[Avis] Mon bilan de la PlayStation 4

Le 29 Novembre 2013 marqua le début de la 8ème génération de consoles chez Sony avec la PlayStation 4 qui débarqua dans nos contrées. Près de 113 millions d’exemplaires plus tard et à l’aube de la next-gen, voici mon retour d’expérience sur cette console que je possède depuis un peu plus de deux ans. Et que je ne compte pas encore lâcher de sitôt. 🎮

Console

J’aurais attendu un peu plus de quatre ans avant de faire l’acquisition d’une PS4, ou plutôt de sa version Pro le 20 Avril 2018 précisément. Date de sortie de God of War et de son édition limitée aux couleurs du jeu sur lequel j’avais jeté mon dévolu. Habillant la console aux motifs de la hache de Kratos, et sa manette en gris métallisé dont je reparlerai plus bas. Certes, il existe des consoles collector plus jolies, mais celle-ci me convenait surtout pour son tarif. Au prix d’une PS4 Pro classique sans jeu, on avait la console et GoW inclus dedans.

Une machine qui pour ma part a plutôt bien fonctionné jusqu’à présent. Je m’estime chanceux de ne pas avoir eu le fameux souci du ventilateur ultra bruyant qui a l’air d’être commun à de nombreux joueurs. Et avec ce design incliné certes moins avant-gardiste que la PlayStation 5, mais qui passe toujours bien aujourd’hui pour moi.

Accessoires

Cette génération était celle du changement pour Sony. On l’aura constaté à travers plusieurs de ses accessoires dont la DualShock 4, qui pour la première fois s’affranchissait du design traditionnel initié par la PS1. Un pad que j’ai très largement préféré à ses prédécesseurs. Car plus ergonomique avec une meilleure prise en main au niveau des gâchettes et des sticks directionnels.

Mais au-delà de ça, sa particularité visible comme le nez au milieu de la figure était le touchpad cliquable. Qui pour moi faisait tâche aussi bien au niveau du design que par son usage. Car au final, seule une poignée de jeux l’exploitèrent. En revanche, une des nouvelles touches sur sa bordure qu’était la touche Share est pour moi la meilleure fonctionnalité de la console encore aujourd’hui. Pouvoir partager des captures photos et vidéos de nôtre session jeu en une simple pression, c’était excellent. Une feature nouvelle pour l’époque et qui sera partagée par la Xbox One.  Et reprise plus tard par Nintendo sur sa Switch.

Gros bémol cependant, l’autonomie de cette DS4 qui est l’une des plus mauvaises de sa génération. De mon côté, elle tenait entre 5h et 8h avant que je ne sois obligé de la recharger. Apparemment, la DualSense de la PS5 s’en sort un petit peu mieux avec une dizaine d’heures d’autonomie pour peu qu’on n’insiste pas trop sur ses fonctionnalités avancées. Même si personnellement je m’attendais à mieux que ça.

Autre accessoire phare de la PS4, le PlayStation VR (anciennement Project Morpheus) qui a fait entrer Sony dans la Réalité Virtuelle en 2016. Un casque que je n’ai pas possédé mais que j’ai pu tester à de multiples reprises durant des salons sur des jeux tels que RIGS: Mechanized Combat League, Batman Arkham VR, Skyrim VR et Iron Man VR. Bien que visuellement les titres étaient loin d’être époustouflants, l’immersion était présente.

Au début j’étais assez sceptique quant au succès et à la pérennité de cet accessoire dans le temps. Finalement, il aura trouvé son public avec plus de 5 millions d’exemplaires vendus à ce jour. Faut dire qu’il est arrivé à un moment où la VR se démocratisait à peine dans les jeux vidéos à l’époque de sa sortie. Aux côtés des premiers modèles de l’Oculus Rift et du HTC Vive sortis la même année que lui, mais plus chers.

Reste à voir comment évoluera ce casque qu’on sait déjà compatible avec la PS5. En attendant un éventuel PSVR2 peut-être..

Jeux

Ma modeste ludothèque physique

Ayant pris le train en marche assez tard, je n’ai pas encore une ludothèque PS4 extraordinaire en termes de quantité. Par contre j’estime que la qualité y est. Et même si je n’ai pas encore fait tous les titres que je voudrais (j’y reviendrais), cette machine m’a déjà comblé en termes de jeux, et surtout d’exclusivités.

