[Cinéma] Critique – Godzilla 2 : Roi des Monstres

ll y a 5 ans sortait le reboot de Godzilla. Film qui a donné naissance au « MonsterVerse » et ayant engendré Kong : Skull Island en 2017. Voyons voir ce que donne le 3ème film de cet univers cinématographique et suite directe du film de 2014. Où la plus atomique des créatures vivantes devra défendre son titre de Roi des Monstres face à des créatures au moins aussi dangereuses que lui.

2014 vs 2019

Pour revenir rapidement sur le précédent volet par Gareth Edwards, je l’avais plutôt apprécié même si paradoxalement il m’avait beaucoup frustré. Trop de temps pour se lancer, et une première apparition de Godzilla au bout de 1h montre en main. Même si les rares moments où on le voyait en valaient très largement le coup. Ce film s’étant davantage focalisé sur des protagonistes au traitement assez inégal, au détriment des monstres qui sont la raison même pour laquelle on veut voir ce genre de film. Au final, j’ai eu le sentiment de ne pas en avoir assez vu.

La version de 2019 quant à elle, corrige le tir et s’impose davantage en termes de démesure, de rythme et surtout d’intensité. Sans toutefois être parfait, notamment au niveau du casting et de certains choix scénaristiques. Mais je vais y revenir.

On ne plaisante pas avec Mère Nature

Là où les Titans passent, les villes trépassent. Et le ton est déjà donné en début de film en nous montrant les ruines d’un San Francisco post-apocalyptique, 5 ans après le déchaînement entre Godzilla et les Mutos qui ont ravagé les lieux.

Et dans ce film, c’est encore pire. Puisque c’est l’Humanité toute entière qui est concernée par la menace de plusieurs Titans, et qui risquent purement et simplement l’extinction. Menace qui est retranscrite avec brio à l’écran, où des villes entières se font balayer par un simple battement d’ailes de Rodan pour ne citer que cet exemple vue dans les trailers. Il y a aussi un aspect « survie » que j’ai beaucoup apprécié. Avec ces pauvres gens qui tentent désespérément de fuir ou de survivre à cette apocalypse.

Le tout servi par une esthétique maitrisée avec quelques plans tout simplement somptueux, et une palette de couleurs associée à chaque créature. Cela fait écho à la photographie déjà excellente d’Edwards dans le film antérieur. Qui avait eu l’excellente idée de filmer la plupart des scènes à hauteur d’homme afin d’accentuer le gigantisme de ces créatures. Un bon moyen de rappeler l’impuissance de l’homme face au déchaînement de la nature. Qui malgré tous ses efforts militaires ou non, n’est au final rien de plus qu’un simple spectateur.

L’Attaque des Titans

Ce film aura vu le retour de quelques créatures mythiques du lore de la saga. Et dont je n’avais jamais entendu parler avant d’aller le voir. À défaut d’évoquer leurs origines mythologiques, je vais plutôt revenir sur l’impression qu’ils m’ont donnée.

Certains Titans ont été moins mis en avant que d’autres. C’est notamment le cas de la mite géante Mothra, qui est le premier d’entre eux que l’on aperçoit dans le film en tant que larve. Et bien qu’il soit moins offensif et dangereux que les autres, il n’en reste pas moins un Titan important surtout pour Godzilla en personne.

Vient ensuite le ptéranodon géant Rodan. Qui en plus d’avoir eu droit à l’une des entrées en scène les plus stylés du film, nous a fait une impressionnante démonstration de son potentiel destructeur et de son agilité. Vaut mieux ne pas voler trop près de lui

Et que dire du rival naturel du Roi des Monstres qu’est Ghidorah. Le « foudroyant » dragon tricéphale et sacré dure à cuire par son statut d’Hydre, dont chacune de ses apparitions est synonyme de danger absolu aussi bien pour les humains que pour Godzilla lui-même. D’ailleurs, leurs face-à-face respectifs sont tous dantesques.

Tout ça pour dire que globalement, j’ai trouvé la CGI opérée sur les monstres (et le reste) très réussis. Que ce soit par leur design ou leurs affrontements d’une intensité jamais vue à ce jour dans un film du genre (à part peut-être dans le premier Pacific Rim).

Le Roi Godzilla

Bien évidemment, je ne pouvais pas ne pas parler de celui qui donne son nom au film, et aussi à cette saga (vieille de 65 ans et 33 films en comptant celui-ci) de surcroit. Cette fois-ci, Godzilla  a eu l’exposition qui lui faisait cruellement défaut dans le précédent volet. On le voit suffisamment et chacune de ses apparitions sont excellentes.

Avec son cri assourdissant caractéristique qui justifie à lui seul le fait de voir le film dans une salle de cinéma afin de profiter au mieux de l’excellente ambiance sonore. Son souffle atomique dévastateur, et bien plus encore. C’est à se demander comment Kong va bien pouvoir lui tenir tête dans Godzilla vs. Kong sortant l’année prochaine. Il y a pas à dire, ce Roi des Monstres a été iconisé de la plus belles des manières, encore mieux qu’en 2014.

Iconisation qui se poursuit à travers la bande-son composée par Bear McCreary (God of War PS4, Outlander, The Walking Dead, etc). Très plaisante à écouter et renforçant le côté « bestial » du film avec des  sonorités tribales accentuées par les tambours et trompettes. Et avec quelques chœurs et cris Japonais par-dessus certaines pistes en hommage aux origines nipponnes du Kaijū.

La seule chose que je regrette à propos de ce Godzilla, c’est qu’il soit quasi systématiquement utilisé pour désamorcer des situations qui de base étaient critiques. Tant qu’on sait qu’il est dans le coin, on ne s’inquiète jamais réellement du sort des personnages principaux. À 2-3 exceptions près.

