Du 22 au 25 octobre 2026, Paris Games Week a fêté ses 15 ans à Paris Expo Porte de Versailles. Deux semaines après, voici le gros compte rendu de mon passage le mercredi pour la soirée AVP, et le week-end de ce qui fut une des éditions les plus décevantes que j’ai faite à ce jour.
Le retour du retour en arrière
J’ignore encore si cette édition marque le début de la fin de PGW. Mais tout cas, elle marque probablement le début de la fin de mon intérêt pour ce salon. Après 15 années sans avoir loupé une seule édition depuis 2010. Un intérêt qui s’est amenuisé d’année en année à force de constater d’à quel point PGW ne fait rien (ou ne peut rien faire) pour être à la hauteur de ce qu’on peut attendre du plus gros salon de jeux vidéo en France.

À commencer par ce qui fâche le plus. Le fait que ça se soit déroulé dans l’unique hall 1 de Paris Expo sur environ 48 000m². Exactement comme l’édition de 2022, la première post-COVID, et que j’avais vivement critiqué à l’époque pour cette raison. Mais force est de constater qu’avec du recul (et ça me fait mal de le dire), le contenu était bien plus intéressant et cohérent qu’en 2026.

Sachant que le plan de 2026 a été révélé au tout dernier moment le mardi de la semaine de PGW. La veille de la soirée AVP, et donc 48h avant le premier jour ouvré du salon. Alors que la programmation du salon était connue bien des jours avant. Comme s’ils savaient d’avance que ça allait gueuler. Et ça n’a pas loupé au vu des réactions majoritairement négatives sous leur tweet et sous le post de leur page Facebook (plus de 107 commentaires).

Perso, je trouve que la map de 2022 donnait vachement plus envie que celle de 2026. Beaucoup plus claire et lisible. J’ai vraiment du mal avec la nouvelle DA depuis la reprise par le duo Fimalac Entertainment et GL Events.




Pour la première fois depuis que PGW existe, Xbox n’était pas présent à cette édition. Alors qu’il y a 4 ans, son stand était assez imposant avec comme exclusivités jouables, Planet of Lana, Lies of P, A Plague Tale Requiem, Wo Long: Fallen Dynasty. Et une Xbox Series S de 2m de haut, constitué de 135 000 briques de LEGO (80 000 pour la console et 55 000 pour la manette).




Quant à PlayStation, ou devrais-je plutôt dire PlayStation x Fnac, le duo était là cette année via Marvel’s Wolverine sorti depuis le 15 septembre dernier. Où l’on pouvait à la fois jouer au titre, poser aux côtés d’une statue grandeur nature du mutant griffu, et même l’incarner en tentant le « Wolverine Challenge » dans une pièce (presque) insonorisée. Où le but était de crier et serrer les poings le plus fort possible. Les candidats les plus enragés pouvaient repartir avec des goodies du jeu.
Une activité aussi surprenante qu’originale. Pour l’avoir moi-même fait (mais sans rien gagner), ça défoule bien.



Mais en 2022, la présence de PlayStation (et Fnac) était plus marquée grâce à ses espaces dédiés avec une statue du Galop-Griffe de Horizon Forbidden West, et surtout God of War Ragnarök et son décor hivernal. Même si à l’époque, il y avait déjà moins de jeux de la marque que les éditions d’avant la pandémie. D’ailleurs, l’opus Ragnarök n’était même pas testable alors qu’il sortait la semaine juste après cette édition. Le déclin était déjà en cours.

Pourquoi cette régression à nouveau ? Plusieurs raisons peuvent l’expliquer. La plus évidente étant l’indisponibilité des halls 2 et 3 qui avaient servi pour des éditions antérieures. Car en travaux depuis décembre 2025 jusqu’à courant 2028.

