Bilan 2018 (2/4) – Récap Jeux Vidéos

Bilan (1/4)

2ème partie du Bilan 2018 où je vais résumer mon année vidéoludique. Avec d’abord un avis rapide sur quelques jeux que j’ai terminé, et ce qu’il s’est passé autour du média pour moi. Chacun des jeux présents dans cet article peut potentiellement faire l’objet d’un futur Test. Je ne reparlerai donc pas de ceux dont j’ai déjà écrit un Test comme God of War et Shadow of the Tomb Raider.

Jeux sortis avant 2018

Uncharted 4 (PS4)

Épisode conclusif d’une saga débutée en 2007 sur PS3, çe Uncharted 4 est indéniablement un des jeux les plus aboutis techniquement sur cette génération de consoles. Pour moi, il n’a même pas à rougir face au dernier God of War et Read Dead Redemption 2 pourtant sortis deux ans après lui.

C’est aussi le meilleur épisode de la série. Il améliore et sublime tout ce que faisaient ses prédécesseurs. En termes de Gameplay, mise en scène, rythme, personnages (en particulier la relation Sam / Nathan), énigmes, et un souci du détail qui tient presque de la folie. Il n’y a que les gunfights que je n’ai pas trop aimés en grande partie à cause de leur difficulté assez inégale.

Thumper (Switch)

Jeu ressorti sur Switch en Mai de cette année, et que j’ai acheté en dématérialisé par pure curiosité. Et manifestement, je n’étais pas préparé à recevoir une telle rafale de claques.

Ce Thumper est bien plus qu’un jeu. C’est une expérience qui ne m’a pas laissé indemne. Imaginez un mélange entre un jeu de courses avec des tracés difformes et sans fin, et un jeu de rythme violemment infernal, mettant constamment nos sens et nos réflexes à rude épreuve. Mon extrait vidéo ci-dessous peut vous donner un aperçu de la chose.

Et si un jour l’aventure vous tente, prévoyez un bon casque ne serait-ce que pour profiter de l’ambiance sonore ahurissante. Par contre, il vaut mieux y jouer à petites doses sous peine de devenir fou. Et je le déconseille fortement aux épileptiques. Certainement une des expériences les plus grisantes qu’il m’ait été donné de faire en 2018.

NieR Automata (PS4)

J’avais déjà parlé de son OST mais pas encore du jeu en lui-même. Pour le moment je n’ai fait qu’une seule des trois fins qu’il propose, la [A] en l’occurrence. Et au vu de mon expérience plutôt satisfaisante sur ce titre, j’ai bien l’intention de le refaire en New Game+ avec les autres fins afin de voir tout ce qu’il a à offrir.

Une chose qui m’a un peu dérouté au début mais que j’ai trouvé astucieuse, c’est l’alternance de Gameplays différents. Tantôt on est en vue de dessus et on joue comme dans un shootem up. Tantôt en vue à la 3ème personne à dégainer les combos comme dans un beat’em all classique. Le tout aussi bien dans les airs que les pieds sur terre. D’ailleurs les combats sont dynamiques et très impressionnants pour ceux contre les plus puissants ennemis.

Le background et les personnages (boss compris) sont très travaillés et ont une réelle profondeur. 2B figure déjà dans mon Top 10 des meilleures héroïnes des jeux vidéo.

Xenoblade Chronicles 2 (Switch)

Un opus dans la directe lignée de ses prédécesseurs (même si j’ai trouvé le 1er sur Wii plus marquant), et que je mets dans le haut du panier des jeux Switch et des JRPG en général.

J’en retiendrai son excellente OST. Des protagonistes et antagonistes attachants et hauts en couleur. Une superbe  direction artistique avec des environnements plutôt variés mais hélas assez inégaux en termes de superficie. Une mise en scène de haute volée durant les cinématiques.  Un système de combat assez complet, avec une interface plus accessible et moins bordélique que dans Xenoblade Chronicles X sur Wii U.

