Critique Ciné : Jurassic World

A l’occasion de la sortie du Blu-Ray ce 20 Octobre, voici aujourd’hui ma critique ciné sur Jurassic World. Suite directe de l’épisode pionnier sorti 22 ans avant, c’est un film « monstre » dans tous les sens du terme. Pas seulement pour la présence des Dinos, mais surtout à cause de son succès sans commune mesure au box office mondial (3ème plus gros succès de tous les temps). Mais au delà de ça, que vaut ce film en tant que blockbuster et surtout en tant qu’héritier des Jurassic ?

Réalisateur : Colin Trevorrow
Scénaristes : Colin Trevorrow, Derek Connolly, Rick Jaffa, Amanda Silver
Compositeur : Michael Giacchino
Casting : Chris Pratt (Owen Grady), Bryce Dallas Howard (Claire Dearing), Omar Sy (Barry), Nick Robinson (Zach Mitchell), Ty Simpkins (Gray Mitchell), Irfan Khan (Simon Masrani), Vincent D’Onofrio (Vic Hoskins), B. D. Wong (Dr Henry Wu)
Genre : Aventure, Science Fiction
Sortie : 10 Juin 2015 (2h05min)

Le jour où je ferais un Top 10 des films qui m’ont le plus marqué, nul doute que le 1er Jurassic Park de 1993 y figurera. Avec un Steven Spielberg à son apogée qui nous a pondu un des films les plus révolutionnaires de l’époque. De par ses idées de mise en scène (le verre tremblant annonçant la venue imminente du T-Rex par exemple), et ses effets spéciaux spectaculaires bien qu’ils aient bien vieilli aujourd’hui. Un film aussi vieux que moi et qui aura marqué le 7ème art à tout jamais. C’est justement sur ces bases solides que s’est construit Jurassic World, en jouant la carte de la nostalgie jusqu’au bout.

Critique

Synopsis

Une vingtaine d’années se sont écoulées depuis le premier volet. L’héritage de John Hammond (incarné autrefois par feu Richard Attenborough) s’est matérialisé et l’ancien « Park » de l’Isla Nubar est devenu un immense zoo ouvert au public où les touristes peuvent contempler et approcher sans crainte des Dinos de (presque) toutes espèces. D’ailleurs, l’île est magnifique avec une faune et flore crédibles. Ça donne réellement envie de s’y rendre, pour peu qu’on ignore ce qui s’y cache réellement…

Dino Crysis

Car la nouvelle star de cet opus est l’Indominus Rex. Un carnivore crée de toutes pièces et extrêmement dangereux. Il est le résultat de manipulations génétiques menées par le Dr. Henry Wu. Mais si, celui même qui était tout fier de présenter ses Raptors fraîchement éclos dans le tout 1er volet. Le genre d’expériences qui ne peut que mal tourner en somme. Et quand on réalise qu’un sacré paquet de monde se trouve sur l’île, une Apocalypse est vite arrivée. Ce que le film retranscrit très bien avec tous ces pauvres gens tentant désespérément de survivre. Cette séquence fait froid dans le dos, même dans un Jurassic..

Tout doux les cocos…

Et c’est là qu’intervient Owen. Un Ex Navy devenu dresseur de Raptors à temps plein. Certes, ce n’est pas franchement le boulot le plus sûr qui soit, mais y a rien de plus dissuasif qu’avoir une escouade de Raptors affamés à ses bottes pas vrai ? C’est d’ailleurs ce filon que tentera d’exploiter Vic qui ambitionne d’en faire des armes de guerre.  Une idée typique du Bad Guy quoi.

Film Jurassic oblige, les Dinos se doivent de « crever » littéralement l’écran. Mais à la différence des anciens volets, tous ne se contentent pas que de bouffer tout ce qui passe à leur portée, à l’image des Raptors dressés cités plus haut. Les autres créatures occupent une place plus particulière dans le scénario. Sans trop spoiler, attendez vous à en voir (ou revoir) certains dans des situations inattendues. J’ai également eu un coup de cœur pour les minis-Tricératops tout mignons et le Mosasaure qui en impose clairement.

