy est une des plus grandes qualités de Glass et mériterait un Oscar à elle seule. Et même si elle est moins marquante que dans ce dernier d’abord parce que l’effet de surprise est passé par là, mais aussi car il n’est plus tout seul à porter le film, elle reste impressionnante. C’est toujours aussi grisant de le voir basculer aussi naturellement d’une personnalité à l’autre en changeant son langage corporel, son accent, ou encore ses expressions faciales parfois dans la même scène. Un vrai caméléon.

Il est même encore plus menaçant qu’avant en tant que « La Bête« . Rien que physiquement, on sent que McAvoy s’est préparé pour le rôle. Le seul bémol est que je trouve qu’il prend légèrement trop de place par rapport à Elijah et David.

Anya Taylor-Joy qui avait le rôle principal dans Split en tant que Casey Cooke, est moins mise en avant ici. Chose étrange puisque connaissant son passif avec Kevin, c’est certainement la personne qui le connaît le mieux. Elle a donc un rôle crucial à jouer que ses apparitions peu nombreuses à l’écran ne rendent pas honneur.

Constat similaire pour Spencer Treat Clark, qui incarne à nouveau Joseph le fils de David et qui a bien grandi depuis. Par contre pour la mère d’Elijah comment dire…

Sarah Paulson quant à elle, incarne Ellie Staple. Une psychiatre très convaincante et déterminée à faire taire l’existence de « ces êtres qui se prétendent extraordinaires” selon elle. En commençant par tenter de convaincre David, Kevin et Elijah, qu’ils sont atteints de mégalomanie et que leurs capacités surhumaines ne sont qu’illusion et facilement explicables scientifiquement parlant.

Un film de Super-Héros “réaliste”

Glass tout comme ses prédécesseurs, est un mélange de 2 genres. Le « Thriller-Fantastique » qui est prédominant, et celui qui va nous intéresser le genre « Super-Héroïque ». Mais pour ce dernier, ce n’est pas au sens où on l’entend. Avec des déluges d’effets visuels et des pouvoirs magiques pour certains personnages comme c’est le cas chez les films DC ou Marvel.

Ici, on reste dans un cadre plus réaliste et “terre-à-terre” avec des gens comme vous et moi, qui se distinguent des autres par des attributs uniques ou des capacités surhumaines. Qui selon le point de vue de chacun, peuvent effectivement être perçus comme des Supers-Pouvoirs.

Avec d’abord Mr. Glass, qui compense sa fragilité osseuse par sa très grande intelligence et son habileté. Puis Kevin, qui abrite en lui 24 personnalités différentes dont une bestiale qui à défaut de le transformer intégralement comme ça serait le cas pour un Loup Garou, le fait se comporter comme une bête sauvage et lui octroie au passage une très grande force physique.

Et enfin David, qui lui a tout du Super-Héros idéal. Naturellement doté d’une force herculéenne, d’une résistance hors du commun, et de la capacité d’avoir des “visions” du passé de toutes les personnes qu’il touche. Sans parler de son grand sens de la justice. C’est aussi le seul individu qui peut faire physiquement face à La Bête.

En tout cas, j’apprécie le parti pris de Shyamalan de nous proposer un tel rafraichissement au milieu d’une flopée de films de Super-Héros qui se ressemblent beaucoup trop sur le fond pour la plupart, et qui représentent  une très grande part de la production cinématographique d’aujourd’hui.

Conclusion

Non seulement Glass est un très bon cru pour ma part, mais en plus de cela il conclut brillamment cette trilogie qui je l’espère, entrera dans la postérité.

Avec un rythme certes lent, mais maitrisé et qui tient en haleine. Une jolie bande son qui emprunte quelques thèmes phares d’Incassable. Un casting globalement très correct malgré la dominance de McAvoy à l’écran. Et une mise en scène efficace et qui va à l’essentiel surtout lors des scènes d’action.

Le seul élément qui m’a posé problème étant la fin du film que j’ai trouvé très frustrante. Mais rien que sur sa manière d’aborder la question des Super-Héros au sein d’une société comme la nôtre, il mérite d’être vu.

