Le 1er avril 2026 est sorti le film Super Mario Galaxy. Voici mon avis sans spoilers sur cette seconde adaptation des péripéties du moustachu à la casquette rouge (et pas que), toujours produite par Chris Meledandri, Shigeru Miyamoto, et le studio Illumination.
Une réception digne d’un poisson d’avril
La veille de la sortie du film Super Mario Galaxy (que je vais abréger SMG), il s’est pris un torrent de critiques virulentes de la part de nombreux médias, sites journalistiques, influenceurs, et autres. Le précédent volet en avait déjà pris pour son grade à l’époque, mais c’est encore pire ici.
À l’heure où cet article est publié, SMG est à 41% sur Rotten Tomatoes (57% pour le 1er), et à 35/100 sur Metacritic (46/100 pour le 1er). Et c’est pas impossible que ça baisse davantage d’ici là. Sans parler des notes abyssales que lui ont attribuées des journaux comme The Times avec un bon gros zéro des familles. À ce niveau-là, je me demandais si ça n’était pas un coup de com pour le 1er avril. Pas que je sois dans une forme de déni ou autre. J’ai aucun problème avec le fait qu’on puisse ne pas apprécier un film pour des raisons intrinsèques à celui-ci. Mais des notes pareilles de la part de médias aussi sérieux et influents, c’est un peu fort de café.

Certes, ce SMG n’est pas exempt de défauts (dont certains sont similaires au 1er). Et une fois encore, on est sur un film avant tout destiné aux fans de Nintendo, qu’à des cinéphiles à proprement parler. C’est tout à fait compréhensible qu’un individu totalement étranger à cet univers, et à la cascade de références qui s’écoule pendant 1h40 quasiment sans interruption, n’adhère pas au propos. Puisque ce n’est pas le principal public visé.

En revanche, là où je peux entendre quelques critiques, ça concerne la structure du film. Qui est un sacré bordel pour le dire dans un terme familier. Les scènes s’enchainent à une vitesse effrénée sans véritable « liant » entre eux. Et en termes de scénario (même si ce n’est pas là qu’on attend un film Super Mario), ça ne vole pas haut. J’aurais préféré que SMG dure un peu plus longtemps non pas pour rajouter encore plus de scènes, mais pour laisser au spectateur le temps de respirer, et poser davantage son récit. La fin du film fut tellement abrupte que la première chose que je me suis dite c »est « attends ça finit vraiment sur ça ? » .

Mais aussi imparfait qu’il soit, SMG ne mérite certainement pas un tel bashing. Surtout quand je lis certains tweets disant que c’est « pire que de l’IA » . Va falloir doser deux secondes à un moment donné. Ou comment insulter l’entièreté d’un studio d’une vingtaine d’années. Qui ont maintes et maintes fois fait leurs preuves avec des films d’animation très soignés (dont les films Super Mario). En les mettant au même niveau que les IA qui pourrissent le web et détruisent des emplois par milliers dans tous les secteurs qui touchent à l’artistique.

Je mets ma main à couper que, si ce film n’avait pas cette étiquette “Mario”, il ne se serait pas autant fait démolir que ce SMG. Ça ne date pas d’hier ce passe-temps de taper sur Nintendo à tout bout de champ. Même si c’est parfois mérité quand on prend le cas de la Switch 2 (dont le Nintendo Direct dédié est sorti il y a 1 an tout pile). Avec ses tarifs de lancement particulièrement élevés, surtout pour ses jeux.
Vous savez, c’est en partie pour tout ça que je n’attribue plus de “notes” dans les critiques que je publie ici. Ça ne veut plus rien dire aujourd’hui. Surtout à une époque où la nuance n’existe quasiment plus. Et que les contenus de type négatifs ou « ragebait » donneront toujours plus envie de cliquer que ceux qui prônent l’inverse. Je ne rentrerai pas dans ce jeu-là.
Pour finir là-dessus, si un film, jeu vidéo, ou quelconque produit culturel vous intéresse malgré de mauvais échos, l’avis qui doit compter en priorité est toujours le vôtre avant les autres.
« Rosalina & Luma Launch Into Battle! »

Pour un film qui adapte les jeux SMG sortis il y a presque 20 ans maintenant, celle que j’attendais le plus au tournant est la princesse Harmonie. Gardienne de l’Observatoire et des Lumas, et qui m’a fait part d’une bonne impression et belle démonstration de force malgré qu’on ne l’a voit très peu à l’écran. Et interprétée en VO par la « Captain Marvel » Brie Larson, qui n’a pas caché son amour pour les jeux de la saga lors de ses différentes interviews.

Je n’ai pas de réserves particulières avec son chara-design un chouia plus « réaliste » que dans le matériau de base, et dans la même veine que celui de Peach. Ou devrais-je dire, « Super Princess Peach » tant cette dernière a volé la vedette à Mario par sa mise en avant, et à être constamment en première ligne. On n’est pas prêts de revoir la princesse qui se faisait capturer sans résister.
Pour revenir à Harmonie et Peach, leur ressemblance était déjà d’actualité dès le premier jeu SMG. Pour une raison que l’on pouvait deviner sans que ce soit explicite. Mais n’ayant rien à voir avec ce que le film en a fait et que je ne divulguerai pas. Et autant dire que ça risque de déchainer les passions pour un bon moment au sein de la communauté.
Tel père, tel fils

En même temps que Harmonie, le second nouveau personnage à avoir été introduit est Bowser. Jr. Apparu pour la toute première fois dans Super Mario Sunshine, et ici interprété par Benny Safdie en VO. Pour le coup, il a pratiquement la même apparence que dans les jeux. Et il fait un plutôt bon méchant en remplacement de son « papounet ». D’ailleurs, j’ai été impressionné par les moyens conséquents qu’il a mis en œuvre tout au long du film pour accomplir ses objectifs. C’est à se demander s’il avait vraiment besoin de Bowser.

