Partie 1Partie 2

Troisième et ultime partie de mon compte-rendu de la 25ème édition de Japan Expo, où je vais davantage me focaliser sur l’aspect artistique avec, entre autres, le cosplay, la condition désastreuse des artistes et créateurs, et ma conclusion générale.

Cosplay 🎭

Cette année, j’ai vécu le cosplay un peu différemment que les fois précédentes. D’abord par le fait d’avoir croisé moins de connaissances à moi qu’auparavant en dehors de certains stands comme celui de @lovecraft_asso ci-dessus, et toujours plein à craquer de costumes. Ou de rassemblements thématiques.

Comme celui de One Piece le samedi sous la verrière en direction du hall 6. Que j’ai raté de peu pour le capturer à temps, mais dont j’ai pu vous retrouver une photo prise par @mllexpeach. J’ai pas osé compter, mais à vue de nez, il devait y avoir entre 100 et 150 pirates et membres de la Marine.

Cependant, aux spots habituels qui, en temps normal, sont peuplés de cosplayers et de photographes, ce n’était pas aussi animé que d’ordinaire. La canicule du week-end n’a pas dû autant motiver les troupes qu’avant, et ça se comprend.

Et cela se ressent également du côté de mes photos, puisque j’en ai immortalisé très peu. Comme @willowcreativ (que j’avais rencontré pour la première fois à FACTS Spring 2019 en Tracer) ici en cosplay de Litith de Diablo IV. Et qui fut une des invitées cosplay de cette édition.

Un autre de ces invités fut @zibartas_cosplay. Que j’avais choisi de filmer pour mettre en avant son travail d’orfèvre sur les éclairages dynamiques et les animatroniques de son cosplay de Sandayu Oda de Cyberpunk 2077.

Et la dernière cosplayeuse de la liste que j’avais prise en photo dans les allées, fut l’amie @irina.romanov_ devant le stand de @cosa_sso. Et qui avait sorti pour la toute première fois sa Lara Croft de Tomb Raider.

Comme chaque année, j’agrémente cette section avec le Cosplay Music Video de PanoramicSunSet * de cette édition. Et qui, à ma grande tristesse, est actuellement le CMV de Japan Expo le moins regardé de sa chaine. Puisqu’à l’heure où cet article est publié, la vidéo s’approche lentement des 800 vues. Je pense qu’au moins une vue, ou au mieux un petit like lui ferait le plus grand bien.

Quasiment chaque convention de ce style a son propre « Cospital« . Et celui de @cosplayersdefrance m’a sauvé la mise à Japan Expo. Puisque j’avais remarqué en arrivant dans le salon, que la lanière de ma sacoche médiévale avait commencé à se déchirer jusqu’au tiers. Ce que le Cospital a arrangé avec une couture bien placée.

Pas certain que ma lanière aurait tenu le reste de la journée sans leur intervention. Merci à eux pour ça, et pour les 906 réparations qu’ils ont effectuées durant les 4 jours.

La seule fois où j’ai été à la scène (ultra climatisée) Masterclass, fut le samedi vers 11h pour assister à une conférence de @galuren_c qui vulgarisait tout ce qu’il fallait savoir sur le Worbla. Un plastique thermo-formable énormément utilisé dans le cosplay. Aussi modulable que de la pâte à modeler sous l’effet de la chaleur. Mais qui, une fois refroidi, devient rigide et robuste comme la pierre.

J’ai moi-même déjà eu l’occasion de manipuler ce matériau lors d’un atelier cosplay animé par @sadalsund.cosplay à Paris Games Week 2024.

Extreme Cosplay Gathering – Finale Saison 14

Bannière ECG de 2011 à 2025

La première fois que je regardais l’ECG de mes propres yeux, cela remonte à 2019. Depuis, je n’en ai raté aucune. Du moins, jusqu’à cette édition de Japan Expo où j’avais volontairement choisi de faire l’impasse sur la finale de la S14 le samedi soir. Qui aura vu concourir 21 cosplayers et cosplayeuses des 4 coins du monde, et jugés par les invités cosplay @ludus.cosplay, @pretzlcosplay, @talonscosplaycrusade, @willowcreativ et @zibartas_cosplay.

La raison, c’était que pour une fois, j’avais envie de profiter un peu plus du salon et des gens sur place. Chose difficile à faire pour un show qui dure au delà de l’horaire de fermeture de Japan Expo. Et qui, en comptant les résultats, peut déborder après 20h. De toute manière, même sans avoir pu vivre le moment, je savais que je pourrais voir les prestas sur la chaine YouTube de l’ECG peu de temps après le festival. Et que voici, avec ma sélection de mes cinq favorites, ainsi que les prix remportés par chacun.