[Avis] Nintendo Direct du 13.02.2019

Le 13 Février à 23h heure française, s’est tenu le premier Nintendo Direct de l’année 2019 entièrement dédié à la Switch et ses futurs titres à venir pour le courant de l’année. Voici donc mon avis à froid sur ce que j’en ai retenu (hors portages) parmi ce qui a été montré.

Super Mario Maker 2 (Juin 2019)

Une annonce prévisible. Étant donné que ce fut une licence à succès sur Wii U, son retour sur Switch me paraissait être une évidence. Et malgré le fait que la firme au plombier ait insisté sur son statut de suite avec son « 2 », pour moi ce jeu tient plus d’une version « Deluxe » que d’un nouveau jeu. Et ce malgré certaines nouveautés comme la possibilité de faire des dénivelés, l’ajout de nouveaux décors d’arrière-plan, et la possibilité de jouer avec Luigi.

Super Smash Bros. Ultimate (MAJ 3.0 pour le Printemps)

Annonce que j’ai trouvée de mauvais goût. Faire une vidéo juste pour dire qu’une grosse mise à jour arrive mais sans en toucher un mot, c’est juste inutile et énervant. D’autant plus que il y a des chances que cette mise à jour “Ultime” comme ils l’appellent, permettra d’étoffer le contenu d’un jeu qui n’en a pas tant que ça au-delà des personnages et des stages.

Tetris 99 (Disponible)

Les Battle Royale ont la côte c’est certain. Surtout avec le très récent Apex Legends de chez EA qui a déjà un certain succès. Mais de là à s’imaginer qu’une telle déclinaison verrait le jour… On parle quand même d’un Tetris en BR où 99 joueurs s’affrontent en ligne. Je sens que ça va ouvrir des possibilités à pas mal de variantes. D’ailleurs certains internautes ont déjà des idées notamment avec ce Pong BR par Mister Flech.

Oninaki (Été 2019)

J-RPG qui m’intéresse par le fait que ce sont ceux derrière I am Setsuna (dispo sur l’eShop et pas encore terminé de mon côté) qui chapeautent le projet. Et par son ambiance générale assez mélancolique.

Dragon Quest XI – Definitive Edition (Automne 2019)

En 2015, il fut un des tous premiers jeux annoncés sur une Switch que l’on appelait encore “NX” à l’époque. 4 ans plus tard et bien après la concurrence, cette version a enfin une fenêtre de sortie définitive et se paye même le luxe d’être la meilleure version du jeu en termes de contenu. Avec entre-autres la possibilité de switcher (sans mauvais jeux de mots) de la 3D du jeu à une 2D à l’ancienne type SNES, la présence des voix japonaises, et une bande-son orchestrale.

Astral Chain (30 août 2019)

Un des jeux les plus intéressants de ce N-Direct.  Avec une esthétique assez plaisante à voir, un Gameplay bien nerveux et une ambiance me rappelant très fortement un certain NieR Automata. Ce qui n’est guère étonnant vu que c’est le studio Platinum Games qui s’en charge. D’ailleurs, ce même studio a assuré que le développement de Bayonetta 3 suivait toujours son cours.

The Legend of Zelda : A Link’s Awakening (2019)

L’annonce qui a retourné le web (et c’est peu dire) et qui fait qu’on se souviendra longtemps d’un ND qui était pourtant loin d’être parfait avant ça. Pour ma part, j’étais content de voir ce remake Switch d’un opus Gameboy aussi vieux que moi. Et bien que je comprends tout à fait les éclats de joie des fans, je ne partage pas autant d’enthousiasme qu’eux. Déjà parce que ce n’est pas le jeu de la saga qui m’a le plus marqué bien qu’il soit excellent, et aussi par son style graphique “pâte à modeler” qui me perturbe. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve qu’un style “manga” comme dans l’intro du trailer lui irait à merveille. Mais bon je suis conscient que ça n’enlèvera rien à la qualité du jeu d’origine.

 

Conclusion

Pas le meilleur ND mais certainement pas le pire. Même si l’absence de licences très attendues comme le futur Animal Crossing, le Pokemon 8G et le Luigi’s Mansion 3 se sont faites cruellement ressentir.

