[Avis] Nintendo Direct du 13.02.2019

Le 13 Février à 23h heure française, s’est tenu le premier Nintendo Direct de l’année 2019 entièrement dédié à la Switch et ses futurs titres à venir pour le courant de l’année. Voici donc mon avis à froid sur ce que j’en ai retenu (hors portages) parmi ce qui a été montré.

Super Mario Maker 2 (Juin 2019)

Une annonce prévisible. Étant donné que ce fut une licence à succès sur Wii U, son retour sur Switch me paraissait être une évidence. Et malgré le fait que la firme au plombier ait insisté sur son statut de suite avec son « 2 », pour moi ce jeu tient plus d’une version « Deluxe » que d’un nouveau jeu. Et ce malgré certaines nouveautés comme la possibilité de faire des dénivelés, l’ajout de nouveaux décors d’arrière-plan, et la possibilité de jouer avec Luigi.

Super Smash Bros. Ultimate (MAJ 3.0 pour le Printemps)

Annonce que j’ai trouvée de mauvais goût. Faire une vidéo juste pour dire qu’une grosse mise à jour arrive mais sans en toucher un mot, c’est juste inutile et énervant. D’autant plus que il y a des chances que cette mise à jour “Ultime” comme ils l’appellent, permettra d’étoffer le contenu d’un jeu qui n’en a pas tant que ça au-delà des personnages et des stages.

Tetris 99 (Disponible)

Les Battle Royale ont la côte c’est certain. Surtout avec le très récent Apex Legends de chez EA qui a déjà un certain succès. Mais de là à s’imaginer qu’une telle déclinaison verrait le jour… On parle quand même d’un Tetris en BR où 99 joueurs s’affrontent en ligne. Je sens que ça va ouvrir des possibilités à pas mal de variantes. D’ailleurs certains internautes ont déjà des idées notamment avec ce Pong BR par Mister Flech.

Oninaki (Été 2019)

J-RPG qui m’intéresse par le fait que ce sont ceux derrière I am Setsuna (dispo sur l’eShop et pas encore terminé de mon côté) qui chapeautent le projet. Et par son ambiance générale assez mélancolique.

Dragon Quest XI – Definitive Edition (Automne 2019)

En 2015, il fut un des tous premiers jeux annoncés sur une Switch que l’on appelait encore “NX” à l’époque. 4 ans plus tard et bien après la concurrence, cette version a enfin une fenêtre de sortie définitive et se paye même le luxe d’être la meilleure version du jeu en termes de contenu. Avec entre-autres la possibilité de switcher (sans mauvais jeux de mots) de la 3D du jeu à une 2D à l’ancienne type SNES, la présence des voix japonaises, et une bande-son orchestrale.

Astral Chain (30 août 2019)

Un des jeux les plus intéressants de ce N-Direct.  Avec une esthétique assez plaisante à voir, un Gameplay bien nerveux et une ambiance me rappelant très fortement un certain NieR Automata. Ce qui n’est guère étonnant vu que c’est le studio Platinum Games qui s’en charge. D’ailleurs, ce même studio a assuré que le développement de Bayonetta 3 suivait toujours son cours.

The Legend of Zelda : A Link’s Awakening (2019)

L’annonce qui a retourné le web (et c’est peu dire) et qui fait qu’on se souviendra longtemps d’un ND qui était pourtant loin d’être parfait avant ça. Pour ma part, j’étais content de voir ce remake Switch d’un opus Gameboy aussi vieux que moi. Et bien que je comprends tout à fait les éclats de joie des fans, je ne partage pas autant d’enthousiasme qu’eux. Déjà parce que ce n’est pas le jeu de la saga qui m’a le plus marqué bien qu’il soit excellent, et aussi par son style graphique “pâte à modeler” qui me perturbe. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve qu’un style “manga” comme dans l’intro du trailer lui irait à merveille. Mais bon je suis conscient que ça n’enlèvera rien à la qualité du jeu d’origine.

 

Conclusion

Pas le meilleur ND mais certainement pas le pire. Même si l’absence de licences très attendues comme le futur Animal Crossing, le Pokemon 8G et le Luigi’s Mansion 3 se sont faites cruellement ressentir.