Pourtant à cause du online devenu payant, je n’ai possédé que des jeux « solo » jusqu’à présent. Loin de moi l’envie de payer un abonnement pour du jeu en ligne qui m’intéressait de moins en moins au fil des années sur consoles de salon. Et ce, malgré l’offre des jeux mensuels du PlayStation Plus. Définitivement, je préfère le multi local.

Sur ce, voici la liste des exclues que j’ai terminé à ce jour avec un bref avis sur chacune d’elles. Et mis à part pour le 1er de la liste, chacun sera illustré avec des captures (sans spoil) de mon cru. 📸

Detroit Become Human

Photos datant de la PGW 2017

Le 1er jeu Quantic Dream que j’avais terminé. Une expérience prenante et assez émouvante par moments. Avec un nombre incalculable de choix scénaristiques pouvant changer du rien au tout le destin des trois androïdes les plus crédibles qu’il m’ait été donné d’incarner. C’était aussi un des rares titres exploitant convenablement le pavé tactile. Faudrait que je le refasse avec d’autres choix.

God of War

Mon premier jeu et premier platine de la PS4. Beau à en tomber avec une mise en scène du feu de Dieu. Une maitrise du plan-séquence unique dans le média. Un gameplay bien rôdé. Et une relation père / fils très bien traitée. Mon Test complet ici.

Horizon Zero Dawn

Mon second platine, et l’un des plus beaux jeux open-world exclusifs à la machine qu’il m’ait été donné de faire. Avec un monde post-apocalyptique crédible et chargé d’histoire. Des machines impressionnantes et très plaisantes à affronter. Et une Aloy attachante qui est désormais une très grande héroïne des Jeux Vidéos. Mon Test complet ici.

Marvel’s Spider-Man

Aucun autre jeu vidéo avant lui ne m’aura procuré autant de plaisir à parcourir une ville entière juste en bondissant de toile en toile. Doté d’un gameplay nerveux et d’une mise en scène souvent spectaculaire. Certainement le plus bel hommage vidéoludique à l’homme araignée.

Shadow of the Colossus

Je n’avais pas fait le jeu original sur PS2 mais j’ai bien apprécié ce remake par Bluepoint Games (qui vient de récidiver avec Dark Souls sur PS5). Pas bien long mais pas moins épique et poétique. Même si le gameplay aurait mérité quelques réajustements. Notamment la caméra (d’époque apparemment) qui fut très pénible à manier.

The Last of Us Part II

Une suite que j’ai préférée à son prédécesseur et qui m’aura pris aux tripes comme peu de jeux vidéos avant lui. Avec une ambiance parfois à couper le souffle et surtout des graphismes en avance sur son temps. Mes seuls regrets se situant au niveau du scénario m’ayant laissé sur ma faim, et du rythme pas assez équilibré à mon goût. Mon Test complet ici.

Uncharted 4 A Thief’s End

Même studio que le précédent mais pas la même ambiance. Avec une mise en scène au top et des décors somptueux qui donnent envie de voyager aux quatre coins du monde. Pas mon épisode préféré de la saga (derrière le 2) mais probablement le plus touchant.

Voilà pour les exclues jouées. Sachant qu’il y en a encore pas mal que j’aimerais faire comme Gravity Rush 2 et inFamous Second Son que je n’ai pas encore commencés. Ainsi que d’autres comme Days Gone, Death Stranding, DriveClub, Ghost of Tsushima, ou encore The Last Guardian. Je garde aussi un œil sur les jeux cross-gen comme le Miles Morales tout juste sorti, et Horizon II: Forbidden West prévu pour le second semestre 2021.

Conclusion

Au final je suis très content de cette PlayStation 4 qui m’aura fait vivre sur une période assez courte compte tenu de la durée de vie, d’incroyables expériences vidéoludiques. Et je suis convaincu que ça sera encore le cas pour un petit moment. Raison pour laquelle  j’attendrai un peu avant de me jeter sur la PS5 même si elle est rétrocompatible. J’ai de toute manière largement de quoi m’occuper sur ce qui est désormais la « old-gen« . Merci Sony.

[Avis] PS5 Showcase – Payer plus pour jouer plus ?

Plus de 3 mois après le reveal de la PS5, Sony a récidivé hier le 16 Septembre 2020 à 22h heure française. Avec un show de 45 min dédié aux jeux first-party déjà connus ou non de la machine, et les informations que tout le monde attendait concernant le prix et la date de sortie. Voici ce que j’en ai retenu.