Distribution

Le film précédent ne m’avait pas particulièrement marqué au niveau des acteurs (à quelques exceptions près). Ici, c’est un peu mieux mais ça ne vole pas très haut la plupart du temps.

À l’image de cette famille déchirée suite aux évènements de 2014, qui est au cœur de l’intrigue du film. Composé de la jeune et convaincante Millie Bobby Brown en tant que Maddie Russel, qui brille par sa débrouillardise. Vera Farmiga qu’on va vite apprendre à détester dans son rôle de Dr. Emma Russell, et qui fait des choix complètement stupides le long du film. Et de Kyle Chandler incarnant Mark, père de la première et ex-mari de la seconde. Prêt à tout pour retrouver sa famille malgré son contentieux avec Godzilla. Du classique.

En revanche, j’ai beaucoup aimé la prestation de Charles Dance en tant que colonel Alan Jonah. Un antagoniste aux méthodes certes radicales, mais plus ambigu qu’on pourrait l’imaginer. Il faut dire que le charisme naturel de l’acteur aide beaucoup.

Ce film marque le retour du Dr. Ishiro Serizawa incarné à nouveau par Ken Watanabe. Toujours aussi adorateur des monstres, et qui aura cette fois un rôle crucial à jouer dans cette bataille. On lui doit également l’une des scènes les plus poignantes du film dont je n’en dirais pas davantage pour ne pas spoiler.

Un message pertinent que fait passer ce film, c’est que malgré la présence de nombreux monstres à l’écran, les humains peuvent se montrer tout aussi monstrueux si ce n’est plus dans leurs agissements et leur façon de penser. Exactement comme l’a souligné Maddie au travers d’une simple phrase qu’elle lâche dans le film à destination d’une certaine personne.

 

Conclusion

Le résultat n’est certes pas parfait mais au moins on a eu ce qu’on voulait avec un film monstrueusement titanesque. Un rythmé efrénné qui laisse peu de répit en termes d’action. Une présence plus marquée des monstres et d’un Godzilla plus puissant que jamais à l’écran, avec des scènes d’affrontements d’anthologie dont on s’en souviendra longtemps.

On en viendrait presque à oublier le casting tout juste correct, certaines facilités scénaristiques et un manque de suspense et d’originalité. En tout cas si les prochains films de ce MonsterVerse sont au moins dans la même lignée (en corrigeant les défauts cités), je marche.

[Cinéma] Critique – Avengers : Endgame

Second acte de cette Guerre de l’Infinité, renommé Endgame pour l’occasion. Et le climax de ce Marvel Cinematic Universe (MCU) qui dure depuis 11 ans et 21 films à ce jour. Voici sans plus tarder mon avis sur ce 4ème et ultime opus des Avengers.

PS : Cette critique fait suite à celle de Infinity War (que je serais obligé de spoiler ici) à lire au préalable si ce n’est pas encore le cas. Et il y aura une section spoilers pour Endgame indiquée en fin d’article.

« Fin du Game » pour les Avengers ?

Après que Thanos ait réalisé l’impensable, réduire en poussière la moitié des espèces vivantes de l’Univers en un claquement de doigts, la moitié restante de l’humanité a sombré progressivement dans le désespoir. Et c’est un aspect que j’ai trouvé très bien traité durant la première partie du film.

Et bien qu’on ait eu quelques aperçus des conséquences de cet acte, j’aurais aimé en voir un peu plus et pas seulement du point de vue des Avengers. Ces derniers que l’on sent plus déterminés que jamais (sauf pour l’un d’entre eux au début) pour prendre leur revanche. D’ailleurs j’ai été assez déçu de ce match retour en début de film. Que j’ai trouvé expéditif pour ne pas en dire plus.

Entre évolution et déconstruction

Puis vient la seconde partie du film qui se concentre davantage sur le contexte post-apocalyptique et l’évolution de certains personnages. En particulier ces deux-là que sont Thor et Bruce Banner. Pour le Dieu du Tonnerre, j’ai trouvé son traitement à la fois hilarant, compréhensible, mais surtout exagéré. Pour Banner, c’était pour moi l’évolution logique du conflit qui l’opposait à Hulk suite à sa déculottée face à Thanos dans Infinity War (que je vais abréger en « IW« ). Même si je regrette d’une part que ça soit évoqué qu’en hors-champ, et que d’autre part, qu’il n’ait pas tenté de faire une chose que j’attendais de lui durant la bataille finale.

Ce film marque aussi le retour de Clint Barton / Hawkeye qu’on n’avait pas revu depuis le film Captain America : Civil War. Qui pour moi, était un des Avengers les moins intéressants. Mais Endgame m’a fait changer d’avis à son sujet. Plus classe mais aussi plus torturé. On comprend son basculement en tant que « Ronin » (durant une scène au Japon que j’ai trouvé très stylée, bien que courte), ainsi que ses motivations suite à ce qui lui est arrivé durant la toute première scène qui fut très intense.

Seul bémol, sa relation avec Natasha Romanoff que j’ai trouvé pas très bien amenée malgré le fait qu’ils aient tous deux un passif en commun (qui sera surement détaillé dans le film annoncé sur Black Widow). Et qui fait que la scène « clé » entre ces deux-là manquait d’impact (sans mauvais jeux de mots) pour moi. Ça aurait été plus intéressant de le faire avec Hulk déjà parce qu’il est solo, et qu’une romance avait déjà été amorcée entre lui et Natasha.

Une venue providentielle ?

Scott Lang / Ant Man est certainement un des personnages les plus importants de ce film. Ayant réussi à trouver une échappatoire suite aux évènements du film Ant-Man et la Guêpe, c’est lui qui recentrera les enjeux du film. Pour le dire autrement, sans sa réapparition, l’intrigue se serait terminée au bout de 20 minutes. Et j’ai beaucoup aimé la partie où il constate l’étendue des dégâts post-Thanos dans sa ville natale.

