Du 26 au 30 août 2026 s’est tenue la 16ème édition du salon allemand de jeux vidéo. Voici mon gros compte-rendu de ma 7ème venue (dont la 6e avec l’accréditation) et uniquement le week-end. Bonne lecture !

La plus grosse édition de l’histoire de Gamescom ?

Le 21 juillet dernier, Gamescom annonçait avoir franchi un palier historique. Celui d’avoir réservé l’intégralité de sa surface d’exposition disponible (233 000 m²). Chose qui n’était encore jamais arrivée depuis ses débuts en 2009. D’ailleurs, le salon prévoit un agrandissement pour l’année prochaine.

Et cette annonce, je ne vais pas vous cacher qu’elle m’a d’abord fait un peu flipper. Certes, c’est une excellente chose pour Gamescom dans le sens où les halls seront plus fournis que jamais, et avec un nombre d’exposants rarement atteint jusqu’alors. Mais en termes de monde cela risquait d’être cauchemardesque, et surtout le week-end, qui est le seul moment où je pouvais m’y rendre cette année.

Alors que je sais d’expérience, que c’est beaucoup plus tranquille le mercredi exclusivement réservé aux professionnels, à la presse et aux accrédités, ainsi qu’aux détenteurs du billet Wildcard permettant de rentrer ce jour-là dès 13h. Même si j’ai cru comprendre que le jeudi et vendredi étaient particulièrement chargés cette année.

Et l’annonce de la rupture de stock des billets du samedi 29 août, une semaine et demie avant l’évènement, n’a pas calmé mes inquiétudes. Là, il ne faisait aucun doute que le week-end de Gamescom allait être sacrément sportif côté d’affluence.

Et ça n’a pas loupé. Puisqu’avec près de 368 000 visiteurs issus de 131 pays, il s’agit de la 3ème édition de Gamescom la plus peuplée. Derrière les éditions de 2018 et 2019 ayant rameuté respectivement 370 000 et 373 000. À titre de comparaison, la plus grosse édition de Paris Games Week date aussi en 2019 avec 317 000. On peut clairement affirmer que le salon allemand a quasiment retrouvé sa forme d’avant COVID.

Et il en va de même pour le nombre d’exposants qui, cette année, s’est élevé à 1743 issus de 66 pays. Contre 1568 de 72 pays en 2025. Et 1462 de 64 pays en 2024.

Même la cérémonie d’ouverture Opening Night Live (que je n’ai pas trouvé folle en termes d’annonces) a pété les records. Avec 78 millions de vues toutes plateformes confondues cette année. Contre 72 millions l’année passée, et 40 millions en 2024. À ce rythme d’ici 2 ou 3 ans, la barre des 100 millions sera probablement franchie.

Pour comparer avec les deux autres conférences et cérémonies animées par Geoff Keighley, et qui ont toutes les deux battu leurs précédents records pour leurs dernières itérations en date, le Summer Game Fest 2026 a cumulé plus de 62 millions de vues. Et la cérémonie des Games Awards 2025, c’est presque le triple avec pas moins de 171 millions de vues.

Pour revenir à Gamescom, quel ne fut pas mon étonnement lors de ma découverte durant les premiers jours du salon, des dates de la prochaine édition du 23 au 29 août 2027 d’après l’affichage. Autrement dit, sur une semaine complète de 7 jours. Sauf que j’ai compris après coup que cela incluait un autre évènement professionnel lié au salon qu’est le Gamescom Dev du lundi 23 au mardi 24 août. Suivi par la cérémonie ONL le mardi soir. Le vrai salon se tiendra donc bien sur 5 jours comme habituellement. Dès le mercredi 25 pour ceux qui le pourront, et à partir du jeudi 26 pour le public.

Je pense que pour la prochaine fois, il serait plus pertinent d’afficher les jours où le salon ouvre réellement. Histoire de ne pas potentiellement induire des gens en erreur.

Hall 5.1 (Artist Alley)

Une fois de plus, une allée des artistes bien fournie, même s’il était franchement difficile d’y circuler malgré la largeur des allées. À l’avenir, il va peut-être falloir songer à leur dédier un hall entier, comme pour le salon allemand DoKomi.