Au-delà de ça, il y a quand même eu beaucoup d’annonces de jeux aux genres et styles assez variés, mais hélas un bon paquet de jeux “osef” dont je ne comprenais pas la présence. Surtout qu’il y a eu d’autres annonces hors ND qui auraient mérité une place comme la suite de Hollow Knight par exemple. En plus des nombreux portages Switch qui font parfois mal à la rétine quand on les compare à leurs équivalents sur les autres consoles comme le Assassin’s Creed III Remaster.

Et vous, vous retenez quoi ?

[Test] Super Smash Bros. Ultimate

Que la Switch ait elle aussi son propre Super Smash Bros me paraissait être une évidence. Mais je n’aurais pas cru revoir cette saga aussi vite, seulement 4 ans après le double épisode Wii U/3DS. Sans plus attendre, voici mon Test sur cette 5ème itération du plus grand des crossovers du Jeu Vidéo.

L’opus Ultime ? Pas si sûr

Jusqu’à présent, chaque épisode qui voyait le jour repoussait davantage les limites en termes de contenu par rapport à celui qui le précédait. Au point de se demander comment il serait possible d’aller encore plus loin. Mais pour la première fois depuis que la série existe, j’ai eu comme une impression de régression.

Alors certes, avec 73 personnages jouables, 103 stages disponibles et 876 musiques écoutables, et le tout sans compter le contenu à venir en DLC, c’est de très loin l’opus le plus généreux sur ces aspects. Et même en tant que jeu vidéo, il n’a aucun équivalent en la matière.

Pourtant, pour un opus qui se dit “Ultimate”, je trouve qu’il y a un sacré manque. Où sont les modes de jeu emblématiques tels que les Cibles, le Home Run et les Événements ? Et les plus récents comme l’éditeur de stage ayant vu le jour dans Brawl et repris sur Wii U ci-dessus ?

Même le mode All-Star a disparu pour laisser place à un Smash All-Star sans saveur, où il est juste question d’affronter une vague d’ennemis que sont les combattants du jeu selon leur ordre d’apparition du plus ancien au plus récent dans le Jeu Vidéo. On ne va pas me faire croire que c’était la place qui manquait pour mettre tout ça non ? J’ose espérer qu’une éventuelle mise à jour puisse en réintégrer quelques-uns. Après tout, c’est bien dans les cordes de Nintendo puisqu’ils l’ont fait avec Splatoon 2 et le mode Salmon Run pour ne citer que lui.

Mais la disparition la plus notable reste celle des Trophées. Marque de fabrique de la série, ce furent eux qui valaient aux Smash leur statut de musée vidéoludique. C’était tellement satisfaisant de contempler ces reproductions en 3 dimensions des combattants du jeu, personnages, objets et autres, issus de multiples licences. Le tout accompagné d’une petite description pour chacun d’eux (chose que n’ont même pas les Esprits). Pour ma part, c’est ainsi que j’ai pu me cultiver davantage sur l’univers Nintendo et même les jeux vidéos en général à l’époque.

Nintendo a justifié ça durant leur dernier Smash Direct en disant que ça a été trop compliqué à modéliser. C’est peut-être vrai, mais avec tout ce qu’il n’a pas été remis comme j’en parlais en amont, je penche plutôt pour un manque de temps plutôt qu’un manque de capacité ou de fainéantise. Car à défaut de refaire tous les modèles, ils auraient très bien pu importer quelques-uns de l’épisode Wii U. Après tout, ce dernier et Ultimate ont les mêmes fondations. On peut le voir rien qu’aux personnages mais j’en reparlerais plus tard.

Ma théorie qui pourrait justifier ce manque, est qu’il leur fallait une grosse cartouche pour combler leur calendrier de fin d’année 2018. Quitte à sacrifier un peu de contenu derrière. Si c’est ça la véritable raison alors c’est vraiment dommage. Mais contentons-nous de tout ce que le jeu a déjà à nous offrir.

Esprit, es-tu là ?

Comment remplacer quelque chose d’aussi important que les Trophées ? La réponse de Nintendo à cette question porte le doux nom d’Esprits. Une des principales nouveautés de cet opus, vantée par Sakurai durant un Smash Direct qui manquait de clarté à ce sujet.

Il existe 4 types d’Esprits Primaires illustrés ci-dessus et fonctionnant par le principe de pierre, papier, ciseaux. Dans la pratique, ça voudra dire qu’il faudra mieux privilégier un esprit type « Défense » face à un esprit adverse de type « Attaque » qui aura lui-même l’avantage sur la « Saisie » et ainsi de suite. Une hiérarchie à ne pas négliger lors des combats d’esprits.