Par contre, j’ai moyennement apprécié le côté aléatoire de la manière de chopper les lames même avec des cristaux rares. L’aspect technique qui pique les yeux particulièrement en mode portable. Et une difficulté assez inégale avec des combats presque ingérables même avec plusieurs niveaux en plus. Jimmy le Confiscateur, c’est à toi que je pense…

Jeux sortis en 2018

Detroit Become Human (PS4)

Mon premier contact avec ce jeu date de la Paris Games Week 2017. Mais j’étais loin de me douter à ce moment-là, de tout ce qu’allait me faire vivre ce jeu une fois en ma possession l’année d’après.

Premier jeu made in Quantic Dream que je termine, et je peux d’ores et déjà dire qu’il fut une de mes expériences les plus marquantes, et émouvantes de 2018. Très peu de jeux vidéo qui m’auront fait vivre une expérience similaire. Me faire passer par autant d’émotions différentes. En plus de cette sensation pesante d’avoir entre ses mains le destin des 3 protagonistes. Même si tout ne n’est pas passé comme je l’aurais voulu pour eux.

Chaque choix, minime ou non, calculé ou pas, peut avoir d’énormes conséquences pour la suite des évènements. D’un rien, tout peut très facilement basculer, et c’est ce que ce jeu fait avec brio. Mais c’est aussi ça qui rend le tout grisant car on a l’impression de vivre l’histoire à la place des androïdes Markus, Kara et Connor. À refaire de mon côté avec d’autres choix scénaristiques.

Splatoon 2 : Octo Expansion (Switch)

Un an après avoir acheté Splatoon 2 day-one avec la Switch, j’ai pu jouer à son extension Solo. Et je dois dire que cela valait le coup et le coût car c’est certainement le meilleur solo de la série pour moi. À tel point que je regrette que le solo de base ne soit pas de cette trempe.

Ce DLC comporte 80 niveaux à difficulté variable et se renouvelant constamment. Un coup on devra pousser une boule d’un bout à l’autre d’un stage. Un autre on devra éliminer un certain nombre d’ennemis en un temps limité. Et parfois on aura même droit à des défis comme de la sculpture où il faudra reproduire une forme en tirant sur les bonnes caisses. J’ai beaucoup aimé son ambiance et esthétique très rétro / vintage, ses clins d’œil à la série et d’autres licences, et son humour omniprésent.

D’ailleurs, on y apprend énormément de choses sur l’univers de Splatoon dans ce Octo Expansion. Tout ça pour dire que les fans de la licence auraient tort de passer à côté.

Sonic Mania Plus (Switch)

Bien que le jeu originel soit sorti en 2017, j’ai volontairement attendu l’année suivante pour le découvrir avec sa version « Plus ». Que j’ai beaucoup apprécié malgré le fait que je n’ai que très peu joué aux épisodes 2D de l’ère Megadrive dont il s’inspire allègrement.

Ce que je trouve beau avec cet opus, c’est que c’est littéralement un jeu fait par un fan, pour les fans. Il suffit de voir les innombrables clins d’œil et références aux anciens Sonic et même à d’autres jeux (coucou le Puyo Puyo). Le Gameplay et le feeling qui est aussi vif et nerveux qu’à l’époque. Le level-design de certains niveaux plus que correct. Et la bande son de très bonne facture avec des thèmes à l’ancienne et d’autres remixés pour l’occasion (Studiopolis, Stardust Speedway, Lava Reef, etc…). Pour le coup, comme le dit la fameuse expression, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Super Mario Party (Switch)

Pour moi c’est un épisode assez inégal. La faute d’abord à des plateaux trop petits où soit il ne s’y passe pas grand-chose, soit tout le temps la même chose. Mais aussi à cause d’une gestion du choix de mini-jeux en mode plateau qui est totalement à revoir. Pour vous dire, l’autre jour j’ai fait un plateau en 10 tours. Il y a donc au moins 10 mini-jeux qui peuvent tomber. Et malgré ça, j’ai quand même réussi à en avoir 2 qui retombent 2 fois

Sachant que sur les 80 mini-jeux, certains sont exclusifs à des modes de jeu précis et on ne les verra jamais en plateau. Comme ceux de l’Excursion en Rafting, et de la très amusante Scène Rythmique. Et concernant les modes de jeu, certains sont très intéressants comme la Route des Défis, d’autres sont totalement à oublier comme le mode Online.

