[Avis] Summer Game Fest 2022 et Cie

En cette période estivale où l’actu vidéoludique est à son prime, il est temps de revenir de manière chronologique sur les différents shows que j’ai pu visionner. À savoir ceux du Summer Game Fest, de Devolver Digital, le Xbox & Bethesda Games Showcase, ainsi que le PC Gaming Show. Et énumérer les annonces qui m’ont interpellé.

Summer Game Fest 2022

Quand l’E3 n’est pas là, le SGF danse. Sauf qu’on est plus proche d’une danse de la pluie au vu de la douche froide qu’a été ce show de Geoff Keigley pour moi. Entre les nombreux leaks ôtant toute éventuelle surprise (dont celle de The Last Of Us Part I). Ces mentions de WORLD PREMIERE qui comment très sérieusement à me sortir par les yeux. Et les séquences de parlotte entre un Geoff faussement enjoué et les autres intervenants, qui cassent le peu de rythme de la présentation et dont tout le monde s’en carre l’oignon.

Comme ce moment lunaire où The Rock est venu faire la pub d’une marque de boisson et du film Black Adam où il aura le rôle titre. Déjà que c’est gênant, ça n’a strictement aucun rapport avec le JV mais bon..

D’ailleurs en parlant de lunaire, le thème de la première heure du show était l’espace (et l’horreur) visiblement. Au point où ça en devenait drôle au 3ème jeu d’affilé se déroulant dans les étoiles. Parmi eux, Aliens : Dark Descent qui optera pour une vue en 3D isométrique. The Callisto Protocol qu’on avait déjà vu au State of Play mais qui s’est montré davantage. Fort Solis avec ses faux airs de The Thing. Ou encore Routine qui prendra place sur une base lunaire abandonnée.

Mais à part ça j’en retiens franchement pas grand chose. Même le « One More Thing » qu’était l’annonce du Remake du premier The Last of Us sur PS5 (et PC) ne m’a fait ni chaud ni froid. Autant j’aime beaucoup le jeu d’origine sorti il y a tout juste 9 ans, autant je le trouve encore trop récent pour que ce soit nécessaire de le remettre au goût du jour. D’autant plus qu’il était déjà l’étalon graphique d’une PS3 en fin de vie, et qu’une version Remaster sortait à peine un an plus tard sur PS4.

Devolver Digital 2022

Déjà 5 ans que ces fous furieux de chez Devolver se moquent ouvertement de l’industrie vidéoludique et ses dérives de la manière la plus décalée qui soit. Même s’ils se sont bien assagis avec le temps en termes de violence graphique. La conférence de cette année étant marqué par la présence de Suda51 se la jouant RoboCop, et d’un moment hilarant de « singularité » où les licences de JV fusionnaient de manière improbable. À la manière d’un « Tom Clancy’s Animal Crossing » auquel j’ai hâte de jouer.

Parmi le peu de jeux montrés, j’ai d’abord retenu Skate Story. Un jeu de skate (sans blague) qui m’a frappé par sa patte graphique inédite toute de verre, et une ambiance résolument mélancolique. Et dire qu’il a été réalisé que par une seule personne..

Et le second The Plucky Squire en plus d’être sacrément beau et mignon comme tout, tient un concept original puisqu’il faudra évoluer entre un monde en 2D et 3D. L’un au sein d’un livre magique, et l’autre dans le monde extérieur.

Xbox & Bethesda Games Showcase 2022

La firme de Redmond nous a souvent habitués à des shows rythmés et allant droit au but. Et c’est toujours le cas avec ce qui demeure la conférence la plus dense et la plus intéressante de cette période « d’E3 sans E3 ».

Et ça ne perd pas de temps avec l’un des premiers jeux dévoilés pendant la conférence n’étant nul autre que le fameux Silksong. La suite tant attendue de l’incroyable Hollow Knight, faisant un retour fracassant après 3 ans de silence radio. Une annonce qui m’aura fait hurler de joie, mais qui m’aura fait vite redescendre à cause de l’absence d’une date de sortie précise. La seule info qu’on a à ce sujet est que le jeu est assuré de sortir dans les 12 prochains mois d’après le studio. Ce qui nous avance pas des masses et me fait fortement douter quant à une sortie en 2022. Va falloir encore attendre..

Autre jeu qui n’a pas encore de date précise mais faisant déjà partie de mes plus grosses attentes de 2022, A Plague Tale: Requiem qui s’est montré encore un peu plus.