Au-delà de ça, il y a quand même eu beaucoup d’annonces de jeux aux genres et styles assez variés, mais hélas un bon paquet de jeux “osef” dont je ne comprenais pas la présence. Surtout qu’il y a eu d’autres annonces hors ND qui auraient mérité une place comme la suite de Hollow Knight par exemple. En plus des nombreux portages Switch qui font parfois mal à la rétine quand on les compare à leurs équivalents sur les autres consoles comme le Assassin’s Creed III Remaster.

Et vous, vous retenez quoi ?

[Test] Super Smash Bros. Ultimate

Que la Switch ait elle aussi son propre Super Smash Bros me paraissait être une évidence. Mais je n’aurais pas cru revoir cette saga aussi vite, seulement 4 ans après le double épisode Wii U/3DS. Sans plus attendre, voici mon Test sur cette 5ème itération du plus grand des crossovers du Jeu Vidéo.

L’opus Ultime ? Pas si sûr

Jusqu’à présent, chaque épisode qui voyait le jour repoussait davantage les limites en termes de contenu par rapport à celui qui le précédait. Au point de se demander comment il serait possible d’aller encore plus loin. Mais pour la première fois depuis que la série existe, j’ai eu comme une impression de régression.

Alors certes, avec 73 personnages jouables, 103 stages disponibles et 876 musiques écoutables, et le tout sans compter le contenu à venir en DLC, c’est de très loin l’opus le plus généreux sur ces aspects. Et même en tant que jeu vidéo, il n’a aucun équivalent en la matière.

Pourtant, pour un opus qui se dit “Ultimate”, je trouve qu’il y a un sacré manque. Où sont les modes de jeu emblématiques tels que les Cibles, le Home Run et les Événements ? Et les plus récents comme l’éditeur de stage ayant vu le jour dans Brawl et repris sur Wii U ci-dessus ?

Même le mode All-Star a disparu pour laisser place à un Smash All-Star sans saveur, où il est juste question d’affronter une vague d’ennemis que sont les combattants du jeu selon leur ordre d’apparition du plus ancien au plus récent dans le Jeu Vidéo. On ne va pas me faire croire que c’était la place qui manquait pour mettre tout ça non ? J’ose espérer qu’une éventuelle mise à jour puisse en réintégrer quelques-uns. Après tout, c’est bien dans les cordes de Nintendo puisqu’ils l’ont fait avec Splatoon 2 et le mode Salmon Run pour ne citer que lui.

Mais la disparition la plus notable reste celle des Trophées. Marque de fabrique de la série, ce furent eux qui valaient aux Smash leur statut de musée vidéoludique. C’était tellement satisfaisant de contempler ces reproductions en 3 dimensions des combattants du jeu, personnages, objets et autres, issus de multiples licences. Le tout accompagné d’une petite description pour chacun d’eux (chose que n’ont même pas les Esprits). Pour ma part, c’est ainsi que j’ai pu me cultiver davantage sur l’univers Nintendo et même les jeux vidéos en général à l’époque.

Nintendo a justifié ça durant leur dernier Smash Direct en disant que ça a été trop compliqué à modéliser. C’est peut-être vrai, mais avec tout ce qu’il n’a pas été remis comme j’en parlais en amont, je penche plutôt pour un manque de temps plutôt qu’un manque de capacité ou de fainéantise. Car à défaut de refaire tous les modèles, ils auraient très bien pu importer quelques-uns de l’épisode Wii U. Après tout, ce dernier et Ultimate ont les mêmes fondations. On peut le voir rien qu’aux personnages mais j’en reparlerais plus tard.

Ma théorie qui pourrait justifier ce manque, est qu’il leur fallait une grosse cartouche pour combler leur calendrier de fin d’année 2018. Quitte à sacrifier un peu de contenu derrière. Si c’est ça la véritable raison alors c’est vraiment dommage. Mais contentons-nous de tout ce que le jeu a déjà à nous offrir.

Esprit, es-tu là ?