C’est dommage car les mini-jeux en eux-mêmes s’en tirent pas trop mal et exploitent avec brio les Joycons aussi bien pour la reconnaissance de mouvements que pour les vibrations HD. D’ailleurs le facteur chance est toujours aussi présent car pour la seconde anecdote, moi et un ami on s’est fait battre en 2v2 au nombre d’étoiles à la fin de la partie, alors qu’on avait gagné à presque tous les mini-jeux.

En tout cas, j’espère du contenu en plus à venir ne serait-ce que pour ajouter davantage de plateaux, et enfin trouver une utilité à ces « points Mario Party » qui s’accumulent sans que je ne sache quoi en faire…

Hitman 2 (PS4)

La dernière fois que j’avais joué à un Hitman remonte à 2012 avec l’opus Absolution que j’ai beaucoup apprécié à l’époque. Et voilà que 6 ans plus tard, je retrouve l’Agent 47 avec des sensations de jeu bien familières. À la différence que l’aspect infiltration est poussé beaucoup plus loin et que le jeu nous propose une liberté absolue sur la manière d’appréhender une mission ou de venir à bout de ses cibles.

D’ailleurs, les environnements (immenses pour certains) où se déroulent les missions, sont des leçons de game-design à eux seuls. Il y a tellement de possibilités, d’opportunités, de costumes à dérober, d’easter-eggs, tellement de tout pour mener sa mission à bien que ça en est presque effrayant. Les développeurs qui ont conçu ce titre ont eu une imagination débordante. La seule chose qui pêche étant l’IA qui a un comportement tout sauf réaliste.

À l’heure où j’écris ces lignes, il doit me rester 2-3 missions de la trame principale. Mais à la louche, je dois avoir au moins 15-20h de jeu au compteur. Et vu sa rejouabilité de dingue, je pense être très loin d’en avoir fait le tour.

Super Smash Bros Ultimate (Switch)

Autant le dire d’emblée. Ce Super Smash Bros Ultimate est non seulement très bon, mais en plus de cela un incontournable de la Switch. Son Gameplay est certainement un des meilleurs de la série. Plus vif, plus punitif et plus technique qu’avant.

En termes de contenu, il fait toujours honneur à la réputation de la saga. Avec une OST encore plus démentielle de 849 musiques. 103 stages avec des anciens qui ont été complètement retravaillés visuellement. Et 73 personnages en plus de tous ceux qui ont vu le jour dans la série. Son mode Classique en plus d’être unique à chaque perso, est de loin le meilleur de la saga même si j’aurais aimé autre chose à la place de l’espèce de mini-jeu précédant l’affrontement final dans ce mode

Mais malgré ça,  ce n’est pas le meilleur épisode de la série pour moi. Tout simplement à cause de son mode Aventure (fini à 100% de mon côté) qui m’a refroidi. Autant sur la forme, je le trouve bien conçu avec cette carte à explorer, des passages à débusquer par ci par là, ses innombrables clins d’œils à d’autres licences et etc. Autant dans le fond je l’ai trouvé ultra répétitif et même frustrant car c’est juste un enchainement de combats pour obtenir des esprits et rien de plus. Je préférè encore l’Émissaire Subspatial de Brawl de ce côté là.

Divers

Ici, je vais illustrer quelques faits marquants et autres événements survenus en 2018 concernant les JV. Et dont j’ai parlé sur les autres réseaux mais pas ici.