@artofchinara

@artimetric.co

@felixoesinghaus

@katiameraki

@suri_draws

@dilaramilena

@fanelia_art

@linda.gleissnerart

@mizucatofficial

@raidesart

@nayth.cartographe

Et je termine cette galerie avec cette pancarte vue sur certains stands. Où il est écrit que l’artiste n’a pas utilisé d’IA pour ses œuvres. Sur le moment, j’ai apprécié la démarche. Surtout quand d’autres gros salons non allemands que je ne citerai pas, se moquent éperdument de savoir si l’artiste a réellement réalisé ses illustrations par lui-même.

Mais avec du recul, je trouve ça limite discriminatoire pour les autres artistes qui n’ont rien à se reprocher, mais où cette pancarte n’est pas affichée. Car inconsciemment, des gens pourraient penser qu’eux font de l’IA, alors que pas du tout.

Puis je me demande sur quels critères se basent ceux qui posent ces affiches pour affirmer que ce n’est pas de l’IA. Est-ce qu’ils posent directement la question aux concernés en comptant sur leur honnêteté ? Ou alors ils le font de manière totalement arbitraire ?

Hall 6

Parmi les stands les plus impressionnants qu’il m’ait été donné de voir à Gamescom, celui de Rayman Legends Retold (01/10/2026) chez Ubisoft. Avec un Rayman géant dont ses membres et sa tête flottent par la force du sain esprit (ou des ficelles).

À l’animation du stand, j’ai revu @ainlinaa_ en cosplay du personnage de Barbara. Et avec qui j’ai pu poser en enfourchant un dragon.

Cette même @ainlinaa_ avec qui j’ai pu jouer en duo pendant une vingtaine de minutes, et eu l’honneur d’apparaitre dans son Short YouTube (vers 1:08) en pleine session. Merci à elle, et surtout à son chéri @valentinpictures sans qui je n’aurais pas pu avoir cette opportunité.

Concernant ce Rayman (qui est très beau visuellement), il faut savoir que je n’ai pas touché à l’opus originel. Même si je sais que c’est le genre de jeu où le « rythme » est important. La démo de Gamescom proposait de tester trois niveaux avec leurs propres gimmicks. Le premier étant de la plate-forme classique où Rayman peut utiliser son compagnon Murphy pour réaliser des actions contextuelles qui agiront directement sur le décor (couper des cordes, déplacer des plateformes, et etc), ou sur les ennemis.

Vient ensuite une phase à dos de dragon dans un style « shoot’em up » que ne renierait pas un StarFox. Où il fallait éviter de nombreux obstacles et ne pas se prendre trop de dégâts. C’était de loin le moment le plus difficile de cette démo. Ainlina et moi on a dû échouer au moins 3 ou 4 fois.

Et pour finir en beauté, un niveau musical à la Rayman où il fallait avancer au rythme de la fameuse Macarena. J’ai beaucoup aimé ce passage, même si je suis mort bêtement à quelques mètres de l’arrivée.

Au photocall de Resonance : A Plague Tale Legacy (27/08/2026) chez Focus Entertainment, j’ai défié @kikinibottom en cosplay de Sophia du jeu.

À défaut d’avoir pu jouer à Control Resonant (24/09/2026) à cause d’une file d’attente déraisonnable, j’ai pu faire une photo en compagnie de cosplayeurs du stand, avec le marteau géant qui sert d’arme au protagoniste. Et que j’ai pu porter sans difficulté (si si je vous jure).

Un Worms (en taille réelle ?) du jeu Worms W.M.D sorti il y a 10 ans.

Une belle statue de Gwendolyn du jeu Tides of Annihilation.

Le stand d’Ace Combat Wings of Theve (02/10/2026) avec des casques de pilotes de chasse exposés en vitrine.

Le booth de The Blood of Dawnwalker (03/09/2026).

Le grand espace de Bandai Namco avec Dragon Ball Xenonverse 3 (2027).

Le gros stand de Star Wars Galactic Racer (06/10/2026) avec un photocall où j’étais déjà dans le thème grâce à mon cosplay de Finn.

J’ai d’ailleurs pu conduire (virtuellement) plusieurs pods comme dans Star Wars, épisode I : La Menace fantôme. Et ma foi, c’était plutôt fun et joli. Avec des bonnes sensations de vitesse et de conduite assez proches d’un Need For Speed, et des séquences « crash » qui m’ont rappelé les jeux Burnout. Ce qui n’est pas déconnant quand on sait que ce sont d’anciens développeurs de chez Criterion qui sont derrière ce Galactic Racer.