Belgique 🇧🇪 – Sakizo par @muralu

Pologne 🇵🇱 – Dragon Age: The VeilguardLucanis & Neve par @ayo_ntko & @helper.workshop (première place)

Danemark 🇩🇰 – Monster Hunter: WildsSeikret et Alma par @trine.k.n & @maiicosplay (prix meilleur costume)

Lettonie 🇱🇻 – Gachiakuta – Rudo & Zanka par @sabcosplay & @sayochuu (prix meilleur costume et prix du public)

Suisse 🇨🇭 – Assassin’s Creed: Valhalla – par @maliseiya_cosplay & @fiocosplay

Pour les prestas restantes, tout est regroupé dans cette playlist.

Extreme Cosplay Gathering – Sélections Françaises Saison 15

Et le lendemain, sur place cette fois-ci, j’ai pu assister aux sélections françaises de l’ECG ayant vu concourir 22 participants et participantes. Et jugés par @avalon.cosplay, @enelden, @nyapytv, @sadalsund.cosplay et @symphoniacostumes.

Voici mes Shorts YouTube des 10 prestas qui m’ont le plus marqué et avec leurs prix.

Maléfique par @sikay_cosplay

Baldur’s Gate 3 – Lae’zel par @galaxys.cosplay

Le Seigneur des Anneaux -Sam Gamgee par @wappysalt

Overwatch Mei Alchimiste par @axelle_holmes (seconde place 🥈)

Borderlands – FL4K par @copperspoon_

Princesse Mononoké – Dame Eboshi par @konekocosplay_

Monster Hunter – Gemma par @minuidix

Castlevania: Symphony of the Night – Maria Renard & Alucard par @lauramona_flowers & @p0temkin

Clair Obscur Expedition 33 – Maëlle & Gustave par @malugacosplay & @naarucosplay (première place 🥇)

Les carnets de l’apothicaire -Dame Gyokuyo & Dame Lifa par @kitty.dotsie & @katmixture

Et pour le reste, tout est dans ma playlist.

Quiz & Interviews🎙️

Le samedi vers 17h15 sur la scène Kitsuné, j’ai participé avec un groupe d’amis, au quiz Universe Wars animé par Le Blind Test du Geek. Un quiz axé pop culture (qu’on n’a pas gagné), avec pour thématiques les jeux vidéo, cinéma, animes, mangas, et séries TV.

Le quiz se constituait d’une grille de 40 cases à révéler avec des couleurs correspondant aux thématiques citées plus haut. Il fallait d’abord retenir l’emplacement des cases couleurs de notre équipe (ou d’une autre pour tenter de leur prendre des points), puis de répondre à une question associée au thème. Le tout avec des bonus et malus que l’on peut même cumuler sur l’équipe de notre choix. D’ailleurs, notre team s’est pris un malus « question impossible » qui portait très bien son nom. Où dans nôtre cas, on devait deviner au chiffre près, combien existe-t-il de jeux vidéo où Mario est jouable. Et bien sachez à date du 11 juillet 2026, il y en a 255 étalés sur 40 ans.

Et le lendemain vers 11h, j’ai assisté à une interview de @cami_ssama par la chaine Bento Pop. Et qui est l’actuelle community manager française de CD Projekt Red. Elle nous a parlé entre autres de sa passion pour le Japon (et en particulier la ville de Nikko), et de son métier en tant que CM.

Je mettrai à jour cette section avec la vidéo de la rediff dès qu’elle sera mise en ligne.

Butin 📦

Je pense que mon portefeuille peut remercier l’absence du pop-up store de Nintendo cette année. Auquel cas, mon loot aurait été bien plus conséquent et onéreux.

À la zone Nintendo, j’ai pu récupérer des stickers de Mario Tennis Fever et de l’édition Switch 2 de Super Mario Bros. Wonder + Rendez-vous au parc Bellabel.

En faisant scanner le QR code de mon compte MyNintendo, on m’a donné le même pin’s Super Mario obtenu aux conventions allemandes DoKomi et Gamescom.

On m’a offert un des 4 pin’s mystère à l’effigie du Link de Zelda Wind Waker par @sacha_sevenstar.

Poster recto verso de Godzilla Minus One et sa suite Minus Zero, récupéré gratuitement au stand All the Anime.

Poster d’un colorspread de One Piece offert pour l’achat d’un tome du manga au stand de Glénat.

Concernant les achats directs cette fois, un booster des cartes de @pomelyne avec quelques raretés dedans.