Ces Primaires auront comme principal usage, d’améliorer l’attaque et la défense des combattants. Et ils fonctionneront de pair avec les Esprits de Soutien qui leur attribueront divers bonus ou aptitudes. Comme la possibilité de débuter un combat en tant que géant, avec un objet à la main. Ou nous accorder une résistance à un élément perturbateur du stage tel qu’un sol électrique, ou une vitesse réduite par exemple.

Ces Esprits une fois bien répartis et améliorés au maximum, seront indispensables pour triompher des plus puissants adversaires du Tableau des Esprits et du mode Aventure dont je reparlerai dans quelques paragraphes.

D’ailleurs, j’apprécie beaucoup les efforts faits pour que les combats d’Esprits correspondent aux mieux aux l’univers des dits esprits. Certains étant même des références à d’anciens jeux de la saga Super Smash Bros. On est loin du simple avatar qui ne sert qu’à agrandir sa collection. Parce que les Trophées c’était très bien certes, mais dans les anciens opus ils n’avaient aucune utilité en plein jeu contrairement aux Esprits ici.

Mais moi ce qui me dérange avec ces esprits, c’est leur nombre. Ou devrais-je dire leur surnombre. Comme vous pouvez le voir au-dessus, il y en a 1302 au total (1303 avec la Plante Piranha). C’est presque 2 fois plus que le nombre total de Trophées dans l’opus Wii U qui en comptait déjà plus de 700. Était-ce vraiment nécessaire d’en mettre autant ?

Pour le coup, ils ont poussé la collectionnite trop loin. Et je suis sûr que parmi ces milliers d’esprits, la plupart des joueurs n’en utiliseront même pas plus d’une centaine et à terme, ne privilégieront que les plus puissants du lot. Ce qui m’amène à un des aspects qui m’a le plus déçu dans ce Smash Ultimate, le mode Aventure.

L’Aventure de la déception

L’Émissaire Subspatial de Brawl n’était peut-être pas parfait, mais j’avais pris bien plus de plaisir dessus en son temps que sur cette “Lueur du monde” qui s’est révélé être très éprouvante à terminer pour moi.

Et ce n’est qu’on tout petit aperçu…

Pourtant ça partait pas mal. Notamment avec cette carte (parmi d’autres) du monde ci-dessus. Bien qu’il s’agit d’un gigantesque (mais joli) papier peint, regorge de secrets, de subtilités et est assez plaisante à explorer. Du moins au début.

Car plus on avance, plus le tout se révèle redondant, lassant et surtout épuisant. Il m’a fallu 28h de jeu et 615 combats d’Esprits pour le terminer à 100%. C’était beaucoup trop pour moi. Je n’en pouvais tellement plus que le sentiment qui prédominait à ce moment-là, ce n’était pas la satisfaction d’en avoir fini, mais le soulagement de ne plus jamais à avoir le refaire.

Mais le plus paradoxal, c’est que malgré la répétitivité, chaque combat d’esprit est unique. On n’affronte jamais les mêmes adversaires avec les mêmes aptitudes et les mêmes aléas de stage. Ce qui nous pousse à changer assez souvent notre formation d’Esprits en fonction de ce qui nous attend en face.

D’ailleurs pour revenir aux combats d’esprits, on en parle de leur difficulté complètement déséquilibré ? Entre ceux qu’on peut expédier en 5 secondes montre en main, et d’autres qui sont à la limite de l’insurmontable et ce même avec des Esprits légendaires sous le coude et dopés au max. Face à des adversaires (et souvent leur Trophées Aide) qui font beaucoup trop de dégâts dans la plupart des cas. L’un des pires étant celui où il faut récupérer l’esprit de Pauline.

Un autre aspect qui m’a déçu sur ce mode Aventure, c’est tout ce qui touche à l’histoire et sa mise en scène. Les cinématiques par exemple, trop peu nombreuses et inutiles pour la plupart (sauf celle de l’intro qui dépote). Le scénario qui tient sur un autocollant, et les interactions quasi inexistantes entre les personnages. C’est bien beau de vouloir s’émanciper de ce que faisait l’Émissaire, mais si c’était pour enlever tout ce qu’il faisait de bien, autant ne rien faire.