Pour vous en faire une idée, voici 12 min de gameplay de la chaine YouTube de VGC.

Le stand d’Arc Raiders (2025) avec un Leaper assez imposant.

Le stand d’Animo (15/09/2026) dont j’ignorais l’existence avant d’y être.

Un petit tour du côté de HoYoverse avec d’abord l’espace de Honkai Starrail (2023).

Puis Zenless Zone Zero (2024) juste en face, et où j’ai revu quelques têtes.

De gauche à droite, @just.micka, et les cosplayeuses affiliées au stand @kirapika.cos, et @muat0ri.

Silver Palace du studio singapourien Elementa Games et que je ne connaissais pas avant ma venue.

Et que serait un salon de jeu vidéo allemand sans ses tracteurs hors normes pour le jeu Farming Simulator 25 ?

Hall 7

Il y avait de la belle décoration chez Konami avec son Castlevania Belmont’s Curse (15/10/2026) où figurait un trône plutôt imposant. Et occupé de temps à autre par des cosplayeurs tels que @camtholomew_the_first et @vain.virgos.

Et à l’intérieur, c’est encore plus classe avec des rideaux et des murs tapissés de tableaux d’illustrations officielles du jeu.

Dont celle-ci dans sa version HD qui est de toute beauté.

La cerise sur le gâteau de ce stand, étant le démon qui trônait au centre de la salle avec toutes les bornes de jeu. Une présence pas vraiment rassurante disons le. Définitivement, en termes d’esthétique et d’ambiance, l’espace Castlevania c’est un 10/10.

Concernant le jeu en lui-même, on est sur du Metroidvania pur jus. Chose guère étonnante vu que cette saga a quasiment inventé le genre aux côtés de Metroid. Avec des zones à explorer et plus ou moins accessibles selon l’équipement et les compétences acquises. En termes de gameplay, Rose Belmont se manie avec fluidité et peut esquiver des ennemis par en dessous.

Ce qui m’a bien aidé face au boss de la démo qui fut assez retors. Mais le battre nous donne le sacro-saint fouet qui fait aussi office de grappin. Et nous permettant de s’accrocher là où le jeu le permet, ou directement sur des ennemis.

Mais ce qui m’a surtout frappé, c’est sa direction artistique qui m’a tout simplement séduit. Au sein d’un version alternative de Paris en 1499.

Et le hasard a fait que, sur ma propre Switch 1, j’avais le tout premier Castlevania auquel j’ai joué. L’opus Circle of the Moon datant de 2001, et ressorti via la Advance Collection aux côtés des autres épisodes Game Boy Advance que sont Harmony of Dissonance, et Aria of Sorrow.

Toujours chez Konami qui, décidément, avait mis le paquet cette année, un Gekko (les fameux robots bipèdes qui font « meuh ») de Metal Gear Solid 4 qui fait partie du volume 2 de Metal Gear Solid Master Collection (27/08/2026).

Chez SEGA, j’ai repéré l’authentique Crazy Taxi au sein du stand de l’opus World Tour à venir pour 2027. Et qui m’a rappelé de vieux, mais très bons souvenirs de la version Game Cube que je possède encore aujourd’hui.

Et comme à l’époque, le fun est là. L’ambiance aussi avec les mêmes musiques d’Offspring et Bad Religion qui ont été réutilisés. Plus nostalgique que ça, y a pas. Le principe est toujours de ramener un maximum de clients à leur destination dans le temps imparti. Et avec une petite nouveauté propre à cet opus qu’est l’intégration de clients « spéciaux » qui mettront à l’épreuve nos talents de pilote en nous demandant de réaliser quelques défis sur le chemin. Comme drifter un certain nombre de fois par exemple.

Et là où l’intitulé « World Tour » à l’air de prendre tout son sens, c’est par le fait qu’il ne se déroulera plus uniquement aux USA. Mais aussi en Europe car le terrain de la démo de Gamescom était grandement inspiré de la ville de Cologne où se situe justement le salon.

