[Test] The Last of Us Part II

Le 14 Juin 2013 sortait le premier The Last of Us qui fut l’un des jeux les plus acclamés d’une PlayStation 3 en fin de vie. Un lourd fardeau pesait sur les épaules déjà larges du studio Naughty Dog afin de réaliser l’inévitable suite d’un tel succès commercial et critique, et ô combien attendue. 7 ans plus tard et presque au jour près, nous y sommes avec un titre qui comme son ainé, sera l’un des derniers gros jeux de sa plateforme à l’aube de la nouvelle génération de consoles à venir. Suite de trop ou tout le contraire ? Je vous dis tout à travers mon Test d’un The Last of Us Part II qui n’aura laissé personne indifférent. En bien, comme en mal.

Test garanti sans spoilers, et réalisé à partir d’une version fournie par PlayStation France. Un grand merci à eux.

La next-gen avant l’heure

Bien que je n’en attendais pas moins d’eux connaissant leur passif, Naughty Dog (que je vais abréger « ND ») a surpassé mes espérances en poussant l’aspect visuel et le souci du détail à un niveau rarement atteint dans un Jeu Vidéo. Par ses animations qui sont parmi les plus réalistes que j’ai pu voir dans ce média, avec des expressions faciales très humaines, et évoluant en temps réel selon la situation. Un résultat que l’on doit à la motion capture et surtout au talent des acteurs ayant interprété leurs personnages.

Les décors m’ont eux aussi bluffé par leur photo-réalisme et les détails environnants. Comme cette végétation quasi omniprésente et ayant repris le dessus dans un monde post-apocalyptique crédible où le temps semble s’être arrêté. Ses forêts denses dont on pourrait compter le nombre de feuilles et grouillant de vie. Les effets d’ombre et lumière, des vrais reflets, ou encore des particules en suspension dans l’air. Un monde plus vaste et plus vertical à l’image d’un Uncharted 4, et moins cloisonné que dans le premier opus. Et dont le level-design nous donne envie d’en explorer les moindres coins et recoins avec souvent des récompenses à la clé. Il y a même un peu de physique, notamment avec la corde manipulable presque à souhait et adoptant un comportement très proche du monde réel.

Le sound-design est impeccable. Le bruit des armes à feu, les hurlements des créatures et j’en passe, tout fait très authentique. Mention spéciale aux coffres forts que l’on peut déverrouiller sans même avoir la combinaison sous la main, mais juste en tendant l’oreille. Et la bande originale composée à nouveau par Gustavo Santaolalla et cette fois-ci Mac Quayle, épouse parfaitement l’atmosphère parfois pesante, et parfois apaisante de cet univers.

D’ailleurs le son, ou plutôt la musique en général tient une part très importante dans l’histoire. L’exemple le plus pertinent étant celui de la guitare d’Ellie que l’on peut même jouer presque comme le véritable instrument durant certains moments via le pavé tactile de la DualShock 4. Dire qu’il aura fallu attendre la fin de vie de la console pour enfin en voir une utilisation pertinente.

Pour tout ce que je viens de citer, je recommande chaudement de faire ce jeu avec un bon casque audio ne serait-ce que pour profiter de la spatialité sonore et s’immerger dans l’ambiance.

Une Intelligence Artificielle, intelligente..

Là où ce TLOU2 s’en sort mieux que la plupart des jeux avant lui, c’est par son IA plus affûtée que la normale. Fini les simples PNJ qui font inlassablement leur ronde sur un chemin prédéfini et agissant comme des robots. On est sur des personnages presque à part entière qui s’appellent même par leur prénom, et avec un comportement plus proche d’un humain. Comme pour nous faire culpabiliser d’avoir ôté une vie, même si c’est pour notre propre survie.

Dans leur manière d’agir y a du progrès par rapport au 1er. En cas d’alerte, ils ratisseront la zone de recherche et n’hésiteront pas à nous contourner au lieu d’attaquer de front. Si bien que plus d’une fois je me suis fait surprendre par un type que je n’ai pas vu arriver. Un sentiment d’être traqué en permanence que j’ai trouvé grisant (et souvent énervant), nous incitant à bouger constamment et rester sur le qui-vive.

