[Websérie] Sonic Mania Adventures

 

Sonic Mania Adventures est une série animée écrite et réalisée par Tyson Heeze, à qui l’on doit la cinématique d’intro de Sonic Mania. Elle raconte les aventures du trio originel composé de Sonic, Tails et Knuckles, et des nouveaux venus Ray et Mighty. Tous auront un même objectif commun, empêcher le Dr. Eggman de s’approprier toutes les Émeraudes du Chaos.

Et si je vous parle de cette série maintenant alors qu’elle a débuté le 30 Mars dernier, c’est parce qu’elle vient tout juste de diffuser son cinquième et dernier épisode. Le même jour que la sortie de Sonic Mania Plus. À cette occasion, une vidéo d’une dizaine de minutes regroupant l’intégralité des épisodes sortis à ce jour a été mise en ligne par SEGA.

Pour ma part, même si le scénario tient sur une carte de visite, j’ai plutôt apprécié cette courte série ma foi rafraîchissante, qui change un peu de ce que nous avait habitué les autres séries Sonic. Ça m’a aussi rappelé de vieux cartoons par son style graphique, l’utilisation des bruitages, et l’absence totale de dialogues pour les personnages.

Et vous, vous l’avez regardé ? 😉

[Top 10] E3 2018 et Conclusion

La 24ème édition de l’Electronic Entertainment Expo  à  Los Angeles est déjà derrière nous. Après une semaine chargé en annonces, en trailers et en hype, il est temps de clore moi aussi cette grande messe vidéoludique avec d’abord mon annuel Top 10 de mes plus grandes attentes post-E3, suivi de ma conclusion générale sur cette édition 2018.

Top 10

  1. Marvel’s Spider Man

Mon attente envers ce jeu bien que modérée, reste inchangée depuis l’année passée. La preuve en est qu’il figure une nouvelle fois en 10ème place de mon top. Les séquences de Gameplay de l’E3 illustrant Spidey face au Sinister Six, et en off-screen où l’on voit à nouveau l’homme araignée tisser sa toile de building en building dans un Manhattan plutôt crédible, ont ravivé l’intérêt que je portais à ce titre. Qui a enfin une date de sortie 2 ans après sa première annonce. Rdv le 7 Septembre 2018.

 

  1. Super Mario Party

Les derniers Mario Party auxquels j’ai joué datent de l’époque Game Cube. Et il se pourrait bien que je m’y remette  avec l’épisode Switch après avoir sauté 3 générations de consoles (Wii, 3DS, Wii U). Il a l’air de renouer avec la formule classique instaurée par les anciens opus petit à petit délaissée au fil des années. Avec entre-autres, un système (incompréhensible) où 4 personnages étaient regroupés dans un seul et même véhicule naviguant de case en case. Un retour aux sources qui fait du bien, et prévu pour le 5 Octobre prochain. Belles brisures d’amitiés en perspective.

 

  1. Cyberpunk 2077

C’était en 2013. Le studio CD Projeckt a balancé un teaser cinématique d’une qualité visuelle peu commune pour l’époque. Deux ans avant la sortie de The Witcher 3 qu’ils développaient en parallèle. Le ton était déjà donné avec un univers néo-futuriste et dystopique qui n’était pas sans rappeler les œuvres majeures de la Science-Fiction comme Blade Runner pour ne citer que lui.

Depuis, silence radio. Jusqu’à cet E3 où il réapparut de nouveau pour clore avec brio le show déjà bien entamé de chez Microsoft. Avec cette fois un trailer utilisant le moteur du jeu nous dévoilant un univers un peu plus coloré que prévu, mais surtout bien plus riche et vaste qu’on pouvait se l’imaginer. Et à en croire les multiples previews et ça et là, il faut s’attendre à quelque chose de très grand. Tout ce que j’espère, c’est que sa date de sortie ne soit pas l’année de son titre

 

  1. Beyond Good & Evil 2

Certainement le plus beau trailer cinématique de tout l’E3. Encore meilleur que celui de l’année dernière et avec un twist final inattendu et qui justifie à lui seul le “Good & Evil” de l’intitulé de la saga. C’est là que je me dis deux choses. D’une, il serait grand temps que je finisse le premier opus sorti sur PS2 en 2003. Et de deux, qu’Ubisoft devrait sérieusement envisager la possibilité de monter un boite de production pour réaliser des films en images de synthèse dans les univers inspirés de leur jeux, à l’instar de ce qu’a fait Blizzard pour son film Warcraft (2016).

Pour revenir au jeu, même si on a vu que très peu de gameplay, il me hype même si je sais qu’on n’y jouera probablement pas avant la prochaine génération de consoles. Trop ambitieux pour sortir sur les machines actuelles qui ne supporteraient pas le choc.