Toujours chez SEGA, changement d’ambiance pour tester Alien Isolation 2 avec un passage dans un mini couloir de vaisseau reprenant l’esthétique des jeux et films de la saga. Et avec une très bonne ambiance sonore de surcroit. Puisqu’à intervalles irréguliers, on avait l’impression d’entendre le Xenomorphe rôder tout près de nous.

De quoi nous plonger directement dans l’ambiance avant de faire face au danger ultime. Même si ce jour-là, j’ai passé plus de temps dans cette pièce que dans la file extérieure (qui était courte car j’y étais dès l’ouverture) pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui.

Bien que je n’ai pas encore joué au premier opus, je sais que le but est d’explorer un lieu en se cachant à tout prix du Xenomorphe. Auquel cas, c’est la mort quasi assurée. Cette sensation d’être constamment pris en chasse par une créature contre laquelle on ne peut pas se défendre, est aussi grisante que stressante. Et j’ai adoré.

La démo de Gamescom ne le proposait pas, mais ce nouvel opus permet aussi de jouer à cache-cache avec cette créature à l’extérieur. Ce qui aurait pu être très intéressant à montrer au lieu d’une phase très similaire aux débuts du premier jeu.

Le beau stand de Where Winds Meet (2025).

Un morceau d’hélico posé au milieu du stand de Transport Fever 3 (29/09/2026). Pas certain qu’il puisse voler celui-là.

L’espace de Marvel Rivals (2024) avec une inspiration Égypte antique, et où le requin Jeff veille.

Le stand très féerique de Sea of Remnants (2027) avec une grande statue.

Une fois de plus, la firme de Redmond avait une forte présence à Gamescom. Toujours dans son coin habituel au fin fond du hall 7. Avec pas mal d’activités à faire pour remporter des lots. Même si, me concernant, je n’y ai pas pris part faute de temps sur place.

La seule chose que j’aurais faite chez Xbox, c’est de prendre en mains le prochain Gears of War: E-Day (06/10/2026). D’ailleurs, la manette spécialement dédiée au jeu est plutôt stylée.

Bien que je n’ai pas possédé les jeux, j’ai fait en coop avec des amis, la campagne des trois premiers Gears, ainsi que le spin off Judgment. C’était fun, sanglant, et parfois touchant à certains moments de l’histoire. Et avec ce E-Day qui m’a impressionné visuellement parlant, on est clairement dans la même veine. Avec son gameplay à la 3ème personne caractéristique qui avait révolutionné le système de couverture en son temps. Même s’il était un peu « lourd » à manier dans les anciens opus, beaucoup moins ici. Et c’est toujours aussi plaisant de découper du Locuste avec les armes tranchantes embarquées. Probablement pas l’opus qui révolutionnera la formule, mais ça s’annonce plutôt pas mal.

Miniatures de chambres Xbox 360 et One.

La XBOX translucide édition 25 ans, quasiment introuvable actuellement à des prix raisonnables.

Et ce que je considère comme étant l’un des plus beaux stands du secteur, celui de Minecraft Dungeons II (29/09/2026).

Hall 8

Cette année, CD Projekt Red a érigé un espace d’une taille tout à fait respectable pour The Witcher 3 : Songs of the Past (2027)

J’y ai revu @maul_cosplay avec une toute nouvelle tenue de Geralt de Riv (à droite). L’occasion de poster la photo (à gauche) de ma toute première rencontre avec lui il y a 8 ans lors de l’édition de 2018. On n’a presque pas changé.

Et grâce à Camille de CDPR que je ne remercierai jamais assez, j’ai pu prendre place très rapidement pour visionner la première présentation de gameplay de ce futur DLC. Et qui a été mise en ligne quelques jours après le salon juste en dessous.

J’aimerais m’exprimer davantage sur ce que j’ai vu, mais ma connaissance très limité du lore de The Witcher dont je n’ai touché ni aux jeux, ni aux livres, m’en empêchent pour le moment. Mais ce que je peux déjà dire à propos de cette démo, c’est que pour un jeu qui vient de passer sa première décennie, le rendu du moteur graphique de l’époque est encore très propre. Il va vraiment falloir que je me plonge dedans un de ces quatre.

Pas très loin de là, le stand de Tomb Raider Legacy of Atlantis (12/02/2027) où j’ai pu poser avec mon propre pistolet. Au sein d’un décor assez impressionnant incluant un Tyrannosaure visiblement affamé.

