[Reportage] Paris Games Week 2019

Cela fait 9 ans que la Paris Games Week existe, et 10 éditions où je m’y rends sans interruption. Voici mon traditionnel Reportage sur le salon Français du Jeu Vidéo que j’ai visité durant la soirée avant-première du Mardi 29 Octobre, le Vendredi 1er Novembre, et le Samedi 2 Novembre. Et autant vous dire d’emblée que cette édition ne fut pas ma préférée… 🎮

Paris Games Art

Pour la 4ème édition de suite, ARTitude a investi une partie du Hall 2 en faisant la part belle aux créations artistiques rendant hommage au Jeu Vidéo et à la pop-culture en général. Avec des fresques à l’image de la saga Mario et Overwatch ci-dessus, dans le même style que la Galerie de Street Art que j’ai posté il y a pas mal de temps déjà.

L’intérieur des murs de cette même fresque avait des airs de petit musée d’art moderne du gaming, avec une galerie où figurait un très grand nombre de posters de qualité.

Esports et Réalité Virtuelle

Une fois encore, l’Esports représentait le Hall 3 avec les tournois quotidiens sur la scène de ESWC. Et ailleurs avec Farming Simulator 19 qui s’est récemment mis à la discipline lui aussi avec un mode League jouable sur un stand étonnamment imposant.

Non loin de là, 1000m² étaient dédiés eux aussi au sport électronique, mais en Réalité Virtuelle ce faisant toute la différence. Le EVA (Esports Virtual Arenas) qui fut dévoilé pour la toute première fois durant cette même PGW, et que je n’ai pas eu la chance d’essayer car victime de son succès.

Quoi de « neuf » ?

Pour le reste, l’essentiel des gros éditeurs et développeurs de jeux vidéos furent regroupés dans le Hall 1. La plupart n’ayant peu ou pas bougés de leurs emplacements habituels à 2-3 exceptions près. La plus notable étant la disparition pure et simple des stands Battle Royale de Fortnite et PUBG.

Une trentaine de jeux indépendants ont répondu à l’appel chez la zone « Made in France » cette année. Il y en avait pour presque tous les goûts avec des jeux d’Aventure comme Greedfall. Unruly Heroes pour la Plateforme. As Far As The Eye pour la Stratégie. Des RPG comme Kingdom of Rhea. Vectronom pour le Puzzle / Réflexion. Ou Wildrun pour la Course.

J’ai retenu le sympathique (et inquiétant) décor sur le thème du jeu A Plague Tale: Innocence sur lequel j’ai pu poser. À peu de choses près, les rats auraient eu raison de moi.. 🐀

Les jeux tirés de mangas / animes avaient la côte à cette PGW. Chez Bandai Namco on pouvait retrouver comme jeux de baston, DBZ Kakarot (17/01/2020), One Punch Man : A Hero Nobody Knows (22/02/2020), et d’autres prévus pour courant 2020 comme One Piece : Pirate Warriors 4, et My Hero : One’s Justice 2. Tandis que chez Koei Tecmo, c’est le JRPG de Fairy Tail (2020) qui était testable. D’ailleurs juste à côté de FT se trouvait la zone de THQ Nordic où j’ai pu tester Biomutant.

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Biomutant

Cyberpunk 2077 avait droit à deux espaces dédiés à la PGW. La première étant un « bar » aux couleurs et à l’ambiance du jeu. Et dont je n’ai pas bien compris l’utilité à part grignoter des m² pour pas grand-chose. La seconde étant dédié au jeu lui-même que j’ai pu voir à nouveau de mes propres yeux après l’E3 2019. Non jouable mais présenté pour la première fois en français. D’ailleurs j’ai pu entendre de mes propres oreilles que la voix française de l’acteur Keanu Reeves aka Johnny Silverhand, sera de la partie.

J’ai pu monter au sein du Cyclone tiré du jeu Borderlands 3. Un véhicule au design pour le moins atypique puisqu’il s’agit littéralement d’une grosse roue équipée de canons. Reste plus qu’à me procurer le permis dédié.

Les masques du jeu Watch Dogs Legion que j’avais déjà vus à la Gamescom 2019, exposés en vitrine ici.

Un Nexus grandeur nature provenant de League of Legends a été érigé à l’occasion du 10ème anniversaire du MOBA de Riot Games.

Chez PlayStation (dont je reparlerai plus bas) j’ai revu les tenues des Avengers que j’avais repérés successivement à l’E3 2019 puis à la Gamescom 2019. Et qui étaient de nouveau exposés à la PGW. À la petite différence qu’une petite nouvelle du nom de Kamala Khan a eue droit à sa propre vitrine elle aussi.

La zone Final Fantasy, rattachée à celle de PlayStation et qui au grand désarroi des fans s’était vue amputer de ses activités habituelles tels que FF XIV et le Battle Challenge pour ne citer que ça. Seul FF7 Remake était jouable pour les plus patients, à deux pas d’un photocall qui m’aura fait « manier » la grosse épée de Cloud Strife.

Les autres jeux jouables cette année étaient les déjà sortis Dreams, Concrete Genie, le remake de Medievil, ainsi que Nioh 2 (13/03/2020), Predator : Hunting Grounds (2020), et Death Stranding qui à défaut d’être jouable, était présenté dans une « salle de cinéma » dédiée. D’ailleurs, Hideo Kojima et Yoji Shinkawa étaient présents le Mercredi de l’ouverture pour présenter leur jeu en compagnie d’une poignée de Cosplayers qui incarnaient les protagonistes du titre.

De gauche à droite, Higgs: @xeno_rider, Cliff: Storm Cosplay & Art, Sam: Raine Productions, Amelie: Mineya’s Curiosity , Mama: Aëon Cosplay.

Chez Xbox, j’ai pu rejouer à Ori and the Will of the Wisps (11/02/2020) à travers une démo très similaire à celle de l’année passée. À deux pas des bornes de Sea of Thieves gardés par un Lord Squelette ô combien menaçant. ☠

J’ai revu la même McLaren Senna de Forza Horizon 4 : LEGO Speed Champions qu’à l’E3 et toujours assemblée avec 400.000 briques de LEGO. Mais dans laquelle on ne pouvait pas monter cette fois-ci.

Parmi les jeux jouables, Battletoads (fin 2019), Bleeding Edge (24/04/2020), Minecraft Dungeons (2020), Gears 5, et Doom Eternal (20/03/2020) que j’ai pu tester.

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Doom Eternal

Rien de bien neuf chez Nintendo avec les habituels jeux à tournois (dont je n’ai pas pris part cette année) Super Smash Bros Ultimate, Mario Kart 8 Deluxe et Splatoon 2. Et comme jeux phares les fraichement sortis Luigi’s Mansion 3, Pokémon Épée / Bouclier, ainsi que The Legend of Zelda: Link’s Awakening.