Quoi qu’il en soit, le meilleur souvenir que je garderai de ce mode Aventure malgré le fait qu’il m’ait grandement déçu, c’était vers la toute fin juste avant le combat final quand on contrôle une « certaine créature ». En dire plus serait du Spoil, mais ceux qui l’ont fini savent de qui je veux parler.

Un grand Classique

Le Mode Classique est le cœur même de la saga Super Smash Bros. Autrefois, c’était par lui qu’il fallait passer pour récupérer les Trophées des combattants. Il en va de même pour Ultimate mais pour obtenir leurs Esprits cette fois-ci. Qui eux, ne servent ni dans le mode Aventure, ni dans le Tableau des Esprits.

Ici, le Classique a autant de variantes qu’il n’existe de combattants. Dit autrement, il est unique à chaque personnage. Chose que j’ai trouvé excellente car cela motive à le faire avec l’intégralité du casting. Pour citer quelques exemples, la route de Luigi où il devait affronter les pires créatures qui m’avait fait mourir de rire. Celle de Ryu avec les matchs d’endurance en 1 vs 1 en hommage aux jeux Street Fighter. Ou encore celle de l‘entraineuse Wii Fit qui affronte que des combattants à l’Indice de Masse Corporelle très élevée et j’en passe.

En plus de cela, une jolie fresque (visible en intégralité ci-dessus) se dessine au fur et à mesure de l’augmentation de la difficulté.

Autre détail que j’ai trouvé excellent et qui est un héritage de Brawl et Wii U, c’est la présence de boss. D’ordinaire, on affronte à la fin du Classique le duo Créa Main et Dé Maniaque qui ont un pattern encore plus destructeur qu’avant. Mais selon les routes, on sera amenés à affronter divers boss bien connus des Jeux Vidéos. Comme la créature Ganon pour les protagonistes de la série Zelda, ou le comte Dracula pour ceux de chez Castlevania.

Seul hic, j’aurais aimé autre chose à la place de l’espèce de mini-jeu précédant l’affrontement final dans ce mode. Inutile et toujours le même pour chaque combattant.

Tout sauf un portage

J’ai remarqué que depuis Brawl, la structure même des Smash n’a que très peu évoluée. On retrouve toujours les terrains évolutifs et destructibles, les trophées aides, certains objets dont la Balle Smash qui a même un double maléfique qui nous éjecte si elle est brisée par mégarde et etc… Par contre une chose à bien évoluée depuis, le Gameplay.

Je ne vais pas rentrer dans les détails pour chaque personnage car il me faudrait un article entier sinon. Mais j’apprécie beaucoup les modifications de l’apparence et du pattern de coups opérées sur certains vétérans comme Link, Ganondorf, Zelda et d’autres.

Et même si la base est quasiment la même que Smash 4,  le jeu est bien plus beau visuellement, beaucoup plus nerveux et aussi plus technique. Certains apports au niveau du gameplay et de l’interface sont les bienvenus comme le retour de l’esquive aérienne de l’opus Melee sur Game Cube. Le bouclier parfait qui a l’air de demander un timing ultra serré. La mini-map localisant où le joueur se fait éjecter. Des effets visuels plus dynamiques avec des ralentis aux moments critiques…

Tout cas pour dire que cet Ultimate est très, très loin d’être un simple portage de l’opus Wii U malgré ses similitudes. Et ceux qui pensent encore le contraire devraient prendre un rendez-vous chez l’ophtalmo de toute urgence.

P2P comme Pire to Pire

Avant de conclure, j’aimerais parler du mode en ligne. Ultimate en est le porte-étendard aux cotés de Splatoon 2 et Mario Kart 8 Deluxe pour ne citer qu’eux. Mais contrairement aux 2 derniers jeux cités, ce Smash est sorti peu après le passage au mode en ligne payant sur Switch. Il avait donc la lourde responsabilité de prouver que ce « nouveau » service méritait qu’on paye pour. Et autant vous dire que c’est mal barré.

Sur la forme, pas grand-chose à redire. On peut aussi bien jouer avec et contre des joueurs de notre liste d’amis, que ceux du monde entier. Et la nouveauté ici, c’est la possibilité de créer des Arènes où on peut inviter qui on veut, et y définir nos propres règles. Chose qui marche assez mal en partie rapide à cause d’un matchmaking qui laisse à désirer. Tout ça pour dire que les Arènes sont à privilégier pour profiter de matchs avec la qualité la plus optimale, et des plus conviviaux qui soient.