Esthétique

Visuellement, c’est pas trop mal. Loin de révolutionner le genre en matière d’effets spéciaux, le rendu global est appréciable et les dinos sont toujours aussi impressionnants. Par contre, la 3D est complètement inutile. Elle n’apporte rien de plus à part gonfler le prix de la place de ciné. Sachez que de base, je n’ai aucun problème avec la 3D. Mais quand on veut autant l’imposer pour un résultat pas toujours à la hauteur, ca à tendance à m’irriter

Scénario

Pas grand chose à dire la dessus à part qu’il reste dans le classique avec une histoire d’expériences génétiques et de légers rebondissements. Le rythme du film commence à s’emballer durant ses 30 dernières minutes avec un final qui a fait débat (j’y reviendrai).

Distribution

Concernant les acteurs, c’est passable mais on a vu mieux. Parmi ceux que je retiens, Chris Pratt que j’ai surtout connu grâce aux film « les Gardiens de la Galaxie » (très bon divertissement au passage) fait plutôt bien son taf. Même si selon moi, il ne remplace pas Sam Neil (Alan) et Jeff Goldblum (Ian) que j’aurais bien aimé revoir aussi. Bryce Dallas Howard (Gwen Stacy dans Spider-Man 3) à une « belle » stature mais privilégie un peu trop son boulot au détriment de sa famille. Omar Sy qui m’a bien faire rire par le passé (SAV des émissions, Intouchables) demeure plus discret et plus sérieux ici en tant que soutien à Pratt Pratt. Vincent D’Onfrio (Men In Black, Série Dardevil) représente l’antagoniste basique. Les frères Mitchell incarnés par l’ainé Nick Robinson (qui mate à tout bout de champ) et le cadet Ty Simpkins (Iron Man 3) m’ont laissé complètement indifférent au début mais demeurent heureusement plus matures vers la fin.

Bande Son

Composée par Michael Giacchino qui a déjà apporté sa contribution dans d’anciens jeux Jurassic Park, elle conserve l’atmosphère des thèmes originaux du légendaire John Williams tout en y ajoutant son propre style. En tant que fan, réentendre le thème culte de la saga en salle m’a procuré des frissons de nostalgie.

En vrac

Comme je l’ai évoqué plus haut, le film fait la part belle à la nostalgie, avec des clins d’œil omniprésents sur le 1er volet. Selon la sensibilité de chacun, cela pourra soit être apprécié, redondant, ou laisser indifférent pour ceux qui n’ont pas vu Jurassic Park premier du nom. Un Fan-Service plus ou moins bien dosé mais qui ne m’a pas tant dérangé que ca. Sauf peut être à la toute fin du film. D’ailleurs, parlons en !

(Attentions Spoilers )

À un certain moment du film, on découvrira que des dinos de même espèce (Raptors en l’occurrence) peuvent communiquer entre eux. Ok, pas de soucis jusque là, c’était déjà le cas dans les anciens volets.

Mais là où ca me choque, c’est lorsque ces mêmes Raptors communiquent avec The T-Rex afin d’élaborer un plan pour mettre à terre l’I-Rex…C’est quand même assez troublant quand on se rappelle que durant la scène finale de Jurassic Park, ce même T-Rex à mis K.O tous les Raptors présents.

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Mais pour moi la pire des incohérences (qui m’a même fait marrer), c’est tout de même Claire Dearing qui arrive à distancer Mr T-Rex, avec des tallons aiguilles…Encore heureux qu’elle n’ait pas trébuché sinon elle aurait fini direct en casse croûte.

(Fin du Spoiler)

C’est dommage parce que ce combat final était sympa à regarder, avec le retour triomphant du roi.

Conclusion

Ceux qui ont gardé un bon souvenir du 1er Jurassic Park devraient retrouver leurs marques. Mais au delà de l’aspect nostalgie, ca reste un divertissement classique, sympa à regarder mais clairement pas le film du siècle malgré son succès phénoménal au Box Office. Moi, j’ai passé un bon moment et ce Jurassic World est un film qui mérite d’être vu, à moins de ne pas être fan du genre.

Merci de m’avoir lu.

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