La next-gen augmente ses tarifs

Ça sera donc le 19 Novembre 2020 en Europe à 499,99€ pour la version classique (autant que la Xbox Series X sortant le 10 du même mois), et 399,99€ pour la Digital Edition sans lecteur disques. Un prix global, et surtout une différence de prix entre les deux modèles qui ne me surprends pas et qui pourrait même faire pencher la balance en faveur de la version dématérialisée qui à elle seule, coûte le prix de la PS4 à sa sortie.

Même constat pour la manette DualSense au tarif de 69,99€, soit 10€ de plus que sa grande sœur de DualShock 4. Une information qui n’a pas été mentionnée durant le Showcase mais figurant sur l’article dédié du Blog PlayStation.

L’Europe devra attendre encore un peu pour une raison qui m’échappe encore..

Blog sur lequel on apprend entre-autres, que les plus gros jeux PS5 coûteront pas moins de 79,99€. Une augmentation globale de 10€ par rapport à la génération précédente, et qui fait mal au portefeuille. Peut-être que les prix ont augmentés car les jeux coûtent de plus en plus chers à produire, mais personnellement ça me donne surtout envie de ne pas les acheter le jour-j. Je préfère attendre de les prendre en occasion quand ça aura baissé. Puis bon j’ai aussi un problème avec les jeux solo qui coûtent une blinde, pour une expérience de jeu ne dépassant même pas la dizaine d’heures…

Le packaging officiel de la Digital

Tout ça pour nous inciter à prendre l’Édition Digitale. En y réfléchissant bien, une console moins chère de 100€ ne supportant que les jeux dématérialisés, mais avec un système d’abonnement similaire au Xbox Game Pass de la concurrence, ça ferait de sacré économies sur le long terme. De toute manière, je sens qu’on va lentement mais sûrement vers du tout dématérialisé concernant le Jeu Vidéo.

Moi ce qui me rend triste, c’est que je suis persuadé que cette augmentation des tarifs n’aura que peu d’influence sur les ventes. On aura beau être une poignée à râler ou inciter au boycott (ce qui n’a rarement marché), la masse suivra et ce genre de pratique deviendra normale dans le futur. Exactement comme les DLC et les Microtransactions autrefois décriées, mais qui sont monnaie courante aujourd’hui. Ne serait-ce que pour des raisons économiques, un retour en arrière après ça me semble peu probable.

Histoire de finir sur la console, à deux mois de sa sortie il aurait été intéressant de nous montrer à quoi ressemblera l’interface, ainsi que le fonctionnement de cette fameuse rétrocompatibilité annoncée avec la plupart des jeux PS4. Car tout ce qu’on a à ce sujet pour le moment, c’est ce PS+ Collection qui sera réservé aux premiers possesseurs de la console, et permettant de jouer sans surcoût aux jeux de l’ancienne génération pour une durée encore inconnue.

Les jeux

Petit tour d’horizon des quelques titres qui m’ont fait de l’œil durant cette conférence.

Marvel’s Spider-Man : Miles Morales (19/11/2020)

Enfin du Gameplay pour ce stand-alone de lancement de la PS5, et autant dire que ça envoie pas mal. Par contre on a appris dans la foulée qu’il sortira aussi sur PS4, et ça fera clairement la différence de mon côté mais j’en reparlerai plus bas.

Demon’s Souls Remake (19/11/2020)

Autant je ne suis pas un aficionados des « Souls Like« , autant le travail de remasterisation de cet opus est remarquable. Le studio Bluepoint Games n’en n’est pas à son coup d’essai car c’est aussi à eux qu’on leur devait le Remake de Shadow of the Colossus sorti deux ans auparavant sur PS4.

Hogwarts Legacy: L’Héritage de Poudlard (fin 2021)

C’était pour moi l’une des plus grosses bonnes surprises de ce Showcase. L’annonce d’un RPG se déroulant dans l’univers d’Harry Potter, mais vers la fin des années 1800. En tout cas ça change agréablement des anciens jeux tous tirés des films / bouquins de la franchise.