Toutefois, il restait d’autres halls exploitables qui furent utilisés pour le Mondial de l’Auto la semaine d’avant. Comme le 4, 5, 6, ou le 7.1 qui faisait lui-même partie de PGW 2014 en ayant hébergé la scène de l’ancienne compétition Electronic Sports World Cup (ESWC).
En sachant ça, PGW avait donc une année entière pour se préparer à une édition sans tous ses halls habituels. Et donc de potentiellement investir d’autres pavillons. Manifestement, ça n’a pas été le cas. Ce qui m’amène à la seconde raison pouvant expliquer ce retour en arrière, l’argent.
Je n’ai pas les comptes de PGW sous la main, mais il est probable que soit, l’édition de 2025 n’a pas rapporté suffisamment. Soit, que le salon ait perdu de l’argent. Ou soit, qu’il y a eu de sévères coupes budgétaires pour l’organisation de 2026, et que PGW a dû faire avec l’enveloppe qu’on lui a fourni.

Dans tous les cas, ce salon savait d’avance qu’il ne pourrait pas mettre autant de moyens qu’auparavant pour cette dernière édition en date. Et ça c’est clairement vu. L’exemple (parmi d’autres) qui m’a le plus marqué, est la zone Drift Trike Zosh qui fait franchement pâle figure à côté de l’EVA Karting GP de l’année passée.

Cette édition a totalisé environ 160 000 visiteurs en 4 jours. Dans le jargon, on appelle ça un flop en bonne et due forme. C’est un chouia moins qu’en 2025 (161 000), et c’est surtout beaucoup moins que la plupart des précédentes éditions.
À titre de comparaison, le record absolu de PGW en termes d’affluence date de 2019 avec 317 000 visiteurs. Soit presque 2 fois plus sur une surface presque 2 fois plus grande (80 000 m²). Même si, en toute honnêteté, je ne suis pas mécontent qu’il y ait moins de monde maintenant.
Les seules éditions en dessous de 2026 en termes d’affluence sont celles de 2022 (150 000), 2011 (180 000), et la première de 2010 (120 000). Et je pense que l’objectif des 220 000 à 250 000 visiteurs à atteindre d’ici 2030 selon le Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs (SELL), sera très difficile, voire quasi impossible à tenir avec cette dynamique.

Quand j’ai eu connaissance des chiffres de la fréquentation de PGW 2026, je pensais que le contexte extérieur pouvait en être la raison. Entre la tempête Austen du 22 au 23 octobre, ses restes et la pluie qui est tombée en continu le 24, et les manifestations sur Paris le même jour. Sauf que la semaine précédant PGW, le Salon de l’Auto enregistra sa plus grosse affluence à date avec 518 372 visiteurs sur 7 jours. Alors que ça s’est déroulé le week-end de la grande mobilisation du 17 octobre.

D’ailleurs, à travers une banderole sur leur site, PGW tenait à rassurer sur le fait que l’édition aurait bien lieu comme prévu.

Le constat est donc sans appel. PGW attire de moins en moins de monde. Et ce n’est pas la faute à ce qu’il se passait dehors, mais plutôt dedans. Notamment son billet à 29€ la journée pour le tarif adulte (comme en 2025), qui a certainement dû en dissuader beaucoup de venir à cette édition.

L’année passée, ça pouvait éventuellement se justifier par l’intégration du Dôme de Paris. Avec tous les évènements qui s’y déroulaient gratuitement la journée, et payants le soir.
Sauf que cette année, il n’y avait rien qui pourrait justifier ce tarif vu que le Dôme aura beaucoup moins servi. Puisque les rares évènements nocturnes, comme le Back to OG avec Inoxtag sur Fortnite le samedi soir, était gratuits d’accès à condition d’avoir choppé une place suffisamment rapidement. Et quand je dis rapide, c’est à 5 min près dès l’ouverture des réservations.


Pour ma part, je n’ai pas profité du Dôme en 2026. Car les seuls événements qui m’intéressaient ont été annulés en douce sans la moindre communication de la part du salon. Comme le concert de l’Orchestre Curieux qui aurait dû avoir lieu le jeudi soir avec Marianne (LittleBigWhale), ZeratoR, et PV Nova. Et le jdr Game of Rôles le vendredi avec FibreTigre et MisterMV.


