Seconde partie de mon compte-rendu de Japan Expo où je fus du 11 au 12 juillet 2026. Au programme, le face-à-face entre Japan Expo et DoKomi l’année prochaine. Mes activités chez Nintendo qui a dû faire sans son pop-up store. L’exposition des 25 ans, et plus encore. En vous souhaitant à nouveau une excellente lecture.
Japan Expo vs DoKomi 🇫🇷 🇩🇪


Au vu de la progression de DoKomi avec 155 000 visiteurs en 2023, 180 000 en 2024 (+16%), et 215 000 en 2025 (+19,4%), ce n’était qu’une question de temps avant que le salon allemand fasse jeu égal avec son homologue français sur ce terrain. Et ça a fini par arriver en 2026. Où pour la première fois de son histoire, DoKomi a dépassé Japan Expo en matière de fréquentation sur une même année. Avec près de 230 000 visiteurs (+7%), soit à peu près 8000 de plus que son concurrent français.
Sachant qu’il est important de préciser que la convention allemande se déroule sur deux jours et demi à partir du vendredi après-midi, et les journées de samedi et dimanche. Alors que Japan Expo a lieu pendant quatre jours de jeudi à dimanche.


Bien que cette confrontation ne date pas d’hier, elle atteindra son paroxysme l’année prochaine. Puisque les deux salons partageront bel et bien le même week-end du 10 au 11 juillet 2027. Chose que moi, et beaucoup d’autres, avions spéculé dès l’annonce des futures dates de DoKomi à la fin du dernier jour de l’édition de 2026. Laissant l’habituelle période de fin-mai début-juin, pour se placer en plein mois de juillet.
Et comme je le disais déjà dans mon reportage de DoKomi 2026, entre les deux, mon choix se porterait sur la convention allemande. Que je préfère sur beaucoup d’aspects, même si Japan Expo a aussi ses atouts. Parce que, bien que semblables par leur statut de grands salons sur la pop culture japonaise, leur contenu proposé n’est pas tout à fait identique et répond à des attentes assez différentes pour le public concerné.

Côté français, la culture japonaise y est davantage mise en avant (le « Japan » de Japan Expo n’est pas là pour rien). Par certains de ses espaces, comme la zone Wabi Sabi qui avait particulièrement fière allure cette année. Ses guests prestigieux côté anime, manga, jeu vidéo, et j’en passe. Comme Keisuke Itagaki le mangaka derrière Baki, qui fut l’invité d’honneur de cette édition. Et Yôichi Takahashi (déjà présent à Japan Expo Sud 2025) qui sera celui de Japan Expo 2027. Celui à l’origine de Captain Tsubasa (ou Olive et Tom pour les anciens).

La convention se démarque aussi par ses très nombreux shows en tous genres. Que ce soit côté musique avec le retour de l’Anisong Festa depuis sa dernière édition en 2019 (et accessible via un billet à part allant de 39,99€ à 199,99€ selon les catégories). Spectacles traditionnels, et cosplay avec l’ECG notamment. Et les éditeurs de manga, jeux vidéo, et autres, ont une forte présence. Suffit de voir la zone Nintendo (dont je vais reparler sous peu) qui est beaucoup plus grande et animée qu’à DoKomi. Seul Gamescom, le plus gros salon de JV existant (où je retourne à la fin du mois), est en mesure de rivaliser sur ce terrain-là.

Côté allemand, DoKomi est davantage axé sur les cosplayers, et surtout sur les artistes et créateurs. C’est d’ailleurs là que se trouve la plus grande Artist Alley toutes conventions européennes confondues. Ce salon intègre des espaces qui n’existent que là-bas à ma connaissance. Comme la zone Seijin Area (+18) regroupant des ero cosplayers, ainsi que de nombreuses créations destinées à un public averti.

On y trouve un hall entier dédié exclusivement aux voitures tunnées Itasha (j’en ai vu une seule de ce style à Japan Expo cette année). C’est la seule convention que je connaisse qui a son propre bal cosplay : le Cosplayball. À chaque édition s’y déroule la J-Rave, l’un des plus grands évènements européens de musique électronique japonaise.




Sans oublier son magnifique parc floral Nordpark intégrant un jardin japonais. Situé aux abords de la convention, et qui s’étend sur 36 hectares.
Tout ça pour dire que les deux conventions se valent. Il n’y en a pas une qui est « meilleure » que l’autre. Tout dépend des goûts de chacun et de ce qu’on y recherche. Et c’est pour ces raisons qu’à mon avis, ça n’aura probablement pas un impact significatif sur l’affluence des deux salons en 2027.
D’abord, parce qu’aller à DoKomi quand on vit en France, c’est quand même un sacré budget que beaucoup ne pourront pas se permettre (à moins de mettre de l’argent de côté dès maintenant). Et qui en prime, augmente chaque année à cause des hébergements dont le prix ne cesse de grimper. Même si certains diront (et à raison) qu’aller à Japan Expo quand on habite en France, c’est pas donné non plus. Encore pire pour celles et ceux qui vivent en dehors de la région parisienne.