God of War : Ragnarok (2021)

Pour finir, le « One More Thing » de cette conférence, et pas des moindres. Une annonce que j’attendais, mais certainement pas de cette manière et pas aussi tôt. Un court teaser où l’on peut distinguer la voix d’un Kratos s’adressant certainement à Atreus, et le logo de la franchise se dessiner lentement jusqu’à afficher un 2021 qui me font poser quelques questions. Est-ce chez Santa Monica Studios ils ont eu ne serait-ce qu’un moment de répit entre l’épisode PS4 sorti en 2018 et celui-là ? À quelle période de l’année comptent-ils le sortir s’il n’est pas repoussé d’ici là ? Parce que Horizon II: Forbidden West est aussi prévu pour l’année prochaine. D’ailleurs tout comme ce dernier, ce God of War ne finira il pas lui aussi sur PS4 ?

Un teasing qui m’a très fortement rappelé celui de Metroid Prime 4 annoncé à l’E3 2017 presque de la même manière, mais à la différence près qu’aucune date n’avait été annoncée, et que Retro Studios n’était même pas affilié au projet. Nintendo devrait en prendre de la graine car si Sony s’est permis de l’annoncer ainsi, c’est qu’il y aura du concret à montrer très prochainement. Hâte de voir ce que va nous proposer cette suite du jeu qui m’avait fait acheter la PS4.

Conclusion

Ce second Showcase PlayStation de l’année bien qu’intéressant sur le fond et la forme, ne fait que confirmer davantage mes intentions pour cette nouvelle génération de consoles. Certainement pas à sa sortie et probablement pas avant un bon moment.

Pourquoi ? Parce que les rares jeux qui seraient susceptibles de me faire prendre la PS5, sortiront aussi sur PS4. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt d’acheter une nouvelle console juste pour des jeux auxquels je peux déjà jouer sur un support que je possède déjà. Pour le coup on est plus « cross-gen » que « next-gen », car de véritables exclues day-one y en a très peu au final.

Et de vôtre côté, vous comptiez prendre la PS5 à sa sortie ou après ?

[Avis] Super Mario Bros. 35th Anniversary Direct

Toujours sans crier gare (à croire que ça sera leur nouveau mode de communication à terme), la firme au plombier a lâché un Direct fêtant le 35ème anniversaire du moustachu à sa manière. Avec des compilations et portages d’anciens jeux Mario à destination de la Switch, et d’autres surprises. Des annonces qui pour certaines m’ont autant enthousiasmé qu’indigné, et sur lesquelles je reviendrai à travers cet article avis.

Faire du neuf avec du vieux

C’est la spécialité de Nintendo. Particulièrement durant cette ère Switch où on ne compte plus le nombre de portages d’anciens jeux de la firme. Pour le meilleur et aussi pour le pire comme on va le voir ici.

Game & Watch Super Mario Bros (13/11/2020)

Avec d’abord cette Game & Watch intégrant Super Mario Bros que probablement personne n’attendait, et qui coûtera 59,99€. Un sympathique hommage à cette toute première console portable de chez Nintendo imaginée par feu Gunpei Yokoi, et l’une des plus anciennes de l’histoire du jeu vidéo.

Super Mario 3D World + Bowser’s Fury (12/02/2021)

Vient ensuite l’annonce que je voyais déjà venir. Super Mario 3D World qui revient sur Switch. Un des rares gros jeux de la Wii U qui n’était pas encore passé par la case portage, et dont le contenu additionnel que sera Bowser’s Fury demeure encore mystérieux à ce jour. Un opus que j’ai bien apprécié et toujours en ma possession, mais que je ne me vois pas refaire pour autant.

Super Mario Bros. 35 (01/10/2020)

Un Battle Royale sur un jeu comme Tetris 99 c’était déjà étonnant, mais l’adapter sur un Mario Bros contre 35 autres joueurs ? Pour le coup, je suis moins emballé par cette version qui reprend du tout au tout le même système que celui du puzzle-game Russe. À la différence près qu’au lieu d’empiler des briques, il faudra finir le niveau avant les autres et leur balancer des obstacles en piétinant les ennemis sur le chemin.

Mario Kart Live: Home Circuit (16/10/2020)

Cette annonce m’a bluffé. Avoir Mario Kart dans son salon et en Réalité Augmenté, même dans mes rêves les plus créatifs je ne l’aurais pas imaginé. Par contre il faudra une pièce d’une taille respectable et être prêt à mettre la centaine d’euros là-dedans. Je le ressens comme le Nintendo Labo d’il y a deux ans et plus récemment les LEGO Super Mario. Des concepts intéressants mais de luxe, dont je doute de la pérennité et dont j’en suis pas la cible.