Énorme déception pour Captain Marvel que l’on voit à peine. Même si c’est pour une raison qu’elle explique elle-même au début du film et qui est difficile à contredire. Alors que c’était un des personnages que j’avais le plus envie de voir à l’œuvre suite à l’appel de détresse de Nick Fury lui étant destiné à la fin d’IW. Alors oui elle est très puissante (voire trop), mais ça s’arrête là. C’est triste à dire mais si elle n’était pas dans le film, ça n’aurait presque rien changé à la donne. Et pour ne rien arranger, je l’ai trouvé assez antipathique et arrogante.

Thanos tout-puissant

Et qu’en est-il du personnage qui avait porté à lui seul le film précédent ? Pour ma part, j’ai trouvé décevante la manière dont il a été traité ici. Et bien qu’il ne perde pas en prestance et en charisme, il perd beaucoup en complexité et en profondeur. Et le fameux match retour dans lequel il était impliqué n’aide pas. Je reviendrai sur son cas (et à d’autres) dans la partie spoilers.

En vrac

Avant de conclure et de spoiler, je voulais revenir sur 2-3 aspects du film.

En premier lieu, la communication autour de celui-ci. Je salue les têtes pensantes de chez Marvel Studios qui ont été suffisamment malins pour ne quasiment rien révéler du film au sein de leurs 2 bandes annonces. Chose assez rare de nos jours et dont certains devraient en prendre de la graine.

En revanche, je ne crois pas que ce fut la meilleure des idées d’avoir dévoilé Spider-Man : Far From Home avant la sortie d’Endgame. Puisque l’acteur Tom Holland qui joue le rôle-titre, était parti en fumé dans IW. Ça tue l’effet de surprise et on se doute bien qu’on reverrait l’araignée d’une manière ou d’une autre dans Endgame. Restait juste à savoir comment.

Esthétiquement parlant, on reste dans la continuité d’IW. Avec une photographie et des effets visuels qui font le café (en particulier durant les scènes spatiales), des affrontements assez bien chorégraphiés malgré le fait qu’ils soient moins nombreux. Et un combat final spectaculaire qui m’a procuré des frissons et trônant facilement parmi les plus beaux de tout le MCU.

Néanmoins en termes de rythme, d’enjeux et d’intensité, IW reste au-dessus. Il est de toute manière très différent d’Endgame qui se veut plus contemplatif et focalisé davantage sur les protagonistes au détriment de l’action et du spectacle. J’ai aussi trouvé qu’il y avait moins de prises de risques et quelques facilités scénaristiques dont je reparlerai.

Et si il y a bien un film du MCU qui nécessite d’en avoir vu un maximum de cet univers cinématographique, c’est bien Endgame. On y voit énormément de clins d’œil aux films antérieurs qui passeront facilement à côté des non-initiés lors de certaines scènes. Un fan-service très présent mais qui ne m’a pas dérangé plus que ça au vu du statut conclusif de cet Avengers.

Conclusion

Si je devais résumer ce film en deux mots, ça serait émouvant et dramatique. Avengers Endgame m’aura fait frissonner, rire, et presque pleurer. Pourtant, il m’aura moins marqué qu’IW. La faute à des personnages au traitement assez inégaux voire discutables pour certains, des enjeux moins forts, et un Thanos qui a perdu de sa superbe.

En revanche, en tant que conclusion de tout ce qui a été fait sur le MCU jusqu’à présent, je ne sais pas comment il aurait été possible de faire mieux. Et c’est peut être comme ça qu’il faut voir çe Endgame. Comme un hommage et un magnifique cadeau d’adieu à tous ceux qui ont suivi les aventures des Avengers durant toutes ces années, et qu’on aime « plus que 3 x 1000 ». Et bien que le livre ne soit pas complètement fermé, c’est tout un pan de l’histoire des films de super-héros qui se clôt ici. La fin d’une ère et le début d’une nouvelle…

 

 

ZONE SPOILERS

À partir de là, je vais spoiler sans vergogne afin d’évoquer certains points du film avec plus de détails. Si vous êtes encore là et que vous comptiez voir Endgame, n’allez pas plus loin (sauf si vous voulez commenter) et revenez ici dès que vous l’aurez vu.

Endgame a donc choisi de partir sur la base du voyage dans le temps. Chose inévitable vu que Thanos a détruit les pierres et que seul un voyage dans le passé (grâce au retour de Ant Man) permettrait de les récupérer et ainsi réparer son geste. Un pari risqué sachant que les films traitant du sujet (que les personnages ne se privent pas de leur lancer des petites piques) partent mal d’office à cause du fameux “paradoxe du grand-père” mettant à mal toute cohérence scénaristique d’entrée de jeu.

Sauf qu’ici, il est clairement expliqué par Banner qu’une modification dans le passé n’altérait en rien son propre futur. Cela aura juste pour effet de créer une nouvelle ligne temporelle. Et j’ai trouvé ça plutôt malin pour le coup. Raison pour laquelle la Nebula actuelle ne “disparaît” pas lorsqu’elle tue à bout portant sa version du passé. Récupérer les pierres à travers les époques, revenir dans le présent et claquer des doigts à nouveau, et les remettre à leur place une fois fait. Simple sur le papier, mais comme l’a dit Tony “Quand on provoque le temps, il finit par se venger”.

Plus haut j’avais évoqué des facilités scénaristiques parmi les défauts du film. Et il y a 3 exemples qui me viennent en tête. Le fait qu’au début, les Avengers débusquent la cachette de Thanos sans aucune difficulté. Tony Stark qui trouve l’équation du voyage dans le temps en quelques secondes. Et les interférences entre la Nebula du passée et du futur qui permettent au Thanos du passé de connaître le plan des Avengers (et son propre futur en passant). Alors certes il faut bien que l’intrigue avance d’une manière ou d’une autre, mais pour le coup j’ai trouvé ça beaucoup trop simple.