 

 

Et le premier fut l’obtention de la totalité des 900 Korogus sur The Legend of Zelda: Breath of the Wild. 🍃 Ce qui m’a permis de compléter ce jeu à 100%. J’espère juste ne plus jamais revoir ce genre de système à l’avenir…

 

 

Si 2017 était l’année de la Switch, 2018 aura été pour moi celle de la PS4. J’ai enfin franchi le pas avec l’édition limitée du dernier God of War. D’ailleurs…

J’ai obtenu mon tout premier platine d’un jeu PlayStation sur ce même titre. Après plus de 80h de jeu si j’en crois la courte vidéo récapitulative de mon expérience PS4 ci-dessous.

 

Une petite mode avait eu lieu cette année sur Twitter, c’était les bingos. J’en avais concocté un sur les Jeux Vidéos avec pas moins de 48 cases remplies. Le but pour les autres étant de cocher les jeux qu’ils avaient eux aussi faits.

Cette année, j’ai fait la sympathique découverte de l’Extra Life Café à Paris. Qui regroupe comme son nom l’indique un café, mais surtout une salle d’arcade et une salle de lecture avec d’innombrables BD et Mangas à disposition. J’y suis allé à plusieurs reprises pour des tournois sur Mario Kart 8 Deluxe, Super Mario Party et pas plus tard qu’hier sur Super Smash Bros Ultimate.

 

 

Et enfin, ce que je considère comme le plus gros accomplissement JV de l’année. Plus de 4 ans après sa sortie, j’ai pu terminer l’intégralité des défis de Super Smash Bros sur Wii U. Chose qui était d’une difficulté dépassant toutes mes espérances (en particulier celui encadré en jaune qui m’a pris plusieurs heures).

À suivre dans la Partie 3, mon récap des films, animes et séries vus en 2018.

[Fan-Made] Un fan crée un manuel imprimable pour Smash Ultimate

À quelques jours de la sortie de Super Smash Bros. Ultimate le 7 Décembre 2018 sur Nintendo Switch, un certain Artur (présent sur Twitter et Reddit), a pris l’initiative de créer un manuel imprimable d’une 50aine de pages pour le jeu, en se basant sur les images du site officiel du titre. En voici un aperçu avec les 10 premières pages :

Presque tout y est. Commandes de base, description des personnages et leurs attaques spéciales, techniques avancées, modes de jeu, stages, objets et etc… Pour voir le reste, ça se passe sur son album imgur.

Un travail d’orfèvre qui rappellera de vieux souvenirs à ceux qui ont connu l’époque des manuels de Jeux Vidéos au format papier. Et concernant la saga des Super Smash Bros, c’était l’opus Brawl sur Wii qui fut le dernier à en proposer, 10 ans plus tôt

[Vidéo] Super Mario: Castle Crashers 🎬

Cette vidéo datant de début Novembre fut découverte parmi celles suggérés par mon YouTube. Sauf que je ne m’attendais pas à prendre une telle baffe visuelle

On la doit à NDY, un internaute connu pour ses vidéos d’animations humoristiques sous Source Filmmaker (SFM). Un logiciel d’édition de vidéos gratuit par le  studio Valve Corporation (Team Fortress, Half Life, Portal), permettant de créer des films via le moteur de jeu Source. Un outil que NDY a utilisé ici avec grand talent. C’est à se demander si le type ne bosserait pas chez Nintendo quand on voit à quel point l’univers est respecté. Les décors, la modélisation des personnages, l’humour, et ce souci du détail apporté aux animations. C’est sans conteste le fan-film Mario le plus bluffant qu’il m’ait été donné de voir jusqu’ici.
Et quand on sait qu’un vrai film d’animation sur l’univers du plombier est dans les tuyaux (sans mauvais jeux de mots), ceci pourrait en être un excellent aperçu. Bon visionnage ! 🎬

[Test] Shadow of the Tomb Raider

Ultime opus des aventures de Lara Croft issu la trilogie amorcée en 2013, voici mon avis sur ce Shadow of the Tomb Raider. Alors, est-ce l’épisode de trop ou celui du renouveau ?