Comment remplacer quelque chose d’aussi important que les Trophées ? La réponse de Nintendo à cette question porte le doux nom d’Esprits. Une des principales nouveautés de cet opus, vantée par Sakurai durant un Smash Direct qui manquait de clarté à ce sujet.

Il existe 4 types d’Esprits Primaires illustrés ci-dessus et fonctionnant par le principe de pierre, papier, ciseaux. Dans la pratique, ça voudra dire qu’il faudra mieux privilégier un esprit type « Défense » face à un esprit adverse de type « Attaque » qui aura lui-même l’avantage sur la « Saisie » et ainsi de suite. Une hiérarchie à ne pas négliger lors des combats d’esprits.

Ces Primaires auront comme principal usage, d’améliorer l’attaque et la défense des combattants. Et ils fonctionneront de pair avec les Esprits de Soutien qui leur attribueront divers bonus ou aptitudes. Comme la possibilité de débuter un combat en tant que géant, avec un objet à la main. Ou nous accorder une résistance à un élément perturbateur du stage tel qu’un sol électrique, ou une vitesse réduite par exemple.

Ces Esprits une fois bien répartis et améliorés au maximum, seront indispensables pour triompher des plus puissants adversaires du Tableau des Esprits et du mode Aventure dont je reparlerai dans quelques paragraphes.

D’ailleurs, j’apprécie beaucoup les efforts faits pour que les combats d’Esprits correspondent aux mieux aux l’univers des dits esprits. Certains étant même des références à d’anciens jeux de la saga Super Smash Bros. On est loin du simple avatar qui ne sert qu’à agrandir sa collection. Parce que les Trophées c’était très bien certes, mais dans les anciens opus ils n’avaient aucune utilité en plein jeu contrairement aux Esprits ici.

Mais moi ce qui me dérange avec ces esprits, c’est leur nombre. Ou devrais-je dire leur surnombre. Comme vous pouvez le voir au-dessus, il y en a 1302 au total (1303 avec la Plante Piranha). C’est presque 2 fois plus que le nombre total de Trophées dans l’opus Wii U qui en comptait déjà plus de 700. Était-ce vraiment nécessaire d’en mettre autant ?

Pour le coup, ils ont poussé la collectionnite trop loin. Et je suis sûr que parmi ces milliers d’esprits, la plupart des joueurs n’en utiliseront même pas plus d’une centaine et à terme, ne privilégieront que les plus puissants du lot. Ce qui m’amène à un des aspects qui m’a le plus déçu dans ce Smash Ultimate, le mode Aventure.

L’Aventure de la déception

L’Émissaire Subspatial de Brawl n’était peut-être pas parfait, mais j’avais pris bien plus de plaisir dessus en son temps que sur cette “Lueur du monde” qui s’est révélé être très éprouvante à terminer pour moi.

Et ce n’est qu’on tout petit aperçu…

Pourtant ça partait pas mal. Notamment avec cette carte (parmi d’autres) du monde ci-dessus. Bien qu’il s’agit d’un gigantesque (mais joli) papier peint, regorge de secrets, de subtilités et est assez plaisante à explorer. Du moins au début.

Car plus on avance, plus le tout se révèle redondant, lassant et surtout épuisant. Il m’a fallu 28h de jeu et 615 combats d’Esprits pour le terminer à 100%. C’était beaucoup trop pour moi. Je n’en pouvais tellement plus que le sentiment qui prédominait à ce moment-là, ce n’était pas la satisfaction d’en avoir fini, mais le soulagement de ne plus jamais à avoir le refaire.

Mais le plus paradoxal, c’est que malgré la répétitivité, chaque combat d’esprit est unique. On n’affronte jamais les mêmes adversaires avec les mêmes aptitudes et les mêmes aléas de stage. Ce qui nous pousse à changer assez souvent notre formation d’Esprits en fonction de ce qui nous attend en face.

D’ailleurs pour revenir aux combats d’esprits, on en parle de leur difficulté complètement déséquilibré ? Entre ceux qu’on peut expédier en 5 secondes montre en main, et d’autres qui sont à la limite de l’insurmontable et ce même avec des Esprits légendaires sous le coude et dopés au max. Face à des adversaires (et souvent leur Trophées Aide) qui font beaucoup trop de dégâts dans la plupart des cas. L’un des pires étant celui où il faut récupérer l’esprit de Pauline.