Super Mario All Stars (Disponible)

Celui-là j’étais pas étonné de le voir non plus. D’autant plus qu’il était déjà sorti sur Wii pour le 25ème anniversaire (à un prix exorbitant pour ce que c’était). Cette fois-ci, je trouve que la pilule passe mieux en le rendant directement accessible aux abonnés au NSO. Pour la petite histoire, c’est avec cette compilation sur SNES que j’ai découvert les Mario y a plus de 20 ans maintenant. Un de mes tous premiers jeux vidéos.

Super Mario 3D All-Stars (18/09/2020)

Quelle est la suite logique à une compil 2D sur SNES ? Une compil 3D sur Switch pardi ! Voilà qui a mis fin aux rumeurs insistantes à son sujet qu’on se farcit depuis le début de l’année. Ça sera donc Super Mario 64, Super Mario Sunshine et Super Mario Galaxy premier du nom qui seront portés sur l’hybride de Nintendo. Trois jeux que j’aime énormément et que je connais par cœur, mais qui méritaient un meilleur traitement.

Autant pour les épisodes Gamecube et Wii il y a une amélioration en termes de netteté et de format d’image. Autant pour l’épisode N64, c’est du foutage de gueule. C’est le même jeu au pixel près et à la résolution près. C’était trop difficile de faire un Remake digne de ce nom ? D’autant plus que ça a déjà été fait avec Super Mario 64 DS. C’est pas comme si on se l’était déjà farci sur les Consoles Virtuelles de la Wii et Wii U

En admettant que c’est un parti-pris et que l’objectif était d’altérer le moins possible l’expérience de base, pourquoi ne pas avoir opté pour un style comme celui d’Unreal dans la vidéo du dessus ? Personnellement, je trouve que ça rend tellement mieux que toutes ces tentatives de remakes à l’UE4 qui manquent cruellement d’âme. Honnêtement, SM64 aussi exceptionnel soit-il, a sacrément vieilli surtout au niveau du gameplay. Si y a bien un jeu qui aurait mérité une refonte, c’était celui-là.

Surtout quand chez Nintendo, t’as déjà Wind Waker HD sur Wii U et Xenoblade Chronicles DE sur Switch qui ont été complètement revus visuellement, et chez la concurence les Spyro Reignited Trilogy, les Crash Bandicoot Insane Trilogy, Mafia Definitive Edition qui sort à la fin du mois, ou encore Shadow of the Colossus PS4 que j’ai fini récemment. De la pure fainéantise de la part de Nintendo sur ce coup-là.

D’ailleurs il est où le Galaxy 2 ? C’est pas la place qui devait manquer sur la cartouche pourtant. À moins que comme pour 3D World, il sortira à part plus tard.

Nintendo et les jeux à durée déterminée

Je tiens à finir sur un point concernant tout ce dont j’ai parlé. Le fait que la plupart des produits de çe Mario 35th seront retirés de la vente après Mars 2021. Pourquoi en arriver là ? Alors certes passé une certaine date il ne devrait plus y avoir de raisons de fêter les 35 ans de Mario, mais cela justifie t’il pour autant une pratique aussi dérangeante ? On parle quand même de produits déjà en quantité limité, qui ne seront plus disponibles ni en physique, ni en dématérialisé.

Je trouve que c’est un manque de respect de leur part car c’est comme si ils nous disaient « Achètes maintenant où sinon y en auras plus ! » Va falloir se préparer d’avance face aux éternels rapaces qui vont spéculer tout ça à prix d’or…

Voilà pour tout ce que j’avais sur le cœur concernant ces annonces de Nintendo qui m’ont laissé un goût « doux-amer ». En tout cas, bon anniversaire à ce bonhomme qui aura changé la face du jeu vidéo à tout jamais. 🎂

[Avis] Xbox Games Showcase 2020

Hier soir le 23 Juillet à 18h s’est tenu le Showcase de la firme de Redmond entièrement consacré aux gros titres plus ou moins déjà connus à venir sur la prochaine génération de consoles Xbox. Voici ce que j’ai retenu d’une présentation qui a très largement divisé même parmi les plus fans de la marque.

Grounded (28/07/2020 – Early Acces)

Obsidian était pas mal présent durant cette conférence. Notamment avec ce Grounded déjà présenté lors de l’Inside Xbox d’Avril dernier. Le « Chéri j’ai rétréci les gosses » à la sauce vidéoludique a mis son aspect coop un peu plus en avant, et m’intéresse rien que pour l’idée d’incarner des protagonistes dans un monde qui ferait passer n’importe quel insecte pour un monstre.