De gauche à droite, puis de haut en bas : @sunfaeriee (Link), @elynarhya (Leon), @lanaluuv (Aerith), @kotori_doll (Jenna), @just.micka (Ekko), et @mr.thanaka (Barret)
En revanche, je n’ai aucun doute qu’on verra la différence du côté des cosplayers français. Car il risque d’avoir beaucoup plus de compatriotes à DoKomi (et par extension à Lapadu) que les fois précédentes. Ce qui n’est pas pour me déplaire. À l’inverse, je vois difficilement des cosplayers allemands aller en masse à Japan Expo le même week-end. Sauf peut-être, pour prendre part à des rassemblements cosplay qui auraient lieu à Paris, mais pas à Düsseldorf. Où voir des invités bien spécifiques qui, de toute manière, ne pourront pas être sur les deux évènements en simultané.
Nintendo 🍄


Pop-up store Nintendo : 2024 & 2025
Après tout ce blabla, il serait peut-être temps d’enfin parler de ce que j’ai vu et fait à Japan Expo. À commencer par Nintendo, et dont je vais évoquer de suite « l’éléphant au milieu de la pièce ». Même si, dans le cas présent, l’éléphant en question n’était pas là. L’absence du pop-up store Nintendo après deux éditions consécutives en 2024 et 2025.
Et la raison serait géopolitique. Puisque de la bouche même des cofondateurs de Japan Expo sur la rediffusion du live du 29 juin dernier (vers 1h48), la marchandise aurait été bloquée dans le détroit d’Ormuz. J’ignore depuis quand exactement, et pendant combien de temps, mais ça semble plausible. Vu qu’un grand espace vide se situait non loin de la zone Nintendo, et qui aurait dû accueillir ce pop-up comme les fois précédentes.
D’ailleurs, je trouve ça assez étonnant de n’avoir vu aucune communication officielle de la part de Nintendo France sur le fait que le pop-up store ne reviendrait pas cette année. Ça aurait été la moindre des choses, surtout pour les visiteurs qui sont venus exprès pour ça. Et au final se rendre compte une fois sur place, que la boutique n’est pas là.




C’est dommage, d’autant plus que ça aurait été l’opportunité de voir de plus près les produits de la saga Metroid qui ont été mis en ligne sur le Nintendo Store entre décembre 2025, et mars 2026. Et c’est pas souvent qu’on a l’occasion d’avoir du merch officiel de cette saga qui m’est si chère. Venant tout juste de fêter son 40ème anniversaire le 6 août 2026, même si ce fut dans l’indifférence la plus totale à mon grand désarroi.



Cependant, il existe une autre alternative pour acquérir des goodies Nintendo à 30 min de RER B du Parc des Expos en direction de Paris. Puisque depuis le 25 août 2025, la Fnac du Forum des Halles de Châtelet accueille de manière permanente et sur 50 m², le tout premier espace entièrement dédié à Nintendo en France. Certes, ce ne sont pas tout à fait les mêmes produits que ceux du Nintendo Store ou du pop-up, mais c’est déjà ça de pris.



Pour revenir à Japan Expo, j’ai trouvé l’espace Nintendo assez imposant de manière générale. Avec une ambiance toujours aussi survoltée et forte en décibels près de la scène. Même si une fois encore, ça manquait cruellement de gros décors attrayants, comme ce fut le cas quelques années en arrière. À part un photobooth Pikmin (licence qui revient assez souvent en y repensant), il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent.




Pas mal de bornes étaient à disposition pour tester des jeux Switch 2, tels que Yoshi and the Mysterious Book, Rythm Paradise Groove, Pokémon Pokopia, Super Mario Bros Wonder + Parc Bellabel, Animal Crossing New Horizons, Mario Tennis Fever, Tomodachi Life : Une vie de rêve, Mario Kart World en freeplay et tournois, et j’en passe.
Cependant, il faut noter l’absence étonnante de Fire Emblem : Fortune’s Weaves prévu pour le 17 septembre prochain. Et qui a même eu droit à son propre Nintendo Direct le 4 août.
Pour les jeux que j’ai moi-même testés, Splatoon Raiders, déjà disponible depuis le 23 juillet sur Switch 2. Du coup, j’irai à l’essentiel en disant que c’est un mix assez équilibré entre les aventures solos des opus principaux (et de leurs DLC), et du mode Salmon Run où on doit faire face à des vagues d’ennemis successives. Et le challenge était assez relevé par moments, notamment face à l’un des derniers boss de cette démo qui pouvait faire très mal, très vite.


