[Avis] Gamescom 2020 – Opening Night Live

Le 27 Août à 20h heure française s’est tenue la cérémonie d’ouverture de l’édition digitale de la Gamescom 2020, présentée par Geoff Keighley et d’autres intervenants. Je ne vais pas revenir sur tous les jeux présentés mais voici ce que j’ai retenu de ces deux (longues) heures de show.

Les jeux qui m’ont fait de l’œil

Unknown 9: Awakening

Le genre de jeu dont je regrette l’absence de gameplay, mais qui m’intéresse par son univers mettant en scène Haroona, une jeune indienne en proie à des visions de sa propre mort, et qui par ce pouvoir peut accéder à la dimension « Revers » et ainsi manipuler la matière. Univers que l’on retrouvera à la fois dans un roman, des podcasts, un comics et des histoires interactives sur le site du jeu.

Crash Bandicoot 4: It’s About Time (2/10/2020)

L’une des dernières exclues PS4 avant la next-gen s’est montrée à nouveau. D’abord à travers une intro humoristique où l’on voit la mascotte masquée (COVID oblige) de Crash se balader dans les rues de Cologne jusqu’à atteindre le Koelnmesse de la Gamescom complètement vide. Puis à travers les niveaux « flashback » inspirés des niveaux bonus des anciens jeux Crash et qui s’annoncent retors.

Surgeon Simulator 2 (27/08/2020)

Autant la présence de ce nouvel opus n’est pas étonnante sachant qu’il sortait le jour même du show. Autant voir le Doc lui-même de Retour vers le Futur introduire le jeu, c’était surprenant. Même si ce n’est pas le premier nom qui me serait venu en tête en pensant à ce jeu. En tout cas cette suite qui cette fois intégrera la coop promet des opérations chirurgicales « mémorables ».

Twelve Minutes

Titre qui m’avait interpelé lors de son annonce à l’E3 2019 par son principe reposant sur une boucle temporelle de 12 minutes où tout peut arriver, il revient pour nous présenter son casting vocal de haute volée. Avec Daisy Ridley, William Dafoe et James McAvoy, rien que ça.

Ratchet & Clank: Rift Apart

Toujours aussi impressionnant visuellement même si c’est quasiment la même séquence de gameplay qu’était montrée durant le show PS5. On apprend aussi qu’il devrait sortir dans une période proche du lancement de ladite machine.

Autres jeux

Pour le reste, je suis étonné qu’on en soit encore à montrer des artworks pour présenter un jeu comme ce fus le cas pour Dragon Age 4. The Walking Dead : Bridge Constructor qui sort de nulle part. L’intégralité des films Star Wars qui sera adaptée dans LEGO Star Wars : The Skywalker Saga. Ou encore la saga Medal of Honor qui met un terme à 8 ans d’absence avec l’opus Above and Beyond, intégralement en Réalité Virtuelle.

Conclusion

C’était long, bien trop long pour ce qu’il y avait à montrer. La faute à un rythme mal géré avec des présentations inutilement longues comme pour WoW : Shadowlands. Des trailers / gameplays entrecoupés de pubs et de séquences avec les streamers / influenceurs dont je remets en doute l’objectivité. Sans parler des sessions de Q&A interminables entre Geoff et les devs.

Pourtant ce ne sont pas les jeux intéressants qui manquaient. Même si globalement ce n’est pas l’originalité qui primait parmi ceux présentés. Pas de quoi me faire pousser à la next-gen pour l’instant. Voilà qui met donc fin à ce Summer Game Fest très inégal dans sa globalité. Vivement le retour des shows à l’ancienne mieux rythmés et des conventions physiques.

[Aperçu] Gamescom 2019 : Watch Dogs Legion

Ultime article Preview des jeux que j’ai pu tester et voir à la Gamescom 2019. Avec Watch Dogs Legion, la grosse cartouche d’Ubisoft annoncée pour le 6 Mars 2020. Et que j’ai dû contempler à défaut de pouvoir prendre en main. Voici ce que j’en ai retenu.

Pour être tout à fait transparent, ce jeu ne m’a jamais intéressé plus que ça depuis son reveal à l’E3. Mais par pure curiosité et aussi parce que la file d’attente n’était pas trop longue, j’ai voulu le voir de mes propres yeux à la Gamescom. Résultat des courses, il m’a fait une meilleure impression que prévu.