Du côté de Final Fantasy XIV Online, une piste de dancefloor, et une moto ici enfourchéE par un cosplayer de Shanks qui passait par là.

Le très joli stand de Threads of Mizan (2027).

Animula Nook de Tencent Games que j’ai découvert sur place.

Et je me devais de finir ma galerie de ce hall avec l’espace tout simplement hors norme d’Arknights Endfield (22/01/2026). Il faut se rendre compte que la zone est tellement grande que ça prenait la place de deux stands à lui tout seul.

En 7 Gamescom, je n’avais jamais rien vu d’équivalent. Je ne suis pas un joueur d’Arknights, mais pour les adeptes, cet endroit devait être le paradis sur Terre.

Hall 9

Chez Nintendo qui avait un bel espace, pas mal de jeux que je j’avais déjà vus et testés à Japan Expo Paris. Ce qui fait que je n’y ai pas passé beaucoup de temps pour une fois.

Parmi eux, Nintendo Switch Sports Resort (22/10/2026), Splatoon Raiders (23/07/2026), Orbitals (03/09/2026), StarFox (25/06/2026).

Il n’y a pas eu de pop-up store à Japan Expo cette année, il n’y en a pas eu non plus à Gamescom. Mais certains des produits exclusifs étaient exposés en vitrine. Comme les peluches StarFox, et les assiettes Super Mario.

Un joli décor plein de Metamorphs pour Pokémon Pokopia.

Certains jeux tiers avaient une présence assez remarquée. Comme FC27 (25/09/2026), 007 First Light (27/05/2026), Call of Duty Modern Warfare 4 (23/10/2026) qui avait un stand étonnamment grand.

Metro 2039 (04/02/2027) avec un masque à gaz exposé, et certainement vital pour naviguer en zone irradiée.

Infinity Nikki (2024)

Le stand de Love and Deepspace (2024) qui m’avait l’air encore plus grand qu’en 2025.

Et chez Capcom, Dragon’s Dogma II : Dark Arisen (09/10/2026) & Onimusha Way of the Sword (4/09/2026) qui était déjà testable l’année passée à Gamescom.

Hall 10.1 & 10.2

Le stand de Valheim

Un mur de rats de laboratoire au sein du stand d’ONTOS. Et qui provient directement du trailer ci-dessous.

Je pense avoir rarement vu un trailer aussi perturbant que celui-ci.

Première fois que je voyais un stand dédié à Atari dans un salon de JV.

L’espace de Lumibricks avec un décor entièrement fait de legos et de néons dans un style Cyberpunk.

La zone retro & familly

Et la zone des jeux indépendants toujours pleine à craquer mais que j’ai survolé cette année. M’est d’avis qu’il me faudrait une demi-journée entiere ne serait que pour tout voir sans forcément jouer.

Butin

Pour une présence de seulement 2 jours, j’estime avoir récupéré pas mal de choses intéressantes à cette édition.

Casquette Alien Isolation 2.

Casquette Star Wars Galactic Racer.

Et un écusson qui était donné avec.

Une bourse qui contenait un porte-clés recto-verso et pin’s pour The Witcher 3 : Song of the Past .

Carte de Tarot de « The Fallen » de Castlevania Belmont’s Curse.

Tour de cou My Nintendo.

Carte postale Tomb Raider Legacy of Atlantis avec pin’s de Lara Croft.

Photo imprimée de moi au stand d’Arknights Endfield.

Serre-tête Rayman Legends Retold.

Mon seul achat de cette édition qu’est un fanart Metroid Dread par @dilaramilena. Et qui est de circonstance, au vu du moment où ce Reportage est mis en ligne. Ceux qui suivent l’actu récente de Nintendo sauront.

Tapis de souris Gears of War : E-Day.

Et un magasine de Game Informer fourni avec un poster illustrant 35 ans de couvertures.

De gros problèmes de sécurité à Gamescom

Et dernière chose peu réjouissante que je voulais évoquer avant ma conclusion globale, les nombreux cas de vols de matériel informatique recensés chez des développeurs indépendants durant cette édition (et pas que).

Notamment chez Ryan Laley, l’unique développeur du jeu Mimic, qui a vu son stand cambriolé durant la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 août. De ses propres dires, tous ses PC portables ont été volés. En ajoutant que son cas n’est pas isolé et que toute la zone a été pillée.