 

  1. Metro : Exodus

2ème année consécutive qu’il figure dans ce top. Et se paye même le luxe de gagner une place. La phase de Gameplay montre un jeu très impressionnant techniquement mais surtout au niveau de la retranscription de l’atmosphère post-apocalyptique qui rappelle un certain STALKER. Un vaporware (logiciel annoncé mais dont la date de sortie est systématiquement repoussé) annoncé pour la première fois en 2001 pour sortir 6 ans plus tard. Heureusement, ce Metro Exodus nous fera patienter moins longtemps avec une sortie programmée pour cette date noire pour les portefeuilles de gamers qu’est le 22 Février 2019.

 

  1. Ghost of Tsushima

Une des plus grosses claques visuelles de cet E3 pour moi. Pas seulement au niveau technique, mais aussi artistiquement parlant. Jeux de lumières, effets de particules et feuilles d’automne dansant au vent. Le Japon Féodal n’a rarement paru aussi beau et crédible que dans ce futur jeu du studio Sucker Punch, à qui l’on doit les derniers InFamous et la trilogie des Sly sur PS2. Les dernières minutes du trailer m’ont rappelé dans une moindre mesure, un face à face iconique du jeu Metal Gear Solid 3 : Snake Eater. Bien qu’on ignore encore sa date de sortie, j’ai l’intime conviction qu’on le reverra plus tôt que prévu au vu de son état d’avancement.

 

  1. Shadow of the Tomb Raider

Au pied du podium, le dernier opus d’une trilogie que j’apprécie beaucoup. Le premier mettait en scène le baptême violent de la toute jeune Rambo Lara Croft au sein de sa toute première aventure. Et le second confirmait le tir, et laissait un peu plus de place aux énigmes. J’attends donc de voir ce que ce 3ème volet proposera de neuf dès le 14 Septembre prochain, et surtout admirer le plein potentiel d’une aventurière qui n’aura plus rien à prouver.

 

  1. The Last of Us : Part 2

Si je devais donner un seul qualificatif au studio Naughty Dog, ça serait “perfectionniste”. Depuis l’ère PS3, ils ont la réputation de nous pondre les jeux parmi les plus aboutis et les plus spectaculaires de la machine. La preuve en est avec les derniers Uncharted qui ont poussé le souci du détail toujours plus loin, au point où on était à se demander jusqu’où ils iraient. Et la réponse est là, juste sous nos yeux avec cette suite d’une de mes meilleures expériences vidéoludiques sur PlayStation.

Plus haut dans mon top, j’avais parlé de Ghost of Tsushima comme d’une claque. Mais il fait franchement pâle figure face à ce 2ème The Last of Us qui techniquement, est en avance sur son temps. Animations, décors, intelligence artificielle, violence, je n’ai pas eu souvenir d’avoir vu quelque chose de plus réaliste au sein d’un jeu vidéo avant lui. Alors peut être que le Gameplay était scripté, mais j’ai confiance en ce studio au niveau de la qualité visuelle qui restera au pire intacte, au mieux meilleure manette en main.

  1. Ori and the Will of the Wisps

Il aurait été à nouveau premier de ce top pour la seconde année consécutive, s’il ne sortait pas l’année prochaine. Toujours aussi beau, voire plus, que ce soit artistiquement, spirituellement et musicalement. Je note quand même quelques petites évolutions dans le gameplay avec de nouveaux pouvoirs et manières de se mouvoir dans cet univers aussi féerique qu’inquiétant.

D’ailleurs, le Game Designer qui était à l’origine du remake officieux de Metroid 2 (AM2R) Milton Guasti, bosse sur le projet. Et cela ne peut augurer que du bon si vous voulez mon avis.

Mentions honorables

Control

Jump Force

Resident Evil 2 Remake

Sable

Starlink: Battle for Atlas

Tunic

 

Numéro #1 : Super Smash Bros Ultimate

En vérité, ce jeu dormait secrètement dans mon Top 3 de mes plus grosses attentes depuis le Nintendo Direct du mois de Mars. Et ce qu’on a pu en voir de la (trop longue) présentation du Digital Event de cet E3, des multiples sessions de Gameplay issues du Threehouse, de “l’Invitational” où s’affrontaient les meilleurs joueurs mondiaux de Super Smash Bros, et mon attachement à la série, justifiaient au moins cette première place.

Ce jeu m’a rassuré sur beaucoup de points. Premièrement on a la confirmation qu’il s’agit bel et bien d’un nouvel opus, et non un portage comme certains s’obstinent encore à le croire. Beaucoup trop de choses ont changées depuis l’opus Wii U pour le considérer comme tel. On peut le voir rien qu’avec l’évolution du style graphique et du remaniement du gameplay.