Après, je n’aurais pas été contre la possibilité de faire quelques modes de jeu présents en solo avec un autre partenaire en ligne tels que le Smash en masse, le Tableau des Esprits, ou même le mode Tournoi et le Smash en bande / général.

Sur le fond en revanche, malgré que ce soit le 3ème jeu Smash qui propose le jeu en ligne, il conserve le même souci que ses ainés, le lag. Tout ça parce que Nintendo n’a pas été foutu d’opter pour des serveurs dédiés au lieu du P2P qui posera toujours des problèmes en cas de mauvaise connexion d’un seul joueur adverse. Car c’est toute la partie qui s’en retrouve parasitée. J’ai déjà été contraint de faire des parties entières à 2 images/sec et je n’exagère même pas. Ça ne donne qu’une seule envie c’est de couper la connexion. Sauf que faire ce genre d’action en ligne pourrait s’avérer pénalisant car c’est considéré comme de l’anti-jeu

Certes, ils ont « prévu le coup » en proposant un adaptateur LAN dans ce cas de figure. Mais soyons honnêtes deux secondes. La très grande majorité des joueurs Switch jouent en nomade et en Wi-fi, et ont autre chose à faire que de s’encombrer avec ce genre d’outil qui devrait être offert de base avec la console. Mais c’est un autre sujet.

C’est quand même dingue de se dire que plus de 10 ans après Brawl qui fut le premier à s’aventurer sur ce terrain, que Nintendo n’ait pas appris de ses erreurs quand on constate que le mode en ligne de Ultimate est tout sauf fiable. Pour le coup, les réfractaires à cet online payant ont une bonne raison de l’être quand on réalise çe constat amer.

Conclusion

La Plante Piranha a trouvé sa place

Bien plus qu’un jeu vidéo, ce Super Smash Bros Ultimate est un cadeau pour les fans de la firme au plombier. Là où il porte bien son nom, c’est par sa prouesse d’avoir ramené tous les personnages vus dans la saga, et presque tous les terrains. Sans parler de son OST qu’aucun superlatif ne saurait qualifier à sa juste valeur. Même chose pour l’excellent Gameplay. Il surclasse celui sur Wii U sur bien des points et n’a pas à rougir de celui de Melee en termes de vivacité. Qu’on soit un habitué ou un néophyte, impossible de ne pas y trouver son compte à moins de le faire exprès ou de ne pas être fan du genre.

En revanche pour ce qui est du contenu solo, c’est l’un des pires opus si on exclut celui sur N64. Beaucoup d’anciens modes phares qu’on n’a pas revus. La disparition douloureuse des Trophées au profit des Esprits. Et un mode Aventure intéressant sur le papier, mais qui a fini par m’avoir à l’usure. Il n’y a que le mode Classique qui vaut réellement le coup pour moi.

En tout cas, j’espère que la série perdurera encore quelques années. Les jeux vidéos aussi généreux sont beaucoup trop rares de nos jours pour ne pas en profiter. Un grand merci à Masahiro Sakurai et à toutes les personnes impliqués de près ou de loin à l’élaboration de ce jeu, et de cette saga.

Bilan 2018 (2/4) – Récap Jeux Vidéos

Bilan (1/4)

2ème partie du Bilan 2018 où je vais résumer mon année vidéoludique. Avec d’abord un avis rapide sur quelques jeux que j’ai terminé, et ce qu’il s’est passé autour du média pour moi. Chacun des jeux présents dans cet article peut potentiellement faire l’objet d’un futur Test. Je ne reparlerai donc pas de ceux dont j’ai déjà écrit un Test comme God of War et Shadow of the Tomb Raider.

Jeux sortis avant 2018

Uncharted 4 (PS4)

Épisode conclusif d’une saga débutée en 2007 sur PS3, çe Uncharted 4 est indéniablement un des jeux les plus aboutis techniquement sur cette génération de consoles. Pour moi, il n’a même pas à rougir face au dernier God of War et Read Dead Redemption 2 pourtant sortis deux ans après lui.

C’est aussi le meilleur épisode de la série. Il améliore et sublime tout ce que faisaient ses prédécesseurs. En termes de Gameplay, mise en scène, rythme, personnages (en particulier la relation Sam / Nathan), énigmes, et un souci du détail qui tient presque de la folie. Il n’y a que les gunfights que je n’ai pas trop aimés en grande partie à cause de leur difficulté assez inégale.