Naughty Dog…

Par contre j’ai trouvé un poil abusée leur vue perçante et leur précision chirurgicale. Même de loin et en difficulté « normale ». Mais il y a pire qu’eux. Leurs foutus chiens qui peuvent nous pister à plusieurs dizaines de mètres à la ronde et dont il vaut mieux s’occuper en priorité.

L’IA des compagnons est elle aussi au top. On est loin des simples figurants qui se contentent d’observer et viser à côté. Cette fois ils sont réellement utiles et on est content de les avoir avec nous durant les gunfights.

Ça c’était pour les ennemis humains. Pour le reste, il faudra agir avec prudence avec ces chers claqueurs se repérant au son, et dont il faudra toujours éviter le contact à tout prix sous peine d’une mort instantanée. Une de leurs variantes que sont ces saletés de rôdeurs. Indétectables avec le mode écoute, et qui passeront la majeure partie du temps à nous fuir ou nous prendre par derrière. Et des plus imposants comme certains boss qui vont nous faire courir durant des séquences n’étant pas sans rappeler les jeux Resident Evil.

Entre infiltration et action

Tout un tas de comportements difficiles à prévoir et rendant toute tentative d’infiltration très compliqué. D’ailleurs en parlant de cette mécanique, elle a évolué par rapport au premier opus sans pour autant bouleverser le genre. Puisqu’on peut s’accroupir ou ramper dans des herbes à notre hauteur pour se cacher de la vue d’ennemis, qui pourront quand même nous détecter s’ils passent suffisamment près de nous. Détourner leur attention avec un objet pour les attirer ailleurs. Entreprendre une élimination furtive à mains nues ou avec une arme silencieuse. Et en se débrouillant bien, il est même possible de passer une zone entière sans verser le sang. Même si c’est difficile de s’y soustraire, surtout pour explorer et récupérer tout ce qui est utile à la progression.

C’est du déjà vu, mais ça fonctionne relativement bien ici. Même si je regrette qu’on ne puisse pas cacher des corps (dans l’herbe ou dans l’eau) afin d’éviter qu’un ennemi de passage donne l’alerte en le constatant.

Le gameplay en général de ce TLOU 2 reste assez proche du premier mais avec quelques évolutions notables. Du coté des affrontements au corps à corps qui gagnent en violence et en dynamisme avec la possibilité d’esquiver les coups au moment opportun. Et qui plus d’une fois m’aura sorti de situations tendues.

Pour les armes à feu, il faudra la jouer économe car les munitions partent très vite de leurs petits chargeurs, et les gunfights sont légion. Vaut mieux éviter de se retrouver à sec dans ces moments-là, surtout face aux boss. Les armes de mêlée ne sont pas à négliger même s’ils peuvent résister à une dizaine d’impacts grand max. D’où l’importance de looter un maximum de ressources dans le jeu. Aussi bien pour améliorer nos armes dont on peut apprécier la modélisation dans les ateliers dédiés, que pour faire évoluer un arbre de compétences linéaire qui hélas, renouvelle à peine ce gameplay.

Quand la violence sert le récit

TLOU 2 est un jeu violent. Au point même où ça en devient dérangeant par moments. Une violence d’abord graphique qui se traduit par l’état dans lequel finissent nos adversaires que l’on peut même démembrer par un coup de fusil bien placé. Ou du sort d’autres personnages qu’on sera amené à croiser au fil de l’histoire, dont certains ont été littéralement disséqués pour ne pas en dire plus.

Une violence pas loin d’être gratuite, surtout quand est contraint de l’user durant certaines cinématiques ou en plein jeu. Même si elle n’est pas systématique et que son but premier est de dépeindre l’atmosphère du jeu. Avec des morts brutales, et souvent inattendues. Ici le message est clair, c’est tuer, ou être tué.

Puis ce ne sont pas les moments d’accalmie qui manquent. Mais paradoxalement, je trouve qu’ils figurent parmi les meilleurs moments du jeu. En particulier un flashback entre Ellie et Joel dans un certain parc.