Côté Science-Fiction, j’ai pu jouer rapidement au Star Fox sorti le 25 juin, et bien plus beau en vrai qu’à travers une vidéo. Ainsi qu’à Orbitals, prévu le 3 septembre, et qui est le jeu Switch 2 que j’attends le plus cette année à date. Tout premier titre du studio tokyoïte Shapefarm, il s’agit d’un jeu d’aventure dans l’espace en coop à deux en local, où on incarne les personnages de Maki et Omura.

Le gros point fort qui saute littéralement aux yeux, c’est sa direction artistique que je trouve fabuleuse. Qui m’avait déjà charmé par les différents trailers, mais manette en mains c’est un vrai bonheur autant visuel, qu’auditif avec un hommage pleinement assumé et respecté des animes japonais des années 80-90. Pour cela, les développeurs ont fait ça « à l’ancienne » avec des dessins sur celluloïd. Et ils y ont ajouté un grain pour donner cet aspect « VHS » d’époque. Donnant l’impression de faire un saut dans le temps de 40 ans en arrière, alors que le jeu sort dans moins d’un mois.


Un aspect « old school » déjà arboré par des titres tels que Cuphead en 2017, et plus récemment cette année par Mouse: P.I. For Hire. Le genre de style graphique qui ne viellera jamais.
De par sa nature de jeu en coop local qui, de loin, pourrait faire penser à des titres récents comme It Takes Two et Split Fiction, j’imaginais que ce Orbitals s’en approcherait un peu avec des phases d’action et de plateforme. Que nenni ! Puisqu’on est davantage sur des énigmes ou puzzle à résoudre en binôme. Sollicitant chacun des personnages d’une manière bien différente l’une de l’autre. Notamment via les armes qui ont chacune une utilité et un effet spécifique sur les environnements.

En réalité, je trouve qu’un est bien plus proche d’un coop à la Portal 2, et c’est une excellente chose.
Il ne me reste donc plus qu’à acquérir une Switch 2 en premier lieu, et trouver un ou une partenaire de jeu pour vivre cette aventure intergalactique sans équivalents.


Au vu de la grandeur de l’espace de Nintendo Switch Sports Resort qui arrivera le 22 octobre, c’était visiblement le jeu phare de Nintendo à Japan Expo. Quatre disciplines étaient testables et repérables subtilement par une icône au-dessus de la borne concernée. Dont trois hérités de son ancêtre Wii Sports Resort que sont le tir à l’arc, le wakeboard, et l’éternel bowling qui a fait ses premières armes sur Wii Sports (tout court) il y a déjà 20 ans.
La dernière discipline étant la fameuse bataille de pouces qui avait eu droit à une section beaucoup trop longue pour son propre bien lors du Nintendo Direct du 9 juin 2026.


Je me suis d’abord essayé au wakeboard où j’ai battu in extremis l’ami @mister_flech avec seulement 13 centièmes d’écart. Pour le coup, cette version est beaucoup plus précise et technique dans ses contrôles qu’elle ne l’était sur Wii avec son Motion+ (encore heureux vu les 15 ans d’écart). Pour y jouer, il faut tenir les Joy-Con de la même manière d’un guidon. Le changement de direction s’effectue en penchant les manettes du côté droit ou gauche. Et une rotation du poignet gauche nous octroie un boost si disponible. En termes de prise en main et d’immersion, c’est vraiment pas mal du tout.

Ensuite, la bataille des pouces où c’est le joystick qui nous sert de membre, et où il faudra secouer frénétiquement le périphérique pour se libérer en cas d’emprise. C’était un peu rigolo sur le moment, mais je ne me verrais pas passer des heures dessus très honnêtement.
J’en profite pour saluer une fois de plus, tous les copains et copines que je croise chaque année chez Nintendo. Et depuis plus de 10 ans pour certains, comme @mikatchup7, @_wtsnd, et @maella___ pour ne citer qu’eux. Merci à vous les amis.
Pour finir sur Nintendo, j’ai eu la surprise de croiser @NintendHOME via le Streetpass de ma 3DS (oui le Streetpass est loin d’être mort). Et surprise plus grande encore, la portée du tweet en question avec plus de 6500 vues, 6 reposts, 6 signets, et 116 « j’aime ».
L’expo des 25 ans de Japan Expo 🎂




Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir une expo de Japan Expo à Japan Expo. Qui, pour ses 25 ans, a érigé un espace de 600 m² avec des frises, vitrines, témoignages, et autres ayant fait remonter de vieux souvenirs en moi.