Revenons sur Thanos justement. Et bien que j’ai été déçu du match retour qui a conduit à sa décapitation par un Thor qui a enfin « visé la tête », avec du recul cela fait sens. Ce Thanos là a réussi son but et se fiche éperdument de mourir. Quel intérêt aurait-il à se battre à nouveau ? D’autant plus qu’il a été suffisamment malin et préventif pour détruire les Pierres de l’Infini au cas où d’autres (comme les Avengers) voudraient les réutiliser pour réparer son geste.

Par contre là où j’ai vraiment été déçu du personnage, c’est durant la dernière partie du film juste avant l’affrontement final. Avec un Thanos du passé qui n’est ni plus ni moins qu’un gros bourrin qui veut juste tout détruire. Le leitmotiv du méchant de base en somme. Alors que dans IW, la motivation première de son geste était pour le bien des espèces restantes. C’est à ce moment précis que le Titan Fou a perdu de sa superbe pour moi.

J’ai aussi envie de reparler de Thor, ou plutôt de “Thor Lebowski” comme Tony Stark le surnomme. Beaucoup ont été déçus de son traitement mais il faut se mettre à sa place. Il a perdu ses parents, puis le royaume d’Ásgard , puis Heimdall et Loki tués par Thanos, et il a perdu une première fois face au claquement de doigts de ce dernier. Désespéré, il revient pour lui trancher la tête et constate que ça n’a rien changé à la donne. Il y a largement de quoi être dépressif après ça. Même si ce n’était pas nécessaire d’exagérer autant avec le côté boulimique. Tout ça pour dire qu’avant d’être le Dieu du Tonnerre, Thor est avant tout un homme qui peut avoir ses moments de faiblesse. Et sa mère qu’il revoit une dernière fois dans une scène assez touchante dans le passé, est là pour le lui rappeler.

Et pour Banner qui est dorénavant “Professeur Hulk”, c’est pareil ou presque. Sa défaite face à Thanos au début d’IW fut tellement cinglante que le Hulk d’ordinaire violent et un peu bêta sur les bords, en a perdu la volonté de se battre. Ça ne pouvait pas continuer ainsi pour Banner qui a choisi de fusionner son esprit et son intelligence, avec la force de Hulk. Et ainsi ne plus avoir à passer de l’un à l’autre systématiquement. C’est d’ailleurs cette apparence qui lui permettra de faire sans risquer sa peau, le claquement de doigts inversé qui ramènera tous les disparus d’IW. Mais même après ce geste héroïque, j’aurais aimé qu’il prenne sa revanche contre le Thanos du passé à la fin même si il n’était pas totalement en état de le faire.

S’il y a bien une personne que je n’aurais pas vu clamser, c’est bien Natasha qui s’est laissée mourir face à un Clint auquel elle était visiblement très attachée. Et étant aussi déterminé qu’elle à se sacrifier. Le tout durant une scène poignante et très similaire à celle ou Thanos tue Gamora pour obtenir la Pierre de l’Âme dans IW. Elle qui n’avait jamais eu de vraie famille à part les Avengers et qui avait pris leur lead durant les 5 années qui ont suivi, je pense que Black Widow aurait mérité une meilleure fin.

Et enfin Il y a deux Avengers dont je n’avais pas encore parlé jusqu’ici. D’abord Steve Rogers (que je préférais avec la barbe d’IW). Leader dans l’âme, toujours droit dans ses bottes et qui ne baisse jamais les bras même lorsque tout semble perdu. Et c’est peut être cet aspect de sa personnalité plus son vécu des différents films, qui ont contribué à lui rendre digne de manier lui aussi le marteau de Thor Mjolnir (et Stormbreaker). D’ailleurs, son 1 vs 1 face à Thanos où il l’utilise conjointement avec son bouclier fut un régal pour les yeux. Et à cet accomplissement spirituel s’ajoute aussi un accomplissement personnel. Puisqu’il a enfin pu refaire sa vie dans le passé avec la Miss Carter à qui il lui devait cette fameuse « danse » dans le tout premier film Captain America.

Le second est bien évidemment ce cher Tony Stark. Qui clôt majestueusement son existence comme il l’a débuté dans son tout premier film, avec sa propre réplique désormais culte : « Je suis Iron Man ». Et même si sa mort était à prévoir, elle fut très émouvante  surtout avec les obsèques qui ont suivi et rassemblant tous les personnages clés du MCU. Merci pour tout Tony, tu vas nous manquer… 🥀

[Cinéma] Critique – Glass

L’ultime volet d’une trilogie surprise que personne n’attendait. Initiée avec le film Incassable / Unbreakable 19 ans plus tôt, et suivi par Split en 2017. Est-ce que Glass est la conclusion que cette saga mérite ?

PS : Et histoire de se mettre dans l’ambiance, je vous propose de lire cette critique en écoutant ceci. Bonne lecture. 😉

Avant-propos

À ce jour, j’ai vu 6 films de Mr Night Shyamalan. Réalisateur connu pour ses twists difficilement prévisibles. Dont celui dans un de mes favoris de sa filmographie qu’est Sixième Sens (1999). Qui comporte un twist final d’une importance telle qu’il change à tout jamais la manière dont ce film sera perçu après (re)visionnage. Autant dire qu’il ne faut surtout pas le spoiler ou se le faire spoiler. J’avais également un souvenir assez marqué de Signes (2002) avec une ambiance assez oppressante qui ne faisait pas du bien au gosse que j’étais à l’époque. Puis j’ai vu After Earth (2013), qui fut extrêmement décevant.

Les 3 films restants sont donc ceux de cette trilogie qui s’est étendue sur presque deux décennies. D’abord Incassable que j’ai beaucoup aimé et qui se place juste derrière Sixième Sens en matière de préférence. Puis Split, pas mauvais mais que j’ai moins aimé. Et celui qui fait l’objet de cette critique, Glass.