Le message de Ryan a été largement relayé et entendu par de nombreuses personnes. Dont CD Projekt RED qui lui apporta publiquement son soutien, et laissant sous-entendre que le studio polonais derrière Cyberpunk 2077, serait en mesure de lui fournir du matériel pour qu’il puisse reprendre ses activités. Le genre de choses qui redonnent foi en l’humanité.

Parmi les autres studios victimes de ces infractions, @iam8bit qui a aussi constaté le vol de deux ordinateurs portables censés servir pour présenter des versions en cours de développement de Petal Runner et Escape Academy 2. Des jeux qui, au vu de la situation, pourraient fuiter sans que le studio ne puise y faire grand-chose.

Quant à Tessera Studios, qui développe The Zibbo Show, deux PC et un Steam Deck ont été perdus après le forçage d’un meuble de stockage. Et contenant tous deux des données personnelles et professionnelles.

J’inclus un dernier témoignage assez inquiétant de Ukiyo Studios qui fut aussi victime d’un vol de PC à l’édition de 2024. Et qui, apparemment, aurait été dissuadé par quelqu’un de l’orga de déposer plainte. Parce que « cela nuirait à l’image du salon et de Cologne ». En ajoutant que sur la quinzaine d’évènements auxquels le studio participe dans le monde chaque année, il n’y a qu’à Gamescom qu’ils prennent des mesures drastiques pour sécuriser leur matériel.

Suite à ces témoignages, Gamescom a fini par réagir publiquement via un premier communiqué le samedi 29 août dont je vous poste la traduction juste en dessous. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été du goût de tous.

Nous sommes conscients des vols de matériel et prenons ces signalements très au sérieux et comprenons la frustration des exposants affectés.

Suite aux nombreuses demandes que nous avons reçues, nous souhaitons vous informer des règles de sécurité générales de l’événement :
Des agents de sécurité en uniforme assurent la sécurité générale sur le site. La sécurité individuelle des stands peut être réservée individuellement, et il est conseillé aux exposants d’assurer leur matériel contre le vol.
Cela est mentionné dans les conditions générales de participation et les directives techniques.

Tous les incidents nous ont été signalés, ainsi qu’à la police, et des enquêtes sont déjà en cours.
Nous tenons également à nous assurer que les cas signalés sont isolés, ce que nous regrettons profondément de lire.

Parce que la sécurité est l’une de nos priorités absolues en tant d’événement et voir que des développeurs indépendants sont affectés nous attriste profondément. À un événement de cette envergure, cependant, il y aura toujours des individus tentant de profiter de la situation.
Nos mesures de sécurité sont conçues pour minimiser ces risques aussi efficacement que possible.

C’était certainement la pire réponse possible de la part de Gamescom. Assez culotté de leur part de rejeter la faute sur les développeurs en leur balançant à la figure que c’est à eux d’assurer la sécurité de leur propre stand. À quoi servent les services de sécurité engagés par le salon dans ce cas ? Visiblement à rien.

Conscient que le ton employé dans le premier communiqué n’était pas le bon (sans blague), Gamescom en a publié un second le 4 septembre qui, grosso modo, est un mea culpa. Voici sa traduction.

Ces derniers jours, nous avons reçu de nombreuses critiques concernant la manière dont nous avons communiqué au sujet les vols de matériels appartenant à plusieurs développeurs indépendants. Ces critiques sont justifiées. Notre première réponse n’a pas eu le ton approprié, et n’a pas témoigné de l’empathie qu’elle méritait envers les personnes concernées. Nous en sommes désolés.

Un vol de ce type représente bien plus qu’une simple perte matérielle. Il peut ruiner la Gamescom pour toutes les personnes qui en sont victimes, et anéantir des mois, voire des années de travail – un travail qui, pour un petit studio, représente presque tout. À toutes les personnes concernées: nous comprenons ce que cela vous a coûté et nous aurions dû le dire dès le départ.

Nous avons déjà entamé des discussions avec les personnes concernées – au sujet des vols, de leurs conséquences et, surtout pour les écouter.