Ce qui m’amène à dire que la narration et la mise en scène de ce TLOU 2 est magistrale. Avec des moments spectaculaires aussi bien visuellement qu’émotionnellement. Couplé à d’excellents dialogues et des jeux de regards qui valent parfois plus que des mots.  On connaissait déjà le talent de ND dans ce domaine, mais là c’est du grand art. La frontière entre le Cinéma et le Jeu Vidéo n’a jamais été aussi mince.

En revanche en termes de scénario je suis plus mitigé. J’aurais aimé avoir plus de réponses concernant le statut d’immunité d’Ellie qui était le propos principal du 1er épisode. Et le fait qu’une grosse partie de la trame de cette suite ne se résume pas qu’à une simple vendetta. D’ailleurs si une Part III voie le jour, je me demande sincèrement ce que ND va bien pouvoir raconter dedans vu le sort de certains personnages. Tiens parlons-en de ceux-là.

Personnages

Il est temps d’évoquer les principaux acteurs de cette histoire. En étant le plus évasif possible afin de ne pas spoiler. Concernant Ellie, je l’avais beaucoup apprécié dans le 1er opus. Passant d’une jeune fille inexpérimenté et fragile malgré son caractère bien trempé, à une guerrière endurcie par les épreuves qu’elle a dû traverser aux côtés de son substitut de père qu’est Joel. Une évolution qui fut très plaisante à voir.

4 ans plus tard dans l’histoire, on la voit évoluer à nouveau, mais d’une manière radicalement différente et que j’ai moins apprécié. Même si c’est justifié par « l’incident » survenu assez tôt dans le jeu, et qui m’a totalement pris de court. C’était incroyablement osé de faire ça de la part de ND, mais dans un sens je me dis que c’était la meilleure manière de la faire « grandir ».

Personnellement je suis moins fan de cette version du personnage que j’ai eu du mal a reconnaître dans cet opus. Aveuglée par sa vengeance quitte à occulter tout le reste et son bon sens. En termes d’écriture je trouve qu’il y a eu une régression la concernant, au point de me dire au moment des crédits de fin « tout ça pour ça ? »

Mais ça, c’était sans compter le personnage d’Abby qui contrebalance un peu tout ça. Une nouvelle venue que j’ai trouvé bien mieux écrite, et pas stéréotypée pour un sou malgré les apparences. Même si j’ai été un peu gêné de ce qu’on nous fait faire d’elle passé un certain moment du jeu. Surtout après « l’incident » dont elle est responsable même si elle a ses raisons, et qui la lie intrinsèquement à Ellie.

De plus par sa faute, le rythme du jeu en prend un sacré coup. Au point où je me demandais quand est-ce que ça s’arrêterait tellement ça traînait en longueur par moments. Et pour un jeu du genre qui se finit en une trentaine d’heures, j’ai vraiment trouvé le temps long. Je comprends la démarche de nous faire vivre l’histoire d’un autre point de vue, mais il aurait été préférable selon moi d’opter pour une narration plus alternée. Que l’histoire d’Ellie et d’Abby soient joués en parallèle.

Pour les autres personnages, disons que leur écriture à défaut d’être mauvaise, est assez inégale. Ça oscille entre le très bon et l’anecdotique. Au final, l’un des personnages les plus intéressants pour moi sans compter ceux dont j’ai déjà parlé, c’est Dina. L’attachante partenaire d’Ellie qui ne manque pas d’humour et se pose comme un soutien de taille à l’héroïne.

Le doublage en VF est d’ailleurs de très bonne facture et j’en place une pour le travail remarquable opéré par Adeline Chetail, Cyrille Monge, Audrey Sourdive (et tous les autres) qui sont les doubleurs respectifs d’Ellie, Joel et Abby.

Coup de gueule

Avant de conclure, je tiens à pousser une grosse gueulante à l’encontre de toutes ces personnes qui ne vivent que pour saboter un travail de longue haleine et pourrir la vie d’autrui. Et ce TLOU 2 en a fait les frais comme aucun jeu avant lui à ma connaissance.