Mais aussi les versions Switch de Overwatch. De L’Aventure Layton : Katrielle et la conspiration des millionnaires initialement sorti sur 3DS et auquel j’ai pu jouer. Astérix & Obélix XXL3 : Le Menhir de Cristal auquel j’ai pu rejouer mais avec un framerate à la ramasse sur cette version. Mario & Sonic aux JO de Tokyo 2020, et tant d’autres.

Et ma plus grosse surprise de la zone Nintendo fut RingFit Adventure. Un jeu de Sport / Aventure sorti le mois dernier et qui m’a l’air d’être le digne successeur du Wii Fit de l’époque. Sauf qu’au lieu d’une balance, on devra s’équiper du Ring-Con et d’une sangle où seront rattachés les Joy-Cons et qui nous accompagneront à travers des exercices plus physiques qu’ils ne le laissent paraitre. Vous le verrez au travers de cette vidéo où j’étais filmé en train de faire souffrir mes bras..  🏋️‍♂️

Déception Virtuelle pour Sony

Je termine ce déroulé du Pavillon 1en reparlant de PlayStation car j’ai pas mal de choses à dire dessus et pas en bien. Depuis plusieurs années, la Réalité Virtuelle demeure une des activités phares avec une poignée de jeux testables via le PlayStation VR. Sauf que cette année, seul Marvel’s Iron Man VR était jouable alors qu’il était tout à fait possible de proposer d’autres titres en plus mais passons.

Pour le tester, il fallait passer par l’application mobile PlayStation Experience pour réserver une session soit la veille au soir pour y jouer le lendemain matin, soit le matin même pour y jouer l’après-midi. Et là un petit coup de gueule s’impose.

Sauf que pour obtenir son créneau (et encore ce n’était même pas certain), on n’a guère eu d’autres choix que de s’y prendre à la minute près si ce n’est moins. Auquel cas on pouvait dire adieu à la session voulue. Un système aberrant et surtout injuste sachant qu’auparavant, tout se faisait via le site (désormais inutile) trypsvr.com. Et ce plusieurs jours à l’avance. Moi j’y suis peut-être arrivé, mais des centaines, voire des milliers d’autres n’ont probablement pas eu autant de chance que moi.

[Aperçu] Paris Games Week 2019 : Marvel’s Iron Man VR

Et la cerise sur le gâteau dans tout ce bazar, c’est que l’organisation au sein du stand était complètement à la ramasse. Bien qu’ayant réservé une session pour 12h40 le Samedi, je n’ai pu jouer au jeu qu’au bout d’une demi-heure d’attente. Même d’autres personnes qui avaient réservé pour plus tôt n’étaient même pas encore passées quand je suis arrivé. C’est quand même dingue. Çà en plus des problèmes que j’ai eu en plein jeu et dont j’ai parlé dans ma Preview, ce fut une douche froide à tous les étages…

Cosplay

Paris Games Week oblige, le Jeu Vidéo était le thème prédominant chez les cosplays que j’ai pu apercevoir. En voici quelques-uns avec un lien menant à leurs pages respectives.

Amara (Borderlands 3) : Lili Dîn ~ cosplay, Alice Asylum : Angia – Mama Cosplay, Soldat 76 (Overwatch) : Greed 95 cosplay, Armure héritage (Monster Hunter) : Lyah Photographie & Cosplay et Gwendolyn (Odin Sphere) : Aingeal_Cosp, Leblanc & Diana (League of Legends) : Nine & Nora Cosplay, Linkle (Hyrule Warriors) : Nikita Cosplay,    Salvadir (Borderlands 3).

Pactole

Ça n’aura pas été le « loot » le plus conséquent en comparaison de mes anciennes PGW. Mais en termes de taille et de qualité, c’est une autre histoire. Avec deux grands et superbes posters que j’ai pu récupérer sur Doom Eternal en jouant au jeu, et le recto-verso de FF7 Remake après le photocall sur son stand. Pour le reste, un Tshirt de Life is Strange 2, un éventail et bracelet de chez We Are Playstation, et une photo  reprenant le jeu Concrete Génie avec ce cher VRTvingt.

Mais tout ça n’est rien à côté du plus beau goodie que j’ai jamais choppé à une PGW. Une médaille d’or plaqué or de la 10ème édition que j’ai pu avoir en effectuant quelques activités dans le Hall 2. 🏅

Conclusion

Je ne vais pas vous cacher que pour une 10ème itération, cette Paris Games Week 2019 fut relativement décevante. Moins marquante que la précédente qui l’était déjà moins qu’en 2017 pour moi. Cette année encore plus qu’avant, les grosses surprises et exclusivités en termes de jeux manquaient cruellement à l’appel. Car quasiment tout était soit déjà connu de nom, soit sorti, soit sur le point de sortir. Ajouté au fait que j’avais déjà vu tout ça à l’E3, la Japan Expo, et la Gamescom de cette année. Autant vous dire que j’ai clairement ressenti une certaine redondance.

De plus, j’ai trouvé cette édition assez étouffante avec sensiblement plus de monde qu’auparavant. En particulier le Vendredi férié où c’était blindé de partout même dans le Hall 2 hébergeant la partie Junior. Et je ne parle même pas du boulevard de la mort de Quentin Tarantino entre les stands de PlayStation, Ubisoft et Bandai. Qui malgré sa largeur, était tout bonnement infranchissable. Il serait peut-être temps d’agrandir encore le salon avec un Hall supplémentaire je pense.

Néanmoins, j’étais content d’avoir pu être présent à nouveau avec mon badge Blogueur durant la soirée avant-première. Le meilleur moment pour profiter tranquillement de la PGW sans effervescence des jours ouverts au public. D’ailleurs à l’image du salon allemand, il faudrait non pas une “soirée” presse (qui n’a de presse que le nom) mais une journée entière réservée aux accrédités, journalistes, VIP, invités, et toute autre personne qui y mérite sa place. Surtout que les activités furent assez limités durant cette soirée car même les jeux n’étaient pas tous testables.

En tout cas, j’espère que le 10ème anniversaire l’année prochaine du 23 au 27 octobre 2020 sera plus marquant. Un grand merci à l’équipe presse pour m’avoir confié à nouveau le badge. Aux amis et connaissances de l’IRL ou des Réseaux que j’ai croisé. Aux cosplayeurs dont j’admire toujours plus le boulot. Et surtout à vous. Oui vous, que vous fassiez partie de la majorité silencieuse ou non. Merci d’avoir pris le temps de me lire et à très vite.