Concernant la démo en elle-même, le jeu fut joué en direct durant une petite demi-heure sur son stand, et commenté intégralement en allemand. Langue que je ne maitrise pas du tout mais qui ne m’as pas empêché de comprendre ce qui se passait à l’écran. Et c’était même le genre de démo que j’apprécie puisque chaque session de jeu est différente. Le public présent dans la salle pouvait choisir qui incarner parmi la liste de personnages préalablement recrutés, mais aussi le style de jeu du perso (Enforcer, Hacker, ou Infiltrator) dont je reparlerai.

Jusqu’ici je n’y croyais pas, mais la promesse initiale du titre a l’air d’être tenue. On peut réellement recruter et incarner n’importe quel PNJ (qui pour le coup ne sont plus des PNJ mais des protagonistes tout court) que l’on croisera. Chacun ayant son propre faciès, doublage, histoire, et aptitudes. Des critères parmi d’autres qu’il faudra prendre en compte pour le recrutement tout en sachant que selon leur degré d’affinité avec DedSec, certains seront plus difficiles à enrôler que d’autres.

Pour le coup, on n’est pas très loin d’un RPG puisque c’est littéralement un jeu de rôles où il faudra changer régulièrement de protagoniste (avec un effet de transition similaire à GTA V) selon le besoin, et gérer toute une équipe. Sur tous les aspects suscités, ce Watch Dogs 3 n’a en ma connaissance, pas d’équivalents en la matière.

Faut pas pousser mémé dans les orties…

Malgré ça, je me demande toutefois jusqu’où ira cette gestion procédurale sur le long terme ? Le nombre de personnages existants dans le jeu à l’air d’être conséquent sans être défini, et on peut les perdre définitivement en cas de pépin ce qui nécessitera un remplacement en conséquence. Mais d’après les développeurs, cela ne devrait pas mettre à mal la cohérence puisque le scénario et les cinématiques s’adapteront en fonction des personnages incarnés. De ce que j’en ai vu, ça m’a l’air d’être bien parti sachant que le jeu a encore 6 mois pour se peaufiner.

Mais aussi, quel sera le degré d’implication du joueur qui devra suivre non pas un seul personnage, mais n’importe qui ?

Qu’il s’agisse des missions à remplir pour recruter des membres ou faire avancer le scénario, ou le gameplay en lui même, le tout est très similaire aux anciens opus et ne dépaysera pas les habitués de la licence. Ici, il était question d’infiltrer une base depuis un drone cargo tellement grand que c’est à se demander comment les ennemis au sol ne puissent pas se douter de sa présence. C’est pas comme si il pouvait transporter à lui seul, une personne entière et des caisses / barils que l’on peut lâcher en contrebas. Bref..

Sur place, il a fallu pirater un système de caméras pour détourner l’attention des gardes que l’on peut accessoirement réduire au silence avec le robot araignée de l’opus précédent, mais en version amélioré. D’ailleurs, l’équipement diffère selon la classe choisie. L’araignée étant réservé au Hacker. Tandis que les grenades et mines sont de l’affaire de l’Enforcer. Et l’Infiltrator peut se rendre invisible aux yeux de tous. En tout cas, les possibilités d’approche m’ont l’air variées et ce n’est pas pour me déplaire.

Pour finir, le Londres de ce Watch Dogs Legion m’a paru crédible et s’annonce très grand. Un monde ouvert qu’on pourra parcourir en voiture (dont la conduite a été amélioré) comme dans les anciens jeux, ou via le métro Londonien pour le voyage rapide. On reconnait quelques lieux iconiques comme Trafalgar Square, le district de Westminster ou New Scotland Yard pour ceux que j’ai vus durant la démo. Espérons que ce premier GTA-Like de cette envergure se déroulant dans une ville Européenne, annonce un futur jeu du genre au sein de notre capitale, Paris.

Voilà pour ce tout dernier aperçu des jeux de la Gamescom avant l’article Reportage qui arrive très bientôt. Je vous laisse avec mes photos du photocall Watch Dogs et de quelques masques du jeu en vitrine.