Que ce soit par des leaks survenus peu avant la sortie du jeu et dont énormément s’en sont servis pour spoiler sans vergogne. Les adeptes du « review bombing » s’amusant à coller des notes très basses au jeu tout juste sorti et qui de toute évidence, n’est même pas entre leurs mains. Ceux qui étaient persuadés que le jeu menait une pseudo-propagande pro-LGBT (pour ne citer que ça) alors que ce n’est même pas le propos du titre. Les auteurs de pétitions pour changer le scénario voire même faire annuler le jeu. Et les pires de tous, qui vont jusqu’à harceler et menacer de mort les personnes ayant bossé sur le jeu. Dont Jocelyn Mettler, l’actrice qui a prêté ses traits à Abby et qui s’en est pris plein la gueule pour absolument rien. Donc en 2020 on en est là ? Tout ça pour un putain de Jeu Vidéo ? Déjà que ce média n’a pas toujours eu une bonne opinion publique, c’est pas cette histoire qui va arranger les choses…

Conclusion

Y a pas de quoi 😉

Rares sont les jeux vidéos a m’avoir autant pris aux tripes que ce The Last of Us 2. Une leçon de vie, et surtout une leçon de maitre de la part du studio Naughty Dog qui m’aura fait vivre beaucoup d’émotions différentes. Une suite largement à la hauteur du 1er qu’il surpasse sur de nombreux aspects, et ayant pris énormément de risques quitte à choquer et diviser. Mais mérite t’il pour autant toutes les notes dithyrambiques qui lui sont attribués ? Non, car loin d’être parfait malgré ses grandes qualités.

Je retiendrai son gameplay bien rôdé sans toutefois être révolutionnaire. Une narration digne des plus grands films. Une IA enfin digne de notre époque et qui ne laisse peu de répit. Des personnages d’une authenticité rarement vue dans ce média. Une ambiance parfois à couper le souffle. Et surtout des graphismes en avance sur son temps. Mes seuls regrets se situant au niveau du scénario m’ayant laissé sur ma faim, et du rythme pas assez équilibré à mon goût.

Un grand bravo à Neil Druckmann pour avoir porté ce projet titanesque à bout de bras. Et à tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la réussite d’un des plus grands jeux de la PS4, et peut-être même l’un des plus marquants de cette 8ème génération de consoles.

[Actu] Le récap jeux vidéos : semaine 26 (22/06 – 28/06)

Nouvelle session de mon récap hebdomadaire et non exhaustif de l’actu vidéoludique. Au programme de la semaine du 22 au 28 Juin 2020, Min Min d’ARMS dans Smash, du gameplay pour Cyberpunk, un MOBA pour Pokémon, et la fin de Mixer.

Conférences

Cyberpunk 2077 – Night City Wire: Episode 1

Le 25 Juin 2020, Cyberpunk 2077 qui a récemment été repoussé au 19 Novembre prochain (au lieu du 17 Septembre), s’est montré à nouveau via le premier épisode du Night City Wire lui étant consacré.

Au menu, un nouveau trailer suivi d’une grosse séquence de gameplay commentée par les développeurs. Expliquant entre-autres l’utilisation du « Braindance » (danse cérébrale) permettant de contempler une scène de crime sous tous les angles.

L’annonce majeure de cette présentation fut Cyberpunk : Edgerunners. Un anime de 10 épisodes prévu pour 2022 en collaboration avec le studio Trigger (Kill la Kill, Gurren Lagann) et Netflix. Pas de visuels pour le moment donc on devra se contenter d’un simple teaser.

Pokémon Presents | 24/06/2020

Ce second Pokémon Présents du 24 Juin 2020 fut entièrement consacré à Pokémon UNITE. Un MOBA en 5v5 gratuit (free-to-start) prévu sur Switch et Smartphones avec du cross-play, pour une date encore indéterminée.