[Reportage] Paris Games Week 2018 / Xbox Fanfest (2/2)

Partie 1

Second et ultime article sur la Paris Games Week 2018. Je vais d’abord revenir sur les titres que j’ai pu tester. Ensuite j’évoquerais le Xbox Fanfest auquel j’ai pu assister. Et enfin ma conclusion générale sur cette édition.

Jeux testés

Kingdom Hearts 3 (25/01/2019)

Cette courte, mais intense session sur KH3, à été l’occasion pour moi de m’essayer pour la toute première fois à un jeu de cette série que je ne connais que de nom. 2 démos étaient jouables mais je n’ai fait que la première, l’Olympe d’Hercule, qui consistait à escalader une falaise pour atteindre un boss rocailleux en son sommet. Tout en esquivant les rochers balancés par le Titan à coup de stick .

Tout ce que je peux en dire est que le Gameplay demeure plutôt dynamique et assez simple à prendre en main. Avec des combos assez impressionnants visuellement et pouvant même s’effectuer avec l’aide de ses alliés. Rien à redire sur la direction artistique qui sied parfaitement à ce style de jeu regroupant plusieurs univers de chez Disney. Et j’apprécie le souci du détail apporté aux textures et aux animations.

Days Gone (26/04/2019)

La grosse exclusivité de la zone PlayStation, et certainement le jeu le plus impressionnant qu’il m’ait été donné de tester. Au sein d’un stand assez joli et reprenant l’esprit du titre.  La moto du jeu était même présente à défaut d’être démarrable, et de « vrais » zombies déambulaient autour du stand en tentant d’intimider les passants.

Ce Days Gone est donc un jeu de survie dans un monde ouvert post-apocalyptique où on doit échapper à une horde de zombies. Dit comme cela, ça parait classique et réchauffé. Surtout que le jeu s’inspire pas mal de ce qui a déjà été fait par les plus gros triples A de chez Sony. Dont  The Last of Us pour l’aspect survie. Mais manette en mains, la recette demeure plutôt efficace. On nous laisse le libre choix de l’approche à adopter. En infiltration ou en « rentre-dedans ». Et on peut rider / s’enfuir à travers ce monde grâce à notre bécane.

Le calme avant la tempête…

Deux démos étaient disponibles. La première consistait à s’infiltrer dans une station-service infestée de morts-vivants plutôt vifs et qui ne nous lâchaient pas d’une semelle. Une mission somme toute, assez abordable en comparaison de celle de la seconde démo. Où on devait venir à bout d’une bonne centaine d’entre-eux, et qui nous coursaient au moindre signe de présence. J’ai bien essayé d’exploser des bidons d’essence, balancer des grenades ou canarder au fusil automatique, cela ne les a pas empêchés de s’agglutiner autour de moi. Il faut croire que j’ai cruellement manqué d’efficacité.

Resident Evil 2 Remake (25/01/2019)

Remake de l’opus sorti 20 ans plus tôt sur la première PlayStation (et que je n’ai pas testé), j’ai pu mettre la main sur cette version remise au goût du jour et ma moi très prometteuse pour la suite des aventures de la saga Resident Evil.

Une démo qui avait plutôt mal commencé pour moi. Puisque j’avais perdu pas mal de temps dans le hall du commissariat au début en essayant de comprendre un mécanisme situé en haut des escaliers, alors que j’aurais dû aller tout de suite à droite

Sinon que ce soit visuellement parlant, l’ambiance sonore et son atmosphère oppressante, il n’y a rien à jeter au sein d’un jeu sombre dans tous les sens du terme.  À tel point que même avec notre pauvre lampe torche, difficile de savoir ce qui peut nous tomber dessus

Comme des zombies par exemple. Qui pour le coup ont réellement de la gueule et ne sont pas facile à atteindre avec notre flingue et ses précieuses munitions. Le moindre manque de réflexes ou de précision et c’est la mort assurée. Mort que j’ai évité de très peu d’ailleurs. Ah oui et le jeu est très gore. Je pense à la fameuse scène avec le premier flic que l’on croise dans la démo (et vue dans le gameplay de l’E3) survenant juste avant la capture ci-dessus, et qui est clairement dédié à un public averti.

Starlink: Battle for Atlas (Switch)

Déjà sorti depuis le 16 Octobre, il m’intriguait par ses similitudes avec la saga des space-opera Starfox, que j’ai connu à ses débuts sur SNES. D’ailleurs, le héros de cette même saga Fox McCloud apparaît en tant que guest sur la version Switch et est jouable avec son Arwing fétiche.

On a affaire ici à un shoot’em up en monde ouvert qui emprunte un peu de Starfox comme je le disais. Notamment avec son gameplay qui permet de faire entre-autres les fameux tonneaux (« barrel roll » en anglais), marque de la série. Ce Starlink a aussi des airs de No Man’s Sky avec la possibilité d’explorer depuis notre vaisseau, un système solaire de planètes ayant leur propre topologie et écosystème. Et ce sans aucun temps de chargement. D’ailleurs je trouve la direction artistique globale plutôt bonne.

Et j’ignore si c’est dû à mon manque d’expérience où à une mission (que l’on peut choisir à l’envie) très difficile de base, mais j’ai trouvé le jeu réellement ardu. Pour peu qu’on n’y prête pas attention, on aura vite fait de se faire anéantir en un rien de temps par une armada ou face à un boss. Ce n’est pas le challenge qui manque en tout cas.

Unruly Heroes (2019)

Le seul jeu indépendant que j’aurais testé dans la zone “Made In France”. Développé par le studio de Montpellier Magic Designs Studios, composé d’anciens de chez Ubisoft. Et cela se ressent vu à quel point le jeu ressemble aux derniers Rayman 2D qu’étaient Origins et Legends. Dans la forme, ces deux licences partagent un style graphique similaires, notamment avec cet arrière-plan qui a tout d’une fresque. Et dans le fond, même si le gameplay parait moins dynamique que dans les jeux Rayman suscités, il demeure varié grâce aux 4 héros à incarner et aux aptitudes bien distinctes.

Avec Sanzang le mage, qui manipule des orbes magiques. Wukong le singe qui peux faire un double-saut et ouvrir des passages avec son bâton à taille variable. Kihong le cochon dont sa charge pondérale peut débloquer la situation. Et Sandmonk la brute qui fait parler les poings.

Le but final étant de coopérer ensemble en mettant à profit ces aptitudes au moment opportun, résoudre des énigmes, et faire face aux créatures et obstacles nous barrant la route. Chose que çe Unruly Heroes fait plutôt bien et m’a même rappelé la série des Trine sur cet aspect.

Baba Is You (2019)

Autre jeu indépendant, et de réflexion pour le cas présent, que j’ai pu tester dans la zone Nintendo. Le principe est très simple, sur le papier en tout cas. On incarne Baba, une petite créature qui peut pousser des « blocs de mots » pour former des phrases écrites (en anglais). Et ces phrases définiront les règles de la partie en cours.