Le roman graphique « Mai petite Saigon » de @nayth.cartographe

Et un print dédicacé par @willowcreativ en Samus Aran.

Être artiste à Japan Expo 🎨

Avant de conclure, je tenais impérativement à évoquer le cas des artistes et créateurs indépendants dont la condition se dégradait depuis bien des années à Japan Expo. Et qui a atteint un seul particulièrement critique à cette édition.

Et petite précision, mes photos des stands qui vont suivre n’auront aucun rapport avec ce qui sera dit dans les paragraphes auxquels ils sont liés.

Extrait de l’interview de @mister_mango_drawings par TACHI TV

Déjà, il faut savoir que le simple fait d’exposer à cette convention en tant qu’artiste, c’est vraiment pas donné. Si vous, visiteurs, trouviez que les tarifs journaliers étaient élevés, attendez de connaître ceux des stands. Cette année, il fallait compter 400€ pour la catégorie « Amateur », 900€ en « Passion » (c’était 700€ en 2025), et environ 1800€ en « Coup de Pouce » (1600€ pour son équivalent en 2024). Ces derniers étant généralement situés non loin des allées principales et de l’entrée des visiteurs. Donc très bien placés.

@skullvadyr

Et ça, ce ne sont que les prix pour exposer. Auquel il faut ajouter ceux de l’hôtel / Airbnb sur place si on n’a personne pour nous héberger. Prendre en compte le trajet en train ou en voiture (location ou non), et donc l’essence + les 84€ de parking pour les exposants. Ainsi que la nourriture parce qu’il faut bien manger à un moment donné. Pour un artiste en « Passion », la facture finale peut facilement monter 2 à 3 fois plus haut que le prix de son stand. Et ça, c’est si on espère rentabiliser le tout.

Parce que pour beaucoup d’artistes, sur le plan financier c’était la pire édition de Japan Expo de très loin. Des témoignages que j’ai pu recueillir sur place et via les réseaux, comme le post ci-dessus de @nayth.cartographe sur Instagram, leurs ventes ont été inférieures de 50% par rapport à l’an dernier.

@annasinthetic

On peut facilement imaginer que les raisons à cette débâcle sont les mêmes que celles évoquées dans la première partie de ce compte-rendu. Les tarifs des billets journaliers qui ont dû calmer beaucoup d’ardeurs côté visiteurs, et la canicule malgré la climatisation mise en place dans le parc des Expos. Par conséquent, les allées des artistes étaient beaucoup moins fréquentées le week-end que les années passées.

S’ajoutant à cela, d’autres soucis mentionnés par Anark Grafik qui tenait lui aussi un stand « Coup de Pouce » avec Nelimaé. Parmi ceux dont il parle dans son post, des problèmes de réseau au sein des halls qui ont compromis le bon fonctionnement des lecteurs de cartes, et donc de potentielles ventes. Et des blocages de barrières au parking des exposants.

@mariosdal

Imaginez, vous êtes un artiste qui expose à Japan Expo afin de profiter de la visibilité que peut donner la plus grosse convention française sur la pop culture japonaise. Pour au final se rendre compte au fil des jours que vous ferez moitié moins d’argent que les années précédentes alors que le stand a coûté plus cher que jamais. Comment avoir envie de revenir après ça ? J’ignore à quoi ressemblera l’allée des artistes l’année prochaine, mais il risque d’y avoir énormément de pertes.

Clairement, un point de rupture semble avoir été atteint. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il a fallu que la douane française s’en mêle avec une intervention largement médiatisée sur les réseaux, et documentée ci-dessus par @AntonelliniSara le samedi 11 juillet.

@roytheart_

Ce jour-là, des agents ont procédé à des contrôles sur des stands qui proposaient des créations ou des produits dérivés sous propriété intellectuelle. Principalement du Pokémon, One Piece, et Dragon Ball pour ne citer qu’eux. Et avec une sanction pouvant aller jusqu’à 200€. Ces contrôles sont réguliers à Japan Expo depuis 2012, et aussi ailleurs. Puisqu’au Play’Azur à Nice en avril dernier, la douane était également intervenue avec le même objectif.

@mariliachan

Dans le cas où cette douane s’était simplement occupée des contrefaçons, illustrations qui sont en réalité de vulgaires décalqués d’officiels, ou autres produits AliExpress vendus 3x plus cher que ce qu’ils valent réellement, il n’y aurait pas de sujet et cette section sur les artistes pourrait presque s’arrêter ici.