De toute manière, je sentais la douille arriver quelques mois avant. Car initialement, cette édition aurait dû avoir lieu sur 5 jours du 21 au 25 octobre 2026. Sauf qu’en juin, on apprend que ça durera finalement 4 jours du 22 au 25 octobre.

Et en plus de ça, sur la billetterie de 2026, il n’y avait aucun pass 4 jours. Contrairement à 2025 avec des tarifs de 69€ et 99€ pour les tickets « jeune/PMR » et « adulte ». Voilà de quoi renforcer mes théories plus haut liées à l’argent à PGW. L’édition n’avait même pas commencé que ça partait déjà mal.
Un lineup vidéoludique en demi-teinte
Mais mon plus gros problème avec cette édition, c’est son contenu que j’ai trouvé risible et inégal au possible. Côté JV, les véritables nouveautés et exclusivités à défaut d’être inintéressantes, manquaient « d’impact » et ne furent pas nombreuses par rapport aux jeux déjà sortis ou à deux doigts de l’être. Ou alors, ils étaient déjà jouables à Gamescom 2 mois plus tôt.

Pour citer quelques titres parmi les plus attendus, Final fantasy VII Revelation (08/04/2027) dont j’ai pu voir une présentation en guichets fermés sur le stand de Square Enix.
Et chez Nintendo qui proposait 8 bornes Switch 2 pour le tester. Où j’ai pu filmer pendant 34 min, une démonstration sur scène avec le directeur du jeu Naoki Hamaguchi le samedi.



Chez SEGA, Total War: Warhammer 40 000, Persona 4 Revival (20/05/2027), Alien Isolation 2, Stranger Than Heaven (15/01/2027).



Pour Capcom, il y a eu de la redite avec le retour de Onimusha Way of the Sword, Resident Evil 9 Requiem, et Pragmata qui étaient déjà tous jouables l’année passée. Les seules exclusivités de 2027 présentes sur le stand furent Megaman Dual Override, et l’extension Monster Hunter Wilds: Ascendance.



Chez Ubisoft, le jeu phare était Rayman Legends Retold (03/12/2026). Avec un Rayman gonflable un peu moins impressionnant qu’à Gamescom. Et un espace où l’on pouvait jouer à une version revisitée du Kung Foot de l’opus d’origine. Ici rebaptisé Kung Foot Evo. Toute ressemblance avec une compétition e-sport serait purement fortuite.

Chez Bandai Namco pour 2027, Dragon Ball Xenonverse 3, et Gundam Rogue Orbit prévu le 5 mars prochain.



Une fois encore, très peu d’exclusivités Nintendo à PGW (qui avait un stand plus petit que les éditions passées). À part Professeur Layton et le Nouveau Monde à vapeur (10/12/2026).


Et Nintendo Switch Sports Resort (22/10/2026) déjà testable à Japan Expo 2026 avec Splatoon Raiders, Pokémon Pokopia, Tomodachi Life: Une vie de rêve. Et Mario Kart World.

Mais peut-être que cette taille réduite était pour donner plus de place à la saga The Legend of Zelda pour son 40ème anniversaire. Avec une grande fresque retraçant tous les opus sortis (hors remakes) au moment du salon. Depuis 1987 avec le tout premier jeu, jusqu’au dernier en date Echoes of Wisdom en 2024.

Et puisqu’on parle de Zelda, parlons du remake d’Ocarina of Time qui sort aujourd’hui même sur Switch 2. Avec un des plus beaux décors qu’il m’ait été donné de voir à PGW. Toute la verdure que vous voyez sur cette photo (qui a eu un franc succès sur mon Twitter), est authentique. Au point où la pelouse ne ressemblait plus à grand-chose le dernier jour.