On prend les mêmes…

Et on recommence. Le jeu reprend quasiment la même formule que ses aînés. Avec les armes et équipements toujours craftables aux feux de camp. Le  retour de l’instinct de survie qui mettra en surbrillance les éléments interactifs du décor. Les pièges et obstacles mortels répondant à nouveau présent, et qu’il faudra éviter sous peine d’une séquence de game-over bien morbide comme on les aime. Et surtout le Gameplay similaire lui-aussi mais avec quelques ajouts supplémentaires bienvenus.

D’abord la corde de rappel, permettant de descendre en contrebas en toute sécurité. Puis la nage, qui agrandit et varie davantage la zone d’exploration puisqu’elle s’étend désormais sous l’eau. Et l’infiltration qui a légèrement évolué, puisque Lara peut se camoufler dans les hautes herbes ou s’enduire de boue pour mieux surprendre ses adversaires. Une vraie Rambo.

Visuellement, le jeu s’en sort bien sans être une claque graphique. Certes les environnements ne sont pas extrêmement variés, puisque tournant quasiment tous autour de la jungle péruvienne. Mais cette dernière demeure ma foi crédible, luxuriante et vivante. Et se paye même le luxe de nous offrir de magnifiques panoramas. Le tout bercé par une ambiance sonore très réussie et renforçant encore plus l’immersion en ces terres sauvages. Même les tribus autochtones parlent leur langue d’origine dans les régions explorées.  D’ailleurs le jeu se concentre davantage sur l’exploration au détriment de l’action. Ce qui n’est pas plus mal.

Les tombeaux / cryptes de cet opus se révèlent être bien plus inspirés qu’auparavant. Rien d’insurmontable mais il faudra parfois se creuser les méninges pour les résoudre. Tout sera une question de jugeote et de timing, avec certains mécanismes s’activant que durant une certaine durée. Mention spéciale à un tombeau en particulier se situant sur un Galion abandonné.

La mise en scène est plus que correcte et place la barre plus haute par rapport aux précédents opus. Cela se ressent dans les cinématiques en général, et les séquences scriptés où Lara doit échapper à un danger mortel. On n’est pas loin du niveau d’un Uncharted et ce n’est pas peu dire.

Et il y a une phase en particulier, qui pour moi est la meilleure de tout le jeu et peut être même de toute la trilogie. Cela concerne un certain flashback dont vous avez un aperçu ci-dessus. Encore un autre écho à la saga Uncharted pour ceux qui voient de quoi je parle.

Ici, Lara fait davantage figure d’anti-héroïne qu’héroïne. Puisque c’est la principale responsable malgré elle, des catastrophes naturelles qui s’abattent dans le monde du jeu. Et dont  les civils et autochtones subissent de lourds dommages collatéraux. Pour le coup, elle a bien plus de sang sur les mains que les “Trinitaires”, ses ennemis de toujours qui ne lui manqueront pas de lui faire rappeler le poids de ses péchés. Une responsabilité qui pèse lourdement sur les épaules de l’aventurière, et cherchera au fil de l’aventure un moyen de se racheter. Vous l’aurez compris, cet opus est celui de la maturité.

D’ailleurs, le jeu comporte quelques rares scènes marquantes par leur impact. Comme le déluge à la fin du tout 1er acte, ou plus loin dans le jeu lorsque Lara se transforme en simili Terminator qui élimine tous ses adversaires à la chaîne sans broncher. Jamais elle n’aura paru aussi badass qu’à ce moment-là.