Par exemple si la phrase formée est « Wall is Stop » (Mur est le Stop), alors le mur se comporte comme un mur, et rien ne peut passer au travers. Mais si la phrase est « Baba is Wall » (Baba est le Mur), c’est le mur entier qui bouge en même temps que le joueur. Et c’est avec ce genre de combinaisons qu’il faudra venir à bout des niveaux. Minimaliste mais astucieux.

 

Xbox Fanfest

Festival ayant déjà fait ses preuves à l’E3 aux États-Unis, et à la Gamescom en Allemagne, c’était au tour de la France d’avoir son propre événement privilégié avec les fans (ou les curieux comme moi) de la firme de Redmond, en marge de la PGW.

Ce tout premier Xbox fanfest à la française avait eu lieu le soir du Lundi 29 Octobre entre les 2 derniers jours de PGW. Au dernier étage du Pavillon 7 qui se situait à un bon quart d’heure de marche des Halls du salon. Et avec une jolie vue sur la capitale malgré le froid qui y régnait ce soir-là.

Il y avait 400 places en ventes pour cette soirée. Et chacune d’entre-elles comprenait en plus, un billet pour une journée (au choix) à la PGW. J’ignore si les 400 invités ont tous répondu à l’appel, mais en tout cas la salle était comble. Le PDG de Xbox France était même présent sur les lieux. Quant à moi j’ai pu passer la soirée avec 2 autres compères avec lesquels j’ai pu faire un photocall.

L’ambiance était plutôt festive, voire très « discothèque » par moments. Ça dansait, ça trinquait et ça grignotait pas mal aussi avec les nombreux apéros mis à disposition. Il y avait même une pièce montée dont je n’ai pas pu profiter, car ayant déjà quitté les lieux à ce moment-là.

Et pour finir, la principale raison pour laquelle les gens se sont rassemblés ce soir-là. Le sac de goodies remis à chacun des invités, et d’une valeur telle qu’il rentabilise très largement les 25€ d’entrée pour le Fanfest.

Oui, c’est bien un Kilt à droite…

Et pour être honnête avec vous, même si j’apprécie le contenu de ce sac une fois déballé, il y a très peu de chances que je me trimballe avec. Et ce n’est pas parce que Xbox n’est pas ma marque de JV de prédilection. Et ce n’est pas non plus à cause du côté tape à l’œil de la chose. C’est tout simplement à cause de la taille des vêtements (et du Kilt aussi on ne va pas se mentir). Rien que la veste que vous voyez c’est du « S ». Bien trop petit pour moi qui porte habituellement du « L ». D’ailleurs le contenu des sacs distribués n’était pas rigoureusement le même. Certains ont par exemple eu des stickers sur Forza ou Ori alors que j’en ai eu sur du PUBG.

Au final j’ai passé un sympathique moment. Mais si c’était à refaire, je pense que ça serait avec une autre marque comme PlayStation ou Nintendo si ils prévoient de faire eux aussi un Fanfest un jour.

Conclusion

 

Ce fut ma 9ème PGW d’affilée. Avec du recul, j’en viens à me demander comment j’ai pu être aussi régulier et motivé à la faire depuis si longtemps. Est-ce la passion que j’ai pour les Jeux Vidéo ? Les articles que j’écris sur l’évènement ? Les jeux à tester en exclusivité pour une poignée d’entre eux ? Rencontrer des gens et revoir des proches ? Ou un mélange de tout ça ?

En tout cas, même si le salon a pas mal évolué en bien et en mal, et même si cette édition ne fut pas la plus excitante en termes de jeux présents et d’annonces, tant que j’aurais la possibilité de venir, j’irais. Malgré sa mauvaise réputation qu’on lui attribue parfois à raison, ce salon m’apporte énormément et le fait d’y être me fait beaucoup de bien. Et je ferais de mon mieux pour répondre présent l’année prochaine pour le 10ème anniversaire.

Et un immense merci à tous ceux (présents dans l’article ou non) que j’ai croisé et qui m’ont accompagné cette année. Les potos, ceux rencontrés via les réseaux (Twitter, Insta) ou dans d’autres salons, animateurs de stands, blogueurs, photographes, cosplayers (en civil ou non). Je ne le dirais jamais assez, mais les meilleurs moments que je passe à la PGW ou ailleurs, je les dois en très grande à tous ces gens. 

Merci de m’avoir lu.

[Reportage] Paris Games Week 2018 (1/2)

9ème édition de la Paris Games Week, et tout autant de visites d’affilées pour ma part. Pour la 4ème fois sur ce blog, voici mon résumé 1 mois après les festivités de ma visite en ces lieux du Jeudi 25 Octobre au soir, du Samedi 27 Octobre et du Lundi 29 Octobre 2018.

Et le tout sera scindé en 2 articles. Le premier que vous vous apprêtez à lire traitera du salon en général et ce que j’en ai vu. Et le second sera consacré aux jeux testés et au Xbox Fanfest du Lundi soir.

Toujours pas VIP mais presque

Cette année encore, j’ai pu me rendre à la soirée de pré-ouverture de la PGW le Jeudi soir. Grâce à mon badge blogueur me donnant l’accès au salon sur toute sa durée, et que l’équipe presse (que je remercie chaleureusement) m’a fourni pour la 2ème année consécutive. Mais ce badge aussi prestigieux soit-il, ne me donnait pas pour autant accès à tous les stands. Soit parce que je n’étais pas assez « VIP », soit parce que je n’avais pas les invitations spécifiques comme pour la zone PlayStation qui m’était inaccessible ce soir-là.

Sinon c’est toujours aussi agréable de se balader dans un salon largement moins fréquenté que la normale. Et le fait qu’il y ait moins de monde facilite les rencontres plus ou moins prévues. Car j’ai beau être venu seul, j’ai pu croiser un sacré paquet de connaissances à moi sans même avoir à les chercher au préalable.

Il en va de même pour certaines activités à faire comme tester des jeux, où l’attente était bien moins longue (voire inexistante) par rapport aux jours ouvrés. J’en ai profité pour finir la démo du très prometteur Ori & the Will of the Wisps et rejouer à Devil may Cry V au stand Xbox. 2 jeux que j’ai déjà eu l’occasion de tâter à la Gamescom 2018.

Tout pareil, ou presque

Cela fait depuis 2016 que la superficie (80.000m²) et la disposition des Pavillons de la PGW restent quasiment inchangés. Pour vous en convaincre, je vous invite à comparer ces deux plans ci-dessus des deux dernières éditions en date.