Pas de jaloux concernant les combattants, qui ont pas mal évolués pour certains. Tous sans exception ont répondu à l’appel du 18 12 Juin 2018 lancé par Masahiro Sakurai, aka “l’homme qui rajeunit d’année en année”.  Avec le retour des persos en DLC de Smash Wii U. Les Ice Climbers disparus de ce même opus pour des raisons techniques liées à la version 3DS. Le Dresseur Pokemon,Wolf et Snake de l’opus Brawl. Et Pichu de Melee. Tout en comptant les nouveaux venus tels que les Inkling, Daisy en tant que personnage clone « écho » de Peach, et l’arrivée inespérée de Ridley. Ce qui nous donne la bagatelle de 65 personnages. Je ne sais pas si c’est possible d’être plus généreux que ça. Et pourtant, le voile n’est même pas encore levé concernant les modes de jeux..

Et malgré ça, des gens trouvent ENCORE le moyen de râler de la non-venue de leurs chouchous à eux. Dont un certain Waluigi encore une fois relégué en Trophée Aide, et qui a même fait l’objet d’un incident qui fait honte à la communauté Smash Bros. Un harcèlement de masse de la part d’un certain nombre de joueurs directement sur le compte Twitter de Sakurai. Autant d’égoïsme alors que le type (qui n’a pas toujours été en excellente santé) donne presque toute son énergie vitale pour nous pondre systématiquement des jeux de qualité, ça me donne la gerbe.

Je m’arrête là sinon j’aurais besoin d’un 2ème article rien que pour parler de ce jeu dont le day-one est garanti. L’attente va être longue jusqu’au 7 Décembre.. 

Conclusion

Les années passent mais rien de change, ou presque. Avec des jeux qui certes ne manquent pas d’ambition, mais dont l’originalité fait toujours cruellement défaut. Entre les suites, les remakes, ceux qui se ressemblent et j’en passe. Les surprises se noient dans un océan de « déjà-vu » constant. En plus de cela, il a fallu que les leaks (coucou Walmart) gâchent une fois encore la partie en enlevant le peu de suspense qu’il restait à cette édition.

Chaque année a eu son thème. À une époque c’était les jeux « open-world », puis la réalité virtuelle, et cette année ce fut les femmes dans le jeu vidéo. Il suffit de voir le nombre de titres où elles tiennent le premier rôle (Battlefield, Gears, The Last of Us, Assassin’s Creed, etc..). Les mentalités commencent à évoluer et c’est une bonne chose.

Et enfin, je sens comme une odeur de fin de génération de consoles qui plane. Avec Microsoft qui parle déjà de la Next Gen, et qui pourrait même chaparder la place de leader que tient PlayStation en cas de virage réussi. 

Merci de m’avoir lu.

[Avis] E3 2018 – Digital Event Nintendo

Quiconque s’intéressant un tant soit peu aux Jeux Vidéos le sait. Nintendo n’a jamais rien fait comme les autres et sont capables du meilleur comme du pire. Et ces dernières années, j’ai remarqué comme une sorte de “cycle” lors de leurs E3. À chaque fois qu’ils font une bonne édition, ils se ratent l’année d’après. Et c’est malheureusement le cas de ce Digital Event de 2018 qui fut trop long pour ce qui a été montré, très mal rythmé et indigne d’un E3.

J’ignore comment se déroule la prise de décisions en interne chez Big N, mais à quel moment ils ont cru que ça serait une bonne idée de parler d’un seul jeu durant 25 min, sur presque 45 min de présentation ? Surtout si c’est pour montrer des choses qui de toute évidence, seront expliquées dans le site officiel du titre.

J’avais espoir qu’ils aient renié leurs vieux démons en matière de communication. Qu’ils ne réitèrent plus les mêmes erreurs du passé comme lorsqu’ils ont dévoilé la Wii U à l’E3 2011, où ils ont manqué de clarté quant à la vraie nature de la machine. Nouvelle console de salon ou nouveau modèle de Wii ? Personne n’avait compris, et je pense encore aujourd’hui que c’est une des principales raisons du déclin de cette console.

Là où je veux en venir, c’est que cet E3 a prouvé que Nintendo ne sait toujours pas comment communiquer avec son public. Alors que jusqu’ici, depuis l’avènement de la Switch, ils commençaient à maîtriser le truc. À mon avis, ils ont dû prendre la grosse tête au vu du succès critique et commercial de la console. Que l’on soit fan des Smash ou pas, c’était clairement pas la bonne façon de présenter un jeu. Du remplissage inutile.

Malgré ça, il y a quand même eu un certain nombre de jeux plus ou moins connus d’annoncés. Des multiplateformes parmi les plus populaires comme Dragon Ball FighterZ et Fortnite, ou des exclues console comme Super Mario Party, Fire Emblem Three Houses et d’autres. Mais ça n’enlève rien au fait que pas mal de licences attendues n’ont pas refait surface.