Super Smash Bros. Ultimate | Min Min

Le fameux personnage issu du jeu ARMS à rejoindre le casting d’Ultimate sera Min Min. Combattante spécialisée sur le jeu à distance, et disponible dès aujourd’hui ce 30 Juin 2020. Séparément à 6,99€ incluant le personnage, son terrain, costumes Mii, et 18 musiques. Ou avec le Fighter Pass Vol. 2 et les 5 autres combattants à venir pour 29,99€.

Avec le sympathique trailer du personnage avec Captain Falcon et Kirby en guests.

ID@Xbox 2020 | Summer Spootlight Series

Et le 24 Juin, la firme de Redmond a levé le voile sur les jeux indépendants ID@Xbox de l’été à travers 6 vidéos de son Summer Spootlight Series. Dans cette première vidéo, on retrouve SkateBird, Spellbreak, The Falconeer, The Forgotten City, Trash Sailors, Call of the Sea, Dead Static Drive et Welcome to Elk.

La liste complète des jeux ainsi que les autres vidéos sont visibles à cette adresse.

News

Le 22 Juin 2020, l’association Ludus Institut a annoncé la fermeture définitive du Pixel Museum près de Strasbourg pour les raisons évoquées dans le communiqué ci-dessus. Avec lui, c’est une grande partie du patrimoine vidéoludique en France qui s’en va.

Le 22 Juillet prochain, Microsoft fera fermer la plateforme de streaming Mixer qui sera reprise par Facebook Gaming. Une annonce que même les employés de Mixer n’avaient pas vu arriver et qui ont appris la nouvelle en même temps que le public.

 

Sorties de la semaine (liste non exhaustive)

23/06 : Bob l’Éponge: Bataille pour Bikini Bottom: Réhydraté (PS4, One, PC, Switch)

23/06 : Star Wars Episode I: Racer (PS4, Switch)

25/06 : Anno History Collection (PC)

25/06 : Hunting Simulator 2 (PS4, One, PC)

25/06 : Ninjala (Switch)

26/06 : Urban Flow (Switch)

À la prochaine pour un nouveau récap !

[Actu] Le récap jeux vidéos : semaine 25 (15/06 – 21/06)

Nouvelle session de mon récap hebdomadaire et non exhaustif de l’actu vidéoludique. Au programme de la semaine du 15 au 21 Juin 2020, de nouveaux kits pour le LEGO Super Mario, et des annonces du côté de chez EA et Pokemon.

Conférences

Pokemon Presents | 17/06/2020

Le 17 Juin 2020 a eu lieu le premier Pokémon Presents. Parmi les annonces les plus importantes qui en ont découlé, celle du puzzle-game free-to-play Pokémon Cafe Mix. Dans un tout autre registre, Pokémon Smile s’adressant directement aux plus jeunes en proposant de capturer ces créatures en se brossant les dents. Et New Pokémon Snap, suite spirituelle du jeu de safari photo sorti sur N64 il y a plus de 20 ans déjà.

EA Play Live

Le lendemain soir le 18 Juin 2020, s’est tenu la conférence digitale d’Electronic Arts. Ce EA Play Live fut l’occasion de dévoiler les nouvelles itérations de leurs licences sportives phares telles que FIFA 21 (9/10/2020) et Madden NFL 21 (28/08/2020). Mais aussi les jeux indépendants de la branche EA Originals comme Lost in Random (courant 2021), et Rocket Arena (14/07/2020). L’arrivée d’Apex Legends sur Switch et Steam cet Automne. Et surtout la présentation de Star Wars: Squadrons (2/10/2020).

News

Toujours prévu pour le 1er Août 2020, le LEGO Super Mario a dévoilé 8 nouvelles extensions. Le Désert de Pokey et la Forteresse de lave de Whomp à 19,99€ chacun. La Balance de la Plante Piranha, le Barrage de Bill Bourrins, et la Maison de Mario & Yoshi tous à 29,99€. La chasse au trésor de Toad à 69,99€. La Chute de Thwomp à 39,99€. Et le Jardin hanté du Roi Boo à 49,99€.