Remise en contexte

Mais avant d’en parler, il est pour moi nécessaire afin de comprendre les enjeux de Glass, de recontextualiser les choses en spoilant allègrement les 2 précédents films de cette trilogie. Si vous ne les avez pas encore vus, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Dans Incassable, David Dunn était l’unique survivant d’un terrible accident de train survenu au début du film. Mais le plus incroyable au-delà de sa survie, était le fait qu’il s’en soit sorti complètement indemne. Sans aucune séquelle ni égratignure. Et on apprendra plus tard que David n’a jamais été ni blessé, ni malade. Un homme littéralement “incassable” comme le film éponyme.

Et c’est justement ce genre d’individu que recherchait désespérément Elijah Price. Un fanatique de Bandes Dessinés / Comics, convaincu que les Super-Héros existent bel et bien dans le vrai monde. Sauf que contrairement à David, c’est un homme “cassable” car atteint d’un handicap rare appelé ostéogenèse imparfaite. Plus connu en tant que “maladie des os de verre”. Et c’est pour trouver son exact opposé comme dans les Comics, et par la même occasion « trouver sa place dans ce monde » selon ses propres dires, qu’il a perpétré de multiples attentats dont ce fameux accident de train qui a révélé David aux yeux du monde entier. À ce moment précis, le Super-Vilain Mr. Glass avait enfin trouvé son rival Super-Héros qu’il recherchait depuis si longtemps.

Split quant à lui racontait l’histoire de Dennis, de son vrai nom Kevin Wendell Crumb alias “La Horde”. Un imprévisible et dangereux individu atteint d’un trouble dissociatif de l’identité. Plus connu sous l’appellation de trouble de la personnalité multiple. Et lors de la toute dernière scène, on revoit le David d’Incassable mentionner le pseudonyme de Mr. Glass. Confirmant que ces 2 films se déroulaient bel et bien dans le même univers. Il ne restait plus qu’à attendre la suite qui allait faire le lien entre-eux et que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Glass.

Mr. Glass ou le « Bonhomme qui casse »

Les 3 films de cette trilogie partagent un point commun assez intéressant. Leurs titres sont intrinsèquement liés à la nature des personnages principaux qui jouent dedans. Incassable était le film de David Dunn pour les raisons que j’ai expliqués plus haut (même si Mr Glass y tient un rôle important). Split quant à lui est celui de Kevin, tout simplement car le titre peut se traduire en français par “fracture” ou “fissure”. Ce qui est une traduction de son état mental. Un homme fracturé psychologiquement à cause de ses 24 personnalités.

Il était donc tout naturel qu’Elijah Price ait aussi un film dédié. Puisque Glass est la traduction du mot “Verre”. Ce qui est la caractéristique même de ce personnage qui est littéralement un “homme de verre”. Et bien qu’il y soit mis en avant un peu tard, et pas au top de sa forme durant une grosse partie du film, c’est sur ce grand manitou que reposent les principaux enjeux du scénario. Et on le comprend au moment d’une révélation d’une importance capitale vers le milieu du film, qui fait que David et Kevin sont “liés” à cause de lui.

Ce Mr. Glass est à nouveau incarné par Samuel L. Jackson presque 20 ans plus tard. Et même si je préfère sa performance dans Incassable, il reste aussi incisif et charismatique que d’habitude. Et on comprend très vite qu’il ne vaut mieux ne pas le quitter des yeux et encore moins le sous-estimer. Car il est aussi dangereux que son corps est fragile. D’ailleurs, c’est le bon moment pour parler de la distribution de ce film.

Distribution

En plus d’avoir un casting qui vaut son pesant de cacahuètes, ce Glass se paye une distribution plus que correcte même si certains acteurs sont moins mis en avant que d’autres.

Bruce Willis qui ne nous avait pas habitués à d’excellents rôles ces dernières années se rattrape en se réappropriant son personnage de David, qui a fini par s’accepter et est devenu le Super-héros local. Mais comme pour Jackson, je l’ai préféré dans le premier film même si on le sens bien impliqué dans son rôle. En tant que “Superviseur” comme on le surnomme, et aussi lors de ses face à face contre “La Bête” de Kevin. Malheureusement, on ne le voit pas assez à l’écran.

Tout comme dans Split, la prestation de McAvoy est une des plus grandes qualités de Glass et mériterait un Oscar à elle seule. Et même si elle est moins marquante que dans ce dernier d’abord parce que l’effet de surprise est passé par là, mais aussi car il n’est plus tout seul à porter le film, elle reste impressionnante. C’est toujours aussi grisant de le voir basculer aussi naturellement d’une personnalité à l’autre en changeant son langage corporel, son accent, ou encore ses expressions faciales parfois dans la même scène. Un vrai caméléon.

Il est même encore plus menaçant qu’avant en tant que « La Bête« . Rien que physiquement, on sent que McAvoy s’est préparé pour le rôle. Le seul bémol est que je trouve qu’il prend légèrement trop de place par rapport à Elijah et David.

Anya Taylor-Joy qui avait le rôle principal dans Split en tant que Casey Cooke, est moins mise en avant ici. Chose étrange puisque connaissant son passif avec Kevin, c’est certainement la personne qui le connaît le mieux. Elle a donc un rôle crucial à jouer que ses apparitions peu nombreuses à l’écran ne rendent pas honneur.

Constat similaire pour Spencer Treat Clark, qui incarne à nouveau Joseph le fils de David et qui a bien grandi depuis. Par contre pour la mère d’Elijah comment dire…

Sarah Paulson quant à elle, incarne Ellie Staple. Une psychiatre très convaincante et déterminée à faire taire l’existence de « ces êtres qui se prétendent extraordinaires” selon elle. En commençant par tenter de convaincre David, Kevin et Elijah, qu’ils sont atteints de mégalomanie et que leurs capacités surhumaines ne sont qu’illusion et facilement explicables scientifiquement parlant.