Cependant, et à mon plus grand désarroi, ce remake n’était pas testable à presque 2 semaines de sa sortie au moment du salon. Il fallait juste se contenter d’un écran qui diffusait en boucle un trailer du jeu derrière le décor. D’un côté, c’est fort dommage. Surtout que beaucoup de journalistes et influenceurs y avaient déjà joué via une démo. Mais de l’autre, ça aurait été sans doute un sacré foutoir à gérer en termes de queue et d’affluence sur le stand.
En revanche, pas de jaloux car il n’était pas non plus testable à la convention MCM de Londres le même week-end. Et apparemment, ça faisait 7 ans que Nintendo n’était pas revenu là-bas.


Ma théorie, c’est que Nintendo n’avait tout simplement pas donné son accord pour rendre cet opus jouable dans des salons ouverts au public. Alors que si on revient quelques années en arrière, Super Smash Bros Ultimate (que l’on n’a pas revu en tournoi à PGW depuis 2024), était testable à l’édition de 2018 pour une sortie en décembre de la même année. Comme quoi, tout est possible.


Pour la seconde année consécutive, le pavillon Game France a mis en avant une 30 aine de jeux et studios français sur un espace de 300 m². Où j’ai découvert tardivement qu’ARTE France faisait aussi dans l’édition de jeux vidéo indépendants et d’auteur. Parmi lesquels 30 Birds (RAM RAM Games / Business Goose Studios), Beyond the Plastic Wall (Motvind), Knuckle Paradise (Flying Oak Games), Looking for Fael (La Poule Noire / Swing Swing Submarine), Matelotes (La Poule Noire), The Merlies (Darjeeling), Tom the Postgirl (Oopsie Daisies), Wednesdays (Pierre Corbinais / The Pixel Hunt), ou encore Vectronom (Ludopium).

Pour le reste, Astral Ascent (Hibernian Workshop), Cairn (The Game Bakers), CLUTCH (Maverick Games), Resonance: A Plague Tale Legacy (Asobo Studio), The Witch’s Bakery (Sunny Lab), Windblown (Motion Twin), et bien d’autres.


Le dimanche, j’ai assisté à un panel sur la Motion Capture animée par @mamapaprika, et avec comme intervenants Silvia Gaillard, Jeremy Senelier, et Estelle Darnault que j’avais croisé durant la soirée AVP. Et que je connaissais de Clair Obscur Expedition 33. Puisque c’est elle qui réalisa la Performance Capture des personnages de Sophie, Lune et Sciel pour que les citer.




Pour finir sur la partie purement « jeux vidéo » à PGW, ça serait malhonnête de ma part de dire qu’il n’y avait rien à se mettre sous la dent. C’est juste qu’en comparaison des précédentes éditions, et d’autres salons homologues où j’ai déjà été, comme Gamescom en Allemagne, Tokyo Game Show au Japon, et Blizzcon aux USA, cette édition fut très loin d’être au niveau de ce qu’on attend d’une convention de ce genre.
Et si en plus on a eu comme moi, l’occasion de jouer à certains titres dans des événements antérieurs à PGW (comme Gamescom), ça n’aide pas.
« Partenaires particuliers »



Bien que ce n’est pas la première fois qu’on ait des stands ou d’autres choses « atypiques » à PGW (comme la Tesla Cybertruck en 2024), cette année, le salon est monté d’un cran encore. Je ne m’attendais pas à voir un authentique FlixBus. Et dans de telles proportions, l’Armée de l’Air et de l’espace sur une zone de 180 m² avec un véritable Alphajet aux couleurs de la Patrouille de France Ainsi que le Ministère de l’Intérieur.
Je pense qu’il y avait moyen pour PGW de trouver des partenaires plus pertinents et cohérents pour un salon de jeu vidéo. Surtout pour l’un d’entre eux où ça tombait au pire moment vu le climat actuel. Sacrément culloté de leur part.
Puis quitte à recruter, autant que ce soit dans des évènements appropriés pour ça. Comme le Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace (SIAE), ou à un forum de l’emploi plus classique. L’écrasante majorité du public de PGW (à peu près 99,99% des gens) n’est certainement pas là avec pour objectif de se faire enrôler par l’armée.