Sorties (liste non exhaustive)

16/06 : Desperados III (PS4, One, PC)

16/06 : Disintegration (PS4, One, PC)

18/06 : Namco Museum Archives Volume 1 & 2 (PS4, One, Switch, PC)

18/06 : Waking (One, PC)

19/06: The Last of Us Part II (PS4)

À la prochaine pour un nouveau récap !

[Avis] Reveal PlayStation 5

Le 11 Juin 2020 à 22h le temps d’une heure, Sony a levé le rideau sur la très attendue PlayStation 5 toujours prévue pour la fin de l’année. Avec des visuels sur les premiers jeux de la machine, et surtout l’apparence de cette dernière qui n’aura laissé personne indifférent.

La console

Si je devais décrire ce design en un mot, ça serait audacieux. Déjà par le fait qu’elle soit bicolore comme sa manette en reprenant la même gamme de couleurs blanche et noire. Et aussi par ses courbures qui tranchent avec l’aspect plus « régulier » des anciens modèles, qui prennent un sacré coup de vieux à côté.

À ce jour on ne connait pas encore ses dimensions exactes, mais si j’en crois certaines images comparatives avec les anciennes PlayStation, cette PS5 sera la plus grosse console de Sony en termes de taille et de volume. Il va falloir trouver de la place pour ranger tout ça, en hauteur comme en largeur.

Par contre l’annonce qui m’a surpris et pas que en bien, fut la présence d’un second modèle « Digital Edition« . Et dont je me demande si ce n’était pas le modèle prévu de base car plus « harmonieux » que la version simple par son apparence. Version dont la présence du lecteur CD fait un peu tâche en comparaison.

On a donc un modèle légèrement plus fin, sans lecteur, et donc entièrement aux jeux en dématérialisé. Et je me demande sincèrement si ce n’est pas la plus grosse erreur qu’a faite Sony sur ce coup. Car cela implique qu’il faudra télécharger des jeux qui vont peser un poids non négligeable (au moins une centaine de Gigas) sur le disque dur. Jeux qu’on ne pourra plus prêter ou revendre après achat en ligne, ce qui mettrait un sacré coup de frein au marché de l’occasion. Et ça rendra la fameuse rétrocompatibilité annoncée avec les jeux PS4 difficile voire impossible. Un pari très risqué mais qui pourrait jouer en leur faveur connaissant la popularité de la marque. Car cette version coûtera certainement moins chère que la normale et ça risque de jouer énormément sur les ventes.

En revanche, ça serait la machine parfaite pour du cloud gaming tel que le PlayStation Now qui sous réserve d’un abonnement et d’une bonne connexion internet, permet de jouer à des jeux PS4 en streaming sans avoir à les télécharger. Je ne vois pas pourquoi la PS5 n’y aurait pas droit elle aussi.

Les jeux

Au final l’apparence de la console, c’est juste un détail. Car ce qui nous intéressera réellement en tant que joueurs, ce sont les jeux. Plus d’une vingtaine de genres variés ont été présentés entre ceux qui accompagneront la PS5 à sa sortie, ou plus tard dans les années qui viennent. Globalement j’ai été plutôt satisfait de ce qui a été montré, mais rien qui ne me donne envie d’acquérir la console le jour j. En tout cas, voici ceux qui ont retenu mon attention.

Kena : Bridge of Spirits

Cross-gen et prévu pour la fin d’année, c’était mon petit coup de cœur de cette présentation. Jolie direction artistique, avec une ambiance très enchanteresse et féerique. Et dont la phase de gameplay montre bien le potentiel de la PS5 avec une multitude de détails et des effets visuels à tout va.

Et pour la petite info, Ember Lab le petit studio qui est derrière le jeu avait réalisé 4 ans auparavant le magnifique court métrage Majora’s Mask : Terrible Fate dont j’avais moi-même parlé. Et même Theophany qui avait œuvré pour la bande-son rempilera pour Kena. Autant vous dire qu’après avoir su ça, je l’attends encore plus.

Project Athia (Titre provisoire)

On n’en a pas vu beaucoup, mais ça m’intrigue pas mal. D’autant plus qu’il est de la main de Luminous Productions à qui l’ont doit Final Fantasy XV. Le gameplay a l’air vif et le bestiaire de qualité. À surveiller.