Un film de Super-Héros “réaliste”

Glass tout comme ses prédécesseurs, est un mélange de 2 genres. Le « Thriller-Fantastique » qui est prédominant, et celui qui va nous intéresser le genre « Super-Héroïque ». Mais pour ce dernier, ce n’est pas au sens où on l’entend. Avec des déluges d’effets visuels et des pouvoirs magiques pour certains personnages comme c’est le cas chez les films DC ou Marvel.

Ici, on reste dans un cadre plus réaliste et “terre-à-terre” avec des gens comme vous et moi, qui se distinguent des autres par des attributs uniques ou des capacités surhumaines. Qui selon le point de vue de chacun, peuvent effectivement être perçus comme des Supers-Pouvoirs.

Avec d’abord Mr. Glass, qui compense sa fragilité osseuse par sa très grande intelligence et son habileté. Puis Kevin, qui abrite en lui 24 personnalités différentes dont une bestiale qui à défaut de le transformer intégralement comme ça serait le cas pour un Loup Garou, le fait se comporter comme une bête sauvage et lui octroie au passage une très grande force physique.

Et enfin David, qui lui a tout du Super-Héros idéal. Naturellement doté d’une force herculéenne, d’une résistance hors du commun, et de la capacité d’avoir des “visions” du passé de toutes les personnes qu’il touche. Sans parler de son grand sens de la justice. C’est aussi le seul individu qui peut faire physiquement face à La Bête.

En tout cas, j’apprécie le parti pris de Shyamalan de nous proposer un tel rafraichissement au milieu d’une flopée de films de Super-Héros qui se ressemblent beaucoup trop sur le fond pour la plupart, et qui représentent  une très grande part de la production cinématographique d’aujourd’hui.

Conclusion

Non seulement Glass est un très bon cru pour ma part, mais en plus de cela il conclut brillamment cette trilogie qui je l’espère, entrera dans la postérité.

Avec un rythme certes lent, mais maitrisé et qui tient en haleine. Une jolie bande son qui emprunte quelques thèmes phares d’Incassable. Un casting globalement très correct malgré la dominance de McAvoy à l’écran. Et une mise en scène efficace et qui va à l’essentiel surtout lors des scènes d’action.

Le seul élément qui m’a posé problème étant la fin du film que j’ai trouvé très frustrante. Mais rien que sur sa manière d’aborder la question des Super-Héros au sein d’une société comme la nôtre, il mérite d’être vu.

Bilan 2018 (3/4) – Récap Cinéma / Animes / Séries

Bilan (1/4)(2/4)

3ème et avant dernière partie de mon Bilan annuel, cette fois centré sur le 7ème art avec mon degré d’appréciation des films que j’ai vu au ciné en 2018, mais aussi un avis rapide sur les séries et animes vus cette année. 🎬

Et comme pour le bilan JV, chacune des œuvres ici présentes peuvent faire l’objet d’un article dédié dans le futur.

Films de 2018

Top 5 films 2018 👍

5) Astérix : Le Secret de la potion magique [7/10]
4) Mission : Impossible – Fallout [8/10]
3) Les Indestructibles 2 [9/10]
2) Avengers : Infinity War [9/10]
1) Spider-Man : New Generation [9/10]

Flop 5 films 2018 👎

5) Ant-Man et la Guêpe [5/10]
4) Jurassic World : Fallen Kingdom [5/10]
3) Venom [5/10]
2) Tomb Raider [4/10]
1) Fullmetal Alchemist (Netflix) [4/10]

Mentions Honorables 👌

Black Panther [7/10]
Annihilation [7/10]
Ready Player One [6/10]
Deadpool 2 [7/10]
The Equalizer 2 [7/10]
Aquaman [7/10]

 

Animes vus en 2018

Devilman Crybaby

Anime de 10 épisodes ayant vu le jour en exclusivité sur Netflix en début d’année, et adaptation du manga éponyme et culte de 1972 par Go Nagai, ce fut pour moi un électrochoc

Pour me situer, je n’avais aucune connaissance de la mythologie Devilman avant de mater cette version. Mais ce que je peux en dire, c’est que c’est typiquement le genre d’anime qui non seulement ne plaira clairement pas à tout le monde, mais qui en plus n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Déjà à cause du parti pris visuel avec les effets de déformation caractéristique au style de Masaaki Yuasa, et les dessins ultra simplistes avec la quasi absence d’ombres sur les personnages. Mais surtout à cause des nombreuses scènes de sexe plus ou moins justifiées et l’extrême violence de l’anime. Mais au-delà ce ça, cet anime pousse à la réflexion sur la nature même de l’humanité. Laissant fortement sous-entendre que les démons ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Et que ce soit au niveau de l’OST et de sa réalisation globale, c’est du tout bon. Encore aujourd’hui, j’ai un souvenir particulièrement marqué des 3 derniers épisodes de la série. En particulier le 8 qui fut certainement un des plus tristes, durs et émouvants qu’il m’ait été donné de voir depuis très longtemps.

My Hero Academia – Saison 3

2018 aura été l’année où j’aurais débuté l’anime My Hero Academia. Un Shonen très sympathique que l’on compare souvent aux ténors du genre comme Naruto en son temps. Même si pour ma part après 3 saisons de visionnées d’une traite, il est encore trop tôt pour en juger. Voici mon bilan de la Saison 3 avec spoilers.

Excellente première moitié de saison marquée par les événements du camp d’entrainement, le sauvetage de Katchan, et le combat dantesque entre All Might et All for One. En revanche, j’ai trouvé la seconde moitié moins marquante avec l’examen du permis provisoire. Et çe, malgré les moments de bravoure des élèves de la Seconde A (et des autres élèves), qui ne cessent de progresser et d’évoluer en tant que héros.