En plus, ces partenariats ne s’arrêtaient pas qu’aux stands. Il était possible de remporter de (très) nombreux goodies de chez eux. Soit directement sur leurs espaces, soit en participant au jeu-concours Playground Edition sur place. Des connaissances à moi avaient par exemple, gagné des planches de stickers et pins « Devenir aviateur » de l’Armée de l’Air.




Quant à moi, on m’a offert un tote-bag FlixBus, un bon de réduction de 20 % sur un prochain trajet, et un t-shirt.
Paris (Trading Card) Games Week
PGW est de moins en moins un salon de jeux vidéo, et de plus en plus un salon « d’autre chose ». Cet « autre chose » étant en grande partie le Gala TCG sponsorisé par Asmodee. De retour pour la seconde année consécutive, et ayant pris une place beaucoup plus importante (de 2000 à 3000 m²) avec de multiples stands de cartes à collectionner de licences comme Naruto, One Piece, Disney Lorcana, Pokémon, et etc.

Pourtant, PGW est loin d’être la seule convention où le TCG s’est bien implanté. Même à Japan Expo depuis quelques années, on y trouve de nombreux espaces au sein du hall 4 du Parc des Expos de Villepinte.
Sauf que contrairement à JapEx, cette édition de PGW a eu lieu dans un seul pavillon. Et sur le moment, je me demandais s’il y avait vraiment besoin d’une zone aussi grande. Alors qu’un salon spécialement dédié existe déjà, et dont la prochaine édition aura lieu les 3 et 4 avril 2027 dans le hall 4 de Paris Expo.
Parce qu’à ce rythme d’ici 2-3 ans, c’est un tiers, voire la moitié du pavillon 1 que le Gala risque de grignoter. Et moi, ça m’embête. Je vais surement passer pour un puriste en disant ça, mais si je suis venu 15 éditions d’affiliée à PGW, c’est avant tout pour voir des jeux vidéo. Pas pour jouer aux cartes. Le TCG ne m’intéresse pas des masses, même si je tolère sa présence et sans le mépriser.
En réalité, mon seul mépris va envers les personnes qui foutent le bazar dans des lieux publics. Notamment avec l’incident de la carte « Pika-Portait » au musée Van Gogh d’Amsterdam en 2023. Ou à Japan Expo 2026 où Asmodee a dû fermer temporairement son stand parce que c’est parti en vrille pour la carte promo Luffy P-075.
Fort heureusement, rien de tout ça n’est arrivé à PGW cette année. Du moins, pas à ma connaissance. Et je suis bien conscient que ces gens-là ne représentent qu’une infime partie de la commu TCG. Mais hélas, ça contribue à ternir davantage leur image.
En fait, j’ai l’impression que PGW surfe sur la mode du TCG pour s’ouvrir à un public plus large. Au point où j’ai trouvé ça un peu « forcé ». Ça s’est clairement vu, et pas qu’au Gala. Il suffisait de voir le nombre de cartes offertes en testant des jeux vidéo, ou en réalisant certaines activités.


Comme au stand de Riftbound : League of Legends en marge du Gala. Où l’on pouvait se faire imprimer une carte à notre effigie, et fournie avec un étui transparent rigide.


À l’issue de la présentation de Final Fantasy VII Revelation chez Square Enix, les spectateurs se sont fait offrir des cartes de Vincent Valentine (que j’avais eu au salon), ou de Cloud Strife (qu’on m’a proposé plus tard d’échanger avec celle de Vincent).


Et avec le jeu-concours Playground Edition, un des très nombreux lots à gagner fut des cartes TCG PGW numérotées.
Artistes & Cosplay

Après le fiasco que fut l’allée des artistes dans le hall 2.2 en 2025, et particulièrement du point de vue des créateurs, cette année ils ont tous été regroupés dans le hall principal au sein de la nouvelle zone « Pop Market » . Ils n’étaient certes, pas bien nombreux. Toujours à proximité de quelques stands Aliexpress. Mais en tout cas, beaucoup plus visibles.