En parlant du « loup », ou plutôt de la « tortue cracheuse de feu », son traitement a viré du tout au tout par rapport au 1er film où je l’avais trouvé impérial et terrifiant. Au point où il est devenu un des principaux ressorts comiques de ce SMG. Le fait d’avoir sa taille réduite par centaines doit pas franchement aider à le rendre menaçant. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié la manière dont la relation père-fils a été traité pour ces deux terreurs. Ça en est même touchant par moments.
Yoshi’s Island

SMG n’est pas le seul jeu Super Mario à avoir été adapté. Il y a aussi un soupçon de Yoshi’s Island avec la présence du dinosaure vert (un de mes persos préférés des jeux Mario) qui gobe tout ce qui bouge. Et d’une séquence en particulier où il arrive « quelque-chose » à certains protagonistes faisant directement écho au jeu suscité. C’est d’ailleurs l’unique moment où Yoshi a une réelle importance. Car dans tout le reste du film, il est davantage « spectateur » que « acteur ». Ce qui est un sacré acte manqué pour un personnage teasé à la toute fin du 1er volet.

Et autant le design de la plupart des personnages ne m’a pas trop perturbé, autant pour Yoshi ça m’a fait un peu tiquer la première fois. En particulier au niveau de ses yeux qui sont moins « arrondis » en partant de leur base jusqu’au sommet que dans les jeux. Et avec un iris bleu au lieu du noir habituel. Je trouve que ça le rend un poil moins mignon et attachant.

L’évolution n’est pas seulement physique, puisque le film a pris la liberté de lui donner davantage de personnalité. Malgré le fait que la seule chose qu’il sait dire est « Yoshi ! » . À l’instar d’un Pokémon ou de Groot des films Marvel. J’imagine que ça ne devait pas être extrêmement compliqué pour Donald Glover (de son nom d’artiste Childish Gambino) de jouer son rôle. Mais je préfère ça plutôt que de l’avoir fait parler comme les autres. Là, ça aurait vraiment été bizarre.
Quand le film spoil ses propres personnages
Avant de conclure, je voulais parler (sans divulgâcher) d’un personnage très important du film, et issu d’une saga qui m’est chère chez Nintendo. Vous savez de qu’il s’agit si vous avez vu SMG. Ou si, comme moi, vous vous êtes fait spoiler de manière officielle et non consentie via les réseaux sociaux à quelques jours de la sortie. C’est d’une stupidité sans nom. À quel moment ceux qui bossent dans prod se sont dit que ça serait une bonne idée de faire ce genre de reveal ? Alors que le film n’était même pas encore en salles ? Encore s’il était apparu dans un trailer, il aurait suffi de ne pas le regarder. Mais éviter ce genre de contenu (surtout quand les gros sites le repartagent en masse dans la foulée), c’est quasiment impossible à moins de couper les réseaux.

Et c’est d’autant plus dommageable que ce personnage a eu un chouette traitement dans ce film (et une séquence d’animation de toute beauté). On est bien au-delà d’un simple caméo comme d’autres. Même si côté caractère, c’est pas exactement ce que j’aurais imaginé, mais bon. Puis son intégration dans le monde de Mario est cohérente et tout à fait raccord avec l’intitulé « Galaxy ». Avec cette volonté clairement explicite d’étendre l’univers, et pourquoi pas de poser les premières briques d’un NCU pour « Nintendo Cinematic Universe » . Même si, selon les récents propos de Miyamoto, un film Super Smash Bros n’est pas à l’ordre du jour.
Conclusion


Avec son statut de suite d’un film que j’avais bien apprécié (et légèrement préféré) il y a trois ans, et adaptant en grande partie un des meilleurs jeux de plateforme 3D à avoir vu le jour, c’était pratiquement impossible que je ne passe pas un bon moment devant ce film Super Mario Galaxy. On peut lui reprocher des choses cinématographiquement parlant. En termes de cohérence, de rythme, et du traitement de certains personnages. Mais il remplit parfaitement son cahier des charges en tant que divertissement à destination des fans.
En plus d’être visuellement à tomber avec certaines idées de mise en scène franchement ingénieuses. Dont celle de l’affrontement final qui rend brillamment hommage à un jeu Super Mario qui a vu le jour sur Wii U. Et une bande-son toujours composée par Bryan Tyler dans le même esprit que le précédent film. Avec des medleys issus des jeux SMG et d’autres qui m’ont procuré quelques frissons de nostalgie. D’ailleurs, merci de ne pas avoir abusé pour les « musiques pop » cette fois-ci.
La VF est une fois de plus au top avec un casting quasi identique au 1er. Comprenant Pierre Tessier en Mario, Benoît Du Pac en Luigi, Audrey Sourdive en Peach, Jérémie Covillault en Bowser, Donald Reignoux en Kamek. Et pour les nouveaux venus, Anne-Sophie Nallino en Harmonie, et Antoine Schoumsky en Bowser. Jr.

Au vu du succès commercial qui s’annonce déjà dès le premier jour (315 000 spectateurs en France et 34 millions de dollars aux USA), et surtout de la seconde scène post-générique qui dévoile un personnage très apprécié de l’univers Mario, la probabilité pour qu’un troisième film voie le jour dans les 2-3 prochaines années est très élevée. Et qui pourrait adapter un certain épisode paru sur Game Boy. Mais en attendant un communiqué officiel de la part de la firme au plombier, mon regard se porte maintenant sur l’adaptation live action de The Legend of Zelda qui arrivera le 7 mai 2027. Et là, ça sera une autre paire de manches.

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