The Gunk

Le dernier-né de chez Imange & Form Games à qui l’on doit les jeux Steamworld, et qui me plait assez par son style graphique et chara-design. D’ailleurs je me demande si Nintendo ne les a pas inspiré par son gameplay consistant à aspirer une substance noire un peu comme pour l’aspirateur de Luigi’s Mansion. Et l’appareil du protagoniste qui me fait furieusement penser à une Gameboy.

Everwild

Cette nouvelle licence de chez Rare fut certainement le jeu le plus « rafraichissant » parmi ceux présentés, rien que par sa direction artistique et son ambiance enchanteresse. Hélas le gameplay et la date de sortie attendront visiblement. Reste à voir si on sera sur du jeu coop à l’image de leur Sea of Thieves, ou quelque chose de complètement différent.

D’ailleurs, petite digression concernant le titre du jeu me rappelant le jeu Wild de chez Wild Sheep Studio et dirigé par Michel Ancel. Et qui n’a toujours pas de date de sortie alors qu’il fut dévoilé pour la première fois à la Gamescom 2014... Mais aux dernières nouvelles le développement suivrait toujours son cours, mais pour combien de temps encore ?

Psychonauts 2

Dévoilé pour la première fois aux Games Awards 2018, ce Psychonauts 2 revient par le biais d’un trailer bourré au LSD avec une sympathique musique chantée par ce cher Jack Black en personne. Toujours pas de date de sortie annoncée à cette suite d’un opus datant de 15 ans déjà. D’ailleurs, il mériterait bien une place soit dans le Gamepass, soit parmi les jeux prochainement rétrocompatibles chez Xbox. Histoire de le faire (re)découvrir au plus grand nombre.

The Medium

Peut-être le jeu le plus « next-gen » parmi ceux présentés. Non pas par son aspect visuel qui tient quand même la route sans être bluffant, mais surtout par son gameplay consistant à évoluer entre deux mondes de manière simultanée. Chose qui me parait compliqué sur les architectures des consoles actuelles, mais que le SSD de la Series X devrait exploiter comme il se doit.

Ça m’a rappelé une mission de Dishonored 2 où l’on pouvait localement remonter le temps autour de nous pour accéder à des zones autrement inaccessibles dans le présent. À surveiller.

Halo Infinite

J’ai gardé le plus gros morceau pour la fin. La première présentation de Gameplay du solo d’Halo Infinite qui n’a clairement pas fait l’unanimité, et à raison.

Autant sur l’ambiance, le gameplay et l’univers, le jeu à l’air d’être totalement dans l’esprit de la série au point même de rappeler les premiers épisodes. Autant sur le plan technique, c’est pas spécialement « moche » (à part la fameuse créature), mais c’est à peine digne du début de gen actuelle sérieusement. Et c’est d’autant plus problématique que ce Halo fait partie des jeux de lancement de la SX.

Le pire c’est qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai. Sous Bungie, Halo 3 fut très critiqué en son temps pour les mêmes raisons. Mais ça ne l’a pas empêché d’être un des plus gros succès de la franchise. Comme quoi les graphismes ne font pas tout encore une fois, mais ça n’excuse pas une telle « démonstration de faiblesse » à un moment si crucial. Même les derniers jeux sortis chez PlayStation sont largement plus impressionnants que cet Infinite (pas fini). Et je ne parle même pas des jeux PS5.

De toute manière qu’il évolue ou pas dans ce sens, ça ne l’empêchera certainement pas de se vendre par camions soyons honnêtes. D’autant plus qu’on a encore rien vu du multi même si les dernières rumeurs à son sujet ne sont pas rassurantes quant à sa disponibilité immédiate à la sortie.

Conclusion

Le nouveau « meme » tendance 👽

Pour une machine que Microsoft décrit comme étant « la plus puissante du monde », on est clairement sur de la publicité mensongère. À l’heure actuelle ils ne sont clairement pas prêts pour la prochaine génération.

Mais outre l’aspect technique qui ne pourra qu’évoluer, les jeux présentés sont assez intéressants même si ça manquait un peu de gameplay et de fenêtre de sortie pour certains titres. Comme le futur Fable dont même le trailer CG ne montre rien, Awowed, et tant d’autres. Va falloir se bouger chez MS d’ici la fin de l’année.