Mais Lara n’a pas que changé de caractère, elle a aussi changé de voix. C’est Anna Sigalevitch, la doubleuse régulière de l’actrice Alicia Vikander en VF (qui a incarné Lara dans le film de 2018) qui a remplacé Alice David pour des raisons inconnues. Chose qui ne m’a pas spécialement dérangé. Le timbre de voix est certes similaire mais Lara est moins émotive et parait avoir plus d’assurance que dans les 2 derniers épisodes. Même si j’aurais préféré une voix moins monotone lors des lectures de descriptions d’objets ramassés…

Mais il est regrettable que le scénario soit aussi incohérent et téléphoné, avec des moments de tension très vite désamorcés. Comme cette fameuse séquence “Terminator” qui a été provoqué par une triste révélation faite à Lara, qui finalement s’est révélée être une fausse alerte.

Chose encore plus regrettable, les personnages secondaires. Sérieusement, on pourrait les enlever du jeu que ça n’y changerait strictement rien tellement ils sont inintéressants et anecdotiques pour la grande majorité. La palme de bronze étant décernée à Jonah, qui n’a aucune utilité si ce n’est que de servir de soutien moral à Lara.

Incohérences

Les joies du mode photo, où comment garder le sourire en toutes circonstances 😀

Avant de conclure, j’aimerais raconter quelques anecdotes qui m’ont fait tiquer durant mes 32h de jeu.

Durant un tombeau du scénario, je fais face à un obstacle qui faut apparemment brûler. Et qu’est-ce que j’ai sous la main qui devrait faire l’affaire ? Des flèches enflammées que je m’empresse de décocher, et qui n’ont aucun effet… Il fallait en réalité faire s’écouler du combustible jusqu’à cette barrière, et ensuite enflammer la source devinez comment ? En actionnant un mécanisme. Alors que ça aurait été bien plus logique de le brûler soi-même si vous voulez mon avis.

Seconde et dernière anecdote, qui pour moi tient plus que de l’oubli qu’autre chose. Durant tout le jeu, Lara possède son arc. Sauf durant certaines cinématiques où il disparaît sans aucune explication. Chose encore plus incompréhensible lorsque l’archéologue doit échapper à une meute d’ennemis dont elle pourrait se défendre, si seulement son arc ne s’était pas fait la malle entre temps… Des erreurs aussi grossières sur un triple A de 2018, c’est non.

Conclusion

Pour un épisode qui veut conclure une trilogie, c’est moyen. Bien que le jeu soit plutôt agréable à jouer et à explorer, ce Shadow of the Tomb Raider manque cruellement d’originalité et d’ambition. Il fait tout comme les autres mais n’apporte rien de neuf. Un comble pour une des licences qui a redéfini le genre Action-Aventure 22 ans plus tôt.

Mais paradoxalement, il  est pour moi le meilleur épisode de la trilogie en prenant le jeu dans sa globalité. Même si il reste moins marquant que l’opus de 2013, effet de surprise oblige.

Maintenant, il est grand temps pour cette licence de prendre à nouveau un peu de repos, et ainsi revenir en force au moins d’ici la prochaine génération de consoles.

Merci de m’avoir lu.

[Avis] Nintendo Switch Online – Quitte ou Double ?

C’est fait. Depuis le 19 Septembre 2018, il faudra dorénavant payer pour jouer en ligne sur Nintendo Switch. Un changement sans précédent pour la firme au plombier qui jusqu’ici, était le seul constructeur sur consoles de salon à proposer un mode en ligne gratuit. Et ce depuis qu’ils se sont lancé dans le Online en 2005 avec le Nintendo Wifi Connection sur Nintendo DS et Wii (et qui a pris fin en 2014). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la pilule a énormément de mal à passer.

Bien que je l’aie brièvement évoqué lors de mon résumé du dernier Nintendo Direct en date, je souhaitais revenir points par points sur ce service tout juste effectif, pour vous donner mon point de vue sur ce qui va, et ce qui ne vas pas.

Le jeu en ligne tarifé 🌐

Ce que je vais dire va sûrement paraitre égoïste, mais pour moi personne ne devrait faire payer le jeu en ligne. Pas quand des plateformes de distribution comme Steam, GoG, Battle.net, Uplay, Origin et j’en passe, ne demandent pas de débourser un seul centime pour le faire. Mais hélas depuis que Microsoft a instauré le système avec sa Xbox 360, c’est devenu la norme sur consoles de salon. La preuve en est que même Sony les a suivis avec sa PlayStation 4. Il ne manquait plus que Nintendo, dont on aurait préféré s’en passer.