D’abord le Pavillon 3 toujours dédié majoritairement à l’eSport et aux tournois avec l’ESWC et l’ESL. Hall qui met un peu plus en avant le Cosplay sur la Scène PGW – Social Corner où a eu lieu quelques défilés et concours.

Ensuite vient la zone la plus conviviale du salon, le Pavillon 2.2 qui accueille toujours la partie PGW Junior, les écoles et formations dans le domaine du jeu vidéo, et une Galerie d’art.

Et enfin on entre dans le vif du sujet avec le Pavillon 1. Où on retrouve les habituels médias, constructeurs et éditeurs du jeu vidéo qui ont tous gardé quasiment les mêmes emplacements qu’auparavant.

Comme Square Enix ci-dessus. Qui cette année n’a pas ramené son MMO Final Fantasy XIV, probablement à cause des gros problèmes de réseau (DDOS et consorts) survenus un peu avant la PGW.  Les jeux jouables chez eux étaient donc Final Fantasy Trading Card Game, Life is Strange 2, et Shadow of the Tomb Raider pour ceux déjà sortis. Et pour les rares exclusivités c’était Kingdom Hearts III qui arrive en 2019, et Just Cause 4 tout juste sorti, mais non-jouable au salon.

Chez Koch Media, il y avait comme gros jeux Ark Survival Evolved gardé par un chouette dino. Le jeu de karaoké Let’s Sing 2019 qui a rameuté pas mal de monde. Metro Exodus qui avait plusieurs dizaines de postes jouables, et qui était également testable chez Xbox. Et les jeux Sonic comme Mania Plus, Forces et Team Sonic Racing récemment repoussé à l’année prochaine.

Pour Nintendo, assez peu de nouveautés cette année mais pas mal de jeux jouables. On retrouve les habituels « jeux à tournois » comme je les appelle dont Super Smash Bros UltimateMario Kart 8 DeluxeSplatoon 2 et Mario Tennis Aces. Et ceux sortis récemment comme Pokémon Let’s Go, Pikachu / Let’s Go Evoli, Super Mario Party et  Starlink: Battle for Atlas.

Chez Ubisoft, les éternels Just Dance et Assassin’s Creed ont répondu une nouvelle fois présents. Ainsi que Rainbow Six Siege, Trials Rising, et d’autres jeux Ubi dispatchés ailleurs.

Ailleurs comme chez Xbox. Où on y trouve The Division 2 aux côtés des autres gros jeux multijoueurs tels que PUBG et Battlefield V. Ainsi que Metro Exodus qu’on retrouve aux cotés  des exclusivités de la console que sont Forza Horizon 4, TUNIC et Ori and the Will of Wisps. Et des jeux multiplateformes comme Devil May Cry 5 et Resident Evil 2 Remake.

Chez Warner Bros, l’Agent 47, ou devrais dire l’IMMENSE Canard à son effigie, se posait en tant que mascotte du tout juste sorti Hitman 2. 🦆

PlayStation a comme son habitude vu les choses en grand avec un stand gigantesque qui à lui seul, devait faire facilement 1/10ème de la superficie totale du Pavillon.  J’en retiendrais la vitrine exposant toutes leurs manettes Dualshock, consoles de salon et portables ayant existé. Et pour la première fois en France, la version miniaturisée de leur toute première console de salon. La PlayStation Classic qui sera disponible le 3 Décembre prochain.

Les jeux jouables à venir pour 2019 sur PS4 étaient Days Gone, Concrete Genie et Dreams. Sinon pour le reste, les déjà sortis Marvel’s Spider-Man, FIFA 19 et l’éternel Call of Duty avec Black Ops 4 représentaient la majeure partie du trafic. Et comme jeux PSVR, il y avait de quoi faire avec ASTRO BOT Rescue Mission, Tetris Effect, Blood & Truth, Ace Combat 7 : Skies Unknown, Déraciné, Beat Saber, Kill X et Squishies.

Bandai Namco quant à lui avait ramené cette année ses jeux de combat phares Dragon Ball FighterZ, SoulCalibur VI, et Jump Force.

Le stand des Jeux Made in France autrefois situé dans la PGW Junior au Pavillon 2, a déménagé dans le Pavillon 1 pour plus de visibilité. Et il leur en fallait vu la quantité , et du peu que j’ai pu en voir, de qualité de jeux présents là-bas comme Unruly Heroes, Call of Cthulhu, Waven, Vampyr, Captain Spirit, Dwarf, A Fisherman’s Tale, 11-11 Memories Retold , Twin Mirror, Dark Devotion et beaucoup d’autres.

Game One avait aménagé une zone spéciale pour les 20 ans de la chaine. Quelques-uns de ses vétérans comme Julien Tellouck ont répondu à l’appel pour assurer diverses animations et tournois. Comme une partie de Puyo Puyo Tetris opposant 2 joueurs qui avaient pour handicap d’avoir les yeux bandés, et devaient être dirigés à la voix par un binôme leur soufflant à l’oreille les instructions. C’était très drôle à voir.

Blizzard à la Gamescom 2018

Et s’il y a bien un constructeur que j’aimerais voir un jour à la PGW, c’est Blizzard. Surtout qu’à la Gamescom 2018, ils avaient fait forte impression avec l’immensité de leur stand, les nombreux jeux présents, et leurs shows sur la grande scène. D’ailleurs à cette PGW, il y avait de jolis cosplays issus non seulement de cet univers, mais que j’avais déjà croisés à cette même GC.

Fortnite Games Week

Près de la Merchandising Area qui couvrait une plus grande surface qu’auparavant, et de la zone PlayStation, se tenait le stand hors-normes de Fortnite. Certainement le plus gros dédié à un seul jeu vidéo que je n’ai jamais vu depuis que je me rends à la PGW.  Il réussit même l’exploit d’être légèrement plus imposant que celui déjà démesuré de la dernière Gamescom.

Fortnite à la Gamescom 2018

D’ailleurs, c’est quasiment le même que ce dernier. Avec le parcours de tyrolienne qui fait son retour ainsi que d’autres activités comme jouer à Fortnite (sans déconner), des animations Cosplay, matchs sur grand écran entre des joueurs pro, et même du rodéo sur un Taureau factice. Un vrai parc d’attractions à lui tout seul. Mais qui selon moi ne justifie pas de faire plusieurs heures de queue pour si peu.

Surtout que cette zone regroupait tout ce que j’ai toujours détesté à la PGW. Des boulevards noirs de monde où il est difficile d’avancer. Beaucoup trop de jeunes  irrespectueux  n’ayant aucun scrupule à bousculer des gens et plus particulièrement des Cosplayers au matos fragile. Un niveau de décibels tellement élevé que même un casque avec réduction de bruits aurait du mal à endiguer. Bref la liste est longue.