Une des grandes frises chronologiques affichées dans l’expo. Avec pour point de départ l’année 2000, ayant vu naitre les toutes premières éditions au sous-sol de l’Institut Supérieur du Commerce Parisien (ISC), et à l’EPITA. Qui, de son côté, deviendra l’Epitanime que l’on connait aujourd’hui.

Un zoom sur l’année 2009 où j’ai découvert Japan Expo. À l’époque, j’allais sur mes 16 ans et c’était ma toute première convention dans le genre. Et 16 éditions d’affiliée plus tard, à bientôt 33 ans, j’y vais encore.

Un autre zoom sur les éditions « fantômes » de 2020 et 2021 qui ont été annulées successivement à cause de la pandémie du COVID-19.

Une fresque où on apprend pas mal de choses sur les chiffres de Japan Expo côté programmation, communauté, scènes, et ses différentes représentations en France et au-delà des frontières. Par exemple, j’ignorais que la scène Ichigo était la 3ème plus grande salle de spectacle d’Île-de-France (derrière lesquelles ?) durant le festival.

Une vitrine probablement exhaustive des goodies de Japan Expo. Avec des t-shirts, plans papier, des peluches du Chibi Dino, pins, casquettes, gourdes, mugs, et etc. Dans le lot, j’ai le quiz, ainsi que le bracelet et l’éventail des 20 ans achetés en 2019.

Une autre vitrine qui mettait en avant les cosplays du duo @shokojerome et issus du jeu vidéo Smite. Avec Bellona à gauche, et Yoshimitsu à droite.

Histoire de rester sur le cosplay, l’expo rendait aussi hommage à l’ECG dont la finale se tient à Japan Expo depuis 2011. Et que l’on appelait European Cosplay Gathering jusqu’en 2023, pour devenir Extreme Cosplay Gathering depuis 2024 en s’ouvrant à des pays en dehors de l’Europe.

Et une section où les photos étaient interdites, qui exposait 371 « shikishi » d’artistes de renom ayant marqué Japan Expo de leur empreinte. Parmi elles, l’illustration du mangaka Junji Itō réalisée lors de son live drawing durant l’édition de 2025.
En tout cas, c’était quand même autre chose qu’en 2019 l’année des 20 ans. Avec un « Memorial Zone » qui faisait franchement pitié en comparaison de l’expo de 2026. Puisque l’ensemble constituait un tout petit espace avec un stand photo, certaines des affiches officielles (même pas toutes) réalisées par @auroreblackcat, un écran qui diffusait des vidéos d’éditions antérieures, et un accueil pour faire un dessin ou une dédicace pour les 20 ans.

Le temps file..
Les 25 ans d’Ankama Convention ✨


Il n’y a pas que Japan Expo qui fêta son quart de siècle. Le studio Ankama également à qui l’on doit Dofus, Wakfu, Waven et tout ce qui touche à l’univers du Krosmoz. Studio qui s’est d’abord installé à Annecy avec son exposition « Ankama, de l’esquisse à l’épopée » du 19 juin 2026 au 31 janvier 2027, puis au sein du hall 3 du parc des Expositions de Villepinte sur 4000 m². Une convention dans la convention en quelque sorte.

Au sein de cet immense espace, une grande quantité de PC pour jouer aux jeux du studio.
En termes de programmation, l’un des grands faits marquants fut un concert symphonique joué par l’Orchestre Colonne le samedi 11 juillet. Et dont j’ai mis un extrait ci-dessus filmé par Unification France Festivals.

Et des animations dont certaines étaient assurées par des cosplayers. Parmi eux et de gauche à droite : @svet_cosplay en Amalia, @samus_cosplay en Remington Smisse, et @kaliopey_cosplay en Bakara.
Pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur l’Ankama Convention de manière générale, la même Svet du dessus avait réalisé sur sa chaine YouTube, une vidéo très complète de l’édition de 2024 où elle interviewa des cosplayers.
À suivre dans la troisième et dernière partie, le cosplay, la situation préoccupante des artistes et créateurs, et mon bilan de cette édition.


![[Reportage] Japan Expo 2026 (1/3)](https://niindo64.com/wp-content/uploads/2026/08/japan-expo-2026-nindo64-1-3.jpg?w=1024)
![[Actu] 5 faits marquants JV juillet 2026](https://niindo64.com/wp-content/uploads/2026/07/5-faits-jv-juillet-nindo64.png?w=1024)

![[Reportage] Japan Tours Festival 2026](https://niindo64.com/wp-content/uploads/2026/07/japan-tours-festival-2026-nindo64.png?w=1024)
Laisser un commentaire