J’ignore les raisons qui les ont poussés à franchir le pas. Mais je ne serais pas surpris que les actionnaires soient derrière tout ça. Eux qui privilégient l’argent et la rentabilité au détriment du reste.

Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle avec le nombre de services déjà existants (et ça va augmenter) nécessitant un abonnement en dehors du jeu vidéo. Que ce soit pour les films et séries (Netflix, OCS), le sport (beIN, RMC Sport) et tant d’autres. Vous imaginez un Steam payant vous ?

Autant je comprends tout à fait les gens qui ne veulent pas s’encombrer avec un service payant en plus de ceux qu’ils possèdent déjà. Autant y a un élément sur lequel on ne peut pas cracher. Le tarif.

Sérieusement 19,99€ pour un an, c’est que-dalle. D’une, c’est largement moins cher que le Playstation Plus et le Xbox Live Gold, respectivement à 49,99€ et 59,99€ par an. Et de deux, il faut se rendre compte que beaucoup de services (dont ceux cités plus haut) proposent un abonnement proche de ce tarif, mais pour un mois. Donc bien plus couteux à l’année.

Bien sûr qu’on peut râler sur le principe de rendre payant un service autrefois gratuit. Et c’est une stratégie casse-gueule car il y a un très grand risque de se mettre à dos énormément d’utilisateurs qui n’auront pas envie raquer, ou tout simplement qu’ils n’auront pas les moyens. En particulier les plus jeunes joueurs.

En revanche, j’ai beaucoup de mal avec ceux qui pensent sérieusement que « c’est trop cher point barre ». Je ne les comprends pas, qu’est ce qu’il leur faut ? Après si on reformule en disant que « c’est trop cher pour ce que ça propose », là y a matière à argumenter. Et je vais en parler de suite.

NEStflix

La liste actuelle des jeux NES disponibles depuis l’écran de sélection

Un des « privilèges » accordés aux abonnés au Online payant est la possibilité de jouer sans limite de durée (du moment que l’abonnement est actif) au catalogue de jeux NES. Jeux qui sont désormais jouables en coop local et en ligne pour certains.

Et pour être franc avec vous, je n’en peux plus de cette NES. La console a beau être une des plus importantes de l’histoire Jeu Vidéo et un nid à classiques, ça n’enlève rien au fait  qu’on en a bouffé à toutes les râteliers ces 10 dernières années. Sur la Wii, 3DS, Wii U, NES Mini et maintenant ici. Puis quitte à faire du déterrage, autant aller jusqu’au bout et proposer en plus, des jeux SNES, GameBoy, N64, DS, 3DS… Bref une vraie console virtuelle comme ce qui se faisait avant non ? D’ailleurs je croise les doigts pour voir arriver des jeux Gamecube dans ce service. 🤞

59,99€ pour les 2 manettes les moins ergonomiques de l’histoire de la firme…

Mais en l’état pour ma part c’est non. Dire qu’il est présenté comme « l’argument majeur » de çe Online Switch, mon œil. Qu’ils étoffent d’abord leur service et leur catalogue et on en reparlera peut-être. Dire que d’un coté t’as le Xbox Game Pass à 9,99€ par mois, qui te permet de jouer à une bonne centaine de jeux 360 et One. Et de l’autre le PlayStation Now, qui vient tout juste de rendre possible le téléchargement de jeux PS4 et PS2 (autrefois jouables en streaming) mais à 14,99€ par mois. Et malgré leur prix, je trouve l’offre de ces 2 services bien plus intéressante.

Le chat vocal de la honte 📱

L’application a beau exister depuis plus d’un an, elle est toujours aussi aberrante. Et le fait que le jeu en ligne soit désormais payant n’arrange en rien la chose.