Petit tour du côté des indés avec quelques jeux qui ont titillé ma curiosité. Comme The Last Case of Benedict Fox qui me parle beaucoup par son aspect Metroidvania au sein d’un univers lovecraftien. Et Ereban: Shadow Legacy, un jeu d’infiltration qui prend l’expression « se faufiler telle une ombre » au pied de la lettre.

Mais aussi Cocoon qui m’intéresse par défaut car réalisé en partie par les mêmes derrière Limbo et Inside. Un peu comme un certain Sommerville dont on n’a pas eu de nouvelles récemment. Sauf que contrairement aux deux premiers jeux cités, on est sur un jeu en 3D et à l’ambiance beaucoup moins oppressante.

Un des moments phares du show, c’est la venue d’Hideo Kojima chez la team Xbox. Chose assez surprenante pour celui qui a sorti la plupart de ses jeux sur des consoles PlayStation. Le message est fort, même si son intervention pouvait se résumer à : « Bonjour. Je vais développer un jeu sur Xbox. Au revoir ». Si c’était pour faire ça autant ne rien faire franchement.

Et enfin le plus gros de la conférence et très certainement de cette semaine d’annonces, c’est le tant attendu Starfield. Le futur RPG de Bethesda qui nous a enfin montré du concret durant 15 min de gameplay. Et d’emblée, je peux dire qu’il m’inquiète autant qu’il me fait envie.

Premièrement, ce Starfield à tout intérêt à être à la hauteur de ses ambitions démesurées et tenir toutes ses promesses. Certaines productions récentes que je n’ai pas besoin de citer partaient toute aussi confiantes. Et on sait comment ça a fini..

Secundo, il y a quand même des choses qui ne m’enchantent pas dans ce qui nous a été montré. Comme ces gunfights mous du genou, et une IA inquiétante pour un jeu annoncé pour 2023. J’ai bon espoir que ces points là soient améliorés d’ici sa sortie.

Et bien que je suis loin d’être le seul à le penser, presque tout dans ce jeu me fait penser à du No Man’s Sky. Mais avec bien plus de budget et un véritable fil rouge. Puis ça fait quand même sacrément rêver de pouvoir explorer autant de planètes issues d’une multitude de systèmes stellaires qui ne demandent qu’à être découverts.

PC Gaming Show 2022

Exceptionnellement cette année, j’avais jeté un œil en live sur ce que le PC Gaming Show avait à proposer. Et j’ai quand même retenu des choses.

D’abord Soulstice qu’on avait déjà vu par le passé et assumant clairement ses inspirations d’un côté pour des Beat’em All tels que les Bayonetta et Devil May Cry, et de l’autre pour le manga Berserk par le chara-design des protagonistes. Mais j’ai surtout retenu sa date de sortie pour le 20 Septembre prochain, le jour de mon anniversaire.

En général je n’accorde que peu d’intérêt aux jeux qui pour un premier reveal ne se montrent que par une cinématique et non du gameplay. Mais The Alters fait exception car même si on ne voit rien du jeu, sa proposition est originale. Il est question d’un jeu de survie dans l’espace (encore), où on y incarne un personnage atteint de TDI (Trouble Dissociatif de l’Identité), qui devra gérer ses multiples personnalités qui ne sont plus dans sa tête mais physiquement présentes dans le jeu.

Je suis particulièrement friand des jeux arborant un style graphique en pixel-art ou voxel-art dans un univers rétro-futuriste ou Cyberpunk. Comme c’est le cas de ce Nivalis, se déroulant dans le même monde que Cloudpunk, à la différence que ça sera une simulation de vie.

Une direction artistique qui me remémore deux autres jeux. D’abord Replaced dont on attend toujours des nouvelles, et surtout The Last Night qui n’a pas donné signe de vie depuis 5 ans..

Dans une époque où le Ray-Tracing et autres joyeusetés techniques sont sur toutes les lèvres, une poignée de jeux résistent encore et toujours à l’envahisseur graphique. Tout comme cet Agent 64 qui n’existe que pour les nostalgiques et pour rappeler de cet âge d’or où les FPS étaient bien moins représentés qu’aujourd’hui, mais déjà cultes.

Et le dernier morceau de ce show fut Half Life Alyx Levitation. L’extension d’un des jeux VR les plus aboutis jamais sortis, qui s’est montré durant une longue séquence de gameplay de 8 min. Il est peut-être là le véritable Half Life 3 que tout le monde espère depuis si longtemps.