[Cinéma] Critique – Star Wars épisode IX : L’Ascension de Skywalker

Épisode conclusif de la trilogie amorcée en 2015 par Disney, et de surcroît de cette saga vieille d’une quarantaine d’années et centrée sur les Skywalker. Voici mon avis sans spoilers sur cet épisode IX sorti le 18 Décembre dernier. Et que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur.

Avant-propos

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble nécessaire d’évoquer mon passif et mon statut envers cette saga. Tout d’abord, ma connaissance actuelle de cet univers se limite exclusivement aux films de la première trilogie de 1977 à 1983, la prélogie de 1999 à 2005, et la postlogie venant tout juste de se terminer. Tout le reste faisant partie de l’univers étendu, comics, jeux vidéo, séries et autres, m’est totalement inconnu à ce jour. Et même si c’est une saga que j’apprécie, je ne me considère pas comme un fan absolu de l’œuvre de Georges Lucas. Qui suis-je pour dire que « tel aspect aurait dû être traité de telle manière » ? Personne. Sauf si cela remet en cause une certaine cohérence que je ne tarderai pas à évoquer.

Et concernant les films de cette dernière trilogie, j’ai plutôt apprécié l’épisode VII dirigé par J. J. Abrams malgré le fait qu’il pompait allégrement le IV sur la forme et le fond.

Puis vint le VIII chapeauté par Rian Johnson cette fois-ci. Que j’avais nettement moins aimé à l’époque, mais qui avec du recul est peut-être l’épisode le plus couillu de la saga. Même s’il partait dans une direction radicalement différente de l’opus précédent en fermant quasiment toutes les portes scénaristiques qui avaient été ouvertes dedans. Ceci faisant qu’il ne restait plus grand chose à raconter après ça.

Je suis donc allé voir le IX sans attentes particulières. Et dont j’ai cru comprendre que la production s’est avérée difficile puisqu’il a été repris en urgence par Abrams alors que ce n’était pas initialement prévu. Et ça se sent. Alors autant être franc avec vous, même si tout ne fut pas à jeter, ce film fut un bordel sans nom qui m’a usé comme peu de films l’ont fait avant lui, et que je ne suis pas prêt de revoir. Désolé pour ceux qui l’ont apprécié et je suis sincèrement content pour vous si c’est le cas. Mais me concernant, c’est au-dessus de mes forces. Ou devrais-je dire de ma Force.

Esthétique

Commençons par l’esthétique globale du film qui fut l’un des rares aspects que j’ai apprécié dans celui-ci. Avec une photographie et des effets spéciaux au top donnant lieu à des plans magnifiques et des séquences stylées aussi bien sur le plancher des vaches que durant les batailles spatiales. Star Wars a toujours été la référence majeure en termes de Space Opera dans le cinéma, et ce n’est pas cet épisode IX qui dérogera à la règle sur ces aspects.  Surtout avec une bande-son composée par le seul et unique John Williams, qui reprenait quelques thèmes cultes de la saga. Et sans qui cette Guerre des Étoiles n’aurait probablement pas eue la même aura.

Par contre, j’ai trouvé les combats au sabre laser en deçà de ce qu’on nous avait habitués jusqu’alors. En termes de chorégraphie, et surtout de rythme avec un en particulier sur les ruines de l’Étoile de la Mort qui m’a paru interminable.

Palpatine, un retour nécessaire ?

Quand j’ai vu qu’ils allaient faire revenir le véritable grand méchant de cette saga de 9 films, j’ai eu très peur. Après visionnage, je me dis que ça aurait pu être pire mais ça ne volait pas haut pour autant.

Pour en arriver là, ils devaient soit être méchamment en manque d’idées au sein de la production, soit ils n’avaient pas d’autres choix vu que Snoke avait été terrassé par Kylo Ren dans le VIII. Même si j’aurais trouvé ça beaucoup plus intéressant et pertinent que ce dernier soit le grand méchant du IX. Mais c’était trop demander visiblement.

Puis Palpatine dans ce film, c’est une caricature de lui-même. Et qui sans trop spoiler,  aurait mieux fait de rester dans l’ombre tout du long avec son immense flotte de Star Destroyers sortant littéralement de nulle part. Et donc chacun des vaisseaux rend la base Starkiller de l’épisode VII ridicule à côté. D’autant plus qu’on sent que son retour a été prévu au dernier moment puisque rien dans les précédents films n’annonçait un éventuel retour. Ce qui m’amène à l’un des principaux défauts de ce film, et de cette trilogie.