Où sont les Metroid Prime 4, Yoshi Switch (repoussé à 2019), et le Pokemon dévoilés à l’E3 2017. Et quid de Retro Studios ? Qui de source sûre, bossent activement sur un nouveau projet. S’agit il du fameux Star Fox Grand Prix dont parlent les rumeurs ? Si t’as rien de concret à annoncer autant ne rien dire dans ce cas.

Le fond de la pensé de Nintendo..

Non, vraiment c’était pas bon. Pour vous dire, l’annonce de Nintendo dans la conf Ubisoft (Fox dans Starlink) m’a davantage surpris que l’entièreté du Digital Event. Mais on a connu pire. Le traumatisme de l’E3 2015 est encore présent. La firme avait encore moins respecté ses fans avec entre-autres l’enterrement assumé de la Wii U, et la présentation des jeux les plus décriés de leur licences respectives qu’étaient Animal Crossing Amiibo Festival, Metroid Federation Force et Star Fox Zero..

À suivre au prochain article, mon Top 10 des jeux de l’E3 et ma conclusion générale.

[Test] God of War PS4

Dévoilé pour la première fois à l’E3 2016, ce semi-reboot de la licence fait chronologiquement suite au 3ème opus ayant marqué les esprits 8 ans plus tôt sur PS3. Voyons voir ce que vaut ce nouveau bébé de Santa Monica Studios, et si il mérite réellement les notes dithyrambiques attribuées par la quasi-totalité de la presse vidéoludique.

Avant-propos

L’édition Limitée PS4 Pro

Afin de me situer par rapport à la série, ce God of War (que j’appellerais GoW dès maintenant) en plus d’être le premier jeu de la franchise auquel je touche, est par la même occasion mon tout premier jeu sur PlayStation 4. En d’autres termes, je découvre cette série en même temps que la dite console que j’avais déjà prévu d’acheter depuis un long moment. Autant vous dire que quand j’ai vu l’annonce de l’édition collector PS4 Pro contenant le jeu en édition « Day One » avec la manette GoW, et le tout au même tarif qu’une Pro « nue » sans jeux, ce fut « une offre que je ne pouvais pas refuser ».

Bienvenue à Midgard

Le Sparte de la Grèce antique a laissé place au royaume de Midgard issu de la Mythologie Nordique. Qu’il s’agisse de ses Dieux (Odin et Thor pour ne citer qu’eux), de la race des Géants, de l’Arbre monde connu sous le nom d’Yggdrasil, des Valkyries (on en reparlera de celles-là) et consorts, les références ne manquent pas. Hélas, les interactions avec les acteurs de cette mythologie sont rares pour ne pas dire inexistantes.

Surtout que le jeu ne répond qu’à peu de questions pourtant importantes. Notamment sur le pourquoi du comment Kratos est arrivé sur ces terres, et la provenance de certaines balafres qui n’existaient pas dans les anciens opus. Apparemment, c’est une volonté des développeurs de laisser un peu de mystères pour les épisodes à venir.

Bien que le royaume de Midgard soit assez vaste et regorge de nombreux secrets à révéler autour du Lac des Neuf, on ne peut pas en dire autant pour les autres contrées beaucoup plus petites et peu développés en comparaison. Et c’était sans compter les 2 régions « bonus » déblocables sous conditions et avec de sympathiques récompenses à la clé. Muspelheim qui est une succession d’arènes aux défis assez retors. Et celle qui est pour moi la pire zone de tout le jeu Niflheim. Un labyrinthe changeant avec une brume permanente qui tue à petit feu. 

Par contre, c’était pas cool de bloquer d’entrée 3 régions durant tout le jeu même si il y a un intérêt scénaristique derrière. Et les développeurs ont clairement précisé que cet opus n’aura pas de DLC. Y a donc fort à parier qu’on les reverra lors du prochain opus.

Esthétique

Y a pas à dire, le jeu est d’une beauté sidérante. Ce qui n’est pas surprenant quand on connaît le passif du studio avec un God of War 3 qui encore aujourd’hui est considéré comme un des plus beaux jeux PS3 techniquement parlant.

Mais même en sachant cela, on ne peut que rester bouche bée devant un tel souci du détail dans la modélisation des environnements, des jeux de couleurs, de la lumière, des traces de pas et surtout des personnages. J’en veux pour preuve la modélisation au poil près de la barbe à papa Kratos. Seule l’eau est un peu en dessous techniquement parlant, mais c’est pardonnable. Après tout, il n’y a pas de vagues dans un lac.

Pour revenir aux personnages, ils doivent leur réalisme grâce à la motion capture et à des acteurs de renom (Christopher Judge pour Kratos et Danielle Bisutti pour Freya) qui ont prêté leurs traits et expressions en VO. Pour ma part, j’ai fait le jeu dans une VF plus que correcte.