Thumper (Switch)

Jeu ressorti sur Switch en Mai de cette année, et que j’ai acheté en dématérialisé par pure curiosité. Et manifestement, je n’étais pas préparé à recevoir une telle rafale de claques.

Ce Thumper est bien plus qu’un jeu. C’est une expérience qui ne m’a pas laissé indemne. Imaginez un mélange entre un jeu de courses avec des tracés difformes et sans fin, et un jeu de rythme violemment infernal, mettant constamment nos sens et nos réflexes à rude épreuve. Mon extrait vidéo ci-dessous peut vous donner un aperçu de la chose.

Et si un jour l’aventure vous tente, prévoyez un bon casque ne serait-ce que pour profiter de l’ambiance sonore ahurissante. Par contre, il vaut mieux y jouer à petites doses sous peine de devenir fou. Et je le déconseille fortement aux épileptiques. Certainement une des expériences les plus grisantes qu’il m’ait été donné de faire en 2018.

NieR Automata (PS4)

J’avais déjà parlé de son OST mais pas encore du jeu en lui-même. Pour le moment je n’ai fait qu’une seule des trois fins qu’il propose, la [A] en l’occurrence. Et au vu de mon expérience plutôt satisfaisante sur ce titre, j’ai bien l’intention de le refaire en New Game+ avec les autres fins afin de voir tout ce qu’il a à offrir.

Une chose qui m’a un peu dérouté au début mais que j’ai trouvé astucieuse, c’est l’alternance de Gameplays différents. Tantôt on est en vue de dessus et on joue comme dans un shootem up. Tantôt en vue à la 3ème personne à dégainer les combos comme dans un beat’em all classique. Le tout aussi bien dans les airs que les pieds sur terre. D’ailleurs les combats sont dynamiques et très impressionnants pour ceux contre les plus puissants ennemis.

Le background et les personnages (boss compris) sont très travaillés et ont une réelle profondeur. 2B figure déjà dans mon Top 10 des meilleures héroïnes des jeux vidéo.

Xenoblade Chronicles 2 (Switch)

Un opus dans la directe lignée de ses prédécesseurs (même si j’ai trouvé le 1er sur Wii plus marquant), et que je mets dans le haut du panier des jeux Switch et des JRPG en général.

J’en retiendrai son excellente OST. Des protagonistes et antagonistes attachants et hauts en couleur. Une superbe  direction artistique avec des environnements plutôt variés mais hélas assez inégaux en termes de superficie. Une mise en scène de haute volée durant les cinématiques.  Un système de combat assez complet, avec une interface plus accessible et moins bordélique que dans Xenoblade Chronicles X sur Wii U.

Par contre, j’ai moyennement apprécié le côté aléatoire de la manière de chopper les lames même avec des cristaux rares. L’aspect technique qui pique les yeux particulièrement en mode portable. Et une difficulté assez inégale avec des combats presque ingérables même avec plusieurs niveaux en plus. Jimmy le Confiscateur, c’est à toi que je pense…

Jeux sortis en 2018

Detroit Become Human (PS4)

Mon premier contact avec ce jeu date de la Paris Games Week 2017. Mais j’étais loin de me douter à ce moment-là, de tout ce qu’allait me faire vivre ce jeu une fois en ma possession l’année d’après.

Premier jeu made in Quantic Dream que je termine, et je peux d’ores et déjà dire qu’il fut une de mes expériences les plus marquantes, et émouvantes de 2018. Très peu de jeux vidéo qui m’auront fait vivre une expérience similaire. Me faire passer par autant d’émotions différentes. En plus de cette sensation pesante d’avoir entre ses mains le destin des 3 protagonistes. Même si tout ne n’est pas passé comme je l’aurais voulu pour eux.

Chaque choix, minime ou non, calculé ou pas, peut avoir d’énormes conséquences pour la suite des évènements. D’un rien, tout peut très facilement basculer, et c’est ce que ce jeu fait avec brio. Mais c’est aussi ça qui rend le tout grisant car on a l’impression de vivre l’histoire à la place des androïdes Markus, Kara et Connor. À refaire de mon côté avec d’autres choix scénaristiques.

Splatoon 2 : Octo Expansion (Switch)

Un an après avoir acheté Splatoon 2 day-one avec la Switch, j’ai pu jouer à son extension Solo. Et je dois dire que cela valait le coup et le coût car c’est certainement le meilleur solo de la série pour moi. À tel point que je regrette que le solo de base ne soit pas de cette trempe.