Nous avons également été très touchés de la manière dont l’industrie à réagi. En quelques heures, des personnes ont proposé leur aide – de manière inconditionnelle, et sans qu’on leur demande. Cela en dit long sur cette communauté et nous lui en sommes reconnaissants. Cela ne nous dégage en rien, en tant qu’organisateurs, de notre responsabilité de collaborer ensemble avec nos exposants et partenaires afin de créer le meilleur environnement possible pour tous. C’est pourquoi nous nous engageons à examiner et améliorer conjointement les mesures de sécurité.

Voici ce que nous faisons: Outre notre bilan post-événement habituel et l’analyse des retours des exposants, nous allons mener une étude spécifique sur la sécurité des exposants indépendants. Dans les prochaines semaines, nous inviterons les organisateurs des stands indépendants à une table ronde, afin de définir ensemble des mesures concrètes.

Nous encourageons également tous les exposants ayant subi un incident à le signaler – à nous et à la police – même s’il remonte à un certain temps. Ce n’est qu’ainsi que les incidents pourront être documentés, les liens éventuels étudiés et les mesures appropriées prises. Vous pouvez nous contacter à l’adresse sales@gamescom.de.

Gamescom est un événement créé par l’industrie, pour l’industrie. Il existe par la passion de ceux qui l’ont érigé, cela incluant les nombreux petits studios qui comptent énormément pour nous. Notre engagement a toujours été de continuer à rendre Gamescom meilleur – ensemble avec la communauté, et pas seulement lorsque tout se passe bien. C’est précisément ce que nous ferons ici. Merci à tous ceux qui nous aident.

Pour un évènement de cette ampleur, c’est une honte absolue et un profond manque de respect à tous ces développeurs qui ont payé très cher pour venir à Cologne. Et qui, du jour au lendemain, ont pratiquement tout perdu à cause de l’incompétence des services de sécurité. La moindre des choses, ça serait que Gamescom rembourse, ou fournisse le matériel volé aux concernés. On ne me fera pas croire que « le plus gros salon de jeu vidéo au monde » n’a pas les moyens financiers pour ça.

Ce genre de choses ne devrait jamais arriver. Ni à Gamescom, ni ailleurs. Surtout à une époque où tout n’a jamais coûté aussi cher, et particulièrement tout ce qui touche à l’informatique.

Conclusion

Jusqu’au mois de juin dernier, je n’étais même pas encore certain de venir à cette édition. Car disponible uniquement le week-end pour des raisons professionnelles. Et faire un salon de cette trempe le samedi et dimanche, surtout avec le monde qu’il risquait d’y avoir, ça ne m’enchantait pas des masses. Finalement, je n’ai absolument aucun regret d’y avoir été. Et je pense même que ce fut parmi les meilleures Gamescom que j’ai pu faire avec celles de 2018 et 2019.

Jamais vu des espaces aussi grands et aussi beaux qu’avant cette édition. Au point où, par moment, j’avais l’impression d’être au Tokyo Game Show. Qui, bien que plus petit que son homologue allemand en termes de superficie, avait aussi des booths très attrayants avec beaucoup de cosplayeurs chargés de faire de l’animation.

Pour les jeux testés, je suis moi-même surpris d’avoir pu en faire autant malgré ma courte présence sur ce salon. Et surtout, sans endurer de file d’attente dépassant l’heure et demie. J’aurais aimé jouer à d’autres, comme Control Resonant et Tides of Annihilation pour que les citer, mais il m’aurait fallu une journée supplémentaire que je n’avais pas. Et c’était hors de question que je perde au minimum 3h de mon précieux temps dans une file.

En définitive, une très bonne édition de mon côté. Et qui montre que Gamescom a quasiment retrouvé sa forme d’avant COVID, et demeure toujours le maitre absolu en matière de salons de jeux vidéo. En surface, tout semble bien se passer, alors que paradoxalement en coulisses, ce n’est pas vraiment la fête du côté de l’industrie vidéoludique. Avec des licenciements qui se comptent par dizaines de milliers depuis quelques années. Le prix des jeux et surtout des consoles, qui ont explosé. et la pérennité des jeux physiques qui est plus menacée que jamais. Difficile de rester optimiste en ces temps qui courent (et pas que du côté JV), mais j’espère un avenir meilleur pour ce média qui m’est si cher.

Merci de m’avoir lu, et à très vite pour de futurs Reportages !


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