J’aurais bien vu l’acteur Andy Serkis incarner le Serpent Monde, pas vous ?

Mais mis à part quelques éléments destructibles et mécanismes scriptés, on interagit assez peu avec ce décor. C’est dommage par exemple que les toiles et drapeaux ne se plient pas quand on lance notre hache dessus. Contrairement à l’herbe qui bouge sous nos pas. Ça n’a l’air de rien, mais c’est le genre de détail qui peut faire toute la différence. Et les quelques murs invisibles n’aident clairement pas à l’immersion.

Le Level Design en revanche est assez bien fichu. Et même si les chemins pour arriver à un objectif ne sont pas nombreux, le regorge de secrets et de (trop nombreux) collectibles à ramasser assez bien cachés pour la plupart. Même si je me serais bien passé de la quête annexe des « corbeaux d’Odin ». Vous voyez les 900 Korogus à débusquer dans Zelda Breath of the Wild ? Ici c’est le même délire avec une cinquantaine de cibles en mouvement qu’il faudra non seulement trouver, mais aussi achever à distance avec la hache.

Plan-séquence vidéoludique

Un des plus gros points forts de cet opus réside dans sa mise en scène que je trouve exceptionnelle en tous points. Le ton est donné dès le début du jeu avec un affrontement contre un certain « étranger » qui restera dans les annales du genre en termes de maîtrise, de puissance et d’intensité. Voir la topologie des lieux en prendre un sacré coup à chacun de leurs coups est grisant.

Et ce n’est pas le seul exemple car plus loin dans le jeu à un moment clé, Kratos retrouve successivement « quelqu’un » et « quelque chose » en retournant chez lui. Et toute la mise en scène autour de ce moment est grandiose avec une atmosphère particulière qui contraste radicalement avec ce que le jeu nous avait habitué jusqu’alors.

Et le tout est porté par une technique assez courante au cinéma, mais peu employée dans les Jeux Vidéos, le Plan-Séquence. Qui consiste à filmer une action sans aucune coupure pendant une certaine durée. C’est ce qu’a fait le film Birdman (2014) dans son intégralité, et le jeu MGSV (2015) durant ses cinématiques. Sauf que dans ce GoW, ce plan-séquence ne dure pas moins d’une trentaine d’heures. Aucune transition donc entre cinématiques et gameplay du début à la fin de la trame scénaristique. Santa Monica Studios a réalisé un exploit sans précédent.

Axe of War

Ce GoW a un gameplay assez bien rodé (à quelques soucis de caméra près), mais aussi radicalement différent des anciens opus de ce que j’ai cru comprendre. Là où il fallait autrefois bourriner les touches et appuyer au bon moment durant les phases de QTE, ici les affrontements prennent une dimension plus stratégique et requièrent de prendre en compte 3 éléments essentiels propres à tout jeu de combat qui se respecte. L’attaque, la défense et l’esquive.

Pour l’attaque, Kratos pourra compter sur la Hache du Léviathan. Qui pour moi tient plus du couteau suisse que d’une hache tellement elle est multifonctions. Une fois lancée, ses propriétés de gel lui permettent de figer des éléments du décor ou des ennemis, et sert aussi à ouvrir des coffres spécifiques verrouillés par un sceau. Hache qui a aussi un peu de boomerang en elle car pouvant être rappelée à tout moment. Et combinée aux différentes runes et autres artefacts, c’est une véritable machine hache de guerre.

Pour la défense, c’est le bouclier qui entre en jeu. Grâce à lui, on peut non seulement se protéger de la plupart des attaques et projectiles adverses, mais aussi les parer pour mieux contre-attaquer derrière. Que ce soit à mains nues, avec les différentes armes et le bouclier, à chaque manière de jouer ses nombreux combos dédiés.

Et enfin l’esquive, certainement l’élément le plus important des 3. Car elle permet d’éviter rapidement toutes les attaques ennemies quel que soit leur puissance. Chose que ne peut pas faire le bouclier lorsqu’un cercle rouge apparaît sur l’ennemi au moment d’attaquer. Ce mouvement est indispensable contre les plus puissants adversaires, dont les Valkyries. D’ailleurs parlons-en.

Combats

Pour la petite histoire, les Valkyries figuraient parmi les plus puissantes guerrières d’Odin. Leur mission étant d’emmener l’âme des guerriers tombés au combat au Valhalla, le palais des défunts d’Odin au royaume d’Asgard (qui n’est pas accessible dans cet opus). Afin de se préparer au Ragnarök, la fin des temps dans la mythologie Nordique.