Vu le succès phénoménal du jeu et du genre qui n’est pas prêt de s’arrêter, il faudrait peut-être penser pour la prochaine édition de faire en marge de la PGW, un Fanfest ou un salon entièrement dédié aux Battle Royale. Ou dans le pire des cas, un Pavillon dédié comme c’est déjà le cas pour l’eSport. Ça ne peut pas continuer ainsi ne serait-ce que pour l’organisation et le confort de chacun.

À suivre dans la Partie 2, mes avis sur les jeux testés, le Xbox Fanfest, et ma conclusion globale.

[Reportage] Paris Games Week 2017 (2/2)

Partie 1

Seconde et dernière partie de mon compte rendu sur la Paris Games Week 2017. Avec d’abord mes avis sur les jeux testés durant mon dernier jour de visite, suivi d’un coup de gueule et de ma conclusion sur cette édition.

Jeux testés – Partie 2 (Samedi)

Monster Hunter World

Toujours annoncé pour le 26 Janvier 2018, cet opus faisait partie des grosses (et rares) “exclues” de la PGW. J’emploie le terme exclues dans le sens où la sortie du jeu n’est pas imminente contrairement aux ¾ des autres jeux du salon. Il était déjà présent à la Gamescom de cette année où j’ai pu me rendre, mais dont la file d’attente (entre 3h et 5h selon les échos) m’avait coupé l’envie d’y jouer.

Et ça a failli à nouveau être le cas ici. D’ailleurs, le tester fut la première chose que j’aurais faite le Samedi après être rentré dans le salon vers 8h30. Et malgré ça, j’ai quand même attendu 2h entre le début de la file et la fin de ma session de jeu de 30 min. Et quand j’ai vu que la taille de la file avait doublée en sortant…

Bref, le seul MH que j’avais testé avant celui ci était Monster Hunter Tri sur Wii (2008), que j’avais trouvé sympa mais où je n’ai pas pris le temps de m’y investir. Mais en observant de loin les autres jeux de la licence qui ont suivi cet opus, je trouvais qu’ils se ressemblaient beaucoup trop sur la forme (le fond j’en sais rien). Mais ça, c’était juste avant que l’opus World soit dévoilé à l’E3. Un opus qui se voulait beaucoup plus ambitieux que ce à quoi la série avait habitué jusqu’alors.

Pour commencer, les petites zones séparés par des temps de chargement dans les anciens opus ont laissé place à un monde quasi ouvert ici. Monde qui grouille de vie, avec des environnements variés et avec lesquels on peut même interagir pour piéger des créatures (ou se faire envahir par des monstres, au choix) par exemple.

Durant ma session, j’ai eu le temps d’explorer un désert à la recherche d’un Barroth battu juste à temps. D’ailleurs, les affrontements ont une dimension stratégique qui nécessite de bien les planifier à l’avance. Il faudra en amont gérer les ressources ramassés un peu partout sur le terrain, la nourriture que l’on peut soi-même préparer, les armes en plein combat dont certaines s’émoussent au fil des coups, et les créatures en elles même dont il faudra étudier leur pattern et leurs points faibles. Pour le Barroth par exemple, lui couper la queue l’affaiblira grandement.

Sinon le jeu s’en sort très bien techniquement, la faune et la flore sont crédibles.

Skyrim VR

Version VR du jeu culte de chez Bethesda sorti 1 mois plus tôt et en même temps que la version Switch, j’ai pu Playstation Move en mains, explorer une toute petite partie du monde de Borceciel. Et je dois vous avouer que j’ai été légèrement déçu par mon expérience.

Déjà visuellement j’ai pas trouvé ça top. J’aurais pu pardonner ce détail si c’était un jeu de début de vie de la Playstation VR. Sauf que cette machine est sortie depuis plus d’un an et que des jeux comme Farpoint (que je voulais tester l’année passé à la PGW mais on ne m’a pas laissé le choix) le surclasse techniquement. En plus de cela c’est un portage d’un jeu PS3, c’était pas si compliqué pourtant.

Mais c’est pas le plus dramatique. Parce que niveau Gameplay, comment dire ? Entre le feeling quasi inexistant quand on frappe un ennemi à coup d’épée, et le déplacement qui se  fait non pas au joystick comme 99% des jeux vidéos existants, mais via un  mode « téléportation » pas du tout intuitif. Et c’est d’autant plus dommage que la version finale en plus d’être jouable à la Dualshock 4, propose également un déplacement fluide avec le PS Move. Alors pourquoi avoir présenté une démo si ancienne et avec autant de défauts ? C’est clairement pas la meilleure pub à faire.

 

Naruto to Boruto : Shinobi Striker

Ceux qui me connaissent bien savent à quel point je suis fan de l’univers de Naruto. Il était donc naturel pour moi de poser mes mains sur le prochain jeu à venir des aventures du blondinet pour 2018. Et le moins que je puisse en dire, c’est que ça n’a rien à voir à tout ce qui a déjà été fait auparavant.

Les combats en arènes des opus Storm ont laissé place à des affrontements allant jusqu’au 4 vs 4 dans des environnements ouverts, et dans lesquels on pourra se balader en toute liberté en courant sur les murs par exemple. Tout en faisant bien gaffe à ne pas tomber bêtement dans le vide (ce qui m’est arrivé à plusieurs reprises).

Le mode de jeu testé fut celui de la capture du drapeau. J’avais le choix entre les différents membres de la Team 7 originelle que sont Naruto, Sasuke, Sakura et celui que j’ai pris Kakashi. Lui pouvait grâce à son Sharingan, se téléporter sur une courte distance afin de surprendre l’adversaire. Et il lui servait aussi bien à la défense que pour l’attaque en l’associant avec ses combos par exemple. Son éveil qu’est le Chidori en plus de faire beaucoup de dégâts, lui octroie une vitesse fulgurante le rendant difficile à parer ou à esquiver.

Et y a pas qu’au niveau Gameplay que ce jeu Naruto se démarque. Même le style graphique est différent d’antan, mais reste pourtant très fidèle à l’œuvre d’origine. Par exemple les textures des personnages donnent l’impression qu’ils ont été peints à l’image des pages couleurs du manga. Toutefois, j’aurais aimé voir dans la démo un aperçu de la création de personnage, et faire un combat de boss comme ceux vus dans les trailers contre les démons à queues.

Doom Switch

Déjà sorti sur PS4, One et PC en 2016 (et ayant raflé 2 prix la même année aux Games Awards), j’ai pu tester la version Switch sortie depuis peu au sein d’un petit dôme un peu à l’écart du stand Nintendo, qu’il partageait avec Skyrim Switch lui aussi déjà disponible. Chaque jeu était jouable sur 2 bornes chacun (ce qui est très peu) avec une Manette Pro à disposition.