Ce DLC comporte 80 niveaux à difficulté variable et se renouvelant constamment. Un coup on devra pousser une boule d’un bout à l’autre d’un stage. Un autre on devra éliminer un certain nombre d’ennemis en un temps limité. Et parfois on aura même droit à des défis comme de la sculpture où il faudra reproduire une forme en tirant sur les bonnes caisses. J’ai beaucoup aimé son ambiance et esthétique très rétro / vintage, ses clins d’œil à la série et d’autres licences, et son humour omniprésent.

D’ailleurs, on y apprend énormément de choses sur l’univers de Splatoon dans ce Octo Expansion. Tout ça pour dire que les fans de la licence auraient tort de passer à côté.

Sonic Mania Plus (Switch)

Bien que le jeu originel soit sorti en 2017, j’ai volontairement attendu l’année suivante pour le découvrir avec sa version « Plus ». Que j’ai beaucoup apprécié malgré le fait que je n’ai que très peu joué aux épisodes 2D de l’ère Megadrive dont il s’inspire allègrement.

Ce que je trouve beau avec cet opus, c’est que c’est littéralement un jeu fait par un fan, pour les fans. Il suffit de voir les innombrables clins d’œil et références aux anciens Sonic et même à d’autres jeux (coucou le Puyo Puyo). Le Gameplay et le feeling qui est aussi vif et nerveux qu’à l’époque. Le level-design de certains niveaux plus que correct. Et la bande son de très bonne facture avec des thèmes à l’ancienne et d’autres remixés pour l’occasion (Studiopolis, Stardust Speedway, Lava Reef, etc…). Pour le coup, comme le dit la fameuse expression, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Super Mario Party (Switch)

Pour moi c’est un épisode assez inégal. La faute d’abord à des plateaux trop petits où soit il ne s’y passe pas grand-chose, soit tout le temps la même chose. Mais aussi à cause d’une gestion du choix de mini-jeux en mode plateau qui est totalement à revoir. Pour vous dire, l’autre jour j’ai fait un plateau en 10 tours. Il y a donc au moins 10 mini-jeux qui peuvent tomber. Et malgré ça, j’ai quand même réussi à en avoir 2 qui retombent 2 fois

Sachant que sur les 80 mini-jeux, certains sont exclusifs à des modes de jeu précis et on ne les verra jamais en plateau. Comme ceux de l’Excursion en Rafting, et de la très amusante Scène Rythmique. Et concernant les modes de jeu, certains sont très intéressants comme la Route des Défis, d’autres sont totalement à oublier comme le mode Online.

C’est dommage car les mini-jeux en eux-mêmes s’en tirent pas trop mal et exploitent avec brio les Joycons aussi bien pour la reconnaissance de mouvements que pour les vibrations HD. D’ailleurs le facteur chance est toujours aussi présent car pour la seconde anecdote, moi et un ami on s’est fait battre en 2v2 au nombre d’étoiles à la fin de la partie, alors qu’on avait gagné à presque tous les mini-jeux.

En tout cas, j’espère du contenu en plus à venir ne serait-ce que pour ajouter davantage de plateaux, et enfin trouver une utilité à ces « points Mario Party » qui s’accumulent sans que je ne sache quoi en faire…

Hitman 2 (PS4)

La dernière fois que j’avais joué à un Hitman remonte à 2012 avec l’opus Absolution que j’ai beaucoup apprécié à l’époque. Et voilà que 6 ans plus tard, je retrouve l’Agent 47 avec des sensations de jeu bien familières. À la différence que l’aspect infiltration est poussé beaucoup plus loin et que le jeu nous propose une liberté absolue sur la manière d’appréhender une mission ou de venir à bout de ses cibles.

D’ailleurs, les environnements (immenses pour certains) où se déroulent les missions, sont des leçons de game-design à eux seuls. Il y a tellement de possibilités, d’opportunités, de costumes à dérober, d’easter-eggs, tellement de tout pour mener sa mission à bien que ça en est presque effrayant. Les développeurs qui ont conçu ce titre ont eu une imagination débordante. La seule chose qui pêche étant l’IA qui a un comportement tout sauf réaliste.

À l’heure où j’écris ces lignes, il doit me rester 2-3 missions de la trame principale. Mais à la louche, je dois avoir au moins 15-20h de jeu au compteur. Et vu sa rejouabilité de dingue, je pense être très loin d’en avoir fait le tour.