Saison clôturé avec brio par l’affrontement inévitable entre Deku et Katchan. Épisode qui fut un pur délice à regarder et magnifiquement réalisé. Je le mets au moins dans le Top 3 des meilleurs fights de la série.

En bref, une bonne saison même si pour moi la S2 est au-dessus. À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore lu les scans. Mais j’ai entendu dire que le meilleur est à venir.

Shingeki No Kyojin – Saison 3

Une Saison beaucoup plus calme que les précédentes. Chose dont on aurait pu se douter pour peu qu’on connaisse le déroulement de l’intrigue, et à l’opening beaucoup moins épique que ceux d’avant. Les affrontements contre des titans ont laissé place à des combats d’homme à homme, et les intrigues politiques ont pris le dessus. Un changement de ton qui peut surprendre, mais qui était nécessaire. Et cela permet de développer davantage l’univers et les personnages, et de se focaliser sur autre chose que des titans.

L’animation est toujours aussi irréprochable. Je pense notamment à l’épisode 2 avec la course poursuite entre Livai et une vielle connaissance à lui qui est superbement animée. Et l’épisode 9 qui en plus d’être l’un des plus épiques de la saison, aura donné lieu à une des scènes les plus dégoutantes de tout l’anime avec une certaine créature. Ceux qui l’auront vu sauront de quoi je parle.

Et quelle ne fut pas ma déception quand j’ai appris que cette saison initialement annoncée avec 24 épisodes, ne s’est terminée qu’au 12ème et ne reprendra qu’en Avril 2019 avec un teasing qui annonce beaucoup plus d’action. Et je peux vous dire que pour quelqu’un comme moi qui suis à jour sur les scans et qui sait à peu près ce qui risque d’arriver, j’ai hâte comme c’est pas permis.

 

Gurren Lagann (2007)

Anime que je voulais regarder depuis très longtemps. Et je n’ai pas été déçu du voyage même si j’ai eu du mal à accrocher durant les 7 premiers épisodes. Ce n’est qu’à partir du 8ème suite à un certain évènement, que le tout prend d’un coup une tournure inattendue et a commencé à me scotcher jusqu’à la fin.

Cet anime est la définition même de la démesure et de l’epicness. J’ai eu du mal à me remettre de l’affrontement final gargantuesque (terme à peine exagéré). Sans parler de cette animation virevoltante, son OST Rock’n Roll comme il faut, et ses personnages hyper attachants qu’on se surprend à aimer pour certains, et à détester pour d’autres. Un classique tout simplement.

Séries de 2018

De base je ne suis pas quelqu’un qui regarde énormément de séries. La seule que j’aurais regardé cette année était les 2 saisons de Westworld.

Et ce fut une pépite. Avec un univers immense qui laisse entrevoir des possibilités insoupçonnés. Une OST magnifique que l’ont doit au compositeur de génie qu’est Ramin Djawadi.  Et un casting d’exception avec la sublime Evan Rachel Wood (Dolores), le déterminé Jeffrey Wright (Bernard), l’effrayant Ed Harris (L’homme en noir), la dangereuse Thandie Newton (Maeve) et Monsieur Anthony Hopkins (Dr. Robert Ford), qui portent la série à eux seuls. Il faudra juste se faire au rythme assez lent, et au fait que plusieurs temporalités se côtoient au sein d’un même épisode. Ce qui peut rendre le tout compliqué à suivre si on a pas la timeline sous la main.

La première saison plaçait tranquillement toutes les pièces sur son échiquier jusqu’à son final en apothéose. Et la seconde, sortie en 2018, était très largement au dessus. D’ailleurs une Saison 3 a été annoncée même si je me demande bien comment ils vont nous raconter ça vu tout ce qui s’est passé dans la 2.

Autres

1 image de film par jour jusqu'à la fin du mois. Défi inspiré par la blogueuse Lillysteria http://www.lillysteria.com/2017/06/juin-le-mois-du-film.html

Posted by Nindo64 on Tuesday, January 30, 2018

Sur Facebook, j’avais relevé le défi de poster une image de film par jour pendant 1 mois, en prenant en compte les critères de l’image ci-dessous.

Et comme pour les Jeux Vidéos, j’avais réalisé un bingo mais cette fois sur les animes que j’ai déjà vus toutes années confondues. Ça me fait penser qu’il faudrait que j’en fasse un sur les films tiens.

À suivre dans la Partie 4, mon récap des RS (FB, Twitter, Instagram) et la conclusion.

[Cinéma] Critique – Venom

Il aura fallu attendre 11 ans avant de revoir le plus dangereux des parasites en salles obscures. Mais cette fois-ci, sans Spiderman dont il est censé être un des plus grands rivaux. Voici ma critique ciné sur le film Venom. Dont on est loin de chanter les louanges alors qu’il est tout juste sorti. Et après visionnage, je comprends pourquoi…

Avant-Propos

La première et dernière fois que le symbiote a souri à pleines dents au cinéma, remonte à 2007 avec le très décrié Spiderman 3 de Sam Raimi. Une des principales raisons de cette levée de boucliers à l’époque, fut le traitement infligé au duo Eddie Brock / Venom.

Aujourd’hui, c’est Sony Pictures qui distribue le projet de cette origin-story. Comme ils l’ont fait avec les 2 volets des The Amazing Spider-Man de Marc Webb sortis en 2012 et 2014. Tant pis pour tous ceux qui rêvaient de voir Venom dans le Marvel Cinematic Universe.