@fabrik.unik

Sauf qu’on parle d’une douane qui a attaqué quasi exclusivement les stands de créateurs proposant de VRAIES œuvres réalisées par de VRAIS artistes. Et ce, d’une manière assez violente en allant jusqu’à démonter les produits, les balancer à même le sol, et j’en passe. J’ose même pas imaginer le trauma chez les personnes ciblées. Ou pire encore, chez les plus jeunes qui passaient par là et on dû assister, médusés, à toute la scène.

@kurera.art

Et c’est là que ça devient hautement problématique. Si on commence à s’attaquer à ce qu’on appelle plus communément « Fanart » , qui par définition, est une réinterprétation d’une œuvre déjà existante, ça voudrait dire que tous ceux qui créent des choses de leurs propres mains sont aussi concernés ? Parce que, dans le lot, il y a (au hasard) les cosplayeurs qui confectionnent leurs costumes, mais également les tatoueurs, ceux qui sculptent à la main ou via une imprimante 3D, et etc.

@hollykachari

Pourtant, si on se réfère à la loi française, l’existence même des fanarts ou de toute réinterprétation d’une œuvre ou d’un personnage de quelque manière que ce soit (hors parodie ou caricature), est prohibée si on ne possède pas les droits d’auteur associés. Voici ce que dit l’article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle sur ce sujet :

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.

@rinz_art_gallery

La loi est claire. Mais dans les faits, c’est bien plus compliqué que ça. Parce que si on devait l’appliquer de manière stricte et interdire la vente de toute création sans autorisation de l’auteur original, il ne resterait plus grand-chose à voir à Japan Expo. Ce genre d’évènement vit en grande partie grâce à la présence de ces artistes, et ça serait une grave erreur de s’en séparer.

https://www.frontlinejp.net/2026/08/17/comic-market-108-summer-comiket-2026-event-report/

Alors qu’au Japon, les fanarts et autres dôjinshi (livret de dessins, de croquis ou d’histoires) ont tout à fait leur place dans des salons comme le Comiket. Et ce, avec l’accord des éditeurs et du gouvernement japonais. Deux salles, deux ambiances.

@heavenrose.art

Donc pour être 100% réglo en France, on devrait obtenir une licence pour l’œuvre dont on s’inspire. Ce qui est extrêmement cher et absolument pas à la portée de simples artistes qui exposent à Japan Expo. Qui pour la majeure partie d’entre eux, galèrent déjà à vivre de leurs créations. Et même dans le cas où la licence est acquise, il faudrait respecter un cahier des charges ne laissant pratiquement aucune liberté créative. Comme devoir utiliser un personnage, un chara design, et des proportions tous très spécifiques.

@shiryan_artwork

Suite à cette intervention de la douane, j’ai été halluciné de voir sur les réseaux, autant de gens se réjouir de ce qui était arrivé aux artistes. En les traitant de « voleurs » , pointant du doigt leur soi-disant « manque de créativité » , ou carrément qualifier leurs œuvres de « contrefaçons » . Manifestement des individus qui ne savent pas de quoi ils parlent. Et qui pour couronner le tout, n’ont aucune once d’empathie. À ces gens-là, renseignez-vous un minimum avant de l’ouvrir pour rien. Et essayez de vous mettre à la place des autres qui ont certainement plus galéré que vous ne pourrez l’imaginer.

https://www.barnebys.fr/blog/8-peintures-que-vincent-van-gogh-a-copiees

Et sachez pour votre culture, que même certains peintres de renom, comme Vincent van Gogh (1853-1890), se sont allègrement inspirés de leurs prédécesseurs ou contemporains. Le fanart, ça ne date pas d’hier et même les plus grands l’ont pratiqué.

@emako_illustrations

Et quitte à parler de vol, on en parle aussi des stands full IA générative ? Exposant des dessins générés via un vulgaire prompt, et s’appropriant le style des artistes humains sans leur consentement ? Parce que c’est pas ce qui manquait à Japan Expo. Et bizarrement, eux on les laisse tranquilles. Ça fait depuis début 2024 que j’en vois dans les conventions françaises, et ça ne s’arrête pas.

Affiche « Non à l’IA » à DoKomi 2024

Alors que dans des salons comme DoKomi, ce genre de stand est purement et simplement interdit. S’ils le font en Allemagne, qu’est-ce qui empêche d’en faire de même en France ? Le Fanart sans les droits d’auteur, ça passe difficilement. Mais pour l’IA qui se moque éperdument de la propriété intellectuelle, on laisse couler ? Vivement que ça soit légiféré une bonne fois pour toutes. Ça ne peut plus durer.

Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je préfère 1000 fois voir des étals de fruits secs, que ces abominations. Et dire que certains plus petits salons font réaliser leurs affiches par l’IA. Quelle déchéance..

@zaunkoeniq & @leptiriii

Pour revenir une dernière fois sur la douane, le pire dans tout ça, c’est qu’apparemment leurs interventions ont été motivées par des dénonciations faites par d’autres exposants. Par exemple, des gens qui vendent des produits illégaux en connaissance de cause, mais qui les cachent discrètement. Pour ensuite balancer un exposant à la douane qui se chargera « d’éliminer la concurrence » à leur place. Et une fois le contrôle passé, ressortir du placard ces produits contrefaits comme si de rien n’était. On est à Japan Expo ou à Hunger Games sans déconner ?

@kizonel

Je ne vous cache pas qu’entre tout ça, ceux qui s’amusaient à poser discrètement des pancartes « fait par IA » sur des stands de créateurs qui n’avaient rien à se reprocher, et ce putain de thread challenge où il fallait voler le plus de choses possibles aux exposants (avec photos à l’appui), c’est très difficile d’avoir foi en l’humanité en ce moment.

@black.feather.draws

Vraiment, force à vous les artistes (sauf aux balances, opportunistes, et vendeurs IA). Vous méritez bien mieux que ça.

Conclusion

Bien en amont de l’évènement, je me disais que cette édition serait probablement celle de la « dernière chance » pour moi. Déjà, parce que j’étais plus agacé que jamais par les tarifs toujours plus hauts lors de l’ouverture de la billetterie. Et surtout, parce que le salon avait tout intérêt à mettre le paquet pour l’édition de son quart de siècle. Auquel cas, il aurait été temps pour moi de laisser Japan Expo de côté. Chose que je n’avais jamais envisagée jusqu’alors.

L’AMV officiel de Japan Expo pour le 25 ans

En fin de compte, c’était une édition tout juste « correcte » dans la forme de mon point de vue. Pas aussi exceptionnelle que ce que les 25 ans laissaient présager. Et surtout, très loin d’être parfaite à cause de tous les points noirs que j’ai relevés. Malgré tout, et comme j’en ai parlé dans mon compte-rendu, je vais devoir faire l’impasse sur Japan Expo l’année prochaine au détriment de son homologue allemand DoKomi qui se tiendra au même moment.

De 2010 à 2026

D’un côté, ça va me faire bizarre de devoir rater une édition de Japan Expo après toutes ces années à y aller sans interruption. Mais d’un autre, c’est peut-être pas plus mal de faire une pause maintenant. Surtout après une édition aussi symbolique que celle des 25 ans.

De toute manière, ce qui me motive principalement à venir, ce n’est pas le salon en tant que tel. C’est surtout l’aspect humain avec les innombrables rencontres et retrouvailles parfois planifiées, souvent impromptues faisant toute la magie de l’évènement. Et j’ai conscience que le FOMO (Fear Of Missing Out) sera très fort l’année prochaine au vu du monde que je risque de rater.

Malgré tout, j’étais content d’être à Japan Expo pour la 16ème fois d’affilée depuis 2009. Et où je ne reviendrai pas avant deux ans minimum. D’ici là, le nouveau métro 17 du Grand Paris Express sera probablement en service pour desservir le Parc des Expos depuis la Gare de Saint Denis Pleyel. Et au vu de tous les soucis de RER B survenus pendant le festival, surtout le vendredi soir où des usagers furent contraints de descendre sur les voies vers Gare du Nord, ça ferait le plus grand bien à tous.

Ainsi s’achève mon très long reportage de Japan Expo 2026. Et que je vous remercie sincèrement d’avoir lu dans son intégralité. À la base, ces trois articles ne devaient en faire qu’un. Mais il aurait fini avec près de 8500 mots. Seul, ça aurait été la publication la plus dense que j’aurais jamais écrite depuis que ce blog existe. Mais en y réfléchissant, c’était beaucoup trop, même pour moi. Au final, je n’ai pas de regret d’avoir fractionné le tout et je songe à le refaire à l’avenir si je me trouve de nouveau trop bavard à l’écrit. Faut croire que quand ça touche à des sujets qui me tiennent à cœur, je ne compte plus.

Et histoire de finir en beauté, moi et des amis avons eu la chance et l’honneur d’apparaitre dans l’aftermovie de cette édition (entre 3:58 et 4:00). À titre personnel, c’est la toute première fois que ça m’est arrivé pour ce salon.

Merci Japan Expo pour toutes ces années, et peut-être à une prochaine.

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