Manque de cohérence

Faudra m’expliquer l’intérêt d’une trilogie si les films le constituant ne sont même pas foutus de se suivre entre eux. Où est le fil conducteur ? Déjà que le VII et le VIII avaient très peu de choses en commun, pour le IX c’est encore pire car c’est comme si l’épisode antérieur n’avait servi à rien. Par exemple il y a de quoi tomber de haut quand on voit la manière dont ont été traités individuellement les personnages de Finn et Rose. Eux qui en plus de leur relation naissante dans le VIII, avaient eus droit à quelques moments de bravoure dans ce même épisode.

Le scénario est ultra convenu et prévisible à des années lumières à la ronde. Avec des  facilités scénaristiques (liées à la Force le plus souvent) tellement aberrantes que c’est à se demander s’ils en avaient quelque chose à cirer.

Casting & Fanservice

Autre problème du film, le manque d’enjeux dramatiques. On ne s’inquiète jamais pour personne puisque même les situations qui paraissent critiques sont systématiquement désamorcées juste après. Je n’ai ressenti aucune émotion à part pour le très bavard C3-PO et Chewie à certains moments.

Parlons fanservice. De base, je n’ai rien contre ça tant que c’est bien dosé et qu’il y a un véritable intérêt derrière. Et au vu du statut de cet épisode qui est censé tout conclure, c’était inévitable. Le fait de revoir des têtes connues, clins d’œil ou autres références, est toujours plaisant en soi. Le problème ici, c’est que dans le cas de Lando Calrissian qui a fait son grand retour après la première trilogie (et dont l’acteur a très bien vieilli soit dit en passant), pour moi ça n’a pas apporté pas grand-chose au film.

Que la Force…

Soit avec le scénario. Car concernant celle-ci, je dois avouer que son utilisation m’a beaucoup surpris ici. Notamment durant les « échanges » entre Kylo et Rey, et sa maitrise thérapeutique de la Force (pour ne pas en dire plus) pour cette dernière. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu ça dans un autre film de la saga. Peut-être que c’est une utilisation « normale » de la Force vue ailleurs, donc je ne me prononcerais pas davantage à ce sujet.

Ce film a aussi justifié l’origine de la puissance de Rey de la pire des manières. Dans le VII, on nous avait fait comprendre que c’était la Force qui l’avait choisi. Et que n’importe quel individu pouvait en hériter quelque soit son passif. Au final il en n’est rien puisque c’est encore une histoire de gènes pour ne pas en dire davantage. C’est d’ailleurs au moment précis de cette révélation que j’ai définitivement décroché du film. Pour moi, Rey était intéressante justement car c’était selon Kylo, la « fille de personne ».

Et pour rester avec Rey, et également Kylo, j’ai trouvé que l’évolution de leurs personnages respectifs intéressante, et la finalité de la relation entre ces deux-là  logique. Avec une Dyade de la Force (pour reprendre le terme du film) qui prend tout son sens avec du recul. Je le redis mais je suis convaincu que leur confrontation aurait eu beaucoup plus d’impact si Kylo avait été le seul et unique homme à abattre à la place de Palpatine dans cet épisode.

Conclusion

Un gâchis intergalactique. Cette saga ne méritait pas une fin aussi peu audacieuse et de finir sur une note aussi amère. Même si je reconnais que conclure cette épopée en 2h20 de film n’est pas chose aisée. Mais le plus gros problème, ce n’est même pas le film en lui-même, c’est toute cette trilogie qui n’a quasiment aucun liant entre les films la constituant. On parle quand même de Star Wars bon sang comment on a pu en arriver là ?

Un Palpatine qui n’avait pas nécessité d’être là. Des personnages clés dans les anciens opus qui font ici office de figurants. Un scénario ultra convenu et sans surprise. Heureusement que pour rattraper tout ce bazar, il y a l’aspect visuel, la musique et les hommages envers la saga à travers certains personnages et décors.

Mais j’ai quand même envie de faire l’avocat d’Abrams qui a tenté comme il peut de recoller les morceaux qui se sont éparpillés avec le VIII. Même si au final j’aurais préféré que ce soit Johnson qui fasse cet épisode IX ne serait-ce que pour avoir un semblant de continuité.

Je pense que cinématographiquement parlant, il est temps de laisser Star Wars tranquille un moment.