Un autre aspect qui m’a déçu sur ce mode Aventure, c’est tout ce qui touche à l’histoire et sa mise en scène. Les cinématiques par exemple, trop peu nombreuses et inutiles pour la plupart (sauf celle de l’intro qui dépote). Le scénario qui tient sur un autocollant, et les interactions quasi inexistantes entre les personnages. C’est bien beau de vouloir s’émanciper de ce que faisait l’Émissaire, mais si c’était pour enlever tout ce qu’il faisait de bien, autant ne rien faire.

Quoi qu’il en soit, le meilleur souvenir que je garderai de ce mode Aventure malgré le fait qu’il m’ait grandement déçu, c’était vers la toute fin juste avant le combat final quand on contrôle une « certaine créature ». En dire plus serait du Spoil, mais ceux qui l’ont fini savent de qui je veux parler.

Un grand Classique

Le Mode Classique est le cœur même de la saga Super Smash Bros. Autrefois, c’était par lui qu’il fallait passer pour récupérer les Trophées des combattants. Il en va de même pour Ultimate mais pour obtenir leurs Esprits cette fois-ci. Qui eux, ne servent ni dans le mode Aventure, ni dans le Tableau des Esprits.

Ici, le Classique a autant de variantes qu’il n’existe de combattants. Dit autrement, il est unique à chaque personnage. Chose que j’ai trouvé excellente car cela motive à le faire avec l’intégralité du casting. Pour citer quelques exemples, la route de Luigi où il devait affronter les pires créatures qui m’avait fait mourir de rire. Celle de Ryu avec les matchs d’endurance en 1 vs 1 en hommage aux jeux Street Fighter. Ou encore celle de l‘entraineuse Wii Fit qui affronte que des combattants à l’Indice de Masse Corporelle très élevée et j’en passe.

En plus de cela, une jolie fresque (visible en intégralité ci-dessus) se dessine au fur et à mesure de l’augmentation de la difficulté.

Autre détail que j’ai trouvé excellent et qui est un héritage de Brawl et Wii U, c’est la présence de boss. D’ordinaire, on affronte à la fin du Classique le duo Créa Main et Dé Maniaque qui ont un pattern encore plus destructeur qu’avant. Mais selon les routes, on sera amenés à affronter divers boss bien connus des Jeux Vidéos. Comme la créature Ganon pour les protagonistes de la série Zelda, ou le comte Dracula pour ceux de chez Castlevania.

Seul hic, j’aurais aimé autre chose à la place de l’espèce de mini-jeu précédant l’affrontement final dans ce mode. Inutile et toujours le même pour chaque combattant.

Tout sauf un portage

J’ai remarqué que depuis Brawl, la structure même des Smash n’a que très peu évoluée. On retrouve toujours les terrains évolutifs et destructibles, les trophées aides, certains objets dont la Balle Smash qui a même un double maléfique qui nous éjecte si elle est brisée par mégarde et etc… Par contre une chose à bien évoluée depuis, le Gameplay.

Je ne vais pas rentrer dans les détails pour chaque personnage car il me faudrait un article entier sinon. Mais j’apprécie beaucoup les modifications de l’apparence et du pattern de coups opérées sur certains vétérans comme Link, Ganondorf, Zelda et d’autres.

Et même si la base est quasiment la même que Smash 4,  le jeu est bien plus beau visuellement, beaucoup plus nerveux et aussi plus technique. Certains apports au niveau du gameplay et de l’interface sont les bienvenus comme le retour de l’esquive aérienne de l’opus Melee sur Game Cube. Le bouclier parfait qui a l’air de demander un timing ultra serré. La mini-map localisant où le joueur se fait éjecter. Des effets visuels plus dynamiques avec des ralentis aux moments critiques…

Tout cas pour dire que cet Ultimate est très, très loin d’être un simple portage de l’opus Wii U malgré ses similitudes. Et ceux qui pensent encore le contraire devraient prendre un rendez-vous chez l’ophtalmo de toute urgence.