L’expression « manger le sol » au sens littéral du terme

Dans ce jeu il en existe 9. Et au moment où j’écris cet article, je viens tout juste de terrasser Sigrún, la Reine Valkyrie. Mais ce sont de très (très) loin les adversaires les plus coriaces du jeu. Certaines sont assez abordables mais d’autres sont un calvaire avec des attaques rapides et très difficiles à éviter. J’ai joué en « Équilibré » (Difficulté 2 sur 4), et rien que pour me farcir les 8 premières d’entre elles, j’en ai bavé. Surtout au début. Alors je n’imagine même pas en difficulté maximale « God of War« …

Extrait de mon affrontement contre la Reine

Autant pour les adversaires de base on peut se permettre de foncer dans le tas et de bourinner un peu. Mais pour les Valkyries, opérer ainsi serait suicidaire. Pour leur faire face, les 3 éléments mentionnés plus tôt doivent être maîtrisés à la perfection. Et je n’ai même pas parlé des capacités intrinsèques à la hache comme l’utilisation des runes adéquates, talismans et autres artefacts à équiper selon le besoin. Tout ça pour dire qu’un affrontement contre elles ne se prend pas à la légère. Préparation, anticipation et patience sont les maîtres mots.

Sinon pour les combats contre les adversaires en général, il y a du bon et du mauvais. Pour les bons côtés, la plupart ont un pattern intéressant et les affrontements de boss sont épiques et magnifiquement bien mis en scène. Je pense notamment à celui contre “l’étranger” dont j’ai déjà parlé, et un peu plus tard contre une certaine créature volante au sommet d’une montagne.

Hélas, les affrontements de ce style sont rarissimes. Ce qui est étonnant connaissant la licence. Nous ayant habitué à davantage de confrontations titanesques dans tous les sens du terme, face à des dieux ou non. Et afin d’enfoncer encore plus le clou dans les mauvais points, le bestiaire manque cruellement de variété. On se retrouve à affronter bien trop souvent les mêmes ennemis de base à un skin près.

Pour finir avec l’aspect combat et en guise de transition avec la partie suivante, même si c’est Kratos qui fait l’essentiel du boulot, il ne faut pas oublier Atreus qui se pose comme un soutien non négligeable grâce à sa capacité à immobiliser certains adversaires, à faire diversion et surtout décocher des flèches là où se pose le regard du joueur. Ennemis ou éléments interactifs, comme un cristal bleu générant un pont de lumière par exemple. Il serait dommage de s’en priver sachant qu’il ne craint pas les attaques ennemies. On aura vu plus réaliste certes, mais ça a au moins le mérite de faciliter la tâche.

Tel père, tel fils ?

Avant de conclure ce test, j’aimerais parler de ce qui selon moi, élève ce GoW parmi les grands classiques du Jeu Vidéo. Le traitement impeccable de la relation Père-Fils entre Kratos et Atreus.

Relation qui évoluera constamment et d’une manière assez inattendue par moments. Avec un Kratos qui tente tant bien que mal à d’éduquer à sa manière, son jeune fils avec qui il partage l’aventure. Et ce dernier, qui découvre pour la toute première fois le monde extérieur qu’il ne connaissait qu’à travers les histoires de feu sa mère.

Chacun apprendra constamment de l’autre au fil du voyage. Même Kratos qui a déjà une sacré expérience derrière lui aura beaucoup à apprendre de son rejeton qui ne manque décidément pas de ressources.

À un certain moment du jeu et suite à une importante révélation, Atreus changera radicalement. Pas seulement au niveau de son caractère, mais aussi sa perception du monde. J’en dis pas plus pour conserver la surprise mais personnellement je ne m’attendais pas à ça.

Puis il faut garder une chose importante en tête à propos d’Atreus. C’est un gosse, qui n’avait eu jusqu’alors aucune véritable expérience de la vie en dehors de sa piaule. Ses nombreuses interrogations ou réactions parfois naïves ou pleine de sens face à certaines choses sont normales pour quelqu’un de sa tranche d’âge. Je dis ça car j’en ai vu pas mal s’indigner sur certaines de ses actions aux conséquences prévisibles pour nous, et a son changement de caractère dont j’ai parlé plus haut.

Et au-delà de Kratos et Atreus, les personnages en général sont attachants et ont beaucoup de bonnes histoires à nous raconter. J’en place une pour Tête Mimir qui rejoindra la troupe en cours de route, dont j’ai pris plaisir à écouter ses innombrables récits nordiques. Et je n’oublie pas non plus les frères nains forgerons qui apporte juste ce qu’il faut d’humour et de légèreté dans un jeu au ton assez sérieux.

Conclusion

Ce God of War PS4 est un excellent jeu à faire absolument, et qui mérite amplement son succès critique et commercial. Mais de là à lui mettre des 20/20 à la pelle, non. La faute à un bestiaire trop peu varié et de rares affrontements épiques, un trop grand nombre d’objets à récupérer pour au final pas grand chose, une fin trop abrupte, et une mythologie nordique peu exploitée. Cet opus ne se suffit pas à lui-même, et on sent cruellement qu’il ne sert que de prologue pour la suite à venir.