Conclusion

En portant un regard global sur cette semaine d’annonces, je me dis que ce n’est peut-être pas plus mal que l’E3 n’ait pas eu lieu. Déjà parce que une bonne partie des gros acteurs de l’industrie vidéoludique n’ont à date, pas (encore) tenu leur propre conférence comme Square Enix, EA, Ubisoft et Nintendo. Et surtout parce que les jeux réellement marquants et originaux se comptent sur les doigts d’une main. Au point même où j’ai été plus enjoué par certains jeux indés que par les grosses productions.

D’autant plus que les shows en eux-mêmes étaient loin d’être grandiloquents et assez inégaux en qualité. Pour vous dire, j’ai trouvé les 30 min du State of Play de Sony plus intéressantes que l’heure et demie de conférence du SGF. Définitivement, je ne suis pas un fan des shows estivaux de Geoff.

Et même si l’E3 revient en 2023 comme annoncé, a t-il encore sa place dans une époque où chaque constructeur fait son show quand ça l’arrange ? Seul le temps nous le dira.

Et vous, que retenez vous de ce Summer Game Fest ? 🎮

[Avis] E3 2019 – Conférences

Premier article sur cet E3 2019 déjà derrière nous. Ici je donnerais mon avis en « tir groupé » sur les conférences E3 que j’ai visionné cette année. À savoir celles de Microsoft, Bethesda, Devolver, Ubisoft, Square Enix et Nintendo.

Microsoft

Ayant ouvert le bal des conférences E3,  la firme de Redmond a livré encore une fois une conférence rythmée et non avare en jeux (60 selon leurs dires), en « World Premiere », et même en guests. Avec la présence aussi plaisante qu’inattendue du « Breathtaking » Keanu Reeves (John Wick, Matrix). Qui a prêté ses traits au jeu Cyberpunk, et qui n’avait visiblement pas bu que de l’eau avant de venir sur scène. Un grand moment de cet E3.

Parmi ce que je retiens de cette conférence en plus du jeu suscité, d’abord un de ceux que j’attends le plus tous supports confondus qu’est Ori and the Will of the Wisps. Mais aussi le bluffant Flight Simulator, le très intriguant 12 minutes, RPG Time: The Legend of Wright avec son style graphique « crayonné », et Dying Light 2.

Pour le reste, soit je n’étais pas intéressé, soit on n’en voyait pas assez. À l’image des licences phares de chez Xbox avec Halo Infinite ou Gears 5 dont on n’a aucune info sur son solo à 3 mois de sa sortie. Juste la présence d’un mode Escape, et un trailer inutile.

Dernière chose que j’ai retenue et qui n’est pas un jeu, la venue du Xbox Game Pass sur PC. Une bonne nouvelle pour les intéressés, mais qui montre une fois de plus l’intérêt tout relatif de posséder une Xbox quand on a un PC suffisamment puissant.

Bethesda

Cette conférence « The Elders Scrolls » était certainement une des pires de cet E3 2019 sur la forme. Avec un rythme d’un autre temps, trop de blabla inutile, et presque aucun Gameplay pour leurs jeux. Si Bethesda « aimait » vraiment les joueurs comme ils l’ont répété à de (trop) nombreuses reprises durant leur show, c’est qu’ils aimaient surtout leur faire du mal. Ne serait-ce qu’avec Fallout 76 qui avait été unanimement décrié pendant sa sortie, mais sur lequel ils se sont encore acharné avec du contenu en plus. Dont un énième mode « Battle Royale »

Malgré ça, j’en retiens quand même des choses intéressantes. Dont Deathloop, la nouvelle production des frenchies de chez Arkane Studios (Dishonored). Et qui m’intéresse juste par le passif du studio, et surtout son concept qui n’est pas sans rappeler le film fort sympathique Edge of Tomorrow (2014). Le « plus bourrin que ça tu meurs » Doom Eternal. Wolfenstein Young Blood et son trailer sur fond de Synthwave qui me fait du bien aux oreilles. Et Ghost Wire Tokyo qui au-delà du fait qu’il soit développé par les mêmes derrières la saga The Evil Within (Shinji Mikami), m’a marqué par la simple présence de Ikumi Nakamura et sa joie de vivre qui a conquis le cœur de nombreuses personnes, dont le mien.

Devolver Digital

Si il y a bien une seule conférence à regarder de cet E3 2019, c’est bien celle de Devolver ne serait-ce que pour le spectacle. Portée par une Mahria Zook et sa clique tous plus déchainés que jamais, et qui pour la 3ème année consécutive se sont ouvertement moqué des autres constructeurs avec le sarcasme, le sang, et l’absence de langue de bois qu’on leur connait. Ils se sont même permis de parodier le format des Nintendo Direct et du State of Play de PlayStation afin d’en faire leur propre Devolver Direct.