P2P comme Pire to Pire

Avant de conclure, j’aimerais parler du mode en ligne. Ultimate en est le porte-étendard aux cotés de Splatoon 2 et Mario Kart 8 Deluxe pour ne citer qu’eux. Mais contrairement aux 2 derniers jeux cités, ce Smash est sorti peu après le passage au mode en ligne payant sur Switch. Il avait donc la lourde responsabilité de prouver que ce « nouveau » service méritait qu’on paye pour. Et autant vous dire que c’est mal barré.

Sur la forme, pas grand-chose à redire. On peut aussi bien jouer avec et contre des joueurs de notre liste d’amis, que ceux du monde entier. Et la nouveauté ici, c’est la possibilité de créer des Arènes où on peut inviter qui on veut, et y définir nos propres règles. Chose qui marche assez mal en partie rapide à cause d’un matchmaking qui laisse à désirer. Tout ça pour dire que les Arènes sont à privilégier pour profiter de matchs avec la qualité la plus optimale, et des plus conviviaux qui soient.

Après, je n’aurais pas été contre la possibilité de faire quelques modes de jeu présents en solo avec un autre partenaire en ligne tels que le Smash en masse, le Tableau des Esprits, ou même le mode Tournoi et le Smash en bande / général.

Sur le fond en revanche, malgré que ce soit le 3ème jeu Smash qui propose le jeu en ligne, il conserve le même souci que ses ainés, le lag. Tout ça parce que Nintendo n’a pas été foutu d’opter pour des serveurs dédiés au lieu du P2P qui posera toujours des problèmes en cas de mauvaise connexion d’un seul joueur adverse. Car c’est toute la partie qui s’en retrouve parasitée. J’ai déjà été contraint de faire des parties entières à 2 images/sec et je n’exagère même pas. Ça ne donne qu’une seule envie c’est de couper la connexion. Sauf que faire ce genre d’action en ligne pourrait s’avérer pénalisant car c’est considéré comme de l’anti-jeu

Certes, ils ont « prévu le coup » en proposant un adaptateur LAN dans ce cas de figure. Mais soyons honnêtes deux secondes. La très grande majorité des joueurs Switch jouent en nomade et en Wi-fi, et ont autre chose à faire que de s’encombrer avec ce genre d’outil qui devrait être offert de base avec la console. Mais c’est un autre sujet.

C’est quand même dingue de se dire que plus de 10 ans après Brawl qui fut le premier à s’aventurer sur ce terrain, que Nintendo n’ait pas appris de ses erreurs quand on constate que le mode en ligne de Ultimate est tout sauf fiable. Pour le coup, les réfractaires à cet online payant ont une bonne raison de l’être quand on réalise çe constat amer.

Conclusion

La Plante Piranha a trouvé sa place

Bien plus qu’un jeu vidéo, ce Super Smash Bros Ultimate est un cadeau pour les fans de la firme au plombier. Là où il porte bien son nom, c’est par sa prouesse d’avoir ramené tous les personnages vus dans la saga, et presque tous les terrains. Sans parler de son OST qu’aucun superlatif ne saurait qualifier à sa juste valeur. Même chose pour l’excellent Gameplay. Il surclasse celui sur Wii U sur bien des points et n’a pas à rougir de celui de Melee en termes de vivacité. Qu’on soit un habitué ou un néophyte, impossible de ne pas y trouver son compte à moins de le faire exprès ou de ne pas être fan du genre.

En revanche pour ce qui est du contenu solo, c’est l’un des pires opus si on exclut celui sur N64. Beaucoup d’anciens modes phares qu’on n’a pas revus. La disparition douloureuse des Trophées au profit des Esprits. Et un mode Aventure intéressant sur le papier, mais qui a fini par m’avoir à l’usure. Il n’y a que le mode Classique qui vaut réellement le coup pour moi.

En tout cas, j’espère que la série perdurera encore quelques années. Les jeux vidéos aussi généreux sont beaucoup trop rares de nos jours pour ne pas en profiter. Un grand merci à Masahiro Sakurai et à toutes les personnes impliqués de près ou de loin à l’élaboration de ce jeu, et de cette saga.