Deux artistes que j’ai découverts sur place et qui ont retenu mon attention, @yamireflection et ses miroirs. Ainsi que @sola.butterfly et ses illustrations basées sur Arcane, Clair Obscur, The Last of Us, et bien d’autres.


Quant au cosplay, l’ambiance était un peu « étrange » cette année. En dehors des stands très spécifiques comme chez Warlock où j’ai revu @madsfive et @cinderys_art toutes deux en Kaatri, j’en n’ai pas croisé autant que les fois passées.


Parmi ceux que j’ai pu immortaliser, @tenshihanaa en Clorinde de Genshin Impact, et@quinnie_sunflower en Nami de One Piece.


C’était Halloween avant l’heure avec @suzalia_cosplay en Nurse de Silent Hill 2, et un groupe Télétubbies des enfers avec @edes_fx 🟣 @ayaka_cosplay 🔴 @miiaam_cosplays 🟡 @altaya_cosplay 🔵 @spartan_cos 🟢


Un dernier cosplay dans le thème « horreur » avec un OC par @lunetline_. Et un couple Boo & Mario avec la tenue de mariage de Super Mario Odyssey
Il est vrai que PGW n’est pas la première convention à laquelle on pense quand il s’agit de cosplay. Même si au fil des années, ça a été davantage mis en valeur. Le public n’est pas le même (et pas aussi éduqué) que dans des salons comme Paris Manga ou Japan Expo où les cosplayeurs font littéralement vivre ces évènements. Mais ça ne veut pas dire qu’ils ne méritent pas un minimum de respect. Autant de la part des visiteurs, que de PGW.

Parce que le cas du stand de @lovecraft_asso, je trouve ça inadmissible. Un stand qui, d’une part, a été réduit par rapport aux fois passées. Et surtout, placé au fin fond du hall, avec un ventilo de plafond braqué sur eux, et à proximité d’un Meet & Greet très bruyant et souvent blindé de jeunes, dont une minorité n’était pas toujours très respectueuse envers les cosplayers. On dirait presque que ça a été fait intentionnellement de la part du salon.

Et si j’en crois certains témoignages, les conditions n’étaient pas non plus optimales sur la scène PGW pour le concours cosplay le samedi. Avec un temps assez limité pour se mettre en valeur (je pense que la personne voulait dire 1 min au lieu de 1h). Ainsi qu’un espace pas très large et bordé par des PC.

Et c’était déjà le cas en 2025 au Dôme. Une situation tellement aberrante que même du point de vue du public au plus près de la scène, il était difficile de bien voir les cosplayers qui s’étaient rassemblés au fond après le concours. Car les ordis les masquaient presque complètement. À croire que PGW, n’a rien appris entre-temps.


Au moins en 2026 les cosplayers ont été plus avancés sur la scène à l’issue du concours. Toujours organisé par @epic_asso, et jugé cette année par @imjustasher_ @nadcosplay et @toscaaat.
Ci-dessous mes Shorts YouTube des passages victorieux.
The Witcher 3 : Blood and Wine – Syanna : @melizenn_ (1ère place) 🥇
Armure Eclipse Solaire – Diablo Immortal : @shayld.art (2ème place) 🥈
Luna – Overwatch : @wappysalt (3ème place) 🥉
Armure Os – Monster Hunter World : @atsucosplay (Prix du Public) 🏆
Et pour le reste, j’ai tout regroupé dans ma playlist YouTube.
Butin

Un loot sans achats cette année. Où sur cette vue d’ensemble l’on peut distinguer certains goodies déjà mentionnés plus haut. Comme ceux de Flixbus et les cartes TCG de Vincent Valentine, de moi en Riftbound, et la carte PGW.


Un grand sac Final Fantasy VII Revelation offert aux personnes qui ont vu la présentation du jeu sur le stand de Square Enix.