Malgré ça, ce jeu a au moins le mérite d’avoir l’un des meilleurs binômes du Jeu Vidéo avec le quasi sans-faute de la relation Kratos / Atreus, une mise en scène du feu de Dieu avec une superbe direction artistique et une qualité visuelle le hissant dans le haut du panier des exclusivités PlayStation. Et un Gameplay bien fichu même si il nécessite un certain temps d’adaptation. J’ai réellement hâte de voir la suite des aventures du spartiate à Midgard. Suite qui ne pourra que être meilleure, j’en suis convaincu.

Un grand merci à Cory Barlog et à toute l’équipe de Santa Monica d’avoir réalisé ce jeu, et à vous lecteurs d’être arrivés jusqu’ici. Sur ce, il est temps pour moi de platiner ce jeu et de découvrir sans plus tarder les opus antérieurs.

[Avis] Nintendo Direct du 8.03.2018

Jeudi soir à 23h heure française, la firme au plombier a tenu durant  30 min son 2ème Nintendo Direct de 2018 centré sur ce qui reste de la 3DS, et des prochains jeux Switch à venir cette année. Voici mon avis non exhaustif sur ce qui a été dit durant un ND assez classique sur la forme, mais qui restera dans les mémoires pour UNE raison évidente.

Super Smash Bros 5 ?

Et autant entrer directement dans le vif du sujet. Avec l’annonce d’un nouveau Super Smash Bros à venir sur Switch quelque part en 2018 qui a fait l’effet d’une bombe thermonucléaire. Et ce n’est pas peu dire si on en croit les réactions des fans, que je ne pourrais pas blâmer en tant que fan moi-même.

Cette saga tient une place particulière dans mon cœur de joueur, car c’est avec l’opus Melee sur Game Cube que j’ai pu découvrir d’un coup tout l’univers de Nintendo (je ne connaissais que les Mario, Zelda et Donkey Kong avant ce jeu). Et revoir une nouvelle itération seulement 4 ans après l’opus Wii U/3DS m’a fait beaucoup de bien, même si je ne m’attendais pas à revoir cette saga aussi tôt.

Le teasing selon Nintendo

Faut dire que la mise en scène du teaser aide pas mal avec cette progressive montée en pression, qui atteint son apogée avec les yeux de la fille Inkling brillant de mille feux en reflétant le logo de la saga, aussi enflammé que le cœur des fans à cet instant précis. Fans qui s’en sont donné à cœur joie sur le net à coups de « memes » (et pas que sur Smash vous verrez) et de fanarts.

Et ce tweet ci-dessous qui résumé à lui tout seul l’art du teasing by Nintendo. Juste un logo. Pas plus, pas moins.

Portage ou nouveau jeu ?

C’est LA question qui demeure sur toutes les lèvres. Vu que Nintendo laisse encore planer le doute quand à la vraie nature de ce Smash. Même si pour ma part, je pencherais plutôt pour la 2ème option grâce à de multiples indices qui vont dans ce sens.

Premièrement à cause du nouveau logo, plus sobre et arborant une typographie assez différente de ce que la série proposait auparavant. Ensuite le look de certains protagonistes avec le Link sorti tout droit de The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Et le tweet du créateur de la saga Masahiro Sakurai (@sora_sakurai sur Twitter), qui affirme bosser secrètement sur le jeu depuis un moment.

Vu le nombre de portages annoncés durant ce direct, ça serait idiot de faire autant de bruit pour qu’au final on se rende compte qu’on a une version « Deluxe » de SSB4. Reste plus qu’à attendre l’E3 2018 qu’on en sache davantage.

Mes attentes ?

Je ne vais pas théoriser sur la présence ou non d’anciens ou nouveaux personnages dans ce Smash. Bien d’autres l’ont fait avant moi, et c’est à Nintendo d’en décider de toute façon. Mais j’ai quand même des attentes se situant davantage au cœur même du soft.

J’espère un mode solo plus consistant que celui du dernier opus. Avec autre chose que le jeu de plateau raté de la version Wii U qu’était L’Odyssée Smash. Un retour d’un mode similaire à celui de l’Émissaire Subspatial de Brawl sur Wii ne me déplairait pas par exemple. Pareil pour le mode Aventure Smash exclusif à la version 3DS que j’aimerais beaucoup revoir. Reste à voir ce qu’ils nous proposeront comme nouveaux modes de jeu.

Splatoon 2 : Octo Expansion

Juste avant Smash Bros, l’avant-dernier jeu du Direct à avoir été montré fut Splatoon 2. Qui en plus de toujours proposer ses ponctuelles mises à jour gratuites (costumes, armes, terrains), s’enrichit avec un Pack d’Expansion qui sortira cet été, et contenant un nouveau mode solo à part entière avec pas moins de 80 niveaux. Le tout pour la modique somme de 19,99€.