Bien qu’on sent une nette différence visuelle par rapport aux autres versions notamment au niveau des textures grossières par endroits, et quelques effets graphiques absents (jeux de lumière et autres), le jeu reste tout aussi nerveux et bourrin. Et je pense que c’est le plus important. Le fait qu’un jeu comme DOOM tourne sur Switch est déjà un exploit en soi. Puis il a l’avantage non négligeable d’être jouable partout. Osef de la technique pour une fois, le jeu et son contenu sont de toute façon identiques quelque soit la version. C’est l’expérience de jeu qui prime avant tout.

L’attaque des Titans 2

Faisant suite à l’opus “Les Ailes de la liberté” (2016), ce 2ème volet de l’adaptation en jeu vidéo sur consoles de salon de l’anime à succès l’Attaque des Titans (ou Shingeki no Kyojin pour les intimes), et annoncé pour le 20 Mars 2018 en Europe, fut le dernier jeu testé durant ma PGW.

On a affaire à un jeu très dynamique, assez soigné visuellement et comme pour le jeu Naruto, fidèle à son univers en particulier au niveau du chara-design des personnages. Et l’histoire du jeu suit la trame scénaristique à partir de la Saison 2 de l’anime sortie en 2017.

Pour le Gameplay, il est possible tout comme dans l’anime, de se déplacer grâce à l’équipement tridimensionnel des héros. Qui permet de littéralement s’envoyer en…Hum, s’envoler en s’accrochant à des parois pour prendre de l’élan, et même sur des Titans pour mieux les découper.

En parlant d’eux, ceux que j’ai affronté n’étaient pas extrêmement grands ni rapides, et heureusement pour moi. Car j’ai eu assez de mal avec la prise en main que j’ai trouvé laborieuse au premier contact. Viser leurs points faibles était loin d’être une tâche aisée pour moi. Et je ne parle même pas de leur nuque, qui est leur “talon” d’Achille commun à tous. Car un coup bien placé les tuera en un coup.

Coup de gueule

Ca fait déjà bien longtemps que la PGW se traine une sale réputation auprès du public. Et ce n’est pas l’édition de 2017 qui redressera la barre, bien au contraire..

J’ai été témoin plus ou moins directement de nombreux problèmes que je trouve inacceptables pour un salon de cette envergure après 7 ans d’existence. On repassera sur l’hygiène du salon qui est inexistante comme la photo ci-dessus l’atteste (quand on passe de la Gamescom archi-propre à ça, y a de quoi pleurer).

L’organisation pas toujours top, avec l’exemple des files d’entrée assez mal indiquées (tu crois pouvoir entrer dans un pavillon alors que c’est de l’autre coté). Et surtout un manque de respect flagrant envers les exposants, visiteurs et autres acteurs du milieu, particulièrement cette année. Avec « l’incident » au stand du jeu Detroit qui a fait beaucoup parler de lui sur les réseaux, et illustré par le tweet ci-dessous.

Je n’ai pas envie de rejeter la faute sur qui que ce soit. Mais entre les visiteurs qui manquent clairement de respect aux autres (il ne représentent pas la majorité mais font beaucoup de bruit), ou au personnel qui n’agit pas quand il le faut pour limiter ce genre d’incidents, chacun doit prendre sa part de responsabilité. Il n’y a que comme ça que les mentalités pourront évoluer. C’est triste de donner une telle image du jeu vidéo français au reste du monde

Conclusion

Mon pactole

Malgré les points négatifs suscités, j’ai passé un bon moment à cette Paris Games Week. Principalement grâce à tous ceux qui m’ont accompagné, que j’ai croisé et que j’espère recroiser à nouveau dans d’autres salons où même ailleurs.

Pour les jeux, même si beaucoup étaient déjà sortis ou presque au moment du salon (on commence à avoir l’habitude hein), il y avait quelques exclues intéressantes et j’ai pu tester quasiment tous les jeux que je voulais. Sauf chez Nintendo où je pensais pouvoir jouer à Xenoblade 2 avant d’apprendre qu’il n’était pas jouable là bas.

J’ai beaucoup apprécié le fait d’avoir été accrédité cette année pour la première fois depuis 4 ans. Si je reviens l’année prochaine, j’espère que ce sera à nouveau le cas.

Merci de m’avoir lu et passez d’excellentes fêtes de fin d’année !

[Reportage] Paris Games Week 2017 (1/2)

Ma 8ème visite d’affilé depuis sa toute première édition, et déjà le 3ème article du site sur la Paris Games Week. Le 2ème plus gros salon européen du Jeu Vidéo, juste derrière la Gamescom que j’ai eu la chance de visiter en Aout dernier.

L’heure est venue de vous conter mes 3 jours (et demi) de ballade au Parc des Expositions – Porte de Versailles le Mardi 31 Octobre au soir, le Mercredi 1er, Vendredi 3 et Samedi 4 Novembre. Le tout scindé en 2 articles résumant mon ressenti du salon, et mes avis sur les jeux testés.

Pas VIP mais presque

J’ai attendu 4 ans pour que ça m’arrive à nouveau, mais cette année j’ai pu à nouveau obtenir un pass blogueur. Encore aujourd’hui, je remercie le staff de me l’avoir donné.

À défaut de me servir de coupe-file pour tester les jeux, ce badge me permettait non seulement d’avoir accès au salon sur toute sa durée (une aubaine vu le prix du billet), mais aussi de me rendre à la soirée Avant-Première / Presse le Mercredi soir.

Même si pour ma part, cette soirée n’avait de « presse » que le nom. J’en ai surtout profité pour me balader dans un salon moins fréquenté que d’habitude, faire du repérage, et ainsi constater qu’à quelques stands près, que la disposition n’a quasiment pas changée depuis 2016.

On ne change pas une structure qui gagne

Plan 2016

Plan 2017

On retrouve les mêmes emplacements pour la Zone eSport logée dans le Pavillon 3, le PGW Junior dans le 2.2, et les gros stands dans le 1. À la seule différence que le stand Nintendo a fait son retour cette année et que celui de EA  a disparu pour fusionner avec celui de PlayStation et son jeu Star Wars Battlefront 2. Même la superficie reste inchangée (80.000m²).

Le fait de revoir cette disposition (qui marchait plutôt bien l’année passée) montre que le salon a appris un peu de ses erreurs sur cet aspect, et c’est bon de le souligner. Lespace a même été mieux géré avec des couloirs élargis sur certains boulevards.

Rencontres / Retrouvailles

Ce qui me motive le plus à aller dans des Conventions ou Salons divers, ce ne sont pas les nouveautés qui y sont exposées, ni les événements, dédicaces ou autres Masterclass qui y sont organisés. Ma motivation première est d’y faire des rencontres et d’y retrouver des personnes qui me tiennent à cœur.