Super Smash Bros Ultimate (Switch)

Autant le dire d’emblée. Ce Super Smash Bros Ultimate est non seulement très bon, mais en plus de cela un incontournable de la Switch. Son Gameplay est certainement un des meilleurs de la série. Plus vif, plus punitif et plus technique qu’avant.

En termes de contenu, il fait toujours honneur à la réputation de la saga. Avec une OST encore plus démentielle de 849 musiques. 103 stages avec des anciens qui ont été complètement retravaillés visuellement. Et 73 personnages en plus de tous ceux qui ont vu le jour dans la série. Son mode Classique en plus d’être unique à chaque perso, est de loin le meilleur de la saga même si j’aurais aimé autre chose à la place de l’espèce de mini-jeu précédant l’affrontement final dans ce mode

Mais malgré ça,  ce n’est pas le meilleur épisode de la série pour moi. Tout simplement à cause de son mode Aventure (fini à 100% de mon côté) qui m’a refroidi. Autant sur la forme, je le trouve bien conçu avec cette carte à explorer, des passages à débusquer par ci par là, ses innombrables clins d’œils à d’autres licences et etc. Autant dans le fond je l’ai trouvé ultra répétitif et même frustrant car c’est juste un enchainement de combats pour obtenir des esprits et rien de plus. Je préférè encore l’Émissaire Subspatial de Brawl de ce côté là.

Divers

Ici, je vais illustrer quelques faits marquants et autres événements survenus en 2018 concernant les JV. Et dont j’ai parlé sur les autres réseaux mais pas ici.

 

 

Et le premier fut l’obtention de la totalité des 900 Korogus sur The Legend of Zelda: Breath of the Wild. 🍃 Ce qui m’a permis de compléter ce jeu à 100%. J’espère juste ne plus jamais revoir ce genre de système à l’avenir…

 

 

Si 2017 était l’année de la Switch, 2018 aura été pour moi celle de la PS4. J’ai enfin franchi le pas avec l’édition limitée du dernier God of War. D’ailleurs…

J’ai obtenu mon tout premier platine d’un jeu PlayStation sur ce même titre. Après plus de 80h de jeu si j’en crois la courte vidéo récapitulative de mon expérience PS4 ci-dessous.

 

Une petite mode avait eu lieu cette année sur Twitter, c’était les bingos. J’en avais concocté un sur les Jeux Vidéos avec pas moins de 48 cases remplies. Le but pour les autres étant de cocher les jeux qu’ils avaient eux aussi faits.

Cette année, j’ai fait la sympathique découverte de l’Extra Life Café à Paris. Qui regroupe comme son nom l’indique un café, mais surtout une salle d’arcade et une salle de lecture avec d’innombrables BD et Mangas à disposition. J’y suis allé à plusieurs reprises pour des tournois sur Mario Kart 8 Deluxe, Super Mario Party et pas plus tard qu’hier sur Super Smash Bros Ultimate.

 

 

Et enfin, ce que je considère comme le plus gros accomplissement JV de l’année. Plus de 4 ans après sa sortie, j’ai pu terminer l’intégralité des défis de Super Smash Bros sur Wii U. Chose qui était d’une difficulté dépassant toutes mes espérances (en particulier celui encadré en jaune qui m’a pris plusieurs heures).

À suivre dans la Partie 3, mon récap des films, animes et séries vus en 2018.

[Fan-Made] Un fan crée un manuel imprimable pour Smash Ultimate

À quelques jours de la sortie de Super Smash Bros. Ultimate le 7 Décembre 2018 sur Nintendo Switch, un certain Artur (présent sur Twitter et Reddit), a pris l’initiative de créer un manuel imprimable d’une 50aine de pages pour le jeu, en se basant sur les images du site officiel du titre. En voici un aperçu avec les 10 premières pages :

Presque tout y est. Commandes de base, description des personnages et leurs attaques spéciales, techniques avancées, modes de jeu, stages, objets et etc… Pour voir le reste, ça se passe sur son album imgur.

Un travail d’orfèvre qui rappellera de vieux souvenirs à ceux qui ont connu l’époque des manuels de Jeux Vidéos au format papier. Et concernant la saga des Super Smash Bros, c’était l’opus Brawl sur Wii qui fut le dernier à en proposer, 10 ans plus tôt