On ne va quand même pas me faire avaler que c’était trop compliqué d’inclure à même la console, une simple option de chat vocal ? Mais il faut croire que chez Nintendo, c’était plus « logique » de passer par une application smartphone pour ça. Et le pire, c’est que même Fortnite (un Free-to-play qui est jouable en ligne sans avoir besoin de payer le service) bénéficie d’un chat vocal via la prise Jack de la console. Et voila ce que ça donne en pratique

Photo de Kotaku.com  ©

Ridicule. Et cela m’amène à penser que la Switch manque cruellement d’applications « tierces » qui pourraient lui être utile. Comme un certain Discord pour rester dans le sujet. D’ailleurs en parlant de chat, mais textuel cette fois, je ne trouve toujours pas ça normal en 2018, qu’on ne puisse pas envoyer des messages privés à nos contacts sur consoles Nintendo.

Les sauvegardes dans le Cloud

Dernier gros point que j’aborderais. Une feature franchement intéressante même si pour ma part, il n’y avait pas nécessité de faire payer pour y bénéficier. Mais avoir la possibilité de stocker nos sauvegardes en ligne pour pouvoir les récupérer en cas de changement de console, c’est toujours ça de pris et ça évitera les mauvaises surprises.

Mon rang actuel

Par contre, tous les logiciels ne seront pas compatibles. Notamment Splatoon 2. Annonce qui a fait grincer beaucoup de dents, mais qui après réflexion est logique. Compliqué de « figer » les données d’un jeu en constante évolution à travers le ranking, ses nombreuses mises à jour, ajouts de contenu, festivals Splatfests (dont un qui a lieu ce Week-End) et j’en passe. Et qui dit qu’on joueur frustré par de nombreuses défaites ne serait pas tenté de charger une ancienne sauvegarde afin de récupérer son rang d’antan ? Ce qu’il aurait fallu prévoir à la limite, c’est de pouvoir associer les données statistiques du jeu non pas à une console, mais à un compte en ligne. Exactement comme sur PC par exemple où l’on n’est pas limité par le nombre de machines contrairement aux consoles. Parce sinon on revient au problème initial en cas de pépin…

Aussi, j’en ai entendu pas mal s’indigner sur le fait que les sauvegardes copiées dans le Cloud sont supprimées dès que l’abonnement prend fin. Dit comme ça en effet ça a l’air problématique, mais est-ce qu’on sait si ces sauvegardes sont récupérables en reprenant un abo ? Va savoir.

UPDATE 25/09/2018 : D’après IGN, on pourrait récupérer nos saves jusqu’à 180 jours (6 mois) après l’interruption d’un abonnement. Une bonne nouvelle qui devrait en rassurer certains.

Conclusion

Malgré le fait que je trouve l’offre actuelle trop peu intéressante, et que le principe même de faire payer un truc autrefois accessible gratuitement me fasse hérisser les poils, j’ai l’intention de souscrire (à contrecœur) à un abonnement Nintendo Switch Online. Tout simplement car je n’ai pas d’autre choix étant donné que je joue pas mal en ligne de base sur Splatoon, Mario Kart, et que ça sera le cas sur Super Smash Bros Ultimate en Décembre.

Reste à voir sur quel type de tarification je me pencherai car l’abonnement familial vaudrait le coup pour peux que je puisse trouver suffisamment d’amis possesseurs de Switch qui seraient intéressés. Par contre, maintenant qu’on paye pour ça, le service à intérêt à être irréprochable. Plus d’excuses maintenant où ça risque de gueuler à juste titre.

Et enfin, il faudrait que Nintendo revoie sérieusement sa communication pour présenter ses services. Parce que là c’est plus possible. La vidéo de présentation du Online Switch est à mourir de rire tellement c’est kitsch. Voyez plutôt.

Merci d’être arrivés jusqu’ici. Si vous avez aussi des choses à dire à ce sujet n’hésitez pas à le faire dans les commentaires 😉