Des gens que je suivais déjà sur les réseaux, d’autres à qui je parlais sur le net mais que je n’avais encore jamais croisé en vrai, des vieux amis que je n’avais pas revu depuis très longtemps pour certains, et des inconnus d’hier qui sont devenus des amis d’aujourd’hui à force de faire des conventions ensemble. La liste est longue mais encore une fois je tiens à en placer une pour eux.

https://www.facebook.com/OtakugameFr/

Et l’un d’entre eux est Suzukube. Que je suis depuis pas mal de temps sur les réseaux et que vous connaissez certainement par son site Otakugame.fr traitant essentiellement de jeux vidéos, de cosplay et de bons plans gaming. Merci à lui pour son hospitalité et sa bonne humeur permanente.

Place aux dames maintenant. Avec de gauche à droite @ilove_your_smile, amie de longue date, streameuse et déjà présente dans d’anciens articles conventions. Au milieu Maurane, une amie blogueuse et artiste que j’ai pu retrouver au stand de Whisperies. Un blog collaboratif réalisant des livres numériques destinés aux enfants (elle a même un article lui étant dédié au sein même du site). Et enfin à droite Ayame Namiko (Pep’s Cosplay), amie cosplayeuse déjà croisé à d’anciennes conventions dont la dernière PGW.

Et je finirais par ceux que j’appellerais les « vétérans » des conventions. Ceux que je retrouve presque à chaque fois depuis 2-3ans. Avec le blogueur et photographe VRTvingt qui est l’une des rares personnes que j’ai croisé à la dernière Gamescom, et la « Dream Team Bros » de Nintendo en compagnie des Youtubeurs ainsi que  pour ceux présents dans ce selfie improvisé.

À tous ces gens ainsi qu’aux autres que j’ai croisé durant tout le salon, merci !

Jeux testés – Partie 1 (Vendredi)

Shadow of the Colossus

Jeu culte de la PlayStation 2 sorti en 2005, et ayant bénéficié d’une version remastérisée en HD sur PlayStation 3 en 2011, j’ai pu tester la future version à venir le 7 Février 2018 sur PlayStation 4. Et qui se veut être une refonte totale du jeu originel sur l’aspect visuel.

Car cette version reprend le moteur graphique de The Last Guardian. Sorti l’année passé sur PS4, et développé par le même studio. La vidéo de la séquence d’introduction qui suit vous donnera une idée du gap graphique entre les versions PS2/PS3 et PS4.

En plus de lui donner un sacré coup de jeune, ce moteur rend le jeu d’une beauté sidérante avec un niveau de détail et une distance d’affichage plus que respectables.

Le jeu en lui même reste à peu près le même dans ses objectifs et le gameplay (avec une touche qu’il faudra ne jamais lâcher pour la grimpette). Qui est d’entreprendre une chasse aux colosses dispersés à travers le monde, dans l’objectif de réveiller la bien aimée du héros. Pour ma part, j’ai un peu galéré à trouver le chemin pour arriver vers Phalanx, le 13ème colosse. Merci à l’hôtesse de m’avoir guidé pour le coup. Il fallait d’abord décocher des flèches sur des “poches” lui permettant de flotter, pour ensuite grimper dessus, et enfin planter l’épée quelque part sur son gigantesque corps. Mais maladroit comme je l’étais, j’ai trébuché avant de lui porter le coup fatal…

N’ayant jamais fait l’original, c’est à coup sûr un jeu qui sera mien le jour où je ferais l’acquisition d’une PS4. Peut être l’année prochaine ?

Detroit Become Human

Le prochain jeu du studio Quantic Dream, ou plutôt de David Cage à qui l’on doit les expériences narratives à choix multiples et non sans conséquences, telles que Heavy Rain et Beyond Two Souls pour citer les plus connues. Ce Detroit fut l’une de mes plus grosses surprises de la PGW. Et pas seulement le jeu, mais aussi son stand.

Stand qui est allé jusqu’à exposer en vitrine, des androïdes à l’image de ceux que l’on incarne dans le jeu. À la seule différence près que ce sont des humains de chair et d’os qui jouaient leur rôle. Et plutôt bien pour le coup. Je salue leur travail et surtout leur sang froid car il s’est passé quelque chose de révoltant les concernant dont je parlerais en coup de gueule dans le 2ème article. Bref, passons au jeu.

En pleine prise d’otage, j’incarnais un androïde chargé de jouer le ô combien difficile rôle du négociateur. Qui avait pour mission de sauver une jeune fille des griffes d’un autre androïde ayant pété les plombs. Le genre d’opération qui ne laisse pas trop le droit à l’erreur donc. Une bonne connaissance des lieux et de la situation est primordiale. Et ça, Detroit l’a très bien intégré.

Car on peut fouiller l’appartement à la recherche d’indices pouvant reconstituer le puzzle de l’incident, et ainsi augmenter nos chances de réussite. Un témoignage, une photo, un corps, n’importe quel élément qui peut paraître plus ou moins anodin peut avoir un effet significatif lors de l’échange final. D’un côté la répartie de l’androïde peut être étoffée, et de l’autre l’assaillant aura plus de chance de garder son calme.

Quelques stats mises en ligne par PlayStation sur la session de la PGW

Et pour ma part c’était réussi, ou presque. Car l’otage fut sauvé, mais en échange de ma vie et celle de l’assaillant. Tout ca à cause d’un seul mauvais choix de dialogue..Sur ce point ça ma un peu rappelé les derniers Deus Ex. Où les choix de dialogues ou d’actions pouvait complètement changer le cours du scénario.

Ah oui et le jeu est visuellement au top, avec un soin particulier apporté aux personnages et à leurs expressions. D’autant plus que de vrais acteurs ont prêté leur traits  pour incarner certains protagonistes grâce à la technologie de la « Motion Capture » (Valorie Curry pour l’androïde Tara et Jesse Williams pour Markus).

Old School Musical

Dernier jeu testé durant la journée du Vendredi. Développé par les Français de chez Playdius et annoncé pour début 2018, OSM est un jeu indépendant à classer dans la catégorie des jeux de rythme. Le plus connu du genre étant Dance Dance Revolution (DDR pour les intimes). Et ce fut très certainement mon coup de cœur du salon.

Le jeu propose plusieurs niveaux qui rendent hommage à des univers bien connus du Jeu Vidéo (dont la saga Zelda), où il faudra appuyer au bon moment sur les bons boutons en rythme avec la musique. Jeu qui se veut rétro jusqu’au bout car la démo était jouable au pad SNES, un choix amusant et qui colle assez bien à l’esthétique très « à l’ancienne » de OSM. La nostalgie opère en tout cas.

Partie 2