Pourtant, je ne retiendrai qu’un seul de leurs titres. Le « jeu d’horreur inversé » Carrion. Où on y incarne une créature qui a pour simple objectif de dévorer tout ce qui se trouve sur son chemin. Original.

Ubisoft

Une conférence en demi-teinte pour moi. Même si j’ai bien aimé le Assassin’s Creed Symphony au début. D’ailleurs, aucun jeu de cette licence n’y a été présenté ce qui est une première depuis un bon moment.

Peu de surprises ne serait-ce qu’au niveau des licences, ou par le fait que (encore une fois) le plus gros de leurs annonces avaient déjà fuitées peu avant l’E3. Des jeux présents l’année dernière et dont je ne comprends pas l’absence ici. Comme Skull & Bones, et aussi ceux de Michel Ancel que sont Wild et Beyond Good & Evil 2. Une flopée de jeux estampillés « Tom Clancy’s » dont presque toutes leurs licences respectives ont été représentées sauf Splinter Cell à mon plus grand regret. Et dont je commence à me faire à l’idée qu’on ne reverra jamais dans un nouvel opus

Et c’est surtout qu’aucun jeu ne m’intéresse réellement chez eux. Pas même le Watch Dogs Legion qui a l’air plutôt ambitieux s’il tient ses promesses avec le fait d’incarner n’importe quel PNJ (dont une Mamie rien que ça). Et qui lui, a du Gameplay contrairement à beaucoup (trop) de jeux de cet E3. Bon à la limite, il y a l’espèce de Zelda à la Ubisoft qu’est Gods & Monsters que je vais surveiller.

Square Enix

Conférence sympathique, devant beaucoup à FF7 Remake qui a enfin une date de sortie fixée pour le 3 Mars 2020. Du moins pour sa première partie centrée sur la région de Midgard. J’espère pour les fans que cette nouvelle version tiendra ses promesses, ne sera pas trop tronqué en termes de contenu, et ne sera pas non plus à un prix trop abusif pour les parties restantes (contrairement à son collector coûtant au moins 2 bras).

J’en retiendrai aussi Oninaki qui m’avait déjà fait une bonne impression lors de sa première présentation au Nintendo Direct de Février.

On a enfin du voir ce que donnait le projet Avengers annoncé depuis l’année dernière au moins. Et je suis à la fois emballé et mitigé. Le jeu est pas vilain et à l’air de respecter l’ambiance Marvel, mais je n’arrive pas à me faire aux chara-design des protagonistes incarnant les Avengers dans jeu. Qu’ils n’aient pas la même tête que ceux des acteurs du MCU ça je peux comprendre pour une raison de droits sûrement. Mais ça n’enlève rien au fait qu’ils n’aient pas la moitié de leur charisme. À part Hulk / Banner qui s’en sort à peu près bien.

Nintendo

Certainement le meilleur Nintendo Direct E3 de l’ère Switch. Riche en annonces sur certains jeux très attendus, même si quelques absents sont à noter comme Bayonetta 3 pour ne citer que lui. Direct qui avait commencé par du Smash Ultimate avec les persos de Dragon Quest, confirmant par la même occasion les rumeurs à son sujet. Et l’arrivée de Banjo-Kazooie qui a mis tout le monde d’accord si j’en crois la vidéo réaction ci-dessous.

On a enfin vu du concret pour Luigi Mansion 3 qui intégrera cette fois du coop et dont j’en reparlerai parmi les jeux testés à cet E3. On a revu Link’s Awakening auquel j’ai également joué, et qui sort pile le jour de mon anniversaire le 20 Septembre 2019. 🎂

« L’exploit » aussi d’avoir porté un jeu tel que The Witcher 3 sur Switch. Et dont je m’attendais à bien pire visuellement même si certaines textures passent moyennement sur la version Nintendo. Astral Chain qui me botte encore un peu plus. L’inévitable Mario & Sonic aux JO de Tokyo 2020. Enfin le fameux Animal Crossing Switch nommé New Horizons.

Et pour finir, la « suite » de The Legend of Zelda : Breath of the Wild que je ne pensais pas voir aussi tôt, et dont je me garde de dire quoi que ce soit avant l’article Top 10 à venir d’ici quelques jours, et dans lequel il figurera.

Voila pour mon avis sur les conférences vues. Excluant le EA Play, le VR Showcase et le PC Gamng Show. D’ailleurs si je devais faire mon ordre de préférences des conférences, cela donnerait : Nintendo > Microsoft > Square Enix > Devolver > Ubisoft > Bethesda.

À suivre au prochain article, mon Top 10 des jeux de l’E3 et ma conclusion générale.