Deathloop

Du pur Dishonored dans le feeling. Mais en dehors de l’époque victorienne steampunk et avec un peu plus d’armes à feu. Chose peu étonnante quand on sait que c’est la branche Lyonnaise du studio Arkane qui s’occupe de ce titre prévu pour la fin de l’année. Et reposant sur le principe de boucle temporelle mortelle nous faisant recommencer chaque fois au même endroit en cas de mort par notre adversaire (Juliana ou Colt selon le personnage qu’on incarne) qui ne cessera de nous traquer durant notre partie. En tout cas ça m’a l’air bien nerveux.

Hitman 3

Ayant beaucoup apprécié l’épisode 2 de 2018, c’est tout naturellement que j’attends l’ultime opus de cette trilogie sur ce cher Agent 47 pour Janvier 2021. Peut-être pas le jeu le plus « next-gen » visuellement parlant, mais j’ai hâte de voir les nouvelles idées qu’auront eus les développeurs pour venir à bout de nos cibles.

Spiderman : Miles Morales

Insomiac Games n’a pas chômé depuis son rachat par Sony. En plus du Ratchet & Clank : Rift Apart dont je n’ai pas parlé ici mais qui est une belle vitrine des capacités de la PS5, un autre jeu de chez eux arrivera lui aussi au lancement. Un stand-alone et non pas le véritable Spider-Man 2 qui attendra encore un peu, centré sur le personnage de Miles Morales qu’on a eu l’occasion de voir récemment dans le très satisfaisant opus PS4 en 2018, puis dans l’excellent film d’animation Into the Spiderverse la même année. D’ailleurs je me demande si on verra les autres Spiderman vus dedans, comme Spider Gwen pour ne citer qu’elle.

Horizon : Forbidden West

Finissons avec le titre PS5 que j’attends le plus à l’heure actuelle, et qui aurait pu me donner envie de prendre la console s’il sortait en même temps qu’elle. La suite directe d’Horizon Zero Dawn (dont j’ai déjà écrit un Test quelques mois auparavant), et qui m’a donné une petite impression de déjà-vu. Certes ça m’a l’air d’aller encore plus loin visuellement que ne l’était déjà l’épisode PS4, mais je n’ai pas été bluffé comme à l’époque de l’annonce du 1er. Ceci dit, j’en attends beaucoup de la toute nouvelle exploration sous-marine, ainsi que davantage de révélations sur le monde des anciens.

Conclusion

Concernant les jeux sur l’aspect purement technique et visuel, c’est conforme à ce à quoi je m’attendais. Plus beaux avec la technologie du Ray Tracing et ses éclairages encore plus dynamiques, plus détaillés, mais pas un gap graphique énorme comme ce fut le cas entre la PS2 et la PS3 par exemple. Pour la console, son apparence m’a agréablement surpris, même si j’aurais aimé avoir plus d’infos comme le fonctionnement de cette fameuse rétro-compatibilité, le prix, et la date de sortie. La next-gen est en marche, mais pas pour tout de suite me concernant.

[Unboxing] Xenoblade Chronicles : Definitive Edition – Collector

Pas plus tard qu’hier sortait la Definitive Edition de Xenoblade Chronicles sur Switch. Remake du jeu Wii sorti 10 ans plus tôt au Japon, et dont je vais vous présenter la version collector Européenne à travers ce nouvel article Unboxing.

Face avant

De dimensions 32 x 6 x 32 cm, c’est une grosse boite carrée. Peut-être même la plus grosse pour un collector Switch juste devant celle d’Astral Chain qui mesure 5,5 cm de moins sur la largeur, et seulement 1,8 cm de plus sur la longueur.

On y distingue la Monado rouge vif avec le titre du jeu, et les inévitables logos PEGI / USK qui pour une fois ne prennent pas trop de place sur la languette.

Face arrière

Cette même languette qui à l’arrière nous dévoile tout le contenu de ce collector.