Un poster et un porte-clés de Persona 4 Revival.

Une poignée de smartphone et une touche de clavier avec le logo du jeu Warlock.



Un tote-bag du jeu Stranger Than Heaven, et une carte transparente.


Et un poster recto-verso de Monster Hunter Wilds: Ascendance.
Conclusion

Dans ma conclusion de l’édition de l’année passée que je trouvais médiocre, j’espérais fortement que la nouvelle orga de PGW se serve de cette première expérience pour mieux rebondir en 2026. Résultat des courses, c’était encore pire. Surface fortement réduite et sur un seul hall. Un lineup jeux vidéo en demi-teinte en dehors de Nintendo, SEGA, Capcom, et Bandai Namco (qui n’étaient pas non plus à leur prime). Relativement peu de grosses exclusivités au détriment du reste. Certains gros constructeurs qui n’ont pas répondu présents comme Xbox. La quasi-absence du Dôme de Paris. Beaucoup de stands « hors-sujet ». En somme, une régression totale sur tous les plans.
Et même sans parler de contenu, les chiffres sont sans équivoque. PGW n’attire plus autant de monde qu’avant. Et à moins d’une profonde remise en question en interne, quitte à devoir faire une année sabbatique (même si ça a très peu de chances d’arriver), je ne vois pas comment ça pourrait aller en s’arrangeant. Comme quoi le fait de vouloir brasser un public aussi large que possible avec le TCG (pour ne citer que ça), n’a pas forcément payé. Et comme le dit le fameux dicton, à vouloir plaire à tout le monde, on finit par ne plaire à plus personne.
Il y a intérêt que PGW prenne réellement conscience que quelque chose cloche dans tout ça. Vont-ils réagir en conséquence, ou continuer à être dans le déni (publiquement parlant) en criant sur tous les toits que tout va pour le mieux ? Perso, j’ai ma petite idée.

Si c’est ça le futur de PGW, personnellement je n’en veux pas. Ça ne m’intéresse plus d’aller à un événement qui ne fait rien pour s’améliorer. Qui fait moins bien que les éditions qui ont précédé. Et surtout, qui est largement moins attractif que d’autres salons homologues comme Gamescom pour le citer une dernière fois. Et dire que PGW veut le concurrencer. Le jour où PGW reverra ses ambitions à la hausse, alors peut-être que j’aurais envie de revenir. Mais en l’état, je préfère donner de mon temps pour des conventions qui en valent vraiment la peine, et qui respectent son public.
Peut-être que vous me trouverez dur dans mes propos. Et vous auriez raison. Mais sachez qu’il s’agit du ressenti d’une personne ayant toutes les éditions en comptant celle-ci. J’estime avoir le recul et l’expérience nécessaire pour en parler ainsi. Même si je peux tout à fait entendre que, pour quelqu’un de plus jeune qui découvre PGW (et qui n’était probablement pas encore né lors des premières éditions), ou qui n’a pas les mêmes attentes que quelqu’un comme moi, ça pouvait être une bonne, voire une excellente édition. Et pour une personne qui n’est pas très « jeux vidéo » mais davantage « TCG », nul doute qu’il passera un bon moment au Gala.




Encore une fois, ce qui a « sauvé » ma PGW et le seul véritable intérêt que je trouve à ce salon désormais, c’est l’aspect humain avec toutes les personnes que j’ai revu et rencontré sur place. Au point où, si je reviens à PGW, ca serait uniquement pour faire la soirée AVP que j’apprécie toujours autant. Une soirée qui était un peu meilleure qu’en 2025 en termes d’ambiance.

Au final, peut-être que PGW dans sa forme actuelle, ce n’est plus pour moi. Malgré tout, et peu importe ce que l’avenir réserve, je tiens à remercier le salon pour ces 15 années, les souvenirs, les accreds, et en placer une pour toutes les personnes d’hier et aujourd’hui qui ont partagé cette aventure à mes côtés.


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