Possédant moi même le jeu, je ne suis pas certain à l’heure actuelle de prendre ce pack alors que j’apprécie beaucoup le jeu de base. Reste à voir si le contenu vaudra réellement son prix à l’instar du DLC de Breath of the Wild.

Pearl et Coralie qui se prennent respectivement pour les rappeurs Biggie et 2Pac 🎤

Mario Tennis Aces

Un jeu qui m’a pas mal surpris et en bien, le prochain Mario Tennis Aces à venir sur Switch le 22 Juin qui nous montre toutes ses mécaniques de Gameplay. Avec entre-autres son mode « instinct » qui peut renverser le cours d’un match, et ses multiples façons de jouer (gyroscopique ou non) qui conviendront à tous.

Un Chomp qui joue au Tennis…Pourquoi pas ?

Octopath Traveler

Le prochain JRPG de Square Enix qui se dévoile encore un peu plus et dont on connait enfin la date de sortie. Le jeu sortira le 13 Juillet 2018 en même temps que son édition collector européenne comprenant :

  • Le jeu
  • Un livre de 8 pages avec un diorama
  • Une carte du jeu
  • Une pièce
  • le CD de l’OST

Sans le CD car c’est l’édition américaine qui en aura droit pour une raison qui m’échappe. D’ailleurs le collector US coûtera 99$, ce que je trouve cher au vu du contenu. Le jour où l’édition sera listé en Europe, elle aura tout intérêt à être moins onéreuse auquel cas ça risque de gueuler.

La foire aux portages

Ce Direct a fait la part belle aux portages, peut être trop même. Comprenez moi bien que je n’ai rien contre cette pratique. Non seulement ça permet aux non-initiés de découvrir des titres qu’ils n’ont pas pu essayer jusqu’alors, et à d’autres de se refaire leurs jeux fétiches sur un autre support. Je ne parlerai pas de tous ceux qui ont été montrés, mais par exemple on avait :

Luigi Mansion

Luigi Mansion  premier du nom qui ressort sur l’increvable 3DS (alors qu’il aurait très bien pu ressortir sur Switch) en 2018. Près de 17 ans après l’opus originel, et plus de 5 ans après le  2ème opus sur la portable. D’ailleurs cela est il annonciateur d’un 3ème épisode à venir sur Switch ? Seul le temps (ou l’E3 2018) nous le dira.

Captain Toad: Treasure Tracker

Captain Toad porté sur 3DS et Switch le 13 Juillet, soit 4 ans après sa sortie Wii U.

Okami HD

Okami autrefois paru sur PS2 en 2007, porté sur Wii l’année d’après, et maintenant en HD sur Switch pour cet été. Encore aujourd’hui j’ignore pourquoi il n’est jamais ressorti sur DS ou 3DS. Le Gameplay se serait parfaitement prêté à la jouabilité au stylet à ‘époque. Probable achat pour ma part vu que je n’ai jamais fait le jeu.

Undertale

Et le très populaire Undertale datant de 2015, et qui ressort sur Switch cette année sans plus de précisions. Ne l’ayant pas fait non plus il est probable que je me jette dessus. Croisons les doigts pour une éventuelle traduction française.. 🤞

Les Tiers confirment l’essai

Mais parmi ces portages, y a des jeux qui se veulent rassurants sur un aspect. C’est que les sombres années de la Wii U qui voyaient les éditeurs tiers la délaisser petit à petit semblent révolus.

South Park : L’annale du destin

La preuve en est avec Ubisoft qui annonce la venue du dernier South Park : L’annale du destin sur Switch le 24 Avril sur Switch. Soit plus de 6 mois après sa sortie officielle.

Crash Bandicoot: N. Sane Trilogy

Et Naughty Dog avec Crash Bandicoot: N. Sane Trilogy le 10 Juillet prochain (également sur Xbox One), plus d’un an après. Mieux vaut tard que jamais.

Conclusion

Ce qu’elle regardait réellement 😎

On s’en souviendra longtemps de ce Nintendo Direct. Mais au final si on exclut l’annonce de Smash, ce Nintendo Direct était plutôt classique dans la forme et pas si exceptionnel que ça. Puis ça manquait franchement d’originalité avec tous ces portages.

Mais au moins, ça rassure sur le fait que la Switch aura de quoi faire en matière de jeux durant les 6 prochains mois au minimum. Et cela augure un E3 2018 fort intéressant coté Nintendo car on attend aussi les logos jeux annoncés l’année passée que sont Metroid Prime 4, Pokemon Switch, Bayonetta 3 et certainement d’autres exclues. À dans 3 mois donc.

La rediff du Nintendo Direct

Et vous, qu’avez vous pensé de ce Nintendo Direct ? 🎮