La languette une fois retirée, met en évidence le kanji de l’art « Enchantement » de la Monado. Qui dans le jeu permet aux compères de Shulk de faire des dégâts aux Mekons. Un symbole que l’on retrouvera quelques photos plus bas.

Jaquettes

Une fois ouverte, le premier étage de la boite laisse apparaitre la jaquette du jeu et le steekbook.

Je me suis amusé à mettre côte à côte les jaquettes Wii et Switch. Pas de changements majeurs mis à part que le logo PEGI a disparu de la couverture de cette dernière, collector oblige.

Couverture qui est même réversible si on en croit l’illustration (que l’on retrouvera plus bas) se dévoilant à l’ouverture de la jaquette. Illustrant le tout nouvel épilogue du jeu.

Steelbook

La boite métallique aux couleurs des titans Bionis et Mekonis lors de leur affrontement à mort qui sert d’ouverture au jeu. Une illustration d’époque, et épique.

À l’intérieur, deux artworks du Facia Némésis à gauche, et du Facia d’Or à droite. Deux personnages dont je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoil, mais dont le parallèle avec les Titans du côté extérieur de du steelbook est pertinent.

Poster

On retrouve l’illustration d’intérieur de la jaquette sous la forme d’un gros poster recto mais au format 1:1. Qui une fois déplié, fait pas moins de 64,5 cm de côté. En parlant de poster, un autre est offert sous forme de bonus de précommande dans l’édition collector chez Fnac. Ne pouvant donc pas être vendue séparément donc.

Vinyle

Certainement l’objet le plus intéressant du collector, et qui justifie à lui seul la taille de la boite. Quand la plupart optent pour un CD (comme pour la version Américaine du collector), voire une clé usb pour regrouper des morceaux de leurs jeux, chez nous européens le studio Monolith Soft n’ont pas faits les choses à moitié en intégrant un Vinyle, rien que ça.

Et ils ont même pensé à ceux qui n’auraient pas de platine pour le faire tourner en glissant un code de téléchargement des morceaux figurant au verso.

Voici à quoi ressemble le disque vinyle que je trouve magnifique. Reprenant le design de la zone circulaire de la Monado. Comme si elle avait été séparé rien que pour former cet objet.

La face B avec « L’enchantement » que l’on retrouve ici. Peut-être que le fait de la jouer nous protégera des Mekons, qui sait…

Porte-clés

Le bonus de précommande offert par Micromania. Un porte-clés reprenant la forme de l’épée. Mais qui étrangement n’est pas percé là où elle devrait être. Peut-être pour ne pas fracturer le logo à l’arrière.

Artbook

Une fois de plus, je termine un unboxing de collector avec l’indissociable Artbook. Assez costaud ici (30 x 1,6 x 21 cm), et ne comptant pas moins de 256 pages d’illustrations, de croquis et plus encore.

Avec Mekonis en première de couverture, et Bionis en dernière de couverture. La prestance est présente sur ces artworks eux aussi d’époque.

Je ne mettrai pas plus de photos que ça. D’une pour garder la surprise parce que 256 pages c’est un peu beaucoup, et de deux car le contenu de cet artbook spoil énormément le jeu.

Et pour l’avoir comparé un peu avec celui du collector de la version Wii dont vous avez un aperçu ci-dessus, il est assez différent dans l’ensemble.

Conclusion

Un beau collector assez fourni comme vous avez pu le constater, et étonnamment bien meilleur en contenu que la version américaine. Qui elle, opte pour une boite plus petite, un simple CD au lieu du vinyle, et le poster en moins. Pour moi, il vaut sa centaine d’euros contrairement à celui de Link’s Awakening dont j’ai déjà fait l’unboxing et ayant moitié moins de contenu pour un tarif similaire. Allez la seule chose qui pourrait rendre cette édition parfaite sans trop bouger le prix, serait l’ajout d’une petite figurine ou statuette.

Et le fait d’avoir pris ce collector est aussi une façon pour moi de me consoler du fait que je n’avais pas pu chopper celui de la version Wii à l’époque. Avec sa manette pro rouge, et l’artbook qu’on devait chopper à part et qui me faisait déjà saliver.