Et histoire de me situer par rapport au film, j’ai pu le voir en avant-première le 8 Octobre (2 jours avant sa sortie officielle) au Pathé Gaumont de la Villette, en VOSTFR. Et en qualité IMAX 3D. D’ailleurs, cette séance était spéciale car étant la première d’une série de “Séances Geek” comme ils l’appellent. Inaugurée en compagnie du Vidéaste Captain Popcorn, et d’un Venom (presque) grandeur nature. L’ambiance dans la salle fut au rendez-vous et j’en garderai un meilleur souvenir que la séance elle-même

Venom, un personnage “attachant”

N’ayant pas lu les comics en question, j’ignore si le personnage est fidèle ou non au matériau d’origine. Mais ce que je peux en dire, c’est que ce binôme fonctionne parfaitement ici et demeure la plus grande qualité du film. Peut-être la seule d’ailleurs.

La créature en impose sous sa forme humanoïde, et rend bien à l’écran avec un aspect “organique” qui lui va bien mieux que le côté “plastoc” de Spiderman 3. Et contrairement à ce dernier film, Venom est un personnage à part entière avec une vraie personnalité. Il n’est pas que mortellement dangereux et friand de boyaux humains, le symbiote a aussi un humour qui fait souvent mouche, et se révèle être attachant de la manière la plus littérale qui soit.

Le personnage d’Eddie Brock en tant que reporter loser s’en sort assez bien. Tom Hardy a de toute manière la carrure, la dégaine et surtout le talent pour ce genre de rôle. Puis ce n’est pas comme si le dernier personnage iconique des comics qu’il a incarné était Bane dans The Dark Knight Rises (2012). Et il faut savoir que c’est lui qui double son alter-ego. Dit autrement, il se parle à lui-même durant tout le film. Chose impossible à deviner pour quelqu’un comme moi qui a fait le choix de se renseigner le moins possible sur ce film.

Ça manque de sang par ici

Esthétiquement parlant, c’est mitigé. Bien que le film ait une photographie correcte avec quelques plans intéressants, difficile de comprendre ce qui s’y passait lors des grosses scènes d’action mettant en scène le symbiote. Pas toujours très lisibles et surtout brouillonnes, en particulier l’affrontement final. Les seules exceptions pour ma part qui valaient à peu près le coup étant le moment où Eddy teste ses pouvoirs pour la première fois, et la scène de la course-poursuite dans les rues de San Francisco.

De plus, c’est moi ou ce film a été censuré comme c’est pas permis ? Parce que malgré les cadavres qui s’accumulent par dizaines, les arrachages de têtes avec des dents grandes comme des couteaux, ou encore les attaques avec des armes tranchantes diverses, pas une seule goutte de sang à signaler. Ça c’est pas normal. D’autant plus que pour une raison qui m’échappe, le film est passé d’une classification Rated R (interdit au moins de 17 ans) à un PG-13 (moins de 13 ans) entre sa production et sa sortie en salles.

Je ne demande pas des effusions de sang à la Tarantino, ou des boyaux bien visibles à l’écran loin de là. Mais on parle quand même de Venom non ? Je trouve ça étonnant de se brider autant après des films comme Deadpool et Logan (tous deux des films Marvel), qui avaient placé la barre assez haute en terme de violence graphique. Et qui en prime ont été de gros succès au box-office. Alors pourquoi s’en priver ici ? Si c’était pour une volonté de plaire à un public plus large, c’est raté.

Distribution aux oubliettes

À part Eddie et Venom, il n’y a rien à garder niveau casting. Les personnages sont soit complètement anecdotiques, soit inintéressants au possible. Le méchant joué par Riz Ahmed en tant que Carlton Drake, est tellement une parodie du genre que ça en était gênant. L’ex-copine d’Eddie qu’est Anne Weying incarné par Michelle Williams, manque de profondeur et sa relation avec l’intéressé  de moins en moins crédible au fil du film.

Et les symbiotes dans tout ça ? On ne sait pas d’où ils viennent et leur but n’est ni clair, ni logique. Envahir une planète où ils sont voués à une mort certaine sans hôte à parasiter ? Superbe idée, j’applaudis. J’ose espérer qu cela sera développé dans les suites déjà prévues.

En vrac

Les enjeux du film sont assez facile à deviner tant le scénario est prévisible et les rebondissements inexistants. Et je ne parle pas des incohérences et autres facilités scénaristiques qui me font demander si les scénaristes ont relu leur script avant validation. De plus, le film oscille constamment entre l’action, la comédie et l’horreur et n’arrive jamais à se positionner.

Niveau rythme, c’est pas bon non plus. Le film a été bouffé au montage par Venom coupé au montage et ça se sent. Il doit manquer au moins une bonne trentaine de minutes au film c’est pas possible autrement.

La bande-son est anecdotique et manque clairement d’identité. Ludwig Göransson nous avait habitués à mieux dans Black Panther. Je n’ai même pas souvenir d’avoir entendu un thème propre à Venom.

À l’issue de la scène post-crédits qui a du ravir les fans et connaisseurs des comics, mais qui m’a personnellement fait ni chaud ni froid, on a eu un petit extrait plutôt sympathique du prochain film d’animation intitulé Spider-Man : New Generation à venir pour le 12 Décembre prochain. Mettant en scène le nouveau porteur du costume Miles Morales.

Conclusion

Loin d’être une catastrophe comme certains fanatiques le prétendent au point de le comparer à l’affreux Catwoman (2004), ce Venom reste un “beau” gâchis. Et le plus paradoxal dans tout ça, c’est que la créature et son hôte forment une bonne paire au sein d’un film qui ne les mérite pas.

En plus des soucis de narration, de distribution et de rythme, il manque quelque chose de crucial à ce film, une identité. Vous savez ce “truc” en plus qui aurait pu le démarquer des autres films du genre. Et peut-être le rendre un peu plus intéressant. Je me demande s’il n’aurait pas davantage gagné à intégrer le MCU, dans la suite de Spiderman Homecoming par exemple.

Sincèrement, si vous aviez l’intention de le voir au ciné, passez votre chemin. Sauf si vous êtes réellement fan de Venom. Auquel cas vous passerez peut être un moment sympathique.